SIBO, partie 5 : Troubles digestifs et douleurs chroniques et si c’était l’hydrogène sulfureux (H2S)

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Introduction

Nous avons vu que nous pouvons mieux comprendre l’origine de nos troubles digestifs en analysant les gaz respiratoires avec un appareil spécifique (test respiratoire au lactulose). Les gaz étudiés sont principalement l’hydrogène et le méthane. La présence et le niveau de ces gaz nous permettent de mieux cibler la prise en charge des fermentations intestinales. Il existe un troisième gaz de fermentation qui est l’hydrogène sulfureux. Les appareils actuels ne sont pas encore capables de le quantifier de façon précise. Heureusement, d’ici l’année prochaine, de nouveaux appareils de détection pourront mesurer ce gaz. Actuellement, on peut suspecter ce type de fermentation selon certains symptômes et par la présence d’une ligne plate au test respiratoire, car, par compétition, ce gaz empêche la production d’H2 ou de méthane. On s’intéresse de plus en plus au SIBO à H2S, car ce type de fermentation pourrait être responsable non seulement de troubles digestifs, mais également de douleurs chroniques articulaires ou plus générales (fibromyalgie). De plus, la prise en charge diététique est différente d’une approche SIBO classique.

Le rôle de l’hydrogène sulfureux (H2S)

L’hydrogène sulfureux est un gaz produit par notre organisme (voie endogène) ainsi que par des bactéries intestinales dites sulfato-réductase (SRB) (voie exogène). L’H2S produit par notre organisme est impliqué dans différentes fonctions biologiques : inflammation, stress oxydatif, protection de la muqueuse gastrique, neuromodulation, sécrétion hormonale, apoptose, etc. Toutefois, bien qu’il puisse avoir des effets favorables à faible concentration, ce gaz devient toxique à haute concentration, pouvant induire des dommages de notre ADN, altérer la fonction de diverses enzymes (cytochrome C oxydase, etc.) et perturber la motilité intestinale.

Le rôle des bactéries intestinales dans la production d’H2S

Diverses bactéries intestinales ont la capacité de produire de l’hydrogène sulfureux. La voie de production la plus classique implique les bactéries sulfato-réductases dont les espèces les plus connues sont le Désulfovibrio et la Biophila (transformation du sulfate en sulfite, puis en H2S). D’autres espèces de bactéries peuvent utiliser une voie non prépondérante pour produire de l’H2S telles que certains streptocoques, le fusobacterium, des salmonelles, certains enterobacters, l’helicobacter, etc. Ces bactéries peuvent produire de l’H2S depuis la L cysteine par l’activité de la cysteine desulfhydrase.

La production excessive de bactéries dites SRB (sulfate-reducing bacteria), est associée à diverses conditions inflammatoires, ainsi qu’à l’obésité, à des maladies inflammatoires de l’intestin, à la parodontose ainsi qu’au syndrome métabolique, etc. Par exemple, on sait que dans la colite ulcéreuse, la consommation de viande et une diète riche en aliments soufrés sont accompagnées d’une augmentation des risques de rechute. Dans cette maladie, on comprend mieux l’intérêt du médicament 5 amino-salicylate en raison de sa capacité à inhiber les bactéries SRB et réduire la production d’H2S. Dans le colon irritable, des analyses d’ADN des selles montrent que dans la majorité des colons irritables avec constipation, on retrouve une augmentation importante des bactéries SRB, 10x plus que chez les personnes en bonne santé.

Les symptômes liés à une fermentation à l’excès d’H2S

Certains symptômes peuvent évoquer des fermentations bactériennes avec H2S :

  • Éructation ou flatulence d’œuf pourri (pas toujours)
  • Nausées
  • Diarrhées (SIBO)
  • Constipation (au niveau du colon)
  • Douleur de la vessie
  • Douleurs articulaires et du corps
  • Paresthésies

Comment diagnostiquer une production excessive de l’H2S au niveau intestinal

Dans le SIBO, c’est le test respiratoire au lactulose qui donne une indication indirecte d’une fermentation d’H2S en montrant une absence de fermentation durant tout l’enregistrement (flat lining lactulose breath test). Très récemment, des tests respiratoires pour l’hydrogène sulfureux ont été mis au point aux USA, mais ils ne seront pas commercialisés avant la fin 2018. Des analyses du microbiote par PCR des selles (microbiome) peuvent permettre de mettre en évidence une prépondérance de bactéries SRB (Desulfovibrio piger, Bilophila wadsworthia). Toutefois, il n’est pas possible de différencier une fermentation au niveau du colon ou de l’intestin grêle.

Les facteurs diététiques qui peuvent aggraver une fermentation d’hydrogène sulfureux

Il peut être important de déterminer la présence de H2S dans un SIBO, car la prise en charge classique du SIBO par une diète de type FODMAP peut aggraver ce type de fermentation. En effet, certains comportements alimentaires peuvent aggraver la situation comme :

  • Une alimentation riche en produits animaux (lait, œufs) et viandes
  • Une diète faible en FODMAP
  • Des aliments riches en produits soufrés tels que les végétaux brassica (oignon, ail, brocoli, chou-fleur, kalé, etc.) Toutefois la consommation de crucifères semble réduire les bactéries SRB. On peut essayer quelques semaines de les réduire pour voir si ça aide, mais on les réintroduit dès qu’on peut.
  • Les conservants contenant des produits soufrés comme les sulfites
  • Le carageenan (émulsifiant)

Le problème, c’est que lors de mise en place d’une diète FODMAP ou d’une diète SIBO, on a tendance à augmenter la consommation de gras et de protéines afin de compenser la réduction des carbohydrates. Toutefois, dans certains cas, une diète riche en graisses saturées peut favoriser une dysbiose et augmenter les bactéries SRB comme le Bilophila wadsworthia. D’autre part, une diète riche en produits animaux montre 15x plus de production d’H2S comparée à une diète végétarienne. De plus, si la production d’H2S favorise une prolifération des cellules de la muqueuse du colon et diminue la capacité de détoxification de la muqueuse, le switch d’une alimentation riche en produits animaux en une alimentation riche en fibres permet dans les 2 semaines de réduire la prolifération des cellules de la muqueuse.

Lors d’un SIBO avec hydrogène sulfureux, il faut envisager une diète pauvre en aliments soufrés en évitant :

  • Le lait entier
  • Les fromages
  • Les oeufs de poule
  • Les viandes (surtout viandes rouges)
  • Les crucifères
  • Les préservatifs contenant des sulfites (vin, fruits secs, etc.)
  • Ail, oignon, radis

Dans un premier temps, il est conseillé d’aller vers une diète de type végane

Une diète pauvre en FODMAP semble être peu efficace. Une approche végane d’un SIBO à H2S semble donc plus efficace et cohérente. Cette diète sans produits animaux doit durer d’un à 3 mois. Puis, après cette période, on peut commencer à réintroduire du poulet et du poisson en faisant toujours attention aux aliments riches en soufre. La réintroduction des crucifères doit se faire dès que possible, ainsi que la réintroduction progressive de certains aliments prébiotiques (GOS). Ici également, les personnes désireuses d’être accompagnées dans cette diète particulière peuvent le faire online par Karine D’oro (www.karinedoro.com).

Les produits permettant une réduction de l’Hydrogène sulfureux

Il existe des stratégies particulières permettant de réduire les fermentations bactériennes provoquant l’hydrogène sulfureux. Nous avons vu qu’il est nécessaire de suivre pendant au moins 4 à 5 semaines une diète pauvre en aliments soufrés, en réduisant certains aliments décrits ci-dessus. Il est également conseillé d’éviter des compléments alimentaires contenant du soufre (acide lipoïque, glutathion, méthionine, N acetyl Cystéine, ail, le chardon Marie, etc.) ainsi que des conservants (sulfites).

Les produits antimicrobiens

Les bactéries Desulfovibrio sont des grams négatifs donc assez sensibles à de nombreux produits antimicrobiens. Toutefois, certains produits utilisés dans le SIBO peuvent contenir du soufre, tels que la Berbérine sulfate. Attention également aux dérivés d’ail (allicine) et aux produits cholagogues. Beaucoup de bactéries SRB sont résistantes aux antibiotiques à large spectre et même peuvent augmenter ces bactéries. Selon le Prof. Pimentel, la Rifaximin serait efficace contre le SIBO à hydrogène sulfureux.

Les produits conseillés sont :

  • L’HE d’Origan à haute dose.

Par exemple, si on prend ADP Biotics, le traitement sera de 5 tabs 3 x par jour pendant 10 jours puis 3 tabs 3 x par jour pendant 20 jours.

  • Le Bismuth:

Le traitement le plus recommandé reste le Bismuth à la dose de 2 gr par jour en répartissant sur 2 à 3 x par jour pendant 2 à 4 semaines. On peut se faire faire une préparation en pharmacie ou prendre des préparations apportant 2 gr de Bismuth.

Par exemple : Biofilm phase 2 advanced 10 cp par jour ou d’autres marques telles que PeptoBismol ou ThornePepti-Guard 8 cp/jour.

Le bismuth peut se lier à l’H2S et l’éliminer permettant de retrouver souvent un transit normal qui était réduit par les bactéries SRB.

Autres produits conseillés :

  • Certains probiotiques comme le Lactobacillus plantarum (Lp-8), une dose de 60 milliards est conseillée pendant 4 semaines. Ce probiotique amène une nette réduction du desulvibrio et une augmentation des bifidobacteries, des IgA et SCFAs.
  • L’acétate de zinc permet de réduire la production d’H2S
  • Certains prébiotiques tels que les GOS (galacto-oligosaccharides) permettent de diminuer les taux de E. coli et de desulfovibrio en augmentant les bifidobactéries, l’activité des NK et des cytokines anti-inflammatoires. Attention de ne pas les introduire trop tôt dans la diète SIBO, car ils peuvent augmenter les symptômes digestifs lors des premières semaines.

Dr A. D’oro

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

 

 

 

Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  18 comments for “SIBO, partie 5 : Troubles digestifs et douleurs chroniques et si c’était l’hydrogène sulfureux (H2S)

  1. Avatar
    Rebecca
    23 novembre 2018 at 14 h 29 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui apporte des informations des plus importantes.
    Je pense souffrir d’un SIBO avancé (douleurs digestifs et intestinales) ayant pour conséquence majeure une contracture musculaire quasi permanente du bras droit lorsque j’effectue un geste. Un relâchement éphémère se fait sentir lorsque je prends du 2Fucosyllactose
    Est ce que le test respiratoire pour l’hydrogène sulfureux sera également commercialisé fin 2018 en France ? Est ce que ce dernier doit être réalisé dans un laboratoire médical ?
    Ou pourrais-je me le procurer ?

    En vous remerciant !
    Bien à vous
    Rebecca

    • Dr. A. D'Oro
      27 novembre 2018 at 0 h 22 min

      Bonjour,

      Je ne peux vous répondre clairement sur la commercialisation des tests respiratoires intégrant l’hydrogène sulfureux.
      J’ai parlé avec un labo à Genève qui espère s’équiper avec un de ces appareils d’ici l’année prochaine mais je sais pas quand.
      En attendant, un test respiratoire au lactulose avec un bon appareil avec des enregistrements sur 3 h peut faire suspecter une
      fermentation à hydrogène sulfureux si la courbe reste plate car l’H2S absorbe les autres gaz.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Isabelle ARNAUD
        16 mars 2019 at 10 h 39 min

        Bonjour . Mon fils de 27 ans est diagnostiqué colopathe depuis 3 ans . On a fait le test sibo . Il en est ressortie qu’il avait du methylacetate dans l’estomac . Donc pas de sibo . Il pèse 58 kg pour 1 m 92 .. que pensez vous de ça ? Savez vous ce qu’est le methylacetate et que faire ?
        Merci infiniment pour vos articles .
        Isabelle Arnaud

        • Dr. A. D'Oro
          13 avril 2019 at 9 h 40 min

          Bonjour

          J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises mes doutes sur le methylacétate.
          Il s’agit d’un concept du Dr Donatini que je n’ai retrouvé nul part ailleurs.
          Aucun spécialiste des gaz respiratoires et des fermentations intestinales ne fait allusion
          à ce gaz. Les meilleurs spécialistes du monde dans ce domaine ne se réfère qu’à l’hydrogène, le méthane et l’hydrogène sulfureux.
          Aucune étude sérieuse ne fait référence à ce gaz comme un gaz pathologique.

          Je regrette que de nombreux thérapeutes ont suivi ces concepts sans rechercher les validités scientifiques

          Sincèrement
          Dr A. D’oro

  2. Avatar
    unkown
    9 janvier 2019 at 22 h 16 min

    Vous avez connaissance que le bismuth est un métaux lourd qui peut entrainer une toxcité avec des troubles psychiatric? pourquoi ne pas l’avoir souligné ?

    • Dr. A. D'Oro
      9 janvier 2019 at 23 h 09 min

      Bonjour
      Heureusement ce n’est pas vraiment le cas. Effectivement le bismuth est
      considéré comme un métaux lourd pouvant être toxique lors de haute dose.
      Dans les produits nutritionnels, il s’agit d’un thiol de bismuth qui est un composé
      non toxique, le dithiol étant lié au bismuth lui enlève toute sa toxicité.
      Ce composé à l’étonnante capacité d’ouvrir le biofilm protecteur d’organisme pathogène
      et de chélaté l’hydrogène sulfureux.

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Isabelle ARNAUD
        18 avril 2019 at 18 h 47 min

        Bonjour j’essaye de vous contacter depuis un bon moment et je n’est pas de réponse .. comment faire pour vous avoir ? J’ai besoin de vos conseils
        Merci

        • Dr. A. D'Oro
          23 avril 2019 at 15 h 34 min

          Bonjour,

          Je suis désolé pour vos difficultés à me joindre.
          Ma secrétaire est absente depuis début mars et gère les mail
          sur secretairedoro@gmail.com. Dés le 1er mai, tout va fonctionner normalement
          et vous pourrez prendre contact directement via le mail ou le numéro du cabinet.

          Sincèrement
          Dr A. D’oro

  3. Avatar
    Patricia Vandaele
    3 mars 2019 at 21 h 09 min

    Bonjour,

    C’est avec grand intérêt que j’ai lu votre article très complet sur l’analyse du microbiote et son utilité et vous en remercie.

    Je m’intéresse à ce domaine car je souffre de symptômes liés à des troubles fonctionnels suite à un burn out au stade le plus sévère intervenu il y a 5 ans.

    Après une première année d’alitement, en totale incapacité puisque quasi toutes les fonctions du corps étaient atteintes, j’ai pu au fur et à mesure des années, par le repos maximal, une alimentation hyper saine et progressivement de l’exercice physique,
    récupérer certaines fonctions.

    Mais à ce jour, certains symptômes sont persistants : une fatigue chronique, les vertiges en station debout, la douleur chronique diffuse dans le thorax accentuée durant tout le processus de digestion, des troubles musculaires et articulaires et un transit intestinal qui n’est pas au point.
    Etant donné qu’il s’agit de troubles fonctionnels et non pas d’un problème organique,
    la médecine classique ne m’a guère aidée, je me soigne par moi même (je ne prends pas de médicaments car j’ai une extrème sensibilité et y réagi très mal, je privilégie donc les plantes, huiles essentielles, l’alimentation et l’exercice physique.
    Mais ces années de maladie m’épuisent et je voudrais trouver de l’aide face à ces symptômes que je vis au quotidien.

    Mon ostéopathe m’a envoyé chez un médecin qui vient de faire des tests respiratoires et qui m’a dit que mon estomac ne se vide pas bien ,
    qu’il y a trop d’hydrogène déjà à jeun et trop de méthylacetate.

    Il me prescrit un régime protéiné le matin oeufs, saumon, charcuterie ..
    en remplacement de mon petit déjeuner habituel (flocon d’avoine, fruits, lait de riz, fromage blanc .., miel, etc bref diminuer fortement voire supprimer tous ces sucres lents.

    Les effets de ce changement de régime furent une plus grande énergie en matinée mais par contre mes vertiges qui s’étaient atténués sont revenus plus forts,
    quant aux problèmes digestifs ils restent semblables et la douleur chronique également, sans compter que mon repas du matin était mon préféré.

    Il m’a également prescrit (selon la méthode du Professeur Donatini) la prise de champignons combinés aux huiles essentielles et dans mon cas :
    de prendre le Laetiporus + Huile essentielle Origan cannelle et clou de girofle
    ainsi que le Phelinus linteus.

    Je n’ai pas encore commandé ces champignons car au vu de l’extrême sensibilité de mon corps je reste très prudente ..

    Je m’excuse d’avoir été aussi longue mais je m’adresse ici à vous pour connaître votre avis à ce sujet, puis je prendre ce traitement sans risque ?

    En vous lisant je me suis dit que je pourrais faire une analyse du microbiote par le laboratoire LIMS Mb next puisque je réside à Bruxelles,
    mais comme vous l’écriviez, encore faut il pouvoir connaître un thérapeute nutritionniste qui peut comme vous le faites traiter toutes ces données .. Connaissez vous d’autres docteurs qui ont ces connaissances et qui consultent dans ma région ?

    Pourriez-vous m’indiquer la démarche à suivre pour essayer de trouver enfin comment traiter ce corps souffrant depuis tant d’ années car je suis arrivée au bout de tout ce
    que je pouvais entreprendre toute seule.
    Aujourd’hui, je vis avec cette douleur chronique que j’ai appris à intégrer dans ma vie et je peux reprendre quelques heures d’activités par jour moyennant de grandes phases de récupération mais je ne suis toujours pas en état de pouvoir reprendre mon
    actitivité professionnelle.

    Si vous avez bien voulu prendre le temps de me lire, je vous en remercie et j’espère que vous voudrez bien m’envoyer un message qui pourra m’aider.

    Bien à vous,
    Patricia

    • Dr. A. D'Oro
      10 mars 2019 at 19 h 39 min

      Bonjour

      effectivement c’est une longue histoire,
      Si j’ai bien compris vous n’avez pas récupéré d’un burn out datant de 5 ans.
      Il vous reste une fatigue importante, des douleurs chroniques, des vertiges.
      Un changement de vie avec du repos, de l’exercice et une alimentation saine vous ont aidé quand même,

      Le test respiratoire que vous avez fait sur le gazdetect, pour moi, n’est pas très fiable. Le methylacétate est
      un gaz typiquement retenu par le Dr Donatini pouvant suggérer une candidose mais nul part dans le monde ce gaz n’est associé à une pathologie.
      LEs poudres du Dr Donatini sont d’habitude bien tolérées surtout si vous tolerez les hE. Je n’utilise plus ces produits car ils sont peu documentés
      et finalement le Dr Donatini vend le concept, l’appareil de mesure et les poudres qui vont avec.

      Les vertiges peuvent indiquer que vos surrénales sont encore fragiles, doser la DHEA sulfate pourrait donner une bonne indication de vos réserves,
      le cortisol salivaire, urinaire ou sanguin n’est pas toujours fiable. Lors de vertiges pour soutenir les surrénales, prenez du sel marin ou de l’himalaya, 1/2 à 1 cà café par jour.

      Pour votre digestion, on peut partir de la suspicion d’un SIBO, il faudrait compléter par un MOU (métabolites organiques urinaires) pour rechercher une candidose et rechercher absolument un leaky gut avec dosage de la zonuline, LBP et quelques intolérances alimentaires (choisissez les 25 aliments les plus consommés). Ces tests peuvent être fait chez LIM MBNEXT. Je reste à votre disposition pour vous donner un avis sur les résultats.
      Je n’est pas très bien compris vos troubles digestifs qui ne sont pas détaillés

      En attendant pour la fatigue et les douleurs, prenez quelques compléments chez http://www.nutrixeal.fr qui n’ont aucun colorants, stabilisateurs, etc..

      par exemple:
      – Curcumactif 2 un cp 2x par jour
      . Ultra Q10 100 mg 2x par jour
      – Magnésium (Ultramag 3cps 2 x par jour)

      ainsi qu’un complexe de vitame B

      Une analyse du microbiote peut être également utile mais je pense dans un 2ème temps après avoir réparés et assainis les pathogènes éventuelles

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  4. Avatar
    Clo
    12 avril 2019 at 9 h 56 min

    Bonjour,
    connaissez-vous des praticiens qui pratiquent le test du SIBO sur Vincennes ou Paris ?

    Merci d’avance,

    • Dr. A. D'Oro
      13 avril 2019 at 10 h 04 min

      Malheureusement

      Je ne connais pas les endroits ou on peut faire ces tests en France

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  5. Avatar
    Alexandre
    8 mai 2019 at 19 h 25 min

    Bonjour,

    Tout d’abord, je vous remercie pour votre site internet, il regorge d’informations toutes plus intéressantes les unes que les autres.

    Je vous prie de m’excuser pour prendre sur votre précieux temps mais j’aimerais avoir votre avis sur mon cas:

    Je souffre depuis environ d’un an de douleurs abdominales chaque matin. Ces douleurs sont très handicapantes et nuisent énormément à ma qualité de vie.
    J’ai vu différents spécialistes et tous les tests que j’ai faits (prises de sang, scanner, colo,fibroscopie, video capsule) ne présentent aucune anomalie.
    La plupart des médecins s’accordent à dire que mes douleurs seraient dues à un dérèglement du microbiote intestinal.

    J’ai donc cherché un spécialiste dans mes environs pour réaliser un test respiratoire. Celui ci a révélé une fermentation à l’hydrogène (33ppm deux heures après la prise du produit). Le médecin m’a donc prescrit un régime spécial (pauvre en FODMAP) et un traitement à base de champignons et d’huiles essentielles (Phellinus, Hypsizygus marmoreus, Laetiporus Thym-Menthe, Laetiporus Origan Clou de giroffle).

    Malheureusement après 10 jours de traitement, je ne constate aucune amélioration.
    Que puis-je faire selon vous ? A savoir que je souffre aussi de constipation et que je n’ai aucun épisode de diarrhée.

    Je vous remercie infiniment d’avoir pris le temps de me lire et espère avoir de vos nouvelles.
    Très cordialement,
    Alexandre

    • Dr. A. D'Oro
      20 mai 2019 at 21 h 22 min

      Bonjour,

      La première chose c’est que le test respiratoire au lactulose n’est pas fait pour évaluer l’état du microbiote mais uniquement
      pour rechercher une pullulation bactérienne de l’intestin grêle, appelé SIBO. En effet, l’excès de bactéries va augmenter la production des gaz
      bactériens comme l’H2 et le méthane dans les 2 premières heures suuite à l’ingestion d’un substat nutritif comme le lactulose ou le glucose.

      Deuxièmement, les tests effectués avec la machine de Gazdetect pour moi ne sont pas fiables, il faut faire un test sur 3 heures avec des enregistrements toutes les 20 à 30 minutes
      avec une machine professionnelle dans un labo qui fait ce type de test.

      Troisièmement, les produits que vous avez pris découlent de l’approche du Dr Donatini. Ces poudres n’ont pas fait l’objet d’études sérieuses dans ce domaine.

      Quatrièmement, si vous voulez étudier votre microbiote, il y a la possibilité de faire une analyse du microbiote par séquençage génétique, il y a pas beaucoup de labo qui le font pour l’instant
      (par exemple Lims Mbnext, ubiome explorer etc..).

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  6. Avatar
    metra
    26 mai 2019 at 17 h 18 min

    Bonjour dr D’Oro
    Il y a 20 ans environ (j’ai 62 ans) j’ai développé un syndrome de Sjogren avec douleurs musculaires et une ménopause précoce à 39 ans avec de forts taux d’anticorps anti-ovaires. J’ai eu le chance d’être soignée par le dr Seignalet. Les laitages et soja ayant été éliminés, l’évolution de la maladie a été stoppée.
    Aujourd’hui, mon régime est moins strict concernant certains laitages : fromages de chèvre à condition qu’ils soient très secs. Toutefois, je ne me sens bien qu’à condition de très peu manger et je perds trop de poids. Si je mange un peu plus, je suis ballonnée au niveau intestinal et de l’estomac et vésicule biliaire et me sens plus fatiguée.
    Devrais-je prendre des enzymes car une analyse de selles avait montré une mauvaise digestion des aliments ?
    Par ailleurs, est-ce que la prise d’enzymes rend le corps paresseux et en sécrètera encore moins après la prise ?
    Une autre question :
    Mon mari est maintenant atteint également de la maladie de Sjogren mais n’obtient pas de résultat avec le régime Seignalet. Il ne souffre pas de problèmes digestif apparent. La maladie auto-immune est-elle nécessairement liée à un problème de microbiote ?
    Voilà beaucoup de questions si vous voulez bien prendre le temps d’y répondre, j’en serais très reconnaissante.
    Votre travail sur le microbiote me paraît d’une très grande logique et cette voie de recherche ouvre de grandes perspectives.
    Avec mes remerciements.
    Salutations distinguées,

    • Dr. A. D'Oro
      5 juin 2019 at 22 h 12 min

      Bonjour,
      Je pense que les enzymes sont une bonne idée et ne rendent pas paresseux votre corps.
      Vous pouvez essayer chez Enzymedica, Digest Gold.
      Avez vous rechercher aussi des anticorps anti cellules pariétales afin d’exclure une gastrite atrophique auto-immune’

      La diète Saignalet n’est pas toujours suffisante, dans une maladie auto-immune on peut essayer la diète IAP
      qui est une diète particulière pour les maladies auto-immunes. Les diètes d’exclusion doivent être momentanées et suivies d’une réintroduction progressive dés que ça va mieux et un réensemencement du microbiote. MAintenant, il y a pas que le microbiote, il y a aussi la toxicité de l’environnement, le stress et les prédispositions génétiques mais dans tous les cas ça vaut la peine de s’occuper de son microbiote.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  7. Avatar
    Sester Isabelle
    1 juin 2019 at 16 h 13 min

    Bonjour,

    Comment venir à bout d’un HP sans antibio que j’ai pris sur un jour mais n’ai pas supporté. J’ai déjà eu des réactions allergiques avec un autre antibiotique, je préfère éviter ces médicaments. Je suis suivie par un Dr en médecine chinoise qui me traite avec antibio naturel, des pro et prebiotique, des conseils alimentaires. Auriez vous d’autres conseils à m’apporter pour venir à bout de cette bactérie. De plus je ballonne après chaque repas avec douleurs intestinales, tendances à être constipée, vite fatiguée, douleurs dans tout le corps, brûlure de peau depuis presque 30 ans et aucun médecin ne m’aide et même peut mettre un nom sur mon problème, c’est dans la tête qu’on me dit souvent.
    Consultez vous en France, j’habite en Alsace ( haut Rhin).
    Avec tous mes remerciements
    Isabelle (63 ans)

    • Dr. A. D'Oro
      2 juin 2019 at 9 h 11 min

      Merci de vous référer à l’article que j’ai écrit sur ce sujet récemment.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

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