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T2 : l’hormone thyroïdienne oubliée qui parle aux mitochondries

Figure 1: Thyroide parle aux mitochondries

Pendant des décennies, l’histoire de la thyroïde a été racontée de façon assez simple : la glande thyroïde produit surtout de la T4, cette T4 est transformée en T3, et la T3 devient la grande cheffe d’orchestre du métabolisme. Dans cette vision classique, les autres métabolites thyroïdiens étaient souvent considérés comme de simples produits de dégradation, des molécules secondaires, presque des déchets biochimiques.

Mais depuis quelques années, une petite molécule revient sur le devant de la scène scientifique : la 3,5-diiodo-L-thyronine, plus simplement appelée T2. Longtemps oubliée, la T2 intrigue aujourd’hui les chercheurs parce qu’elle semble agir là où beaucoup de patients hypothyroïdiens ressentent précisément leur problème : au niveau de l’énergie cellulaire, des mitochondries, du foie, de la thermogenèse et de l’inflammation métabolique (1-4).  La T2 n’est pas encore un traitement validé. Elle n’est pas une solution miracle pour perdre du poids. Elle n’est pas non plus un complément à prendre à l’aveugle. Mais elle pourrait bien modifier notre compréhension de la thyroïde : moins comme une simple glande qui “accélère ou ralentit” le corps, et davantage comme un système finement connecté aux mitochondries, au foie et à l’immunité silencieuse.

Qu’est-ce que la T2 ?

La T2 est un métabolite naturel des hormones thyroïdiennes. Plus précisément, la 3,5-T2 est issue du métabolisme des iodothyronines, ces molécules qui contiennent de l’iode et qui appartiennent à la famille des hormones thyroïdiennes. La T4 possède quatre atomes d’iode. La T3 en possède trois. La T2 en possède deux. Cette petite différence change tout. La T3 est l’hormone thyroïdienne active la plus connue. Elle agit notamment via les récepteurs nucléaires des hormones thyroïdiennes et modifie l’expression de nombreux gènes. La T2, elle, semble avoir des effets plus rapides, plus mitochondriaux, parfois moins dépendants des voies classiques de la T3 [1,2].

Pendant longtemps, on a pensé que la T2 était simplement une étape de dégradation de la T3. Aujourd’hui, les données suggèrent qu’elle pourrait être une molécule bioactive à part entière. Des travaux expérimentaux montrent qu’elle influence la respiration mitochondriale, l’oxydation des graisses, la thermogenèse et certains mécanismes de protection cellulaire [1-4].  C’est ce changement de regard qui rend la T2 passionnante : elle nous oblige à ne plus voir la thyroïde uniquement comme une histoire de TSH, T4 et T3, mais comme un réseau plus subtil de signaux métaboliques.

Le vrai sujet : les mitochondries

Les mitochondries sont les petites centrales énergétiques de nos cellules. Elles transforment les nutriments en ATP, la monnaie énergétique de l’organisme. Quand elles fonctionnent mal, le patient ne dit pas forcément : “mes mitochondries dysfonctionnent”. Il dit plutôt : “je suis vidé”, “je récupère mal”, “j’ai froid”, “je prends du poids malgré mes efforts”, “je n’ai plus de puissance”.

Or, la T2 semble justement dialoguer avec ces mitochondries. Des études expérimentales indiquent que la T2 peut augmenter la respiration mitochondriale, stimuler l’utilisation des acides gras et modifier la dépense énergétique. Dans certains modèles animaux, elle semble agir plus rapidement que la T3 et avec une signature métabolique différente [1-4].

C’est là que la T2 devient intéressante en médecine intégrative : elle propose un pont entre trois mondes souvent séparés : l’endocrinologie thyroïdienne ; la médecine mitochondriale ;  la médecine métabolique du foie et du tissu adipeux. En clair, la T2 nous rappelle que la thyroïde ne sert pas seulement à “régler la vitesse du métabolisme”. Elle participe à la qualité du feu cellulaire.

Foie gras, métabolisme et nouvelle pharmacologie thyroïdienne

Figure 2: Foie gras et mitochondries

L’un des terrains les plus étudiés pour la T2 est le foie. Dans plusieurs modèles animaux de régime riche en graisses, la T2 a montré des effets intéressants sur l’accumulation de graisses dans le foie, l’oxydation lipidique et certains paramètres métaboliques. Une étude publiée dans le Journal of Hepatology a par exemple montré que la T2 pouvait réduire l’accumulation de graisse hépatique chez des rats soumis à un régime riche en graisses, en modulant la fonction mitochondriale [5].  Ce sujet est devenu encore plus actuel avec l’arrivée des thyromimétiques hépatiques. En 2024, la FDA a approuvé le resmetirom, un agoniste du récepteur bêta des hormones thyroïdiennes, pour certains patients adultes avec NASH/MASH non cirrhotique et fibrose modérée à avancée, en association avec le régime et l’exercice [15].  Le resmetirom n’est pas de la T2. Il ne faut pas les confondre. Mais son approbation confirme une idée majeure : la biologie thyroïdienne est en train de devenir une cible thérapeutique centrale dans les maladies métaboliques du foie. La T2 s’inscrit dans cette même révolution conceptuelle : utiliser certains signaux thyroïdiens pour agir sur le foie, les lipides, les mitochondries et l’inflammation métabolique, sans provoquer les effets indésirables classiques d’un excès de T3, notamment sur le cœur et les os. C’est l’objectif. Mais la réalité scientifique est encore plus nuancée.

T2 et tissu adipeux brun : rallumer la chaudière interne

Figure 3 : T2 rallume la chaudière interne
Figure 3 : T2 rallume la chaudière interne

Le tissu adipeux brun est une graisse très particulière. Contrairement à la graisse blanche, qui stocke l’énergie, la graisse brune brûle de l’énergie pour produire de la chaleur. Elle est riche en mitochondries et joue un rôle dans la thermogenèse, la sensibilité à l’insuline et la dépense énergétique.

Une étude publiée dans PLOS ONE a montré que la T2 activait la thermogenèse du tissu adipeux brun chez des rats hypothyroïdiens. Les chercheurs ont observé une augmentation de la respiration mitochondriale et une implication de l’UCP1, une protéine clé de la production de chaleur [6].  Ce résultat est fascinant, parce qu’il relie directement la T2 à un problème fréquent chez les patients hypothyroïdiens : la frilosité, la baisse de dépense énergétique et la difficulté à mobiliser les graisses.

Mais attention : cette étude est animale. Elle ne prouve pas que prendre de la T2 chez l’humain active automatiquement la graisse brune, fait perdre du poids ou améliore l’hypothyroïdie. Elle montre plutôt une direction : la T2 pourrait être un signal naturel impliqué dans la thermogenèse mitochondriale. En pratique, cela donne une piste beaucoup plus sûre : soutenir naturellement la graisse brune par la lumière du matin, l’activité physique, le renforcement musculaire, une bonne fonction thyroïdienne, un sommeil profond et éventuellement une exposition douce au froid.

La nouveauté la plus passionnante : T2, inflammation et ADN mitochondrial

Figure 4 : T2 et ADN mitochondrial

La vraie nouveauté scientifique n’est peut-être pas seulement métabolique. Elle est aussi immunologique. Une étude de 2024 publiée dans Frontiers in Endocrinology a comparé les effets de la T2 et de la T3 dans le foie de rats hypothyroïdiens. Les chercheurs se sont intéressés à un mécanisme très moderne : la voie cGAS-STING [7].  Cette voie peut être vue comme une alarme immunitaire. Quand les mitochondries sont abîmées, elles peuvent relarguer de l’ADN mitochondrial. Cet ADN, lorsqu’il se retrouve au mauvais endroit, peut être interprété par la cellule comme un signal de danger. La voie cGAS-STING s’active alors, déclenchant une inflammation silencieuse.

Dans cette étude, les rats hypothyroïdiens présentaient davantage de stress oxydatif, de dommages de l’ADN mitochondrial, de cytokines inflammatoires et d’activation de la voie cGAS-STING. La T2 et la T3 amélioraient plusieurs paramètres mitochondriaux, mais la T2 semblait particulièrement intéressante pour réduire l’activation de cette cascade inflammatoire et diminuer certaines cytokines pro-inflammatoires [7].  Ce point est majeur. Il suggère que la T2 pourrait ne pas être seulement une molécule “brûle-graisse” expérimentale, mais un signal de qualité mitochondriale : réparation de l’ADN mitochondrial, mitophagie, stress oxydatif, inflammation de bas grade.

Ce que l’on sait chez l’humain

Chez l’humain, les données restent limitées. Une étude métabolomique publiée dans Thyroid a analysé la T2 dans une cohorte de 856 participants. Les auteurs ont observé une signature métabolique de la T2 distincte des hormones thyroïdiennes classiques, avec une association particulièrement forte avec des métabolites liés au café, suggérant un lien possible avec le métabolisme hépatique [9].

C’est intrigant, mais ce n’est pas une preuve que le café “augmente utilement” la T2 ou qu’il faudrait boire plus de café pour stimuler la thyroïde. C’est une piste de recherche. Elle indique surtout que la T2 pourrait avoir une biologie humaine plus indépendante de la TSH, de la T4 et de la T3 qu’on ne l’imaginait. Il existe aussi des études humaines sur TRC150094, un analogue fonctionnel de la T2, présenté comme modulateur mitochondrial. Une étude de phase I chez des sujets en surpoids ou obèses a évalué sa sécurité, sa tolérance et sa pharmacocinétique [13]. Une étude de phase II de 24 semaines chez des patients diabétiques avec dyslipidémie a suggéré des effets sur certains paramètres cardiométaboliques, mais il s’agit d’une molécule expérimentale, distincte de la T2 naturelle [14].  La conclusion est donc la suivante : la T2 est biologiquement prometteuse, mais elle n’a pas encore démontré une efficacité clinique suffisante pour devenir un traitement de l’obésité, de la fatigue, de l’hypothyroïdie ou du foie gras chez l’humain.

La T2 a deux visages : promesse et prudence

La T2 est parfois décrite comme une molécule “Janus”, à deux visages. D’un côté, des effets métaboliques prometteurs : mitochondries, foie, thermogenèse, inflammation. De l’autre, des risques potentiels lorsqu’elle est utilisée à doses pharmacologiques ou en automédication [2]. Plusieurs études animales ont montré que la T2 peut exercer des effets thyromimétiques. Cela signifie qu’elle peut imiter certains effets des hormones thyroïdiennes classiques. Dans certains modèles, elle peut influencer l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien, modifier la TSH, stimuler certains tissus sensibles aux hormones thyroïdiennes et poser des questions de sécurité, notamment cardiovasculaire [11,12].

Le problème est aggravé par les compléments alimentaires. La T2 se retrouve dans certains produits vendus comme “fat burners”, “thyroid boosters” ou “metabolic accelerators”. Un commentaire publié dans Endocrinology signalait que certains compléments contenaient des doses variables de T2, parfois entre 50 et 300 µg par comprimé, avec des informations insuffisantes sur les risques, les doses ou les effets secondaires [10].  C’est exactement le type de situation où le mot “naturel” devient trompeur. Une molécule naturelle peut être puissante. Une molécule thyroïdienne peut modifier le cœur, le sommeil, l’os, la TSH, l’humeur et la température corporelle. La T2 ne devrait donc pas être utilisée comme complément de perte de poids ou “booster métabolique” en automédication.

Que faire de ces découvertes en pratique ?

La bonne application clinique de la T2 n’est pas forcément de prendre de la T2. À ce jour, l’application la plus intelligente est d’utiliser la physiologie de la T2 comme une boussole : si cette molécule agit sur les mitochondries, le foie, la thermogenèse et l’inflammation métabolique, alors nous pouvons soutenir ces mêmes voies par des interventions validées, progressives et beaucoup plus sûres.

Protéger les mitochondries

Les mitochondries ont besoin de nutriments, d’oxygène, de mouvement, de repos et de signaux hormétiques bien dosés. On peut soutenir le fonctionnement énergétique en donnant des priorités à : des apports protéines suffisantes à chaque repas ;  des oméga-3 alimentaires, notamment poissons gras ;  des polyphénols : fruits rouges, cacao, thé vert, huile d’olive, herbes aromatiques ;  du magnésium si stress, crampes, sommeil léger ou constipation ; une correction des déficits en fer, B12, vitamine D, zinc, sélénium selon bilan  ainsi qu’une réduction des ultra-transformés, des excès de sucre et de l’alcool.

Soutenir le foie métabolique

Comme la T2 semble fortement liée au foie, toute stratégie “T2-like” doit commencer par le foie. Coome objectifs, on peut : diminuer l’excès de fructose, d’alcool et de grignotage ; améliorer la sensibilité à l’insuline ; favoriser une alimentation méditerranéenne ; augmenter les fibres ; marcher après les repas ; surveiller ALAT, ASAT, GGT, triglycérides, HDL, glycémie, insuline, HbA1c et envisager une échographie ou un FibroScan si suspicion de stéatose.  Le foie est probablement l’un des grands organes oubliés de la fatigue thyroïdienne.

Activer doucement la thermogenèse

La graisse brune aime les signaux doux et répétés, pas les chocs héroïques. Comme protocole simple, on peut proposer : exposition à la lumière naturelle le matin ; marche quotidienne ; renforcement musculaire deux à trois fois par semaine ;  douche fraîche de 15 à 30 secondes en fin de douche, puis progression si bonne tolérance ; éviter les bains glacés agressifs chez les personnes très fatiguées, frileuses, hypothyroïdiennes non équilibrées, avec troubles cardiaques ou syndrome de Raynaud. Le froid est un outil, pas une punition.

Éviter le piège du “plus je force, plus je guéris”

Chez les personnes hypothyroïdiennes ou très fatiguées, les jeûnes prolongés, le surentraînement, les régimes très bas en calories ou les expositions au froid extrême peuvent aggraver le stress métabolique. Le corps peut alors réduire la T3, augmenter des signaux d’économie d’énergie et ralentir encore davantage le métabolisme. La stratégie doit donc être progressive : d’abord reconstruire, ensuite stimuler.

Protocole pratique “T2-like” sur 8 semaines

L’objectif n’est pas de prendre de la T2. L’objectif est de soutenir les voies physiologiques que la T2 semble influencer : mitochondries, foie, thermogenèse, inflammation et qualité énergétique.

Semaines 1-2 : mesurer et stabiliser

Commencer par avoir un sommeil régulier, des protéines à chaque repas, marche quotidienne ainsi qu’une réduction alcool/sucre/aliments ultra-transformés.

Discuter avec le médecin ou thérapeute formé afin de faire un bilan biologique complet qui devrait comprendre : TSH, T4 libre, éventuellement T3 libre ; anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline si contexte auto-immun ; ferritine, fer, saturation transferrine ; vitamine D, B12, folates ; glycémie, insuline, HbA1c ; bilan lipidique ; ALAT, ASAT, GGT ;  CRP ultrasensible si contexte inflammatoire ; revue des médicaments et compléments.

Semaines 3-4 : reconstruire la base mitochondriale

Objectif : améliorer le terrain, pas “booster” artificiellement.

  • 2 séances de renforcement musculaire par semaine.
  • 20 à 30 minutes de marche par jour.
  • Alimentation méditerranéenne riche en polyphénols.
  • Correction des déficits documentés : fer, B12, vitamine D, zinc, sélénium, magnésium selon contexte.
  • Hydratation et fibres.

Semaines 5-6 : stimuler doucement

Objectif : créer un signal hormétique léger, sans épuiser l’organisme.

  • Douche fraîche courte en fin de douche : 15 à 30 secondes.
  • Respiration lente 5 minutes par jour.
  • Marche après les repas principaux.
  • Dîner plus précoce, idéalement 2 à 3 heures avant le coucher.
  • Café uniquement si bien toléré et jamais au détriment du sommeil.

Semaines 7-8 : personnaliser

Réévaluer votre état de santé en tenant compte de marqueurs personnels tels que : votre niveau d’énergie ;  votre température corporelle ;  la qualité de votre sommeil ; votre capacité de récupération ; la qualité de votre digestion ; votre humeur ; votre niveau de concentration ;  la persistance de douleurs ;  votre tolérance au froid ; vos performances physiques, ainsi que le suivi de votre poids.

Si fatigue persistante, frilosité importante, chute de cheveux, ralentissement cognitif ou prise de poids inexpliquée : réévaluer la fonction thyroïdienne, le fer, la vitamine D, le foie métabolique, l’insuline, le sommeil et le niveau de stress.

Conclusion : la T2, une piste d’avenir, pas un raccourci

La T2 est l’une des molécules les plus intrigantes de la recherche thyroïdienne actuelle. Elle nous oblige à élargir notre vision : la thyroïde n’est pas seulement une glande qui fabrique de la T4 et de la T3. C’est un système de communication métabolique qui dialogue avec les mitochondries, le foie, le tissu adipeux brun, l’inflammation et peut-être même la réparation de l’ADN mitochondrial. Mais plus une molécule est puissante, plus elle demande de prudence.

La T2 n’est pas encore un traitement validé. Les données humaines restent limitées. Les compléments contenant de la T2 sont imprévisibles et potentiellement risqués. À ce jour, la meilleure façon d’utiliser cette découverte n’est donc pas de “prendre de la T2”, mais de comprendre ce qu’elle nous enseigne : l’énergie thyroïdienne se construit dans les mitochondries, se régule dans le foie, se protège par le sommeil, se renforce par le muscle et se respecte par la progressivité. La T2 est peut-être l’hormone oubliée qui parle aux mitochondries. À nous maintenant d’apprendre à écouter ce qu’elle dit.

  Dr Antonello D’Oro

Références scientifiques

  1. Sane R et al. 3,5-T2—An Endogenous Thyroid Hormone Metabolite as Promising Lead Substance in Anti-Steatotic Drug Development? Metabolites, 2022.
  2. Köhrle J. 3,5-T2—A Janus-Faced Thyroid Hormone Metabolite Exerts Both Canonical T3-Mimetic Endocrine and Intracrine Hepatic Action. Frontiers in Endocrinology, 2020.
  3. Senese R et al. 3,5-Diiodothyronine: A Novel Thyroid Hormone Metabolite and Potent Modulator of Energy Metabolism. Frontiers in Endocrinology, 2018.
  4. Moreno M et al. Direct and rapid effects of 3,5-diiodo-L-thyronine. Molecular and Cellular Endocrinology, 2017.
  5. Mollica MP et al. 3,5-diiodo-L-thyronine, by modulating mitochondrial functions, reverses hepatic fat accumulation in rats fed a high-fat diet. Journal of Hepatology, 2009.
  6. Lombardi A et al. 3,5-Diiodo-L-Thyronine Activates Brown Adipose Tissue Thermogenesis in Hypothyroid Rats. PLOS ONE, 2015.
  7. Giacco A et al. Comparative effects of 3,5-diiodo-L-thyronine and T3 on mitochondrial damage and cGAS/STING-driven inflammation in liver of hypothyroid rats. Frontiers in Endocrinology, 2024.
  8. Panico F et al. Protective Action of 3,5-Diiodo-L-Thyronine on Cigarette Smoke-Induced Mitochondrial Dysfunction in Human Alveolar Epithelial Cells. Biomedicines, 2025.
  9. Pietzner M et al. A Thyroid Hormone-Independent Molecular Fingerprint of 3,5-Diiodothyronine Suggests a Strong Relationship with Coffee Metabolism in Humans. Thyroid, 2019.
  10. Hernandez A. 3,5-Diiodo-L-Thyronine in Dietary Supplements: What Are the Physiological Effects? Endocrinology, 2015.
  11. Jonas W et al. 3,5-Diiodo-L-Thyronine Exerts Thyromimetic Effects on the Hypothalamus-Pituitary-Thyroid Axis, Body Composition, and Energy Metabolism in Male Diet-Induced Obese Mice. Endocrinology, 2015.
  12. Padron AS et al. Administration of 3,5-diiodothyronine causes central hypothyroidism and stimulates thyroid-sensitive tissues. Journal of Endocrinology, 2014.
  13. Joshi D et al. Safety, Tolerability, and Pharmacokinetics of TRC150094 in Overweight and Obese Subjects: A Randomized Phase-I Clinical Trial. Frontiers in Pharmacology, 2021.
  14. Joshi D et al. TRC150094, a Novel Mitochondrial Modulator, Reduces Cardio-Metabolic Risk as an Add-On Treatment: A Phase-2 Clinical Trial. Diabetes, Metabolic Syndrome and Obesity, 2022.
  15. U.S. Food and Drug Administration. FDA Approves First Treatment for Patients with Liver Scarring Due to Fatty Liver Disease, 2024.
  16. Shulhai AM et al. The Role of Nutrition on Thyroid Function. Nutrients, 2024.
  17. Zucchi R. Thyroid Hormone Analogues: An Update. Thyroid, 2020.

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