Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

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Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Introduction

De nombreuses personnes souffrent de troubles digestifs variés, tels que des ballonnements, éructations, flatulences, reflux d’acidité, douleurs abdominales, diarrhées, etc. Souvent ces troubles digestifs sont associés à d’autres plaintes mal définies comme une fatigue inexpliquée, des troubles cognitifs, des états anxio-dépressifs, des intolérances alimentaires, etc. Ces dernières décennies, la science s’est beaucoup focalisée sur le microbiote et sur l’importance des fibres ou des probiotiques afin de bien nourrir les bactéries amies. Toutefois, souvent, lorsque les personnes ont beaucoup de plaintes digestives, ces approches sont mal tolérées ou peu efficaces. Cela provient du fait que la plupart des troubles digestifs proviennent de notre intestin grêle. Le rôle principal de l’intestin grêle est d’absorber la majorité de nos nutriments et l’intestin grêle tolère mal l’excès de bactéries ou de levures micronutriments, contrairement au gros intestin qui est une usine de fermentation.

La plupart des troubles digestifs sont dus à un excès de bactéries dans l’intestin grêle provoquant des fermentations intestinales. On parle dans ce cas de SIBO. Ce terme signifie en anglais « small intestinal bacterial overgrowth » que l’on peut traduire en français par une pullulation bactérienne de l’intestin grêle. Depuis quelques années, la communauté médicale porte un intérêt grandissant pour le SIBO et les recherches dans ce domaine sont en forte augmentation. On découvre que le SIBO est à la base de nombreuses maladies actuelles. En effet, de nombreuses études médicales montrent que cette affection est associée à au moins une cinquantaine de maladies aussi diverses que la rosacée, une maladie dermatologique fréquente (1), la fibromyalgie (2), le diabète (3), la maladie de Parkinson (4), le syndrome des jambes sans repos (5) ou l’autisme (6) ainsi que de nombreuses autres maladies. Les maladies métaboliques comme l’obésité et le syndrome métabolique (7,8) sont clairement en relation avec la pullulation bactérienne de notre intestin grêle autant chez l’adulte (9) que chez l’enfant (10,11).

Les symptômes du SIBO

Les troubles digestifs

Les symptômes digestifs sont souvent au premier plan. Nous avons vu que lorsqu’il y a trop de bactéries dans l’intestin grêle, les bactéries en excès commencent à fermenter les résidus alimentaires non digérés, libérant fréquemment des gaz de fermentation, dont un des plus fréquents est l’hydrogène et parfois le méthane. Les symptômes dus à ces gaz sont souvent des ballonnements, des flatulences et même des douleurs abdominales. On retrouve également des épisodes de diarrhées ou de constipation, quelquefois en alternance. Les reflux d’acidité sont également fréquemment constatés dans le SIBO. Probablement cela est expliqué par la pression des gaz intestinaux réduisant la vidange gastrique vers l’intestin grêle et favorisant les remontées acides vers l’œsophage. Souvent en traitant un SIBO, on assiste à la disparition des reflux gastro-oesophagiens.

Symptômes divers liés à des carences micronutritionnelles et à la perméabilité intestinale

Si le SIBO ne se manifestait que par des troubles digestifs, le problème ne serait pas si important. Mais étant donné l’impact sur la muqueuse intestinale, le SIBO peut favoriser de nombreuses carences nutritionnelles délétères pour notre santé. Les problèmes de carences peuvent se manifester par des troubles d’absorptions des graisses en raison de la capacité des bactéries à bloquer l’activité des sels biliaires (déconjugaison). Cela peut entraîner des carences en vitamines liposolubles essentielles pour notre immunité telles que la vitamine A, D ou E ainsi qu’une mauvaise absorption des acides gras essentiels. La déficience en B12 est également un problème important avec le SIBO, car les bactéries consomment la vitamine B12 avant que le corps n’arrive à l’absorber. Le manque de B12 peut se manifester par de la fatigue, de la dépression, des troubles de la mémoire, des fourmillements ou une anémie (mégaloblastique). En fait, le SIBO, par sa capacité à enflammer la muqueuse de l’intestin, peut engendrer des difficultés d’absorption de nombreux micronutriments avec des carences multiples.

De plus, le SIBO en endommageant notre muqueuse intestinale, celle-ci devient plus perméable, des particules alimentaires non totalement digérées et des fragments bactériens peuvent pénétrer dans notre corps, obligeant le système immunitaire à réagir. C’est ainsi qu’un SIBO peut être accompagné d’intolérances alimentaires, de céphalées, de douleurs articulaires, d’un état de fatigue chronique, etc. Cette hyperperméabilité intestinale peut également être liée à divers troubles neurologiques (migraines, autisme) ou psychologiques (dépression, anxiété).

Le diagnostic de colon irritable, souvent un SIBO méconnu ?

Aujourd’hui, la médecine regroupe la plupart des plaintes digestives fonctionnelles sous le diagnostic du colon irritable. Ce syndrome toucherait presque 10 % de la population, soit plus de 6 millions de Français. Le syndrome du colon irritable est évoqué sur la base de critères cliniques, toutefois sans tenir compte des causes qui sont encore peu comprises. Depuis déjà une dizaine d’années, on évoque le lien étroit entre les fermentations de l’intestin grêle (SIBO) et le colon irritable (12). De nombreuses études confirment cette hypothèse bactérienne en montrant la relation entre le colon irritable et la présence d’une pullulation bactérienne aux tests respiratoires (13,14,15). De nombreux nutritionnistes anglo-saxons estiment que la plupart des personnes souffrant de colon irritable souffrent en réalité d’un SIBO. Il est de plus en plus reconnu que le SIBO représente une des causes principales du colon irritable (environ 60 % des cas de colon irritable). Dans tous les cas, on peut estimer que des millions de personnes en France présentent un SIBO, sans le savoir dont les conséquences sur la santé sont loin d’être négligeables. Malgré cela, ne soyez pas étonné si votre médecin ne connaît pas ce diagnostic, ni les protocoles de traitement qui le concerne. Le SIBO est étudié depuis une quinzaine d’années dans les pays anglo-saxons et commence seulement à être pris en compte chez nous depuis quelques années.

Relation entre le SIBO et le complexe moteur migrant

Par définition, le SIBO est une prolifération de bactéries anormalement nombreuses dans l’intestin grêle. En général, c’est dans le gros intestin que se trouve la majorité des bactéries intestinales. Quant à lui, l’intestin grêle est le lieu où s’effectue plus de 90 % de l’absorption de nos aliments et pour cela il ne faut que trop de bactéries perturbent les processus de digestion. Par la suite l’intestin grêle se débarrasse des aliments non digérés (fibres) et des bactéries inopportunes en les propulsant vers le gros intestin par un système qui s’appelle le Complexe Moteur Migrant (CMM). Il s’agit d’une activité cyclique de contractions intenses qui va pousser vers la sortie les déchets non digérés pour faire place au repas suivant. Le CMM commence à être activé 2h après le dernier repas. Il se déroule en 3 phases qui se succèdent et c’est lors de la dernière phase plus courte et intense que les restes alimentaires situés dans l’intestin grêle sont envoyés vers le colon. On note une phase 3 en moyenne toutes les 90 à 120 minutes et il faut au moins 2 phases pour bien nettoyer l’intestin grêle. Généralement, les fréquences les plus intenses de ces phases 3 se situent pendant le sommeil. Voilà pourquoi de nombreux nutritionnistes recommandent de laisser passer 4 à 5 h entre chaque repas et de ne pas manger la nuit. C’est donc le dysfonctionnement de ce système de nettoyage (CMM) qui va être en partie responsable du développement du SIBO et nous allons voir qu’elles sont les causes qui affectent le CMM.

Causes et facteurs aggravants du SIBO

Selon le Dr Mark Pimentel (professeur de médecine au Sinai-Cedars medical center) expert mondial du SIBO, un dysfonctionnement du complexe moteur migrant serait à l’origine de la majorité des fermentations intestinales (SIBO). On peut traiter momentanément quelqu’un qui souffre d’une pullulation microbienne de l’intestin grêle (SIBO). Toutefois, c’est uniquement lorsqu’on comprend les causes et les facteurs aggravants du SIBO que l’on peut réellement en venir à bout. Nous allons séparer les causes d’un SIBO en 3 groupes, selon les mécanismes d’action, puis parler des facteurs contribuant ou aggravant qui doivent être pris en charge.

·       Les problèmes de motilité intestinale

Selon le professeur Pimentel, une des causes les plus fréquentes de SIBO est d’origine post-infectieuse. Ces recherches ont montré que lors d’une gastro-entérite ou d’un empoisonnement alimentaire, de nombreuses bactéries pathogènes ont la possibilité de sécréter une toxine appelée CDt. Cette toxine va altérer le complexe moteur migrant. De plus, notre système immunitaire, en s’attaquant à cette toxine, va par confusion (mimétisme moléculaire) générer des anticorps contre le CMM (anticorps anti-vinculine) (16). Cela va progressivement entraîner un ralentissement de la motilité intestinale et favoriser par conséquent une pullulation bactérienne. Il existe actuellement un test sanguin (IBScheck) qui permet de confirmer ce mécanisme de SIBO ou colon irritable post infectieux (17). Si ce test est positif, cela indique également que le CMM est abîmé de façon persistante et que les risques de récidives de SIBO sont plus fréquents.

Il existe d’autres diagnostics pouvant également créer des problèmes de motilité intestinale à savoir ; le diabète (vagal autonomic neurpathy), l’hypothyroïdie (18), la sclérodermie, la maladie de Lyme, le syndrome d’Ehler’s Danlos, etc. La prise en charge de la maladie de base est nécessaire si l’on veut améliorer les troubles digestifs.

·       Les problèmes de digestion

Nous avons besoin, pour bien digérer nos aliments, d’un niveau correct d’acidité au niveau de l’estomac, ainsi que des niveaux corrects de bile, d’enzymes pancréatiques et d’enzymes au niveau intestinal. Par exemple, l’arrivée dans l’intestin grêle d’aliments mal digérés par la diminution de l’acidité gastrique (hypochlorhydrie) peut favoriser une pullulation bactérienne, ce qui peut être le cas lors de la prescription prolongée d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ou d’un état de stress chronique. Une méta-analyse de 2017 publiée dans une revue de gastro-entérologie a confirmé le risque de SIBO en consommant régulièrement des IPP (19). D’autre part, bien que le gluten ne semble pas être une cause directe de SIBO, il semble exister une relation entre l’intolérance au gluten et le SIBO vraisemblablement consécutif à l’altération de la fonction enzymatique de la muqueuse de l’intestin. Ainsi, une étude de 2014 a montré que 2/3 des personnes souffrant de la persistance de troubles gastro-intestinaux après l’arrêt du gluten étaient testés positifs pour un SIBO (20).

 

·       Les obstructions mécaniques sur l’intestin grêle

Des adhérences post-opératoires peuvent réduire la capacité de nettoyage de l’intestin grêle par obstruction mécanique. Toute chirurgie abdominale (césarienne, hystérectomie, cholécystectomie, procédure laparoscopique lors d’endométriose, etc.) peut être responsable d’adhérences et secondairement réduire mécaniquement le nettoyage intestinal. Des dysfonctionnements de la valve iléo-caecale peuvent également réduire l’élimination des déchets vers le colon.

·       Les facteurs aggravants du SIBO, le stress en premier lieu

Les facteurs qui contribuent à la persistance d’un SIBO comprennent principalement nos mauvaises habitudes de vie telles qu’une alimentation déséquilibrée, un manque de mouvement, un manque de sommeil et surtout un état de stress chronique. Bien que le stress ne soit pas une cause directe de SIBO, il contribue de différentes manières à la persistance de la pullulation bactérienne. En effet, l’activation de l’axe hormonal du stress (HPA) altère défavorablement la qualité du microbiote intestinal et favorise le développement de bactéries opportunistes ceci en raison de l’impact du stress sur notre immunité globale et intestinale (IgA). De plus, le stress réduit la production d’acide gastrique réduisant la capacité de l’acidité gastrique de détruire les bactéries ingérées en augmentant leur passage vers l’intestin grêle. De nombreuses études ont montré que des émotions comme la peur ou l’anxiété perturbent le système nerveux s’accompagnant d’une réduction de la motilité gastro-intestinale et une réduction de la capacité de digérer. Nous savons maintenant que le stress peut inhiber le fonctionnement du CMM via la sécrétion de la CRF (corticotropin releasing factor), une hormone centrale de l’axe hormonal du stress (HPA). Cette hormone peut se lier à des récepteurs du cerveau, altérant la neurotransmission gouvernant le complexe moteur migrant.

Le test respiratoire : la méthode la plus fiable pour diagnostiquer un SIBO

Théoriquement, le test estimé de référence serait une analyse bactérienne du liquide de l’intestin grêle par aspiration. Cela sous-entend qu’il faut faire une endoscopie jusque dans l’intestin grêle pour faire un prélèvement. Ce test n’est pas considéré comme une bonne méthode pour diagnostiquer un SIBO, car il s’agit d’un test invasif, peu plaisant.

La méthode diagnostic la plus fiable pour évaluer un SIBO reste le test respiratoire. En effet, les bactéries de notre intestin se nourrissent de certains sucres complexes. En faisant cela, elles produisent divers métabolites gazeux, dont les plus étudiés sont l’hydrogène, le méthane et plus récemment l’hydrogène sulfureux. Ces gaz sont en partie absorbés par la paroi intestinale et après être passés dans notre sang et nos poumons, ils sont finalement exhalés dans notre souffle. C’est pour cela que la mesure de l’hydrogène ou du méthane dans notre souffle, après ingestion d’un sucre fermentescible, permet d’évaluer une fermentation de l’intestin grêle excessive (SIBO).

Ce test doit être logiquement ordonné par un médecin. L’examen est précédé par une diète pauvre en glucides fermentescibles 24 h avant. Le jour du test, dans un premier temps, à jeun, on enregistre les gaz expiratoires afin de mesurer les valeurs de base d’hydrogène et de méthane puis, après ces premières mesures, on donne 10 gr de lactulose et par la suite on enregistre la dynamique des gaz toutes les 20 minutes pendant 3 heures. Il est important de tester les deux gaz, car la plupart des bactéries qui se nourrissent de carbohydrates produisent de l’hydrogène, mais 8 à 27 % des gens souffrant de SIBO n’ont pas d’augmentation d’H2, mais à la place produisent du méthane en excès. Bien entendu, on peut voir dans un SIBO une augmentation des deux gaz.

Les 100 premières minutes d’enregistrement correspondent à l’activité de l’intestin grêle, entre 100 et 120 minutes. Il s’agit d’une zone de transition entre l’intestin grêle et le gros intestin. Après 2 h, l’augmentation des gaz correspond principalement à l’activité du colon. Si le test au lactulose est négatif malgré une clinique évocatrice, on complète par un test au glucose (ingestion de 75 gr), car pas toutes les bactéries fermentent au lactulose.

Concernant l’interprétation du test, le manque de standardisation des tests respiratoires a amené la mise en place de consensus au niveau international. Probablement, les critères les plus utilisés lors des tests respiratoires ont été décidés lors du consensus de Rome.

The Rome consensus Conference (21) :

Un test respiratoire au lactulose est considéré comme positif s’il y a lors des 120 premières minutes d’enregistrement ;

  • Une augmentation de l’hydrogène de plus de 20 ppm
  • Une augmentation du méthane de plus de 12 ppm
  • Une augmentation combinée d’hydrogène et de méthane de plus de 15 ppm.

De plus, toute valeur de plus de 10 ppm de méthane doit être considérée comme positif, mais le diagnostic de SIBO est posé seulement si on observe une augmentation de plus de 12 ppm dans la fenêtre d’enregistrement (120min). Dans le cas contraire, en présence de méthane (> 10 ppm), sans augmentation significative durant le test (< 12 ppm), on retient le diagnostic de colon irritable avec méthane (IBS-C). Un traitement antibactérien n’est proposé qu’en cas de constipation.

The North American Consensus (22)

Un autre consensus a eu lieu en 2017, cette fois uniquement aux USA. Durant ces réunions, les experts ont de façon consensuelle redéfini les valeurs pathologiques pour un SIBO. Ainsi, pour retenir le diagnostic de SIBO, il faut que l’on observe dans les 90 minutes après ingestion de lactulose,

  • Une augmentation de l’hydrogène de plus de 20 ppm pour retenir un SIBO positif pour l’hydrogène.
  • La présence d’une valeur de méthane de >10 ppm permet de retenir un SIBO à méthane positif, ceci sans nécessité d’une augmentation du méthane significative durant l’enregistrement.

Toutefois, ce consensus est critiqué par certains, car la rapidité du transit est relativement fluctuante d’une personne à l’autre et l’appréciation uniquement sur 90 minutes peut manquer un certain nombre de SIBO plus tardif. De plus, le nombre de patients retenus positifs pour un SIBO avec méthane est nettement augmenté puisqu’on ne tient plus compte de la nécessité d’une augmentation du méthane durant le test.

Importance de différencier une fermentation à hydrogène ou à méthane.

Il est important de différencier une fermentation à hydrogène ou à méthane. Dans un intestin sain, les aliments sont digérés et absorbés par la paroi intestinale pour aller dans le sang. Dans le SIBO, les bactéries en excès se précipitent sur les hydrates de carbones pour les fermenter, produisant ainsi de l’hydrogène en excès. Toutefois l’intestin contient différents autres organismes, dont les archéa, qui se nourrissent d’hydrogène et qui produisent du méthane. Diverses études ont montré que ces flores qui produisent du méthane en excès ne sont pas si bonnes pour notre intestin. Le problème principal de l’excès de méthane est la constipation (23). De plus, ces flores méthanogènes augmentent l’absorption des acides gras volatils et sont reliées à une augmentation de la prise de poids et du risque d’obésité (24). On a pu également montrer, chez des personnes obèses avec un BMI de plus de 30, que celles qui avaient une flore méthanogène avaient en moyenne 25 kg de plus que ceux qui n’avaient pas de méthane. Différencier une fermentation à prédominance hydrogène ou méthane permet de mieux cibler le traitement. On sait que beaucoup d’archéa qui produisent du méthane sont résistantes à des plantes antimicrobiennes ainsi qu’à des antibiotiques classiques utilisés dans le SIBO et il faut dès lors utiliser d’autres stratégies thérapeutiques.

Le cas particulier de l’hydrogène sulfureux

L’hydrogène sulfureux (H2S) est produit en partie par des bactéries appelées SRB (sulfur reducing bacteria). Les bactéries SRB les plus fréquentes sont le désulfovibrio et le bilophilia. Ces bactéries ont la capacité de produire du sulfure et en présence d’une augmentation de l’hydrogène, elles peuvent produire de l’hydrogène sulfureux. La production d’hydrogène sulfureux ne dépend pas seulement des bactéries du microbiote, mais semble en relation avec une perturbation du métabolisme des sulfures pouvant être liée à des pesticides comme le glyphosate (Roundup). Les gens qui produisent de l’H2S peuvent éructer des gaz sentant l’œuf pourri. Elles souffrent plus fréquemment de douleurs articulaires, de fibromyalgie, d’irritation de la vessie (cystite interstitielle), car l’hydrogène sulfureux est toxique pour le muscle détrusor de la vessie.

Un dosage fiable du H2S n’est actuellement pas disponible et lors d’un test respiratoire, c’est la présence d’une courbe plate qui fait suspecter ce gaz. En effet la production de méthane et d’H2S est en balance. Si l’H2S est présent, alors les valeurs de méthane et d’hydrogène sont basses et les courbes d’H2 et de méthane restent plates. La Dresse Siebecker utilise un test particulier fait par le laboratoire RED labs. Ce test est appelé TH1/TH2 immune balance et donne une bonne appréciation de la présence d’hydrogène sulfureux.

Autres examens à considérer lors de troubles digestifs

Les tests respiratoires ne permettent que d’évaluer une fermentation bactérienne de l’intestin grêle (SIBO). Toutefois, ce test n’évalue pas d’autres pathogènes comme les champignons (candidose), les protozoaires ou encore les virus. De plus, le test respiratoire ne nous permet pas d’évaluer la présence d’une perméabilité intestinale, d’une inflammation intestinale ni la fonction digestive impliquant le pancréas, l’estomac ou la vésicule biliaire. Dès lors, pour avoir une idée plus complète des troubles digestifs, il est quelquefois nécessaire de considérer d’autres tests selon la clinique:

Le test des métabolites organiques urinaires (MOU) :

Le MOU peut nous renseigner sur la présence d’une candidose ou d’autres champignons ainsi que sur l’activité métabolique des clostridiums (impact sur les neurotransmetteurs).

Les examens sanguins

Les examens de sang classique peuvent donner des informations précieuses. Ainsi, une augmentation des leucocytes peut indiquer une infection bactérienne. Une lymphocytose évoque plus un problème viral ou une éosinophilie peut évoquer une allergie, une intolérance à l’histamine ou une parasitose. Une baisse des hormones thyroïdiennes peut expliquer un colon irritable avec constipation.

Les examens dans les selles :

Un examen de digestion des selles peut nous donner des indications sur la qualité de la digestion des graisses, de la cellulose ou des protéines animales. Le dosage de l’élastase fécale est un indicateur de la fonction pancréatique. Le dosage de la calprotectine nous donne une indication d’inflammation intestinale et le dosage des IgA est important pour évaluer l’immunité de la flore intestinale. En effet, les IgA sont réduits lors de stress, d’inflammation ou d’infection chronique. Le dosage de la zonuline est quant à lui un indicateur de la perméabilité intestinale

L’analyse du microbiote par séquençage génétique

Finalement, l’analyse du microbiome par PCR et séquençage génétique peut donner des indications utiles quant à l’état du microbiote autant concernant les bactéries pathogènes que la flore amie.

Ce type d’analyse reste encore très peu pratiqué et il existe peu de laboratoires compétents dans ce type d’analyse. L’analyse par séquençage génétique du microbiote représente vraisemblablement l’avenir. Alors que les spécialistes du SIBO se concentrent sur l’intestin grêle, des nutritionnistes ainsi que des spécialistes du microbiote suspectent le rôle néfaste de l’écosystème du gros intestin sur l’intestin grêle. Le SIBO pourrait être également la conséquence de transfert de bactéries opportunistes vers l’intestin grêle de différentes façons (valve iléo-caecale, translocation). C’est pourquoi la prise en charge d’un SIBO nécessite de restaurer un microbiote sain et protecteur. Dans le futur proche, l’analyse du microbiote nous permettra de mieux cibler les traitements agissant sur le microbiote.

Dr. A. D’oro

Références

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  5. Weinstock LB « Restless legs syndrome is associated with irritable bowel syndrome and small intestinal bacterial overgrowth. »Sleep Med. 2011 Jun;12(6):610-3.
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  23. Kunkel D « Methane on breath testing is associated with constipation : a systemic review and meta-analysis » Dig Dis. Sci. 2011 Jun ;56(6) : 1612-8
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Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: http://www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

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79 Commentaires
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Léa
Léa
2 années il y a

Bonjour,
Dans votre article, vous ne parlez que du SIBO à hydrogène et méthane. Quand est-il du SIBO au methyl-acéthane ?
Merci de votre réponse,
Cordialement
Léa

reveille christophe
reveille christophe
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Dr A. D’ORO
Effectivement, j’ai également fait une analyse des gaz avec le protocole du Dr DONATINI, et les résultats sont:
H2 : 0 > 0
Methylacetate : 18,5 > 19,5
H2S : 0 > 0
NO : 0 > 0
Donc, rien d’autre que du Methylacetate !
Rien sur l’hydrogene ou sur le methane!
Cela voudrait dire que ce test ne me sert a rien pour la recherche d’un SIBO?
ou que mes symptômes de flatulences malodorantes (tres peu de ballonement, pas mal au ventre, pas d’autres symptômes particuliers..)
viendraient d’une autre cause que celle d’un SIBO?
Merci pour votre reponse,
Cordialement,
christophe

Denise
Denise
2 années il y a

Cette approche serait peut-être le remède à ma toux chronique qui dure depuis +10 ans. Dans la médecine traditionnelle, j’ai vu à peu près tous les spécialistes et passé beaucoup de tests sans avoir rien trouvé, à part une hernie hiatale. Le seul remède qui n’en est pas un, d’après moi, car ça ne guérit rien, c’est de me prescrire un inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) à vie, me dit-on. Je l’ai essayé 3 mois et rien n’a changé alors, je l’ai arrêté graduellement.
Au Québec, je ne sais pas à qui m’adresser pour ce genre d’approche, plus holistique.
Merci de me mettre sur une piste.
DV

WACHTER
WACHTER
2 années il y a

Bonjour Dr
Suite a nos échanges sur mon manque d’acidité et reflux ,une naturopathe formée par le dr Donatini m’a trouvé au test du methylacetate.
Je vais commencer le traitement préconisé*
qu’en pensez vous.
NB
je suis réveillé toutes les nuits a 2 h du matin par un reflux
Cordialement

Veronique Schneider
Veronique Schneider
2 années il y a

Bonjour, ma fille 19 ans a la maladie d’Hashimoto repèree il y a 2 ans et depuis 4 mois continue de maigrir malgré des repas satisfaisants. Du à une inflammation du colon il y a un an (SIBO), elle est devenue began depuis 2 ans. J’aimerai faire faire des analyses et vous consulter. Je suis inquiète de par sa maigreur. Mon numéro de tel: 0616987897
Nous sommes à Nice à l’heure actuelle.
Veronique Schneider

Rebecca
Rebecca
2 années il y a

Bonjour,
Je parcours votre site avec un grand intérêt. Vos articles sur le SIBO ainsi que le RGO sont très complets et truffés d’excellentes recommandations.
Récemment j’ai fait le test de la FUT2, celui-ci révèle que je suis sécréteur mais présente tout de même une anomalie. Le praticien qui me suit m’a recommandée la prise de Fucosyl. Malheureusement ce produit n’est pas disponible sur le marché français. Sauriez-vous si je pourrais me le procurer en Suisse ?
En vous remerciant par avance de l’aide apportée.
Bien à vous
Rebecca F.

Carine
Carine
1 année il y a
Reply to  Rebecca

Bonjour je pense que le produit existe c’est le Fucodyn non ? Labotaroire Bionutrics
Je l’ai essayé j’étais mieux mais pas longtemps.

Yves Roy
Yves Roy
1 année il y a

Bonsoir je suis de Montréal j’ai 57 ans et depuis novembre 2017 suite à une banal constipation j ai du me rendre à la hôpital pour recevoir 2 lavements ( environ 1 litre et demi d eau ou autre solution) et cela a plus au moins fonctionnė et il M ont fais boire du Peglyte 4 litres ( produit a prendre pour vider les intestins avant une coloscopie )rendu chez moi et depuis ce moment j ai problème intestin j ai perdu 24 kilo ( 54 livrex) et je pèse 47 kilo ( 106 livres) j ai passé toute les test scan caméra à 4 reprises endoscopie coloscopie etc et ils ont rien trouvé à part de dire bon tu a un colon irritable et jamais auparavant j ai eu de problème de santé et surtout pas au niveau intestinal .cela ressemble à tous les points de vu à un sibo .Mal de ventre à chaque fois que je mange ballonnement carence b12 début anémie selle anormal constipé à répétition dépressif j ai plus de vie .ici a Montréal il ne connaisse pas beaucoup le Sibo.j ai passé le test respiratoire (lactulose) qui indique anormal et la on me demande de passer le test avec le glucose pour être certain d un bon résultat je sais pas si cela a du sens mais bon .si tel est bien le cas d un sibo quel endroit où médecin américain que vous pouvez me référer? Car je suis en train de mourir à petit feu presque plus capable de manger et surtout aucun sucre sinon effet immédiat. Je sais plus quoi faire il faut que je M en sorte .les laxatifs que je prends à touts les jours ont déduits ma flore .j ai fais faire 2 analyses de selles aux usa à 2 endroits différents mai et décembre dernier et j ai plus de bactérie famille Lactobacillus ainsi que escherichia coli et
Bifidobacterium en quantité minime. Je veux revivre normalement quoi faire qui pourrais m aider ???

Merci beaucoup

Sabrina Le Strat
Sabrina Le Strat
1 année il y a

Bonjour,

j’ai crû comprendre que le test respiratoire nétait pas fiable.
Je suis depuis un an sur un travail(multifacette: alimentaire, compléments, et émotionnel) et j’aimerais contrôler l’avancée de ma porosité intestinale.Quel sont les tests qui puisse m’apporter ce résultat? Parle t-on de zonuline ? ou autres recherches? Comment procéder à cette analyse et auprès de quel laboratoire?
Un intestin se répare en combien de temps? je pense que cela est long.Je suis le régime GAPS, c’est celui qui me convient le mieux, mais lorsque je réintroduit un aliment, la constipation revient très rapidement avec de vives douleurs intestinales.Alors je pense que c’est signe que l’intestin n’est pas encore réparé.
Merci pour vos conseils
Sabrina

popogramme
popogramme
1 année il y a

Bonjour,
Merci pour vos articles bien documentés. Savez vous où il est possible de faire ce genre de test à Lyon, auprès de quel médecin s’adresser ?
Merci

Dorine
Dorine
1 année il y a
Reply to  popogramme

Bonjour,

Pourriez vous me donner des conseils alimentaires pour un sibo hydrogène.
Quelles sont les aliments à éviter et à privilégier ?
En cas de dysbiose, et dans le cas de sibo hydrogène, la prise de spiruline ou d’acide aminé n’aggraverait pas ma situation digestive ( je voudrais traiter sur ma chute de cheveux persistante)
Merci pour vos conseils.

mabertheee
mabertheee
10 mois il y a
Reply to  popogramme

oui, le chu Edouard Herriot

Lsch
Lsch
1 année il y a

Bonjour docteur,

Rectoclite, spondylarthrite, fatigue chronique déprime, etc. Bref vie qui est un enfer.
J’ai réalisé deux examens se rapportant à la flore (entre autres très nombreux examens).
1) Analyse des métabolites urinaires avec un taux très élevé de 4-OH-Phénylacétate (dans le rouge, et au delà si la page était plus large taux 99.30 mmol/m cr
2) Breath test, tout normal sauf methy acetate à “28” très élevé d’après le médecin.
Aucune amélioration avec les traitements désinfectant (origan, etc) a vrai dire j’ai l’impression que c’est pire et qu’on se trompe de cible, ou qu’on utilise pas la bonne arme.
La seule chose que me soulage, c’est de ne pas manger.
Avez-vous une idée pour moi?
Merci 🙂

scherer
scherer
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Docteur,

Je vous remercie pour votre réponse. Hasard “amusant” j’ai justement entre mon message et votre réponse commandé deux kit d’analyse (histoire de vérifier la pertinence des informations) l’un chez Luxia scietifique, (qui semble assez basique et assez cher d’ailleurs) l’autre chez viome (USA) qui semble bien plus complet.
A suivre…

Scherer
Scherer
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Cher docteur,

Tout d’abord, je vous remercie pour votre réponse.
Votre suggestion de diète élémentaire est intéressante, j’avais d’ailleurs cherché à la pratiquer, sans toutefois trouver les produits adéquats pour ce faire. Connaissez-vous une gamme de produit qui pourrait faire l’affaire?
J’ai deux examens d’analyse de la flore qui sont en cours. J’espère pouvoir quantifier/identifier les déséquilibres qui me minent.
J’ai déjà consommé du VSL3, sans résultat cependant. Et je ne connais malheureusement pas de médecin à proximité pratiquement le lavement aux probiotiques.
Egalement, j’envisage de réaliser un jeûne de 21 jours. J’aimerais toutefois le réaliser après avoir identifier (et traiter si c’est possible) une infection “froide” de la flore intestinale…

Bien à vous

Scherer
Scherer
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Cher docteur,

J’ai reçu les résultats du florinscan plus, et miracle (dans le sens ou je n’y croyais plus), on a pu mettre en évidence des gros déséquilibres (Escherishia, enteroccocus et surtout Geotrichum – 1000x la concentration normale) dans la flore.
Vu que les thérapies douces n’ont rien donné (berbérine, huiles essentielles etc.), je suis traité avec de la nystatine et du gabrorral.
J’ai commencé le traitement il y a deux jours et c’est déjà le jour et la nuit. Je suis dans une forme qui m’est inconnue depuis des années, je n’ai plus mal au dos, et mon ventre dégonfle.
Ma seule inquiétude est que cela ne continue pas après le traitement car il a été décelé aussi une faiblesse immunitaire via un taux d’IGA secretoire dans les intestins très faibles (observation déjà faite à l’époque par le pédiatre qui me suivait pour de nombreuses infections bébé). Je sais que je dois me détourner des sucres, mais j’ai peur que cela ne soit pas suffisant. Entre temps, je savoure ma forme retrouvée :). Merci pour vos bons conseils. Un docteur qui connait ces problèmes, c’est rare, et c’est rassurant.

Alexandre
Alexandre
1 année il y a

Bonjour Docteur, je ne sais plus sur quel pied dansé. Depuis plus de deux mois j’ai des symptômes ressemblant beaucoup à un IBS-C. Le plus handicapant est l’hypersensibilité viscérale au niveau de l’estomac. Des douleurs insupportables qui se déclenchent en cours des repas et peuvent durer plusieurs heures par la suite. J’ai fait un Florinscan plus qui montre un gros déficit en lactobacillus, une flore de putréfaction prédominance, une légère augmentation de l’Alpha-1-antitrypsine et un iGAs très bas. Je prends des probiotiques, des souches reconnues pour soulager l’hypersensibilité viscérale et essaie de m’alimenter avec des aliments riches en prébiotiques. Je fais des yaourts au soja de 24h car je ne supporte plus le lactose. Je constate une nette baisse de la douleur et une meilleure tolérance aux aliments.
J’ai fait aussi le test respiratoire et je sais pas quoi en penser : positif à l’acinetobacter soit le gaz Méthyl Acétate. Il parait que ça correspond à une gastroparésie. Le H2 est à 0.Ce qui est frustrant c’est que le méthane n’est pas mesuré. La naturopathe me conseille d’arrêter les probiotiques et de prendre les myceliums. Que me conseillez-vous de faire ? Dommage que vous êtes en Suisse, vous ne faites pas de consultations à distance par hasard ? Merci pour votre aide.

Apolline Leclerc
Apolline Leclerc
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour m. D’Oro,
J’ai découvert récemment dans mon laboratoire d’analyse médicales à Lyon qu’un labo effectué un nouveau bilan complet du microbiote intestinal: labo biopredix. En avez vous entendu parler? Qu’en pensez vous?
Merci pour votre réponse éclairée

Rom
Rom
1 année il y a

Bonjour

Le test réalisé au lactulose est-il le même que celui proposé au Lactose?
je pense refaire un test fiable sur 3h sur Paris mais il n’y a que le lactose ou glucose de proposé

merci bien

franquet
franquet
1 année il y a

Bonjour mr comment je peux tester mon microbiote du grêle avec des tests autres que respiratoire en France pour connaitre les déséquilibres?

Sabrina
Sabrina
1 année il y a

Bonjour,
Après un test respiratoires on a pu détecté une fermentation hydrogène.
J’ai pris adp en comprimés en traitement de 2 mois. Il me semblait que pour l’hydrogène le thym était plus adapté que l’origan (contenu dans l’adp.) Qu’en pensez vous? Si tel est le cas, vous me conseiller quel comprimé ?
Merci

Guillaume
Guillaume
1 année il y a

bonjour et d’avance merci pour l’aide que vous proposez, ne serait ce pour le temps que vous prenez pour nous répondre. Mon fils vit un calvaire depuis plusieurs années, il oscille entre constipation, diarrhées , ballonnements omniprésents et douleurs. A cela s’ajoute une très grande fatigue, perte d’energie et syndrôme dépressif.
Je m’interresse depuis peu au SIBO et j’aimerai qu’il puisse faire ce test respiratoire. Pourriez vous me dire s’il soit être fait à l’hôpital, en laboratoire ou à distance. Quels sont les lieux en France?
La seule fois où il a vu un gastro entérologue on lui a dit que c’etait un stress. Aucunes explorations supplémentaires! du macrocol seulement.
Merci d’avance
Guillaume

Guillaume
Guillaume
1 année il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Docteur.
merci pour votre réponse. Je suis intéressée par ces tests avec l’appareil professionnel Quintron. J’espère que vous nous tiendrez au courant dès qu’il sera disponible sous forme de kit.
En faisant mes recherches , je suis tombée sur ce laboratoire suisse qui fait aussi des tests respiratoires sous forme de kit. Qu’en pensez vous? (https://foodintolerances.org/fr/tests-respiratoires/)
merci d’avance
cordialement
Guillaume

Claudez
Claudez
1 année il y a

Merci de parler de cette maladie méconnue !
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur comment soigner le SIBO, j’ai trouvé des infos très claires sur le site https://sibo-traiement.fr/

STEHLY
STEHLY
1 année il y a

Bonjour Docteur,
Je suis désespérée celui fait 8 ans que j’ai des ballonnements en dessous du nombril avec constipation. J’ai dépensé une fortune entre prise de sang non remboursé et compléments alimentaire. Un seul produit m’a aidé sur 3 semaines et puis plus d’effet.
Même en respectant mes intolérances produits laitiers, gluten, œufs rien n’y fait.
Dès le matin je ballonne au réveil en fait cela ne s’arrête jamais . je ne sais plus quoi faire … Aucun résultat avec la méthode Donatini… Ma constipation va mieux avec les graines de chia, mais rien a changé avec ce ventre gonflé… Je suis désespérée… Merci d’avance. Bien Cordialement Carine S.

Havard
Havard
11 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour,
Les kits du laboratoire MGD sont-ils disponibles SVP?

Villard
Villard
11 mois il y a
Reply to  Havard

Bonsoir,
Cela va faire 3 ans que je suis « handicapée »par des diahrrées dès le réveil et toute la journée auxquelles ballonnements,gaz et spasmes douloureux viennent se rajouter. Tres difficile dans mon cas de travailler normalement et avoir une vie sociale. Après toute une batterie de tests(sanguins,coproculture,coloscopie,fibroscopie…) une inflammation de tout le système digestif a été détectée(estomac,intestin et colon). On m’a conseillé un régime Fodmaps que j’ai du mal à respecter de part mon travail. Je prends beaucoup de compléments alimentaires ainsi que des probiotiques…mais pas vraiment d’ameliorations significatives. Les Dr me disent que c’est une colopathie fonctionnelle amplifiée par le stress. Ok peut-être mais c’est tout on me laisse comme ça sans approfondir. Donc c’est à moi de me débrouiller seule et de trouver des solutions sur le net. Je viens de découvrir le Sibo. J’allais donc prendre rendez-vous pour faire un test respiratoire mais en France il n’y a que le petit appareil manuel et je lis sur votre site qu’il vaut mieux attendre les kits du laboratoire MGD plus fiables. Comment se les procurer? Sur quel site? Que me conseillez-vous comme tests à faire pour mes diahrrées? Merci à vous.

aurelie andrisse
aurelie andrisse
11 mois il y a

Bonjour cher Docteur,
Je découvre le SIBO et par la même occasion votre travail. Ceci est passionnant.
Peut-être une réponse à mes problèmes depuis 30 ans !!
Je vis sur Nantes, aussi auriez-vous un(e) confrère à me recommander dans la région pour une prise en charge ? Je suis démunie avec la médecine classique et je ne sais vers qui me tourner, mes crises vont en s’accentuant en plus de la gêne quotidienne.
Un grand merci
Cdlt
Aurelie

Villard
Villard
11 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Dr,
Merci pour votre réponse. Je vais commander 1 kit chez MGD. Mais où faire cet IBS test? Je ne suis plus suivie par aucun docteur à part mon référent généraliste. Ce test est une prise de sang semble-t-il. Puis-je la demander sans ordonnance dans n’importe quel laboratoire en France? Et de même pour le test des métabolites organiques urinaires?
Quant est-il du bilan du microbiote intestinal par séquencage génétique proposé par Luxiz scientific? Dois-je le faire également?
Merci de votre précieuse aide.

NAUMANN
NAUMANN
10 mois il y a

Bonjour docteur et merci beaucoup pour vos publications.
Comme beaucoup ici cela fait plusieurs années que je passe de médecins en médecins pour traiter des symptômes. J’ai même subi une opération pour traiter les reflux qui n’a pas amené grand chose. La semaine dernière j’apprends l’existence du SIBO qui semble rassemble tous les symptômes que je subi. Je ne souffre cependant pas de constipation ni de diahrée mais je fais énormément de sport. Par contre je souffre de dyspnée qui apparemment ne fait pas partie des symptômes. Comme je vis en France et qu’un testé au lactulose est difficilement faisable, comment procéder pour faire le test MGD que vous proposez à Genève ?
Merci à vous
Cordialement
Frank

Lshr
Lshr
9 mois il y a

Bonjour Docteur,
Tout d’abord merci pour ces informations, très utiles!
Je souhaiterais vous interroger concernant une enzyme: la phosphatase alcaline intestinale.
Cette enzyme semble jouer un rôle important dans le maintien d’une santé intestinale de qualité (perméabilité, flore intestinale, détoxification etc.).
J’ai réalisé dernièrement une prise de sang ou celle-ci à été dosée (une fraction passe dans le sang). Le résultat est de.. 0. Pas de PAL intestinale. Le médecin qui m’a prescrit cela m’a dit que “c’est bien car quand c’est élevé, cela traduit une inflammation”. Or dans les études récentes assez nombreuses (comme ici: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5339520/ ) un taux (trop) bas (et on ne peut pas faire plus bas que 0 🙂 ) serait tout à fait délétère. Vrai ou faux problème?
Je suis atteint de la triade maladie inflammatoire des intestins/colon irritable/spondylarthite avec retentissement très important sur la forme général.
Les effets d’un taux faible de PAL correspondent tout à fait à ma situation. (Endotoxémie, trouble de l’absorption des graisses, inflammation chronique des intestins etc.)
Merci d’avance 🙂

Bruneteau
Bruneteau
9 mois il y a

Bonjour Docteur,

Pourriez vous me dire ou se pratique le test respiratoire afin de déterminer l’hydrogène et le méthane.
Problème : mal de ventre, flatulences, mauvaise haleine, je vais aux toilettes de nombreuses fois par jour voir 6 fois. Je dois effectuer prochainement une colposcopie.
Je vous en remercie par avance.
Je suis dans le 93 à proximité ou éventuellement sur Paris.
E pas faire apparaître mon nom mais mon prénom Martine

Bourdais
Bourdais
8 mois il y a

Bonjour Docteur et tout d’abord merci pour ce partage
Je souhaiterai vous poser deux ou trois questions
Je viens de faire mon deuxième test respiratoire avec la méthode du docteur Donatini, après 4 mois de compléments alimentaires naturelles ( nutrinflam, nutridetox, nutriph, iode, zinc…..), et celui-ci révèle un bas taux d’hydrogène et de méthane soit un intestin où il n’y a quasiment plus de bactéries. Je trouve ça très bizarre, il est vrai que j’étais à jeun de 15h! Depuis ces 4 mois, je me sens beaucoup mieux, je vais à la selle tous les jours. J’ai changé ma façon de m’alimenter(plus de lactose, réduction massive du gluten et du sucre, je n’achète que du sucre naturelle) A la base, j’ai un lichen vulvaire qui est clairement pour moi dû aux céréales raffinées et une alopécie androgénétique. Pensez-vous vraiment que ce test dit vrai? Et quel autre test puis-je faire pour vérifier ça? De même que l’oligoscan qui révèle un taux de zinc qui n’a pas bougé après 4 mois de prise de zinc en compléments alimentaires! Que pensez-vous de l’oligoscan? D’avance merci

Bourdais Magalie
Bourdais Magalie
8 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Merci pour votre réponse. Effectivement, l’oligoscan c’est de la pure arnaque qui dit tout l’inverse par rapport à une prise de sang. Mon taux de zinc est normal et je suis très contente. Par contre je souhaitais vous poser une autre question. J’ai depuis un an et ça ne bouge pas,la présence d’anticorps anti TPO (30 UI/ml)et anti TG (120 UI/ml) avec une TSH, T3 et T4 normaux, qu’est ce que cela signifie?
Enfin ma ferritine est à 7ng/ml ce qui est très bas, qu’est ce que vous conseillez de prendre pour vite la faire remonter, à savoir que les Tardiferons et Ferograd ça ne marche pas ou du moins c’est trop lent!
Un grand merci d’avance. Cordialement

Laurent
Laurent
8 mois il y a

Un article excellent, extrêmement bien documenté et référencé sur le test respiratoire, remis à jour régulièrement, sur les hôpitaux correctement équipés en France, Belgique et Suisse, aussi que le protocole précis du test et sa préparation.

https://www.facebook.com/notes/ela-marmotte/o%C3%B9-passer-un-test-de-d%C3%A9pistage-de-sibo-et-protocole-de-pr%C3%A9paration-au-test-respi/359238791431083/

Jeanne
Jeanne
7 mois il y a

Bonjour,
Est ce que le Subi peut à moins terme engendrer de l’asthme et de la rétention d’eau
Merci

Sylvain
Sylvain
5 mois il y a

Bonjour Docteur,
tout d’abord merci pour ces articles liés au SIBO, je trouve que le contenu de votre site est un des plus complets que l’on puisse trouver (et en Français), une vraie mine d’informations, et très bien écrite, très claire.
Je souffre depuis 7 ans de troubles digestifs inexplicables qui sont allés de mal en pis : nausée, ballonnements, constipation, reflux, langue blanche, fatigue voire épuisement… Il y a un an je me suis senti au plus bas, et j’ai commencé à m’intéresser au SIFO d’abord, puis le SIBO. Le régime anti-candidose durant trois moins n’a pas réglé mon problème et à côté de cela la recherche d’anticorps anti-candida, l’analyse de selles et prélèvement sur la langue pour le candida n’ont rien donné non plus.
Depuis peu j’ai pensé au SIBO (ayant pris des IPP pendant 5 ans et ayant une thyroïdite d’Hashimoto), je viens tout juste d’effectuer le test respiratoire au lactulose via Sibolab en Allemagne, qui semble mettre en évidence un SIBO de type méthanogène, mais je n’en suis pas sûr car j’ai un peu de mal à interpréter correctement ces résultats.

Voici les données en ppm (respectivement hydrogène H2 puis méthane CH4) :

Basal : 2 – 48
20 min : 2 – 36
40 min : 0 – 39
60 min : 0 – 42
80 min : 0 – 33
100 min : 0 – 24
120 min : 0 – 33
140 min : 0 – 21

Pourriez-vous me donner votre avis sur ce résultat ? Qu’en pensez-vous ?
Je vous remercie

Sylvain
Sylvain
4 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Docteur, et merci pour votre réponse.

J’ai justement déjà bien exploré cette piste là l’an dernier : pas de mauvaise conversion T3=>T4, pas de taux de T3 avec T4 dans la norme, pas d’insuffisance ou fatigue surrénale. Je suis désormais sous L-Thyroxin avec une TSH assez basse (en dessous de 1), c’est là que je me sens le mieux. Ma thyroïde semble malgré tout un peu ralentie mais je pense que ma dysbiose a été installée avec les IPP. Selon moi je cumule SIBO méthane et SIFO.
Depuis peu grâce a un protocole anti-constipation à l’aide de laxatifs et prokinétiques naturels (triphala, sels de Nigari, flush vit C), j’améliore mon transit qui était bloqué. Je suis également un régime low fodmap (diète biphasique de Nirala Jacobi) ce qui réduit mes symptômes du SIBO mais je suis toujours très fatigué et sans énergie : c’est même pire depuis cette diète, sur ce plan.
A noter que le test du verre d’eau à jeun est “plus que positif” au candida.
Je sors de deux semaines de Fluconazole 100, j’ai ressenti un très léger mieux puis une grande période de “die off” assez difficile, mais pas d’amélioration durable. J’essaie désormais l’Allimed et l’huile d’origan ADP, mais pour le moment je ne vois pas vraiment d’amélioration. Suggérez-vous plutôt de traiter le SIBO en premier ? Un SIFO y semble associé mais je n’ai “aucune preuve médicale” pour l’instant ce qui complique les choses… Ma dysbiose est ancienne donc je pense aussi à une accumulation de biofilms.
J’aimerai tenter un round d’antibiotique Rifaximine + Flagyl (j’ai déjà les deux) mais je voudrais d’abord faire une cure de disruption de biofilms de type 2.

Selon vous, dans quel ordre dois-je faire les choses pour avancer ?
Que pensez de l’argent colloïdal pour traiter ce type de problème ? Après 6 mois d’essais je n’obtient pas vraiment de résultats concluants, sauf avoir trouvé que j’ai un SIBO méthane.

Un grand merci une fois de plus vos réponses, et pour votre blog qui est une mine d’or pour les malades comme nous.

Sylvain
Sylvain
3 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Docteur, et merci pour votre “réponse de suivi”. Le SIBO méthane semble bien être établi chez moi, d’après votre lecture plus haut (test respiratoire).
Cela fait 3 semaines que je prends un disrupteur de biofilms de type 2, mon SIBO/SIFO étant ancien et récalcitrant avec de nombreux symptômes très handicapants. Je vais attaquer un traitement sur 9 semaines en septembre en suivant les 3 premières semaines les recommandations du Dr Rao : Fluconazole et Rifaximine, comme vous le suggérez, puis continuer avec de l’herbothérapie (origan, neem, allicine…). Je me suis procuré le Flagyl que je voulais prendre en combiné avec la Rifaximine mais j’ai peur que cela joue sur mon SIFO de manière défavorable.
Mon problème principal est de ne pas savoir quelle souche de candida pose le plus problème. Je me sens très fatigué et le “test du verre d’eau” montre clairement une “activité fongique avec biofilms”. Le Fluconazole, l’acide undécylénique de Thorne semblent n’engendrer que des améliorations partielles et temporaires. Le test des MOU serait intéressant mais ne montre pas la souche de candida. Peut-on penser à candida glabrata, résistante aux azoles ? Qu’en pensez vous ?

Sylvain
Sylvain
2 mois il y a
Reply to  Dr. A. D'Oro

Bonjour Docteur, merci pour votre réponse. Je vais tenter l’examen des selles pour une identification des souches de candida possibles.

Après 45 jours de prise de disrupteurs de biofilms, pour traiter mon SIBO methanogene et SIFO, j’attaque désormais 9 semaines de traitement avec alternance Fluconazole, Rifaximine, HE d’origan, Allimed, Neem, complexe de Berberine, acide undecylenique de chez Thorne Research… en rotation chaque semaine.

Je prends aussi depuis plus d’un mois 1g de Resolor chaque soir 4h après le repas. Cela aide considérablement à lutter contre la constipation, et je me sens moins nauséeux le matin également. J’aimerai à terme descendre à 0,5 g mais avec 1 g je ne ressens (pour l’instant) pas d’effets secondaires.

La question que je me pose est : dois je continuer de prendre le Prucalopride durant mon traitement antibio/herbo ?
Ou cela a pour conséquence une évacuation « trop rapide » pour que les antibiotiques fassent leur effet ?
Je précise qu’avec cette dose, j’ai une bonne évacuation complète par jour sans utilisation de laxatifs (sauf café 2x/jour, boisson au gingembre frais à chaque repas).

Merci par avance pour votre réponse.
Bien à vous

Anaïs schauli
Anaïs schauli
5 mois il y a

Bonjour,

Je me permets de vous contacter car j’aurais besoin de vos éclairages.
Je souffre depuis quelques mois de troubles au niveau du transit et aucun médecin n’a pu me diagnostiquer (toutes mes analyses sont bonnes: TSH, calprotectine, analyses selles parasitologies…).
Je suis allée voir ensuite une naturopathe qui m’a fait faire le Gazdétect et m’a trouvé une surabondance de méthyl acétate.
Son protocole est le suivant:
– assainir la cavité buccale avec de l’eau oxygénée diluée
– prendre de la L citrulline le matin à jeun (apparemment pour la vidange gastrique)
– pendant le petit-déjeuner prendre (i) leatiporus + HE citron gingembre tea tree et (ii) ganoderma + chénopode + ortie et (iii) pollen de cistes (je ne sais pas trop à quoi sert tout cela, je n’ai pas vraiment eu d’explications)
– prendre dans la journée du pianto barouk (pareil, je ne sais pas pourquoi elle me l’a “prescrit”)
– boire tout au long de la journée de l’eau infusée au safran (apparemment pour me “détendre”)
– et suivre le régime fodmaps pendant 2-3 mois (pour aider à l’élimination des mauvaises bactéries)
J’ai par ailleurs fait le test sanguin (non prescrit par un généraliste car trop formaté par leur médecine traditionnelle) de recherche de candida albicans. Le résultat est le suivant: “présence faible d’arcs en immunoélectrophorèse sérologie faiblement positive mais non significative actuellement, à confronter au contexte clinique et thérapeutique”.

J’ai donc commencé à me renseigner un peu plus sur les produits recommandés par ma naturopathe, et je suis tombée sur un de vos articles “Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer”
Selon vous:
– gazdétect n’est pas assez précis (aucune étude de validation): le mieux est de faire un “vrai test” respiratoire mais a priori en france ce n’est pas possible: comment s’appelle ce test? Pouvez-vous me diriger vers un hôpital ou un professionnel qui le propose?
– méthylacétate comme reflet d’une fermentation vinaigre n’est pas prouvé scientifiquement;
– pas d’études d’efficacité sur l’utilisation de ces champignons
– le mieux est de faire un test par séquençage génétique du microbiote plutôt que le test proposé par Florinscan: Florinscan n’est pas assez précis/fiable? Où peut-on faire un tel test par séquençage génétique?
– quel test vraiment probant et fiable permet de détecter un candida albican/un sibo? le test par séquençage génétique? une analyse de selles?
– comme probiotiques, si candida/sibo avéré, le proviotic candida est-il recommandé?
– L citrulline: qu’en pensez-vous (pour une action sur la vidange gastrique)? Est-ce recommandé?
– l’ADP est plutôt efficace mais à prendre avec un antimicrobien pour améliorer son efficacité: quel antimicrobien est recommandé?
– que pensez-vous de la glutamine, conseillée dans les traitements contre la dysbiose?

Je m’excuse d’avance pour toutes ces questions, mais j’espère sincèrement que vous aurez le temps de me répondre, car honnêtement en France il est vraiment compliqué de trouver quelqu’un qui s’y connait sur le sujet….

Je vous remercie infiniment par avance de votre réponse,
Bien cordialement,
Anaïs

Simon Löfler
Simon Löfler
2 mois il y a

Bonjour Monsieur,

je vous contacte car j’ai des problèmes de digestion depuis 3 ans qui m’embêtent énormément et j’ai quelques questions.

J’ai des diarrhées chroniques depuis un traitement au Flagyl pour une amibiase au retour d’un voyage en avril 2017. Les examens parasitologiques sont normaux depuis longtemps. J’ai la tête qui tourne en permanence, une impression de brouillard, une énorme difficulté à me concentrer, des pertes de mémoire, des paresthésies et sensations de “ressort” dans les doigts et le long de mes muscles, ainsi que le nez congestionné depuis 3 ans, avec perte du goût et de l’odorat.
J’ai essayé de nombreux traitements phytothérapeutiques dont l’ADP Biotics ainsi que Dysbiocide et FC Cidal, des antibiotiques prescrit par des médecins (contre un parasite Blastocystis dont on doutait de sa pathogénicité que je n’ai désormais plus depuis septembre 2019), suivi un traitement de médecine chinoise et fait de l’acupuncture… sans effet notable à long terme
.
J’ai fait il y a 6 mois une analyse de microbiote GI Effects chez Genova qui retrouve un rapport Firmicutes/Bactéroidetes diminué à 9, un comptage de bactéries fortement supérieur à la normale dans l’intestin, des IGA intestinales au double de la norme ainsi que la présence de bactéries sulfato-réductrices (desulfuvibrio) en grand nombre.
J’ai essayé de faire un régime FODMAP sur 5 mois : sans effet. Je suis depuis août un régime bas en éléments soufrés (low-sulfur diet) et je ne vois pas non plus d’amélioration franche de mes symptômes. Je remarque en revanche que dès que je mange des alliacés, du cacao, mange des oeufs ou bois du café, les symptômes sont exacerbés et j’ai dans la demi-heure des sautes d’humeur (colère sans raison), d’importantes paresthésies dont engourdissements, sensations de chaleur/froid dans les membres, suivies de douleurs sous les côtes au niveau du foie ou de la vésicule et des flatulences très nauséabondes les heures et le jour suivant.
J’ai fait en septembre un test respiratoire au lactulose pour le SIBO qui est positif avec un premier pic à 60 minutes suivi d’un deuxième pic à 110 minutes.
J’ai essayé beaucoup de choses et je vis un vrai calvaire… Je voudrais vous demander si vous avez déjà eu de l’expérience avec un tel cas. Je pense avoir un SIBO à hydrogène couplé d’une prolifération de bactéries sulfato-réductrices dans le côlon (ou la vésicule?) qui entrainent la stagnation de nourriture dans le colon ascendant (bruits d’eau flocfloc comme une poche remplie d’eau de ce côté en permanence) et des douleurs à l’angle anscendant/côlon transverse ou au niveau de vésicule. J’ai fait deux coloscopies et gastroscopies ainsi qu’examens d’imagerie (échographie et IRM) qui sont normaux. Ma langue est tout le temps chargée d’un épais tapis blanc qui tire parfois vers le jaune. Je fais du yoga tous les jours depuis 6 mois pour essayer de faire circuler au mieux les fluides et blocages de mon corps mais je ne vois pas grand effet. Je fais également des bains réguliers au sel d’Epsom et mange et bois des tisanes au gingembre plusieurs fois par jour.
Je voulais précisément vous demander si vous savez comment réduire les bactéries sulfato-réductrices qui, à mon hypothèse, pourraient être grandement responsables de mes symptômes et réorganiser la dysbiose qu’elles engendrent. Savez-vous s’il est possible de se procurer du bismuth en Europe, et si oui, comment et sous quelle forme?
Je suis preneur de toute piste ou conseil que vous trouveriez pertinent et d’aide afin de résoudre cette maladie. Je garde un grand espoir de guérison malgré la pénibilité quotidienne dans laquelle elle me met. J’ai 30 ans.

Simon L.