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COVID LONG, des stratégies naturelles et efficaces, partie 2 : virus persistant et immunité dérèglée

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COVID LONG, des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces, Partie 1 : l’hypercoagulabilité

Le COVID long, des stratégies naturelles et efficaces, partie 3 : une maladie du microbiote ?

Une infection aigue du COVID 19 est suivie chez environ une personne sur 10 par la persistance de symptômes qu’on nomme un COVID long. Si l’on tient compte des millions de personne ayant souffert du COVID, on peut imaginer que des millions de personnes souffrent également d’un COVID long. Dans la première partie de ce dossier, nous avons parlé surtout des troubles de l’hémostase et des problèmes d’hypercoagulabilité. Dans cette 2ème partie, nous allons nous pencher sur certains dysfonctionnements immunitaires caractéristiques du COVID long incluant la persistance dans les tissus de fragments du virus SARS CoV-2, la réactivation de virus latent comme l’Epstein Barr virus ainsi que des dérégulations du système immunitaire pouvant se manifester par une auto-immunité. Nous évoquerons par la suite des pistes thérapeutiques naturelles pouvant aider à corriger ces dysfonctionnements immunitaires du COVID long.

La persistance virale

On sait que de nombreux virus peuvent être présents de façon chronique ou latente après une première infection initiale. De plus, l’ARN viral peut persister après la guérison de la maladie et ceci malgré l’élimination de tout virus détectable. De nombreux chercheurs suspectent le Sars-CoV-2 d’être capable de rester de façon persistante dans notre organisme, toutefois il est encore difficile de comprendre pourquoi chez certaines personnes l’ARN viral persiste et pas chez d’autres (1). On suspecte chez des personnes souffrant d’un COVID long, que le virus SARS-CoV-2 peut générer des symptômes chroniques par sa présence dans certains tissus. De nombreuses études ont en effet démontré la persistance du virus ou de fragments viraux dans certains tissus longtemps après la phase aigue (2). Le virus ne semble plus vraiment actif et capable de produire des virions, on parle d’un ARN inerte, toutefois ces fragments viraux cachés pourraient entretenir des réactions immunitaires contribuant à la persistance de symptômes (3). D’autre part, plusieurs mois après une infection COVID, on a pu retrouver de l’ARN viral et de la protéine spike du SARS-Co-2 dans le système digestif (PCR sur biopsies intestinales) et urinaire de patients souffrant d’un COVID long (4) et on a également pu démontrer dans d’autres études une excrétion prolongée du virus dans les selles (5). Le SARS-CoV-2 possède diverses stratégies lui permettant de survivre dans certains de nos tissus. Il peut par exemple se déplacer dans notre système circulatoire et atteindre divers organes en voyageant dans des vésicules extracellulaires le protégeant de notre système immunitaire, pénétrant ainsi nos tissus comme un cheval de Troie (6). Récemment, on a constaté que le SARS-CoV-2 pouvait également infecter et se répliquer dans nos bactéries intestinales, ce qui peut lui permettre de survivre et de persister dans notre organisme. Cela explique également la présence d’une dysbiose intestinale dans certains COVID long car le virus favorise la réplication de certaines bactéries intestinales causant ainsi une perturbation du microbiote (7).   

La réactivation de virus latents

Les humains sont connus pour héberger des virus dormants qui persistent sous forme latente sans provoquer de pathologies. Ces virus peuvent se réactiver dans des conditions de stress ou d’immunosupression. En effet, si la réponse immunitaire est affaiblie ou dérégulée, ces virus dormant en se réactivant vont altérer l’expression des gènes humains ainsi que la production de protéines de régulation immunitaire. Cela permet au virus d’infecter de nouveaux sites du corps humain et de provoquer de nouveaux symptômes chroniques.

Cela a été démontré pendant et après l’infection à COVID-19 et particulièrement chez les patients souffrant de COVID long, il s’agit surtout du virus Epstein-Barr mais également d’autres virus de la famille des herpes virus (HHV-6)(8-9).  Ces virus peuvent affecter notre métabolisme énergétique et particulièrement nos mitochondries expliquant certains symptômes du COVID long comme la fatigue et les troubles neurocognitifs (10). En plus des propositions thérapeutiques naturelles décrites ci-dessous, je vous propose de vous référer à mon article sur l’Epstein Barr virus et sa prise en charge (https://www.lanutrition-sante.ch/le-virus-epstein-barr-un-ennemi-cache-aux-mille-visages/).  

Une immunité déréglée  

En réponse au virus COVID-19 aigu, le système immunitaire va activer les lymphocytes T et libérer différentes molécules inflammatoires, telles que les cytokines, les interleukines et les chimiokines (11). Le corps va coordonner une réaction immunitaire innée (natural killer) et activer son immunité adaptative, ceci grâce aux cytokines et à une forte réponse de l’interféron gamma qui est une cytokine essentielle contre les infections virales. Une réponse excessive dans les formes aigue est connue sous le nom de tempête cytokinique entrainant une réaction inflammatoire en cascade se soldant par la détérioration de divers organes et même la mort.

Dans le COVID long, à contrario, on observe une activation immunitaire chronique caractérisée par une baisse de l’interféron gamma et une moins bonne réponse cytotoxique des NK favorisant la persistance de cytokines inflammatoires comme l’Il-6, cette interleukine étant connue pour sa capacité à recruter plus de cytokines inflammatoires. D’autre part l’immunité régulatrice (T regs/IL-10) n’est plus capable de contrebalancer la réaction inflammatoire persistante. Cette activation immunitaire chronique peut-être expliquée par une baisse de notre immunité et/ou une excrétion persistante du SARS-CoV-2. Nous allons voir comment certaines stratégies de renforcement de notre immunité antivirale et de notre immunité régulatrice peut nous aider à sortir de ce dysfonctionnement immunitaire responsable de nombreux symptômes dans le COVID long.

L’auto-immunité dans le COVID long

Le COVID-19 peut évoluer vers un COVID long grâce à l’activation à long terme de la réponse immunitaire de l’hôte. Nous savons que le COVID déclenche toute une cascade d’auto-anticorps impliqués dans divers processus immunologiques et la plupart d’entre eux se dissipent heureusement avec le temps. Toutefois on observe chez certaines personnes que le COVID 19 entraîne une activation auto-immune persistante et des états pro-inflammatoires des mois après la résolution de la phase aigüe (13).  Cela semble être favorisé par la persistance de cytokines inflammatoires (TNF alpha, Il-6, IL-1beta, IL-17A etc.) et de nombreux autres marqueurs inflammatoires (14). Il a également été démontré que le COVID-19 stimule la production d’anticorps qui réagissent de manière croisée avec les auto-antigènes présents dans divers tissus du corps tels que le cerveau, le cœur, les poumons, les intestins ou les reins. Certaines études ont également montré que la présence d’anticorps anti phospholipides chez des patients atteints de COVID-19 pouvant entraîner des crises d’auto-immunité, une inflammation vasculaire et des troubles de la coagulation. Une autre étude a mis en évidence une production d’auto-anticorps contre divers récepteurs tissulaires (adrénergiques, muscariniques, angiotensine, MAS etc.) qui peuvent affecter autant les systèmes neurologiques que cardiovasculaires (15).  Il est toutefois difficile de savoir s’il y a persistance de l’un de ces auto-anticorps car il s’agit d’un sujet encore peu étudié qui nécessite des procédures sophistiquées et compliquées. On peut toutefois utiliser un test d’auto-immunité très courant et disponible qui est le test des anticorps anti-nucléaires (ANA) ou anti-nucléoprotéines (ENA). Une étude a en effet relevé une association entre l’augmentation de ces anticorps (ANA et ENA) et la persistance des symptômes du COVID-19 contribuant au COVID long (16). Les chercheurs se penchent actuellement sur diverses options pour contrôler cette auto-immunité tels que l’immunoadsorption (procédure qui élimine les anticorps spécifiques d’un groupe sanguin de sang) (17). Des essais cliniques sont en cours pour voir si cette approche pourrait permettre de réduire la fatigue chronique (18). D’autres médications comme certains traitements immunomodulateurs (tocilizumab) (19) sont également à l’étude dans le COVID long. En médecine nutritionnelle, nous allons nous pencher sur des approches améliorant l’immunité régulatrice afin de freiner ces processus auto-immuns (T-rég/IL 10).  Nous verrons que le microbiote pourrait être une clé importante de l’immunité régulatrice et ce sujet sera traiter lors du prochain article.

Solutions en médecine nutritionnelle et fonctionnelle

Concernant l’immunité dans le COVID long, nous avons mis en évidence certains dysfonctionnements caractéristiques tels que la persistance du virus SARS-CoV2 ou de fragments viraux, la réactivation possible d’un virus dormant (Epstein Barr), un dérèglement de l’immunité antivirale (baisse de l’activité de l’interféron) et une auto-immunité, ceci entrainant souvent une inflammation prolongée (IL-6).  Il est évident qu’en premier lieu une personne doit éviter des carences de vitamines et minéraux importants dans les défenses immunitaires (vitamine C, E, D, zinc, sélénium, fer etc.), c’est pourquoi il est conseillé de faire un petit bilan de sang afin de contrôler ces micronutriments et de les corriger en cas de déficit.

Apports de micronutriments  

Dans une étude, évaluant le status micro nutritionnel de patients hospitalisés du COVID-19 ont a pu mettre en évidence des carences significatives en micronutriments, particulièrement la vitamine D (76%) (20). Par la suite de nombreuses études ont montré une relation entre la gravité du COVID-19 et le status en vitamine D (21-22) ainsi que l’effet bénéfique d’une supplémentation en vitamine D dans l’évolution du COVID-19 (23).

Une supplémentation en vitamine E peut être également intéressant car cette vitamine a la capacité de réduire la production de cytokines inflammatoires et d’améliorer la réponse immunitaire. Une autre vitamine importante est la vitamine C, en plus de son pouvoir antioxydant, elle possède également des propriétés immunomodulatrices en améliorant la phagocytose, la prolifération des cellules lymphocytaires T et la formation de l’interféron tout en diminuant la réplication des virus. Les taux de vitamine C dans le sang des personnes souffrant d’un COVID-19 sévère a été retrouvé très bas (32). L’administration de vitamine C aux soins intensifs a permis de réduire la durée de séjour et le besoin d’une ventilation assistée (33). L’utilisation de la vitamine C dans le COVID long reste encore à être mieux documentée.

Un minéral très médiatique est le zinc dont la consommation a explosé depuis la pandémie du COVID-19. Le zinc joue un rôle crucial dans le maintien d’une bonne immunité. Il a des propriétés antivirales en plus de son rôle antioxydant et anti-inflammatoire. Dans le COVID 19, l’activité de la polymérase du SARS-CoV-2 peut être inhibée par le zinc. L’administration de zinc semble améliorer les symptômes du COVID-19 dans plusieurs publications (34-35). Il n’y a toutefois pas d’études claires quant au bénéfice d’une supplémentation de zinc dans le COVID long, il me semble toutefois judicieux de corriger une éventuelle carence en zinc.

D’autre part, les acides gras Oméga 3 ont également leur importance dans le COVID long car ils ont un effet favorable sur l’inflammation, l’immunité, ainsi que sur le stress oxydatif. Les Omega 3 ont montré des effets positifs sur les troubles de l’humeur et les troubles cognitifs en réduisant les cytokines pro-inflammatoires et d’autre part ils favorisent des messagers comme les résolvines permettant ainsi d’accélérer les processus de nettoyage de l’inflammation chronique souvent retrouvés dans le COVID long (36). Nous allons voir maintenant, comment certains composés naturels peuvent jouer un rôle important dans le COVID long par leurs effets immunomodulateurs permettant de réduire l’inflammation et améliorer la réponse immunitaire.

Les facteurs de transfert (transfer factors)

Covid long et FActeur de transfer
Covid long et FActeur de transfer

Les facteurs de transfert sont un ensemble de protéines présentes dans les cellules immunitaires qui sont capables de transmettre des informations à des cellules immunitaires. C’est dans le colostrum que l’on trouve le plus grand nombre de facteurs de transfert. Certaines compositions de facteurs de transfert permettent d’activer les cellules NK (natural killer) antivirale directement par l’activation des récepteurs de surface. Les facteurs de transfert permettent également d’activer les cellules T-helpers et de promouvoir une réponse immunitaire TH1 plus puissante. L’utilisation des facteurs de transfert dans le COVID 19 a été documenté dans quelques études comme une option antivirale (24) et proposé par divers thérapeutes dans le COVID long.

 

Les polyphénols (resvératrol, quercétine, catéchines, curcumine etc.)

De nombreux polyphénols ont démontré des propriétés antivirales (inhibition des protéases virales) ainsi qu’une capacité de réduire les voies de l’inflammation en agissant sur la régulation des cytokines inflammatoire (25). Le resvératrol agit comme un immunomodulateur dans les pathologies inflammatoires et diverses études ont suggéré de l’intégrer dans l’infection à SARS-CoV-2 (26). Ainsi par exemple, le resvératrol a démontré, in vitro, une capacité antivirale contre le SARS-CoV-2 sur les cellules des bronches, site initial fréquent de contamination de ce virus (27). Un autre polyphénol intéressant est la quercétine qui est connue pour ces capacités anti-inflammatoires et immunomodulatrices, sans compter ces capacités antivirales multiples. Des études ont montré son intérêt autant dans la prévention que dans la prise en charge du COVID 19. Ainsi, une étude de 2021 a montré que la prise de quercétine pendant un mois, sur un groupe de malades du COVID, avait permis une diminution de la durée d’hospitalisation, de la demande d’oxygène, de l’admission aux soins intensifs et même du risque de décès (28). La curcumine est également un polyphénol particulièrement intéressant dans la prise en charge du COVID-19 en raison de ces capacités antivirales à large spectre et sa capacité d’empêcher la protéine spike du virus à se lier au récepteur ACE2 de nos tissus. La curcumine va également augmenter la réponse immunitaire antivirale via des voies de signalisations antivirales, antioxydants et anti-inflammatoires (NRF2, inflammasome, HMGB1 etc.) (29). Des études cliniques dans le COVID-19 ont montré que l’adjonction de curcumine a permis une réduction des symptômes, de la durée d’hospitalisation et du nombre de décès (30). Les catéchines et particulièrement l’épigallocatéchine, polyphénol extrait du thé, a également un effet antiviral et une efficience spécifique pour neutraliser le SARS-CoV-2 (31).

Nous voyons donc que les polyphénols ont leur place dans la prise en charge du COVID long autant pour leur capacité antivirale, immunomodulatrice qu’anti-inflammatoire. Pour simplifier la prise de ces compléments alimentaire, il est conseillé de prendre un complément intégrant une combinaison de polyphénols, par exemple Cytoquel de Researched Nutritionals combine le resvératrol avec la curcumine et les catéchines du thé. Il existe de nombreuses autres marques qui proposent des combinaisons intéressantes de polyphénols. D’autre part, plusieurs de ces polyphénols à travers l’activation de la voie NRF2 ont la capacité d’augmenter les taux de glutathion intracellulaire qui représente le système protecteur cellulaire et antioxydant le plus puissant de l’organisme, particulièrement au niveau du cerveau.

Plusieurs études ont montré une baisse du glutathion dans les cas sévères de COVID-19 et dans le COVID long (37-38). Cela s’explique par le fait qu’un stress oxydatif mal contrôlé par une baisse des capacités antioxydantes est responsable du maintien de lésions cellulaires dans le COVID long particulièrement au niveau du cerveau (39), c’est pourquoi de nombreux thérapeutes propose, en plus d’un complexe de polyphénols, d’adjoindre, à la prise en charge du COVID long, de la N-acetyl-cystéine (600 mg à 1500 mg/j) afin d’augmenter les taux de glutathion de nos cellules (40). La prise directe de glutathion orale reste peu recommandée car souvent mal absorbée. Toutefois le glutathion liposomale a démontré également une capacité d’augmenter le taux de glutathion dans les tissus, améliorant ainsi les capacité antioxydant et la fonction immunitaire (41).

La mélatonine, une neurohormone protectrice

La mélatonine est une neurohormone sécrétée par la glande pinéale suivant un rythme circadien avec un pic de concentration la nuit. La plupart des gens savent que la mélatonine permet d’améliorer les troubles du sommeil et c’est souvent dans ce but qu’elle est commercialisée et consommée. La mélatonine a toutefois des propriétés assez incroyables   immunomodulatrices, antioxydantes, anti-inflammatoires et souvent peu connues par le grand public. Cette molécule a rapidement intéressé la communauté scientifique dans la prise en charge du COVID-19 puis du COVID long (42-43). Ces propriétés anti-inflammatoire et neuro protectrices (via activation NRF2) ont également intéressés certains psychiatres et chercheurs afin d’améliorer les symptômes neuro psychiatriques du COVID long comme l’insomnie mais également l’anxiété et la dépression (44). La mélatonine va également permettre de réduire le stress oxydatif provoqué par le COVID long et avoir un effet protecteur et stimulant sur nos mitochondries (45). De plus, la mélatonine a la capacité de réduire les cytokines inflammatoires (TNF alpha, IL-1, Il-6, IL-8) et promouvoir des cytokines anti-inflammatoires (IL-10). La mélatonine permet, dès lors, de protéger des atteintes neurologiques du COVID long en inhibant la neuro-inflammation et réduisant la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique. La production de mélatonine endogène n’est pas suffisante pour obtenir un effet protecteur dans le COVID long, c’est pourquoi une prise orale d’une mélatonine synthétique ou naturelle est quelques fois nécessaire. La mélatonine en complément est sure même à haute dose et peu être prise la journée sans perturber le rythme veille/sommeil. Dans le COVID long, on propose une mélatonine retard à des doses entre 2mg à 6 mg au couché, certaines personnes qui sont des métaboliseurs lents peuvent avoir des rêves perturbés lors de la prise de hautes doses.

Nous avons vu dans cette article un certain nombre de stratégies nutritionnelles permettant de prendre en charge les perturbations pathophysiologiques du COVID long afin d’améliorer la clinique des patients souffrant de ce syndrome. Le prochain article va s’intéresser au microbiote et sa relation étroite avec le COVID long. Nous verrons dans le 4ème et dernier article comment agencer ces différents traitements naturels et quels sont les protocoles proposés par des spécialistes du COVID long qui pourraient nous aider. Toutefois, l’approche du COVID long reste difficile au vu des perturbations pathophysiologiques complexes provoquées par ce virus dont les manifestations cliniques semblent également dépendre de phénotypes génétiques particuliers. De plus, les syndromes post vaccinaux (dont la fréquence semble largement sous-estimée) partagent des mécanismes similaires au COVID long et augmentent ainsi la morbidité liée à ce virus. De nombreux spécialistes commencent à utiliser les mêmes protocoles lors des syndromes post-vaccinaux que lors du COVID long.

Dr Antonello D’Oro

COVID LONG, des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces, Partie 1 : l’hypercoagulabilité

Le COVID long, des stratégies naturelles et efficaces, partie 3 : une maladie du microbiote ?

Références

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