Face au COVID 19 faut-il repenser notre mode de vie et notre système de santé ?

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Introduction

Les études récentes montrent que le virus COVID 19 est un virus avec un taux faible de mortalité au alentour de 2 %, ce taux est probablement surévalué car il concerne surtout les gens testés positifs. Le taux réel est vraisemblablement moins de 1% si l’on intègre les personnes asymptomatiques ou peu symptomatiques qui ne sont souvent même pas testées et dont l’évolution est bénigne dans la majorité des cas. Pourtant chez certaines personnes souffrant de maladies de civilisations, ce virus peut se manifester sous une forme sévère voir être mortelle. Les maladies actuellement incriminées qui augmentent fortement le risque de mortalité sont :

  • l’obésité
  • le diabète
  • les maladies cardio-vasculaires
  • le cancer
  • l’hypertension artérielle

Toutes ces maladies partagent des points communs, il s’agit de maladies qui sont liées à des dysfonctions métaboliques et immunitaires le plus souvent causées par notre environnement, notre style de vie et nos habitudes alimentaires. C’est pourquoi, au lieu de se concentrer uniquement sur le coronavirus, il est également important de comprendre comment notre société a favorisé des modes de vie qui ont affaibli une partie de la population.

L’environnement

Si l’on considère notre environnement, plusieurs études récentes montrent une relation entre la pollution de l’air et le taux d’infection du COVID 19. Une publication chinoise récente à comparer entre le 23 janvier et le 29 février 2020, les taux de pollutions de certaines régions chinoises avec le nombre de nouveaux cas de COVID 19. Les résultats de l’étude ont pu confirmer une relation significative entre la pollution de l’air et le nombre de nouveaux cas par semaine du COVID 19. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que les chinois avaient déjà montré dans une étude de 2003 une relation entre le niveau de pollution de l’air de certaines régions de Chine et la distribution des cas de SARS, un autre   coronavirus (2).

Plus récemment des auteurs d’une publication italienne d’avril 2020 se sont également interrogés sur la relation entre les taux importants de pollution de l’air de certaines régions d’Italie du nord et le nombre de décès lié au coronavirus. Les auteurs ont conclu que les hauts niveaux de pollution dans certaines régions d’Italie du Nord devaient être considérés comme un cofacteur additionnel à la grande mortalité du COVID 19 dans ces régions (3).

On voit dans l’image ci-dessus l’importance des niveaux de dioxide d’azote concentrés au nord de l’Italie et l’impact de la quarantaine sur l’évolution de la pollution.

Encore plus intéressant, une publication d’avril 2020 a évalué par analyse spectrométrique de l’atmosphère, les taux de dioxide d’azote en Europe. On sait que le dioxide d’azote provient essentiellement des émissions de gaz des voitures ainsi que d’autres sources de combustion. Diverses études avaient déjà montré qu’une exposition prolongée au dioxide d’azote pouvait causer un large spectre de problèmes de santé comprenant l’hypertension artérielle, le diabète ainsi que des maladies cardio-vasculaires. Dans cette étude, ils ont analysé 66 régions incluant l’Italie, l’Espagne, la France et l’Allemagne. Les résultats sont éloquents, les chercheurs ont constaté que 78% des décès se concentrent dans les 5 régions dont les taux de dioxide d’azote sont les plus élevés comprenant entre-autre le nord de l’Italie et le centre de l’Espagne. Les auteurs de l’étude ont conclu qu’une exposition chronique à une forte pollution atmosphérique est un facteur important de risque de décès du COVID 19 (4).  Ces constats doivent nous interpeller sur l’avenir de notre planète, jusqu’à présent les gouvernements ont toujours eu beaucoup de peine à réduire l’émission des gaz à effet de serre et à réduire les taux de pollution de l’atmosphère, au nom de la croissance économique et voilà que de façon ironique, un organisme invisible a obligé l’ensemble de notre société à réduire la pollution atmosphérique en quelques semaines pour que notre planète puisse respirer. Mais qu’allons-nous faire une fois ce danger maitrisé ?

COVID-19 et habitudes néfastes

Le Dr Jeffrey Bland, célèbre médecin, père fondateur de la médecine nutritionnelle affirme que les facteurs déterminants la sévérité de l’infection COVID 19 comprennent l’environnement, l’alimentation, le stress, les médicaments et le manque de sommeil. Tous ces facteurs affaiblissent nos défenses immunitaires contre les virus. Cela est d’autant plus inquiétant lorsque l’on sait qu’environ 20 millions d’américains prennent quotidiennement divers médicaments qui abaissent les défenses immunitaires pouvant les affaiblir contre les bactéries et les virus. Le Dr Bland souligne le fait que notre mode de vie et notre alimentation sont les éléments les plus importants pour maintenir une bonne intégrité de notre immunité et pour nous protéger contre les maladies infectieuses qui vont de plus en plus exister dans une société mondialisée.

Si l’on prend les études concernant les facteurs de risques qui vont justifier une hospitalisation, on retrouve en premier lieu l’âge (+ de 65 ans). Toutefois dans une cohorte américaine de plus de 800 personnes âgées, ceux qui étaient obèses avaient 87% de risque d’être hospitalisés. L’obésité représente le 2ème facteur en ordre d’importance du risque de développer une forme grave du COVID 19. Le 3ème facteur en ordre d’importance est le fait d’être un homme. En effet, la majorité des gens placés aux soins intensifs ou qui décèdent sont des hommes.

Pour essayer de comprendre cela, on peut trouver une explication en regardant les statistiques mondiales sur la période de 2015 qui montre que les hommes dans le monde fument et boivent 5x plus que les femmes (pour tabac : homme 36%, femme 7%). Pour mieux comprendre comment le tabac peut aggraver les malades atteint du coronavirus, je me réfère à une publication de mars 2020 montrant que le tabac augmente le nombre des sites d’adhésion pour le coronavirus, ce qui lui permet d’envahir plus facilement les poumons (5).  Déjà des études antérieures avaient montré que les fumeurs habituellement étaient plus souvent hospitalisés en période de grippe que les non fumeurs (6).  Les habitués du vapotage ne devraient pas se rassurer car des études récentes ont montré que la cigarette électronique perturbait l’immunité pulmonaire en altérant les défenses immunitaires, ceci indépendamment de la nicotine (7).  Concernant l’alcool, les études montrent également des risques de pneumonies plus sévères lors de maladies virales (7).  

Obésité, syndrome métabolique et COVID-19

Nous allons ici chercher à comprendre pourquoi l’obésité est un facteur de risque d’hospitalisation voir même de décès particulièrement déterminant dans le COVID 19. Par exemple, dans certaines statistiques américaines 50% des gens hospitalisés ont entre 20 et 50 ans, ce qui est particulièrement jeune et ne correspond, à ce que nous pensions, puisque le COVID 19 aurait dû être dangereux principalement pour les personnes âgées. Le constat marquant, c’est que la majorité des gens hospitalisés sont obèses. Ce facteur de risque passe largement devant les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension artérielle. Pour comprendre cela, il faut savoir que l’obésité est presque toujours reliée à un syndrome métabolique caractérisé par une insulino-résistance ainsi que des perturbations de la régulation de la glycémie. Ce sont ces perturbations métaboliques qui représentent le danger face au coronavirus. Déjà en 2006, une étude chinoise avait investigué la relation entre la glycémie à jeun, le diabète et le risque de mortalité lors d’une épidémie de SARS. Sur un groupe de plus de 500 personnes, on a comparé les caractéristiques métaboliques des survivants (385 personnes) par rapport aux personnes décédées (135 personnes). Les résultats montraient que l’hyperglycémie et le diagnostic de diabète étaient des facteurs de prédiction de mortalité chez les personnes souffrant de SARS. L’explication des auteurs de l’étude était que ces patients avaient un état métabolique inflammatoire qui les prédisposait à un relargage de cytokines inflammatoires pouvant provoquer une dysfonction des divers organes vitaux, dont les poumons.

Actuellement, on sait que le SARS-CoV2 entre à l’intérieur de notre corps grâce à des récepteurs cellulaires appelés ACE2 (récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2) qui se trouvent dans divers organes comme les poumons, le cœur, les reins, l’intestin etc. En s’accrochant aux récepteurs ACE2 de nos cellules, le virus bloque une voie de régulation   importante favorisant ainsi une inflammation avec relargage de cytokines inflammatoire avec des phénomènes de vasoconstriction et de fibrose. Ce qui est important de comprendre, c’est que les personnes souffrant d’obésité, de diabète (14), d’insulino-résistance ou d’hypertension artérielle ont beaucoup plus de récepteurs ACE2 ce qui permet au coronavirus de rentrer dans le corps de façon plus massive et parallèlement de favoriser des risques de dérapage inflammatoire aux lourdes conséquences pouvant aller jusqu’à un syndrome de détresse respiratoire. Les chercheurs développent des stratégies pour réduire cet effet métabolique et ainsi diminuer l’entrée du virus dans le corps. La recherche se penche sur certains médicaments comme des antidiabétiques oraux (GLP1 agonist) qui en améliorant le métabolisme du glucose aurait une action protectrice sur les récepteurs ACE2, cet effet pourrait même protéger la fonction pulmonaire (11). D’autre part certains antihypertenseurs qui bloquent le récepteur de l’angiotensine 2 (losartan, telmisartan) pourrait également réduire le risque de gravité du COVID 19 chez les patients. On parle également beaucoup de l’hydroxychloroquine qui est utilisé dans la prise en charge du COVID 19. Ce médicament agit également sur les récepteurs ACE2, interférant avec le virus et d’autre part, il a également des propriétés anti-inflammatoires et aiderait également dans le diabète (12), ce qui pourrait expliquer son efficacité dans cette maladie. La recherche montre, que bien que le COVID 19 ne soit pas une maladie métabolique, le contrôle de la glycémie et de la tension artérielle sont des clés de prise en charge importantes chez ces patients obèses. Dès lors, le contrôle effectif des paramètres métaboliques peut représenter une approche de prévention et d’amélioration contre les effets du virus en réduisant les niveaux d’inflammation et en réduisant l’entrée du virus dans les cellules (13).  La tache toutefois restent dure si l’on tient compte de l’importance de l’obésité dans notre société, en effet des statistiques de 2016 ont montré qu’environ 2 milliards de personnes dans le monde sont en surpoids et que 650 millions étaient obèses. Si l’on sait qu’il y a 34 % d’obèses aux USA, la France n’est pas si loin avec un taux de 24%. On doit réfléchir sur les causes profondes de cette épidémie d’obésité qui nous fragilise face au coronavirus et    augmente le risque de la plupart des maladies de civilisations (diabète, HTA, maladies cardio-vasculaires, cancer, Alzheimer etc). Pour cela, il faut se tourner vers les dérives des sociétés agro-alimentaires qui ont multipliés à l’infini les aliments transformés riches en farines dénaturées et en divers sucres, introduit de plus en plus dans nos aliments des dérivés de fructose (high corn sirup), des graisses saturées et TRANS qui bloquent nos clés métaboliques et favorisent le surpoids.

COVID 19 et microbiome

L’importance du microbiote sur la qualité de notre immunité n’est plus à démontrer et je vous invite à lire les articles de ce blog sur l’importance du microbiote sur la santé et comment améliorer son microbiote ( https://www.lanutrition-sante.ch/le-microbiote-partie-2-conseils-pratiques/). Dans ce chapitre, nous allons plutôt nous pencher sur la relation entre notre microbiote et nos défenses antivirales. Une publication de 2019 a étudié le microbiome respiratoire, surtout au niveau naso-pharyngé afin de comprendre comment des modifications du microbiome à ce niveau pouvait augmenter ou réduire la survenue d’une infection virale à Influenza. Les chercheurs ont découvert une communauté de bactéries au niveau du nez et de la gorge qui semble empêcher l’implantation du virus  à ce niveau, il s’agit de familles de bactéries du type Prevotella et Bacteroides, communautés plus fréquentes chez les personnes jeunes. L’âge était fortement relié à une augmentation du risque d’infection et parallèlement à un changement du microbiome naso-pharyngé (15). Les chercheurs pensent réellement que le microbiome du nez et de la gorge pourraient être une cible dans le future pour nous protéger des virus respiratoires.

Pour faire le lien avec notre microbiote intestinal, j’aimerais vous parler d’une publication récente de 2018 qui a montré qu’une altération du microbiote intestinal réduisait notre immunité régulatrice (CD4) et augmentait la morbidité et la mortalité des infections pulmonaires d’origine virale (16). Cette étude confirme que notre microbiote intestinal module les réponses immunitaires à distance d’autres muqueuses et un microbiote altéré peut augmenter notre susceptibilité à des infections virales respiratoires et à une augmentation de la mortalité.

L’amélioration de notre microbiote intestinal, particulièrement par la prise de fibres prébiotiques peut directement influencer notre immunité pulmonaire. Une étude de 2014 publié dans la célèbre revue Nature médecine avait démontré l’influence des fibres prébiotiques sur l’immunité pulmonaire en réduisant les phénomènes allergiques et inflammatoires au niveau des voies respiratoires (Nature Medecine, volume 20, nb 2, février 2014). A noter également l’expérience de l’hôpital universitaire de Zhejiang, un des grand centre COVID-19 en Chine qui ont remarqué chez de nombreux patients hospitalisés COVID-19 la présence d’une dysbiose intestinale avec baisse des bactéries probiotiques lactobacilles et bifidobactéries, ce qui les ont amenés à administrer chez leurs patients des prébiotiques et des probiotiques (17).  La santé de notre microbiote passe par une alimentation saine, non transformée riches en végétaux colorés ainsi qu’en fibres alimentaires. Toutefois les sociétés de l’agro-alimentaires nous inondent de produits transformés riches en sucres et appauvris en micronutriments et en fibres, ce qui appauvrit massivement la biodiversité de notre microbiote.  Le comble de l’ironie est de rajouter à cette malbouffe, pour des raisons marketing, des fibres et des vitamines artificiels pour nous donner l’impression que nous mangeons des produits sains.

Face au COVID-19 faut-il repenser le système de santé

Le modèle de prise en charge du COVID-19 par la communauté médicale consiste à se protéger de l’ennemi jusqu’à que nous soyons en mesure de le contrer. Les armes à disposition sont donc les mesures barrières, le lavage des mains et la distanciation sociale. Cela permet aux hôpitaux d’absorber progressivement les cas sévères en fonction des disponibilités des lits hospitaliers et des places aux soins intensifs. Les médecins se focalisent sur les tests de dépistages pour isoler les personnes malades et la recherche se lancent dans une course contre la montre pour trouver des médicaments efficaces, tout en écartant certaines solutions thérapeutiques prometteuses qui sont estimées comme peu documentées (protocole du Dr Raoult, perfusions de vitamine C etc.). La solution à long terme passe par la recherche du Graal médical, à savoir le vaccin qui nous permettra de sortir de l’impasse, toutefois cela pourrait prendre un an et demi à deux ans, selon certains spécialistes, avec de nombreuses interrogations sur sa réelle efficacité et sa sureté (sachant qu’en moyenne un vaccin met 10 ans avant d’être mis sur le marché).

En attendant, de nombreuses personnes confinées vivent dans l’anxiété, la sédentarité forcée, se tournant souvent vers une nourriture souvent déséquilibrée (pates, pizzas, viennoiseries etc..). Tous ces éléments ne font qu’affaiblir l’immunité des gens aggravant ainsi le risque de développer une forme sévère de la maladie, surtout chez ceux qui présentent des facteurs de risques.  

Le COVID 19 doit nous interpeller et nous amener à avoir une vision plus globale de la santé. Si l’on veut gérer cette pandémie, il faut élargir la pensée médicale réductionniste à des réflexions de santé publique, en tenant compte des modes de vie néfastes qui nous fragilisent face à ce virus (alimentation, stress, tabac etc..). Il s’agit d’une pandémie planétaire qui doit également nous ouvrir à une réflexion écologique si l’on tient compte de l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité de ce virus.

De plus, il est vraiment nécessaire de dépasser une vision statistique des populations. Il est préférable de favoriser une approche personnalisée pour chaque individu selon son niveau de santé et ses fragilités. Les auteurs d’une publication médicale d’avril 2020 arrivent aux mêmes conclusions et estiment qu’il est indispensable d’avoir une stratégie individualisée pour chaque individu selon son profil de santé en tenant compte de toutes les options thérapeutiques pour accroitre l’immunité de la personne (18).

De plus, il est nécessaire que les gens sortent du sentiment d’impuissance que la médecine et les médias entretiennent, le message martelé étant « restez chez vous, on prend tout en charge ». Pourtant chaque personne a la possibilité de faire face à ce virus en renforçant ses défenses immunitaires par la qualité de son alimentation, sa gestion du stress, par une activité physique régulière ainsi qu’une bonne qualité de sommeil. Les compléments alimentaires jouent un rôle protecteur important dans la protection contre le COVID 19. Vous pouvez vous inspirer des recommandations du dernier article écrit sur ce sujet  (https://www.lanutrition-sante.ch/comment-se-proteger-du-covid-19-en-boostant-son-immunite-antivirale/).   

Au lieu d’attendre passivement et dans l’anxiété un éventuel nouveau traitement ou un vaccin d’ici 18 mois à 2 ans, n’est-il pas préférable de prendre sa santé en main maintenant et de réfléchir un peu sur nos modes de vie déséquilibrés ainsi que sur les dérives de notre société et surtout sur notre modèle de santé réductionniste centré uniquement sur les médicaments.

Dr Antonello D’oro

Références

  1. Zhu Y « Association between short-term exposure to air pollution and COVID-19 infection: Evidence from China” Sci Total Environ 2020 Apr 15;727:138704
  2. Cui Y “ Air pollution and case fatality of SARS in the People’s Republic of China: an ecologic study” Environ Health 2003 Nov 20;2(+):15
  3. Conticini E “Can atmospheric pollution be considered a co-factor in extremely high level of Sars-cov2 lethality in northern Italy?” Environ Pollut, 2020 Apr 4:114465
  4. Ogen Y “Assessing nitrogen dioxide (NO2) levels as a contributing factor coronavirus (COVID 19) fatality” Sci Total environ 2020 Apr 16
  5. Brake SJ “ Smoking upregulates angiotensin-converting enzyme 2 receptor: a potential adhesion site for novel coronavirus SARS-CoV-2” J Clin Med. 2020 Mar 20:9(3)
  6. “Smoking and Influenza-associated morbidity and mortality. A systemic review and meta-analysis” Epidemiology mai 2019, vol 30
  7. Matthew C Madison “Electronic cigarettes disrupt lung lipid homeostasis and innate immunity independent of nicotine” J Clin Invest. 2019 Sept 4
  8. “Presence of an alcohol use disorder is associated with greater pneumoniae severity in hospitalized HIV- infected patients” Lung, oct 2016, 194, 755-62
  9. Yang “Plasma glucose levels and diabetes are independent predictors for mortality and morbidity in patients with SARS” Diabet Med 2006 Jun;23(6):623-28
  10. Ma WX “The management of blood glucose should be emphasized in the treatment of COVID 19” Sichuan Da Xue Bao Yi Xue Ban, 2020 Mars 5(2), 146-150
  11. Simpoes “ACE2, angiotensine 1-7 and Mas receptor axis in inflammation and fibrosis” Br J Pharmacol 2013, 169,477-492
  12. Gupta “ Real-worl clinical effectiveness and tolerability of hydroxychloroquine 400 mg in uncontrolled type 2 diabetes subjects who are not willing to initiate insulin therapy” Curr Diabetes Rev 2019, 15, 510-519
  13. Stefan R. Bornstein “ Endocrine and metabolic link to coronavirus infection” Nature reviews Endocrinology, avril 2020
  14. Cure E “Angiotensine-converting enzyme inhibitors and angiotensin receptor blockers may be harmful in patients with diabetes during COVID 19 pandemic” Diabetes Metab Syndr. 2020 Apr 15;14(4):349-350
  15. “ The respiratory microbiome and susceptibility to influenza virus infection “ PloS one 2019, 14
  16. “ Intestinal Microbiota Disruption Reduces Regulatory T cells and Increases respiratory Viral infection mortality through increased IFN gamma production” Frontiers in Immunology, 10 juillet 2018
  17. Xu K “Management of corona virus disease-19 (COVID-19): the Zhejiang experience” Zhejiang Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban.2020 Feb 21;49(1):0.
  18. GAsmi A “Individual risk management strategy and potential therapeutic options for the COVID-19 pandemic” Clin Immunol 2020 Apr 7:108409
  19. “A Randomized trial of multivitamin supplements and HIV disease progression and mortality” N Engl J Med 2004, July 1
Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: http://www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

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  1. Avatar
    Peter Jordan
    26 juillet 2020 at 0 h 29 min

    Vous êtes formidable Docteur !
    Je suis cela de très près depuis des années, je suis dans la prévention, et c’est le premier article que je lis aussi complet, avec références et réalité des faits (vérifiés).

    Merci de continuer ce magnifique travail !

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