Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

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Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Prendre en charge un SIBO ne consiste pas seulement à éradiquer l’excès de bactéries de l’intestin grêle par des produits antimicrobiens, que ce soit des antibiotiques spécifiques ou des plantes. Le Prof. Pimentel M., un des plus grands spécialistes du SIBO, écrivait en 2016, dans une revue médicale renommée, que la prise en charge du SIBO nécessitait une approche globale (1). Nous allons voir ci-dessous les éléments déterminants d’une prise en charge globale et efficace. Une approche globale doit en effet comprendre :

  1. Une diète restrictive limitée dans le temps
  2. Des plantes antimicrobiennes ou des antibiotiques spécifiques
  3. Un soutien des processus de digestion et de l’intégrité de la paroi intestinale (leakygut)
  4. Une réduction des facteurs aggravants le SIBO (le stress avant tout)

Une diète restrictive limitée dans le temps

Pour traiter efficacement un SIBO, il faut souvent associer une diète spécifique pauvre en aliments fermentescibles. En effet, le but de la diète dans le SIBO est de minimiser les processus de fermentation en réduisant les aliments fermentescibles. Pour cela, il faut privilégier des aliments pauvres en fibres solubles ou en glucides fermentescibles. Il peut sembler étrange, lorsqu’on souffre d’un SIBO, que les aliments souvent considérés comme sains et favorables pour notre intestin, tels que les aliments fermentés, de nombreux végétaux, céréales et fruits soient mal tolérés et doivent être évités. Mais cela est nécessaire dans un premier temps afin de permettre la réduction des bactéries excessives de l’intestin grêle. Il existe plusieurs diètes possibles utilisées dans le SIBO. Probablement, la plus connue et étudiée reste la diète FODMAP. Les FODMAP désignent un ensemble de sucres à courtes chaînes qui sont contenus dans certains aliments. Souvent ces sucres à courtes chaînes sont décrits comme bons pour la santé. Ils sont en effet de véritables prébiotiques favorisant le développement d’une flore intestinale saine. Toutefois, chez les personnes souffrant d’une pullulation bactérienne de l’intestin grêle, ces sucres fermentescibles provoquent un excès de gaz responsables de nombreux symptômes. L’importance des symptômes varie en fonction de la quantité et du type de gaz produit qui, lui-même, dépend des espèces de bactéries et de leur quantité vivant dans notre intestin. Les FODMAP sont divisés en plusieurs groupes de sucres dont les principales sources sont reprises dans le tableau ci-dessous.

La diète FODMAP fonctionne bien dans les cas de SIBO légers à modérés, et surtout dans le côlon irritable, sans SIBO. Toutefois, dans les formes de SIBO plus sévères, l’ingestion de glucides, même sans FODMAP, peut être mal tolérée en raison de l’importance de la pullulation bactérienne. Il faut dès lors opter momentanément et à court terme pour une diète plus restrictive, par exemple une diète FODMAP pauvre en glucides ou une diète s’inspirant d’un régime paléo (sans FODMAPS + sans céréales, sans produits laitiers et pauvres en glucides). Il est vraiment conseillé d’être suivi par une nutritionniste qui connaît bien ces régimes afin de ne pas souffrir de carences. D’autre part, chez les personnes maigres ou qui ont tendance de perdre du poids, la diète doit être adaptée pour ne pas s’affaiblir et perdre trop de poids.

Dans le choix de la diète, il y a plusieurs protocoles possibles. On peut, par exemple débuter par une diète FODMAP classique et, si après 2 semaines, il n’y a pas de résultats significatifs, on opte pour une diète plus restrictive (paléo, pauvre en glucides). L’autre possibilité, proposée dans la diète biphasique de la Drsse JACOBI, est de commencer par une diète très restrictive (sans céréales, sans produits laitiers et sans FODMAP) et rapidement, dès que la personne va mieux (quelques jours à 2 semaines maximum), de basculer sur une diète moins restrictive en intégrant progressivement certains aliments (fruits, riz, etc.). Dans l’ensemble, ces diètes doivent être limitées dans le temps (entre un mois à 3 mois maximum), car plus de 3 mois, elles peuvent appauvrir notre microbiote et entraîner des carences nutritionnelles. Les meilleurs résultats sont toujours obtenus avec les personnes qui sont bien suivies par une nutritionniste compétente dans ce domaine.

Pour ceux qui ne peuvent pas être suivi par une nutritionniste compétente dans le SIBO, vous avez la possibilité d’être suivi online (via skype, facetime etc.) par Karine D’oro, www.karinedoro.com, qui collabore depuis des années avec moi pour le suivi de mes patients et qui a une grande expérience dans l’accompagnement du colon irritable et du SIBO.

Les traitements antimicrobiens dans le SIBO

Les antibiotiques

La médecine classique s’est attaquée au SIBO comme une infection classique et propose pour cela l’administration d’antibiotiques. Les plus utilisés sont la Rifamixin, la Néomycin ou le Metronidazole. L’avantage des deux premiers antibiotiques est qu’ils agissent principalement au niveau de l’intestin et sont peu absorbés dans le sang. Ces antibiotiques sont utilisés sur des cures de 10 à 14 jours. Souvent, les résultats sont relativement bons, mais il y a beaucoup de récidives, raison pour laquelle les antibiotiques sont utilisés de façon répétitive. Cela semble toutefois ironique d’utiliser des antibiotiques alors que les antibiotiques sont une cause de SIBO. La Rifaximin reste toutefois un antibiotique particulier. Premièrement, il n’est pas absorbé dans le sang et a un effet plus marqué sur l’intestin grêle. Deuxièmement, il ne favorise pas l’apparition de levures (candidose), et de façon incroyable il semble augmenter dans le gros intestin les bactéries amies comme les lactobacilles et les bifidobactéries. Troisièmement, il a un effet anti-inflammatoire sur l’intestin et il est extrêmement bien toléré (effets secondaires égaux à un placebo). Beaucoup de médecins anglo-saxons choisissent ce traitement en première intention (2). Le problème c’est qu’il est très cher, pas reconnu dans l’indication de SIBO en Europe et finalement il ne couvre pas une candidose associée, alors que les plantes antimicrobiennes ont un spectre plus large (levures, parasites, etc.).

Les plantes antimicrobiennes

Il existe heureusement des alternatives naturelles aux médicaments antibiotiques, à savoir les plantes antimicrobiennes et les huiles essentielles. Dans la prise en charge du SIBO, il y a plusieurs avantages à utiliser des plantes par rapport aux médicaments. En effet, il n’y a pas de problème de résistance, il y a peu d’effets secondaires et certaines plantes ont montré une efficacité identique, voire même meilleure que les antibiotiques. En effet, dans une étude de 2014, 104 personnes diagnostiquées SIBO, ont été séparées en deux groupes, l’un traité par Rifamixin et l’autre par des herbes antimicrobiennes. Les résultats ont été meilleurs dans le groupe traité par des plantes que par un antibiotique (3). Malheureusement, il y a très peu de recherche sérieuse sur l’effet thérapeutique dans le SIBO de ces plantes antimicrobiennes, par rapport aux multiples études sur les antibiotiques. Il semble que les compagnies pharmaceutiques préfèrent investir dans des médicaments potentiellement rentables plutôt que dans des remèdes naturels et bon marché.

Le protocole de la Drsse Siebecker

Voici le protocole de traitement conseillé par une des meilleures spécialistes du SIBO, la Drsse Allison Siebecker qui a traité des milliers de personnes souffrant du SIBO. Ces recommandations sont suivies avec succès par de très nombreux nutritionnistes aux USA. Elle propose de prendre en combinaison variable une à 4 plantes proposées ci-dessous pendant un à deux mois. Le plus souvent 2 plantes ensemble.

  • Un complexe de berbérine

La berbérine est peu absorbée par l’intestin et a des propriétés antibactériennes, anti-candida, anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-diabétiques. Plus récemment, on a découvert également des propriétés protectrices de la muqueuse intestinale (4-6).

Dans le SIBO, on conseille la prise d’un complexe de berbérine composé de diverses plantes ayant de la bérbérine (Goldensealroot, oregan grape root, barberry, philolendrum et yerbamensa). Il est conseillé de prendre un complexe de minimum 2 à 3 plantes contenant de la berbérine. Ce complexe agit efficacement sur les fermentations à H2, mais agit également contre les germes gram – et les levures. La dose quotidienne doit être de 3 à 5 gr par jour.  Le produit le plus souvent utilisé chez les nutritionnistes anglo-saxons est  Berberine Complex  de chez Integrative Therapeuthics. Ce produit est difficile à obtenir en Europe. On peut toutefois le commander chez www.naturalhealthyconcepts.com. Genestra Brans commercialise un produit similaire plus accessible nommé Berberis Formula que l’on peut commander chez http://www.healthpalace.ca.

  • Neem (Azadirachtaindica)

Le Neem est une plante très utilisée en médecine ayurvédique, utilisée dans les problèmes gastro-intestinaux, protégeant l’estomac et l’intestin en aidant à éliminer les toxines et les bactéries pathogènes (7,8). Cette plante, en effet, est connue pour ses propriétés antibactériennes, antivirales, immunomodulatrices et anti-parasitaires. La dose peut varier de 900 à 1800 mg par jour répartie en 3 doses.

Exemple : AyushNeem plus 3 x 2 cp par jour. Ce produit est obtenu assez facilement, différents sites par exemple chez www.iherb.frHE d’origan

  • L’huile d’origan

L’HE d’origan a des propriétés antibactériennes, antifongiques, antioxydantes et même anticancéreuses (9-11). Il est en effet actif contre le Candida, le staphylocoque Aureus, le pseudomonas ou le Blastocystis hominis. Il est cliniquement efficace contre les fermentations à méthane et contre les candidoses. Il est conseillé de prendre une forme émulsifiée afin d’éviter un effet caustique sur les muqueuses des personnes sensibles.  Par exemple : ADP de chez Biotic 1 cp 2 à 3 X par jour. Facile à obtenir, accessibles sur de nombreux sites en France.

  • Allicine

L’allicine est un extrait d’ail concentré sans Fodmap aux propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales (12,13). La formule la plus concentrée sur le marché est Allimed dosé à 450 mg. La prise conseillée est de 1 à 2 cp 3 x par jour. L’Allimed peut être obtenu chez www.allimed.com mais est vendu uniquement aux thérapeutes. On a la possibilité de commander une version légèrement moins dosée en allicine, telle que  Allimax capsule Alliultra à 360 mg(www.iherb.fr), prendre aussi 3x 2cp/jour.

Protocole de la Drsse Siebecker selon le type de fermentation (traitement d’un à 2 mois) :

  • Lors d’une fermentation à hydrogène

Choisir une combinaison de 2 à 3 plantes avec les plantes proposées ci-dessus. Par exemple associer un Complexe de berbérine avec du Neem et/ou de l’Origan.

  • Lors d’une fermentation à méthane

Il est nécessaire de prendre un produit riche en allicine tel que l’Allimed et d’adjoindre de façon associée une ou deux plantes décrites ci-dessus telles que la berbérine, le neem ou l’origan. Par exemple Allimed + un complexe de berberine ou Allimed + Neem plus etc.

L’Atrantil est une alternative proposée par la Drsse Siebecker lors de fermentation au méthane. Ce produit regroupe 3 plantes (menthe, pau d’arco et conker tree) qui en synergie permettent de contrôler les archéa responsables de la production de méthane. L’Atrantil peut être utilisé seul 3 x 2cp par jour, dès que les symptômes se sont bien améliorés on peut réduire à la dose d’entretien de 2 cp 2x par jour. On peut le trouver en France sur le site : https://fr.luckyvitamin.com.

  • Lors de fermentation à hydrogène sulfureux

La fermentation à hydrogène sulfureux nécessite une prise en charge différente et plus complexe qui sera détaillée dans la partie 4 de cette série d’article sur le SIBO.

Nombreux protocoles anglo-saxons

Aux USA, le diagnostic et la prise en charge du SIBO sont bien documentés par de nombreux nutritionnistes et gastroentérologues et plusieurs protocoles sont proposés également dans divers centres médicaux réputés. Par exemple, voici les protocoles utilisés dans 2 centres réputés aux USA.

Johns Hopkins Therapy :

Ce centre médical réputé propose d’utiliser des préparations précises pendant 4 semaines avec 2 combinaisons possibles. Il s’agit bien entendu de produits commercialisés aux USA dont l’accès en France n’est pas toujours facile.

Protocole 1: Dysbiocide 2 cps 2 x par jour associé avec FC Cidal 2 cps 2 x par jour ou

Protocole 2: Candibactin-AR 2 cps 2 x par jour associé à Candibactin-BR 2cp 2 x par jour

Oregon SIBO Center therapy

Ce centre propose d’associer du Neem (AyushNeem Plus), une capsule 3 x par jour avec Apex Energetics H-PLR (combinaison de plantes à Berbérine et d’Origan) à 11 cps par jour (répartie 3 x par jour 4-3-4). Les médecins proposent, en cas de mise en évidence de méthane, de rajouter de l’Allimax Neutraceuticals US, 1 cps 3 x par jour

Pas de protocole bien documenté en France ou en Suisse

En France ou en Suisse, il n’y a pas vraiment de consensus dans les traitements ni d’études sérieuses pour évaluer l’efficacité de ces traitements. Déjà le diagnostic de SIBO est peu connu et les méthodes pour le rechercher encore moins connues. Beaucoup de naturopathes ou nutritionnistes se concentrent sur la candidose (qui est moins fréquente que le SIBO). Le seul médecin français, à ma connaissance, qui a mis au point un protocole de diagnostic (Gazdetect) et de traitement (mycéliums) du SIBO reste le Dr Donatini Bruno. Toutefois, nous n’avons pas d’évaluation scientifiquement sérieuse de ces traitements dont la composition quantitative de ces produits n’est pas clairement documentée. Je dois reconnaître toutefois que dans ma pratique ces produits semblent donner des assez bons résultats chez de nombreux patients.

En cas d’aggravation des symptômes sous traitement antimicrobien: penser au die off

Le die off est une réaction au traitement antibiotique pouvant se manifester par divers symptômes comme un état grippal ou l’aggravation momentanée de troubles digestifs. La réaction de die off résulte de la mort des bactéries due aux plantes antimicrobiennes. Cela va entraîner une libération de fragments bactériens (LPS) activant le système immunitaire. Le plus souvent, la réaction débute entre le 2ème au 5ème jour et peut durer un à 3 jours. Toutefois, dans certains cas, ces réactions peuvent apparaître dès le premier jour et s’étendre durant toute la cure, surtout avec les plantes antimicrobiennes. Ces réactions sont souvent plus marquées lors de la présence conjointe d’une candidose. Ainsi, lorsqu’on traite un SIBO, si le die off est particulièrement fort, il faut envisager une candidose associée.

Que peut-on faire lors d’une réaction de die off?

  • On peut diminuer les doses de moitié ou même stopper quelques jours. Ainsi, si en diminuant de moitié le traitement on se sent mieux, on peut rajouter un comprimé le lendemain et voir comment on se sent. Il est nécessaire de titrer le dosage selon sa tolérance. Si les réactions sont trop violentes, on arrête tout, on attend que ça se calme, puis on augmente très progressivement le traitement selon sa tolérance.
  • On peut prendre de la vitamine C à haute dose (1 gr 3 x par jour) ou des polyphénols à haute dose comme la curcumine et le resvératrol.
  • Le charbon actif peut aider à absorber les toxines et on peut prendre jusqu’à 2 cp toutes les deux heures, loin de toute nourriture ou médicament.
  • En dernier recours, on peut switcher vers un antibiotique comme la Rifaximin. En effet, pour quelqu’un de très sensible, cet antibiotique est souvent mieux toléré que les plantes anti-microbiennes.

Soutenir le processus de digestion, réparer la paroi intestinale si nécessaire

Nous avons vu que les problèmes de digestion peuvent favoriser et entretenir le SIBO et d’autre part le SIBO est une cause fréquente d’inflammation de la paroi intestinale favorisant le leakygut (perméabilité intestinale). C’est pourquoi un soutien des processus de digestion et un soutien de la fonction de la paroi intestinale sont souvent nécessaires.

Soutenir la digestion

Nous avons vu qu’une mauvaise digestion favorise les processus de fermentation et aggrave ou favorise un SIBO, raison pour laquelle il est proposé de soutenir la digestion par des plantes amères, des enzymes digestifs et si nécessaire de la bétaïne HCL. Il faut se rappeler qu’un stress chronique mal géré, la prise prolongée d’IPP ou une gastrite chronique atrophique peut réduire les sécrétions gastriques et hépatobiliaires. Dès lors, lors de la prise en charge du SIBO, on peut envisager :

  • la prescription d’un complexe d’enzymes digestifs pendant le repas,
  • la prise avant les repas de plantes amères (exemple : élixir suédois) afin de stimuler les sécrétions gastriques et biliaires. La prise de vinaigre de pomme (1 c. à soupe dans un verre d’eau avant les repas) peut également améliorer les sécrétions gastriques.
  • En cas de doute quant à une hypochlorhydrie, on peut faire des tests simples (test au bicarbonate ou au vinaigre de pomme) pour confirmer cette hypothèse. On peut également envisager un essai avec de la Bétaine HCL 650 mg, une capsule au milieu du repas pour évaluer l’intérêt d’une supplémentation d’acide chlorhydrique. La prise de bétaïne HCL est à éviter en cas de gastrite ou d’ulcère avéré ou si la prise déclenche des brûlures gastriques. On peut également discuter de la prescription d’herbes cholagogues ou de sels biliaires (Oxbile) suite à une cholécystectomie ou de problèmes de la vésicule biliaire.

Réparer la paroi intestinale

Le SIBO en endommageant notre muqueuse intestinale la rend plus perméable. Dès lors des particules alimentaires non totalement digérées et des fragments bactériens peuvent pénétrer dans notre corps, obligeant le système immunitaire à réagir. C’est ainsi qu’un SIBO peut être accompagné d’intolérances alimentaires, de céphalées, de douleurs articulaires, d’un état de fatigue chronique, etc. Cette hyperperméabilité intestinale peut également être liée à divers troubles neurologiques (migraines, autisme) ou psychologiques (dépression, anxiété). C’est pourquoi, il est souvent conseillé d’adjoindre à la prise en charge du SIBO, un traitement afin de réparer la paroi de l’intestin. Il existe de nombreuses stratégies et compléments alimentaires qui permettent cela. Ainsi pour aider les cellules épithéliales à se réparer, on peut prescrire :

  • De la L-glutamine (5 à 10 gr/j) et/ou du zinc carnosine (75 mg 2 x par jour),
  • Des apports de vitamine D et A (selon dosage sanguin) améliorant la réparation des jonctions serrées.
  • Des substances comme le colostrum ou la lactoferrine ont également un effet anti-inflammatoire et immunostimulant sur l’intestin.
  • Certains probiotiques tels que le Saccharomyces Boulardii (14) et le lactobacillus rhamnosus GG ont une action réparatrice sur le leaky gut.

Réduire les facteurs aggravants d’un SIBO

·       En premier lieu le stress émotionnel

Il est également important de se rappeler que le stress est responsable de perturbations à tous les niveaux de la digestion. Dès lors, il est important de réduire son stress en évaluant et corrigeant dans sa vie les facteurs stressants principaux, si cela est possible. L’adjonction de techniques anti-stress favorisant l’activation du tonus parasympathique est souvent conseillée, il peut s’agir :

  • d’exercices respiratoires spécifiques (respiration alternée)
  • de la cohérence cardiaque ou de la pratique de la méditation
  • de techniques de gestion des émotions comme l’hypnose, l’EMDR, le TIPI, etc.

·       Attention à certains médicaments

Certains médicaments réduisent les capacités de notre intestin grêle de se nettoyer correctement et peuvent rendre plus difficile la prise en charge du SIBO. Il faut évoquer les opiacés, les antispasmodiques, les antidépresseurs tricycliques et surtout les inhibiteurs de la pompe à proton. Beaucoup de patients qui viennent pour des troubles digestifs avec SIBO sont sous IPP. Cela complique la prise en charge, car souvent les reflux gastro-œsophagiens sont favorisés par le SIBO qui réduit la vidange gastrique. En traitant le SIBO, on améliore les reflux. Toutefois, la persistance de la prise d’IPP réduit la rapidité de traitement du SIBO. Un sevrage des IPP est important pour éviter la récidive du SIBO, mais souvent le RGO s’améliore par lui-même en traitant en premier lieu le SIBO.

Comment interpréter l’efficacité d’un traitement et quand changer ou répéter un traitement ?

En général, après un traitement antimicrobien bien conduit, on peut observer 3 résultats, à savoir une amélioration de plus de 90 % des symptômes, une amélioration partielle des symptômes ou l’absence d’amélioration.

Amélioration des symptômes de > de 90 %

Dans ce cas, le traitement est considéré comme efficace. Il n’y a pas d’intérêt à refaire un test respiratoire et on peut proposer les mesures de prévention de la récidive décrites dans la 3ème partie de cet article. Si quelque temps plus tard, on assiste à une rechute, on recommence un traitement antimicrobien.

Amélioration partielle ou pas d’amélioration des symptômes

Lorsque le traitement n’a pas été suffisamment efficace ou n’a pas modifié les symptômes, il faut refaire un test respiratoire entre 10 jours à 2 semaines après l’arrêt du traitement antimicrobien.

  • La première possibilité est que le test respiratoire continue à montrer une fermentation avec augmentation des gaz. Dans ce cas, il faut envisager un nouveau traitement antimicrobien, éventuellement en changeant le traitement de plantes antimicrobiennes ou d’antibiotiques. En effet, il n’est pas toujours facile de trouver la bonne combinaison thérapeutique et il faut quelquefois tester plusieurs protocoles.
  • La deuxième possibilité est que le test respiratoire est devenu négatif. Dès lors, il faut envisager que la cause des symptômes provienne d’autres affections (candidose, parasites, protozoaires, etc.. ). Dans ce cas, des tests complémentaires décrits dans la première partie sont nécessaires. Il faut garder en tête, qu’il existe assez fréquemment une candidose associée à un SIBO. Souvent, les plantes antimicrobiennes permettent d’agir sur le SIBO et la candidose en même temps. Toutefois, il arrive que la candidose résiste plus aux plantes en se protégeant avec un biofilm. L’adjonction d’un anti-biofilm, lors d’un nouveau traitement, est souvent conseillée.

Il faut bien garder en tête que le SIBO est une affection fréquemment récidivante et que souvent plusieurs cures d’antibiotiques ou de plantes antimicrobiennes sont nécessaires.

Dans certains cas on peut extrapoler le nombre de cures antimicrobiennes par rapport à l’importance de la fermentation de certains gaz. Ainsi, on sait, par expérience, qu’une cure d’antibiotiques ou de plantes antimicrobiennes réduit en moyenne le niveau d’hydrogène de 30 ppm. Dès lors, on peut déduire qu’une personne qui a une fermentation de plus de 100 ppm, lors d’un test respiratoire, nécessite au moins 3 à 4 cures de plantes antimicrobiennes espacées tous les 2 à 3 mois.

Dr. A. D’oro

Références

  1. Rezaie A. « How to test and treat small intestinal overgrowth : an evidence-Based Approach » Curr Gastroenterol, Rep 2016 Feb;18(2):8
  2. Bruzzese E. “Pharmakokinetic drug evaluation of rifaximin for treatment of diarrhea-prdominent bowel syndrome” Expert Opin Drug Metab Toxicol 2018 Jul;14:753-760
  3. Chedid V « Herbal therapy is equivalent to rifaximin for the treatment of small intestinal bacterial overgrowth » Glob Adv Health Med 2014 May ;3(3) :16-24
  4. Zhou X “ Berberine treatment increases Akkermansia in the gut and improve high fat dietr induced atheriosclerosis in Apoe – mice” Atheriosclerosis 2018 Jan;268:117-126
  5. Li D Zheng “ Amelioration of intestinal barrier dysfunction by berberine in the treatment of non alcoholic fatty liver diseases in rats” Pharmacogn Mag. 2017 Oct-Dec;13:677-682
  6. He Y “Activation of IGF-1/IGFBP-3 signaling by berberineimproves intestinal mucosal barrier of rats with acute endotoxemia” Fitoterapia 2018 jan;+24:200-2005
  7. Al Saiqali M “Antimicrobialand anticancer potential of low molecular weight polypeptides extracted and characterized from leaves of Azadirachta indica” Int J Biol Macromol 2018 Jul 15;114:906-921
  8. Barua Dr “Efficacy of NeemExtract and Three Antimicrobial Agents Incorporated into Tissue Conditioner in Inhibiting the Growth of C. Albicans and S. Mutans” J Clin Diagn Res 2017 May;11(5)
  9. Ebani VV “Antimicrobial Activity of five essential oils against bacteria and fungi responsible for urinary tract infections” Molecules 2018 Jul 9;23
  10. Meabed EMH “Chemical analysis of aqueous extracts of Origanum and their efficacy on Blastocystis spp.cysts” Phytomedecine 2018 Apr 1;43:158-163
  11. Leontiev R “A comparaison of the antibacterial and antifungal activities of thiosulfinate analogue of allicin” Sci Rep 2018 Apr 30;8
  12. Burian JP “Fungal infection control by garlic extracts (Allium sativum L.) and modulation of peritoneal macrophages activity in murine model of sporotrichosis” Braz J Biol. 2017 Nov;77(4):848-855
  13. Terciolo C “Saccharomyces boulardiiCNCM I-745 Restores intestinal Barrier Integrity by Regulation of E-cadherin Recycling” J Crohns Colitis 2017 Aug 1;11(8):999-1010
  14. Han X “Lactobacillus rhamnosusGG prevents epithelial barrier dysfunction induced by interferon-gamma and fecal supernatants from irritable bowel syndrome patients in human intestinal enteroids and colonoids” Gut Microbes 2018 Jul 24

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: http://www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  71 comments for “Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

  1. Avatar
    David
    31 décembre 2018 at 20 h 40 min

    Merci beaucoup pour cet article qui m’a bien éclairé sur le sujet. J’ai 28 ans et ça fait maintenant environ 8 ans que je suis constamment ballonné de manière très handicapante (éructations très fréquentes). Je soupçonne bien évidemment l’IPP que j’ai pris vers l’âge de 20 ans quand je souffrais de brûlures d’estomac d’être responsable des ballonnements. Cette dernière année, j’ai enfin vraiment commencé à chercher à combattre le problème. Je me suis mis au jeûne intermittent et aux jus de légumes-fruits (merci Thierry Casasnovas). Ca soulage déjà beaucoup de ne manger plus qu’1 voir 2 repas solides journaliers, en fin de journée. Je compte maintenant m’attaquer à la source du problème. Je vais donc tester plusieurs semaines de régime FODMAP + plantes anti-microbiennes. Avez-vous des recommandations? Pensez-vous que je devrais quand même faire le test respiratoire?
    Aussi depuis 1 à 2 semaines je souffre de maux de ventre quelques temps après la plupart de mes repas bien que je passe une grande partie de mes journées à jeûner. Ca ressemble à une gastro, pensez-vous que ça puisse être autre chose?
    Merci beaucoup, cordialement et belle nouvelle année!

    • Dr. A. D'Oro
      4 janvier 2019 at 11 h 38 min

      Bonjour,

      Le mieux c’est de faire des bilans comme les tests respiratoires au lactulose et être
      sûre de ne pas avoir une intolérance au fructose ou au lactose. De plus l’analyse
      du microbiote par séquençage ADN est une option intéressante pour évaluer l’état de votre microbiote.

      Mais vous pouvez bien entendu faire une approche pragmatique et de traiter une suspicion de SIBO
      par une diète de type FODMAP, pauvre en glucides également avec des plantes antimicrobiennes.
      Il est important aussi de soutenir la digestion au niveau gastrique et hépato-biliaire.
      Prenez des enzymes digestifs (par exemple ceux de supersmart) pendant les repas, adjoindre
      éventuellement des plantes amères pour la bile et les sécrétions de l’estomac comme la gentiane, artichaut etc. La préparation la plus simple c’est l’élixir du suédois avant le repas. Faite le test avec la bétaine HCL pour voir si vous avez besoin d’un supplément d’acide ou non (voir aussi test au bicarbonate de soude et au vinaigre de cidre
      que vous trouvez dans l’article 2 sur le RGO).

      Bon courage

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  2. Avatar
    15 janvier 2019 at 13 h 25 min

    Bonjour,

    merci pour votre série d’article tres complets sur le SIBO. J’avais beaucoup lu d’articles américains sur le sujet mais je trouve votre approche tres globale et précise.
    Je viens justement d’etre consultée par une cliente en “errance médicale” avec d’énormes problèmes de ballonnements au niveau estomac et haut de l’intestin grele (surtout le matin à jeûn! mais aussi le reste de la journée), qui a une perméabilité intestinale OK, pas d’inflammation (calprotectine OK) mais par contre gastrite et déficit pancréato-biliaire (par contre, chose étrange, le test au bicarbonate de soude le matin montre une achlorydrie…mais son analyse de selles montre une digestion normale au niveau de l’estomac + pas de carence en B12). Selles normales et régulières aussi….

    Bref, j’ai pensé à un SIBO causé par son insuffisance pancreato-biliaire. Elle avait fait un test de gaz expiré qui ne montrait ni H2 ni méthane mais du méthyacétate. Vous n’en parlez pas dans cet article (manifestement seul Donatini le mesure). Sauriez vous me dire quelle plante antibiotique serait la plus adaptée dans ce cas? je pensais Berbérine et neem (intestin tres sensible donc je prefere eviter l’HE d’origan).
    NB: je vais aussi lui prescrire des plantes adaptées pour booster l’axe pancréatico-biliaire et l’estomac.

    Enfin, dernière question, concernant l’alimentation. On lit beaucoup de choses sur le régime SCD (regime en glucides spécifiques) qui tend à enlever toutes les céréales et les féculents,. Il apporterait de meilleurs résultats que le régime FODMAP…mais quand je vois que des aliments riches en inuline s’y trouvent (et que la patiente réagit à tout ce qui est chou, poireaux, asperges,etc…), j’ai des doutes…. Qu’en pensez vous?

    merci de votre partage d’expertise

    • Dr. A. D'Oro
      18 janvier 2019 at 23 h 58 min

      Bonjour,

      Merci pour vos commentaires et questions intéressantes.
      Je soulignerais quelque points, le test du bicarbonate n’est pas un test toujours fiable, dans le doute faire un test avec la bétaine Hcl à dose progressive. Si vous suspecter un problème d’insuffisance pancréato-biliaire, avez vous dosé l’élastase fécale et les graisses fécales dans les selles.et quel est l’état de sa vésicule biliaire (échographie). Comme complément connaissez vous chez Biotic research, Beta plus, c’est un produit a essayer.

      Le test respiratoire par le Gazdetect proposé par le Dr Donatini ne me semble largement pas fiable dans la qualité des mesures,
      il est préférable d’utiliser une machine professionnel en laboratoire avec un enregistrement toutes les 20 à 30 min sur 3 heures
      pour avoir la dynamique des gaz et une fiabilité sur les valeurs obtenues. Le methylacétate que dose le Dr Donatini n’a jamais été
      fait référence nul part comme gaz pathologique. Aucuns spécialistes, ou centre de recherche dans le monde fait référence
      à ce gaz. Les consensus internationaux sur les sujet des gaz respiratoire ne font références qu’à l’H2, le méthane et récemment des machines sont commercialisées pour l’H2S.
      Le régime SCD est vraiment très efficace mais difficile à suivre, il faut je pense le coupler avec le régime FODMAP.
      JE pense que le régime FODMAP dans les cas de colon irritable ou SIBO modéré suffit largement, dans les cas plus difficile
      un FODMAP + paléo low carb ou un FODMAP + CDC est encore plus efficace. MAis attention que dès que le digestif va mieux de rapidement réintroduire des prébiotiques selon tolérance pour ne pas appauvrir le microbiote, favorisant la récidive d ela dysbiose.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  3. Avatar
    Ibrahim
    28 janvier 2019 at 9 h 22 min

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour vos articles qui sont jusqu’a present les plus complets que j’ai lus en langue francaise sur le SIBO.

    Apres plus de 10 mois de troubles gastriques intermittents dont une crise en cours depuis un mois et demi (les symptomes principaux etant eructations persistentes, genes et douleurs abdominales), deux fibroscopies, une colonoscopie, divers tests sanguins et d’intolerance, une exposition intermittente aux IPP, j’ai fait un test de respiration au glucose avant-hier qui montre : 1/ une valeur a jeun elevee (31 ppm) et 2/une augmentation a 45ppm au bout de 45 minutes pour redescnedre a 28 ppm au bout d’une heure, ce qui permet de dire que le test est positif au SIBO.

    Je pense que le SIBO a ete induit par 1/ un dysfonctionnement du CMM du a une prise prolongee d’anti-inflammatoires pour differentes causes les deux dernieres annees ainsi que des facteurs de stress et 2/ une baisse de l’acidite de l’estomac due a la prise prolongee d’IPP et a aussi des facteurs de stress. Le tout a ete exacerbe par des episodes de diete riche en FODMAP.

    Concernant la prise en charge du SIBO, vous ne semblez pas mentionner la prise de probiotiques (sans prebiotiques), notamment les lactobacillus et bifidobacteria responsable de la bonne acidite dans le duodenum, et qui semble etre une pierre angulaire de la prise en charge aux cotse du regime faible en FODMAP et du traitement anitibiotique. Vous ne les citez que dans la partie “reparer la paroi intestinale”
    https://siboguru.com/sibo-why-probiotics-are-a-necessary-part-of-treatment/

    Y a-t-il une raison particuliere pour ce differentiel de traitement ?
    Aussi j’aimerais connaitre la sequence de la prise en charge : d’abord la diete pauvre en FODMAP, ensuite les probiotiques, ensuite le traitement antibiotique, ensuite les complexes digestifs/plantes/ameres/vinaigre de cidre ? Y a-t-il un ordre a suivre en particulier ou bien tout doit se faire en meme temps ?

    Bien a vous,

    Ibrahim

    • Dr. A. D'Oro
      28 janvier 2019 at 21 h 56 min

      Bonjour,

      merci pour vos remarques qui sont particulièrement intéressante. Votre test respiratoire au
      glucose semble indiqué un SIBO, je reste un peu étonné des valeurs hautes à jeun qui sont anormalement hautes.
      Soit la préparation au test n’a pas été bonne soit il existe une possible inflammation au niveau du duodénum
      avec phénomène d’autophagie pour expliquer que vos bactéries se nourrissent à jeun.

      Si je ne parle pas des probiotiques c’est uniquement parce que le sujet n’est pas suffisamment étayé scientifiquement. Il ne semble pas y avoir de grosses contre indications à prendre des probiotiques même durant un traitement antibactérien, il suffit de prendre au moins 3 h après la dernière prise de plantes antimicrobiennes.
      L’utilité des probiotiques durant la prise en charge du SIBO dans un premier temps n’est pas démontré, on peut craindre que certains lactobacilles puissent augmenter les doses de lactates dans l’intestin grêle ce qui peut être mal tolérés. De nombreuses personnes souffrant de SIBO peuvent s’aggraver au début c’est pourquoi on les utilisent souvent dans un 2ème temps. Il existe toutefois des souches spécifiques qui peuvent aider à réduire certains symptômes durant le SIBO. Il s’agit d’un sujet assez controversé et je ne pense pas que les probiotiques soient un premier choix de suite dans la prise en charge du SIBO. D’autres spécialistes pensent le contraire, ainsi le Dr Kresser aime à prescrire des probiotiques du sol qui seraient très performants dans le SIBO toutefois les études manques dans ce domaine. Je préfère donc les donner après une phase d’anti-microbiens avec des exceptions.

      La question de la séquence du traitement est une question difficile.
      Certains spécialistes comme le Dr Pimentel propose de donner le traitement antimicrobien
      avant la diète. L’explication serait que les bactéries vont plus consommer les antimicrobiens
      dans une diète normale alors que lors d’une diète restrictive ils vont se mettre au repos. D’autres spécialistes comme la Dr Jacobi propose une approche bi phasique en commençant par la diète et l’amélioration des processus digestifs et de l’intestin avant de donner des antimicrobiens. Cela permet d’avoir moins de réaction de die off. D’autres donnent le traitement antimicrobien avec la diète. Il n’y a donc pas de vérité absolue.
      Personnellement, je donne souvent la diète FODMAP avec les produits antimicrobiens et en même temps
      je prescris si nécessaire des enzymes, des plantes amères, voir de la bétaine HCL si signes d’hypochlorhydrie.
      Après cela, je réintroduit de façon séquencée les 5 classes de FODMAP et essaye de réintroduire selon tolérance
      les aliments prébiotiques selon tolérance ainsi que des produits lacto-fermentés et des probiotiques.
      La partie la plus importante est de comprendre les facteurs qui ont amené au SIBO et de les corriger.

      Je ne suis pas convaincu de la nécessité des probiotiques dans le SIBO et cela varie d’un auteur à l’autre.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  4. Avatar
    Chuffart
    6 février 2019 at 20 h 16 min

    Bonjour ! Un SIBO a été diagnostiqué suite à une gastro-duodénoscopie. J’ai lu avec grande attention vos articles sur cette maladie. J’y ai trouvé à trois reprises une mention telle que : « la stimulation du système nerveux parasympathique permet d’optimiser le fonctionnement de l’intestin ».
    Souffrant d’une rétinopathie centrale séreuse depuis maintenant plus de 20 ans, je prends chaque jour un bêtabloqueur, un demi Concor 2.5. Grâce à ce traitement expérimental, j’ai pu conserver la vision de mon œil droit.
    Questions : 1) Serait-il possible que la motilité de mon intestin grêle soit aujourd’hui affectée par ce médicament que je ne peux pas arrêter de prendre ? 2) Le cas échéant, connaissez-vous un bêtabloqueur qui ne soit pas, ou moins, nocif pour l’intestin grêle ?
    D’avance un grand merci.

    • Dr. A. D'Oro
      10 février 2019 at 23 h 54 min

      Bonjour,

      Je ne pense pas qu’un beta bloquant puisse provoquer un SIBO. En contre partie le béta bloquant peut gêner la conversion de la T4 en T3
      avec un possiblement ralentissement de la thyroide.
      D’habitude ce sont plutôt les opiacés, les IPP, les antispasmodiques ou certains antidépresseurs qui peuvent poser problème dans le SIBO.
      Si un SIBO est vraiment confirmé, il faut le traiter et voir après les causes qui ont pu le provoquer.

      Sincèrement

  5. Avatar
    causse
    27 février 2019 at 12 h 20 min

    Bonjour
    J’ai eu des très fors taux de methyl acetate et bon SIBO également.
    J’ai eu la methode Donatini, qui n’a fait qu’aggraver ma dysbiose en M Acetate et à engendrer un SIBO (non présent au début).
    je voudrais savoir quel type de disrupteur de biofilm vous utilisez.
    Je me suis soigné seul par la suite avec ce disrupteur de biofilm: Interfase plus de chez Klaire Labs, mais tres difficile à trouver en livraison pour la France.
    J’avais utilisé aussi acide caprilic, monolaurin, allimax en liquide (utilisation de gelules avec maltodextrine est elle vraiment à proscrire pour éviter la formation de biofilm comme certains le disent?) + champignons reishi en gelules + glutamine etc….et forts regimes!
    apres un mieux de 5 mois, rechute.
    L’utilisation d’origan n’est elle pas hépatotoxique? idem cannelle?
    Bien cordialement
    RC

    • Dr. A. D'Oro
      27 février 2019 at 13 h 32 min

      Bonjour

      JE n’utilise plus les produits du Dr Donatini et je ne crois pas à la réalité scientifique du methyl acétate.
      Il est préférable de faire un test respiratoire professionnel sur 3 heures avec une machine sérieuse.
      Maintenant, à ma connaissance, le meilleure produit contre les biofilms serait
      Biofilm Phase-2 Advanced de chez Priority one.
      L’utilisation d’origan est très bien, c’est la dose qui fait le poison comme toutes les HE,
      Dans les produits du Dr Donatine, la canelle et l’origan sont à très faible dose donc pas d’inquiétude.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Causse
        27 février 2019 at 14 h 19 min

        Merci pour votre retour.
        Connaissez vous des praticiens sur paris le réalisant ce test?
        Sinon j avais utilise aussi dysbios aroma de chez salvia, mais très caustique…
        L’origan en extrait de racine dans les compléments avec berberine dont moins caustique qu en huile essentielle? Je suis devenu tres sensible aux HE suite au dysbios aroma niveau urinaire.

        • Dr. A. D'Oro
          27 février 2019 at 23 h 06 min

          Non,

          Je ne connais pas sur Paris qui pourrait faire ces tests,
          je sais qu’on peut les faire à distance mais c’est surtout vers des pays anglo-saxons.

          J’ai essayé à 2 reprises les préparations d^HE salvia, effectivement mal tolérées.
          J’utilise comme huile d’origan, ADP Biotic qui est une forme émulsionnée beaucoup mieux tolérée.

          Après le problème c’est de pas s’acharner à assainir sa flore mais également à retrouver un microbiote plus diversifié.

          Sincèrement

          Dr A. D’oro

  6. Avatar
    Causse
    2 mars 2019 at 14 h 54 min

    Merci bien.
    J ai également une gastrite. On m’a prescrit des IPP.
    Mais pour le sibo je prends de l allimed liquide. Cela est déconseillé avec une gastrite? Sous forme de gélule est ce mieux?
    Idem quand on a mauvaise digestion de l’estomac: hcl m’irrite et enzymes avec beaucoup de proteases aussi (chez enzynutrics total)..quoi prendre pour soulager la digestion et gastrite?
    J’ai entendu parlé de licorice (DGL), avez vius un retour dessus?
    Merci beaucoup
    Romain

    • Dr. A. D'Oro
      7 mars 2019 at 21 h 49 min

      Bonjour

      JE vous invite à lire mon dernier article sur l’hélicobacter, en 2ème partie il y a des stratégies pour réparer la muqueuse gastrique.

      La partie 3 sur le RGO donne aussi un protocole pour les gastrites

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  7. Avatar
    Causse
    11 mars 2019 at 10 h 19 min

    Merci pour vos retours, j avais encore quelques précisions à demander: certains auteurs affirment que la berberine est un antimicrobien a large spectre donc impactant également notre microbionte. Donc un produit moins intéressant que la cannelle (ex john herron dans theguthealthprorocol).
    Qu’en penser?
    Aussi que faire pour soulager la digestion lorsque la gastrite ne permet pas de supporter des enzymes digestives? (Enzynutrics total).

    • Dr. A. D'Oro
      15 mars 2019 at 23 h 43 min

      Bonjour

      Merci pour vos commentaires,

      Toutes les plantes antimicrobiennes ou les huiles essentielles devraient être prises
      sur des périodes limitées maximum à 3 mois,
      toutefois pour la berbérine certaines études ont montré un effet protecteur du microbiote en préservant
      les bactéries amies comme les bifidobactéries et la protection contre les pathogènes. De plus la berberine en modifiant le microbiote a un effet protecteur sur diverses maladies métaboliques.

      Modulation of Gut Microbiota by Berberine Improves Steatohepatitis in High-Fat Diet-Fed BALB/C Mice

      Berberine Directly Affects the Gut Microbiota to Promote Intestinal Farnesoid X Receptor Activation.

      Berberine treatment reduces atherosclerosis by mediating gut microbiota in apoE-/- mice

      etc..

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  8. Avatar
    Anthony
    13 avril 2019 at 4 h 59 min

    Bonjour,

    J’habite au Québec et je viens d’avoir le diagnostique SIBO au travers d’une clinique qui m’a fait passer le test respiratoire.
    Mes résultats sont : H2 à 59ppm et CH4 à 12ppm.
    Le diagnostique SIBO Hydrogène a donc été posé.

    La clinique m’a parlé d’un traitement à base de plantes pour corriger le SIBO, exactement comme vous l’expliquez dans votre article.
    Malheureusement je n’ai pas eu beaucoup plus de détails sur ce traitement car ils veulent que je paie pour y avoir accès…
    Je ne sais donc pas si les plantes que vous mentionnez sont celles qu’ils utilisent.

    Vous comprendrez donc que je vous remercie de tous les détails que vous avez mentionné dans votre article.
    C’est sûr que cela peut paraître difficile à comprendre pour un néophyte, mais je dois avouer que c’est le 1er article que je lis qui parle aussi clairement et avec autant de détails de traitement.
    Sachant que les produits que vous citez sont disponibles en vente libre au Canada (incluant l’allicine 450mg) je vais entamer un traitement antibactérien par moi-même.

    Dans votre article vous mentionnez la réparation de la paroie intestinale qui va souvent de pair avec le SIBO et conduit à des réactions de défenses immunitaires (intolérances alimentaires).

    La clinique avec laquelle je suis en contact traite le SIBO avant tout autre traitement. Dès que le test SIBO redevient négatif, on traite l’acidité et la porosité de la paroie intestinale.

    Cependant, dans votre article j’ai l’impression que vous suggérez un traitement simultané de tous les maux : SIBO, porosité de la paroie intestinale, acidité gastrique.

    Pensez-vous judicieux de traiter en séquence ou bien plutôt en global?

    Cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      13 avril 2019 at 10 h 29 min

      Un bonjour au Québec,

      Concernant vos résultats, il est clair qu’un H2 à 59 ppm dans les 2 premières heures semble confirmer un SIBO à hydrogène.
      Pour la valeur de CH4, le chiffre 12 ne m’aide pas. Pour savoir si il y a une composante méthanogène, il faut qu’il y ai une augmentation
      des valeurs de CH4 (se référer à la valeur de début avant le test) de au moins 12 (différentiel entre 2 valeurs). Le chiffre de 12 indique
      qu’il y a une flore méthanogène mais pour savoir s’il y a un SIBO à méthane, il faut voir s’il y a une augmentation entre 2 valeurs du méthane
      de 12 (selon critère de 2009), ou de 10, voir de 3 selon critères du Dr Pimentel. Envoyez moi tous vos résultats si vous voulez que je sois précis.

      Pour le traitement, il dépend si il y a seulement un SIBO H2 ou si c’est mixte. Dans mes articles je fais référence au protocole de la Dr Siebecker,
      il y a d’autres protocoles de traitements bien entendu dont je fais référence (johns Hopkins par exemple). Heureusement pour vous vous avez accès à ces traitements plus facilement que nous en europe.

      On peut séquencer la prise en charge de différentes façons, plusieurs spécialistes (comme moi par exmeple), traitent le SIBO et en même temps soutiennent la digestion (enzymes,elixir du suédois etc.)
      et la paroi de l’intestin. D’autres comme dans le protocole de la Drsse Jacobi, améliore la digestion et répare l’intestin avant de traiter le SIBO et d’autres encore font l’inverse.
      Il n’y a pas de méthodes qui semblent clairement supérieures, quant à moi, je préfère souvent tout faire ensemble.

      La seule chose que je donnais après le traitement du SIBO c’était les probiotiques mais même cela est remis en question, je vous invite pour cela à lire mon dernier article sur les probiotiques.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  9. Avatar
    Lea
    5 mai 2019 at 20 h 02 min

    Bonjour,
    Quel est le meilleur moment pour prendre les herbes anti-microbiennes (Berbérine, Neem, Origan…). Juste avant le repas ou sur un estomac à vide?
    Merci,
    Cordialement

  10. Avatar
    Arnaud
    14 mai 2019 at 15 h 41 min

    Bonjour,
    Depuis 4 ans, suite à des rots incessants et des brûlures au niveau de la gorge, j’ai fait une fait une fibroscopie qui était normale donc 5 mois d’IPP qui non rien changé au niveau des rots et des lourdeurs digestives.
    J’ai vu 2 naturopathes, 2 acupuncteurs, pleins de médecins divers, orl et j’ai même fait le test du dr Donatini par une autre naturopathe, pour aucun résultat.
    J’ai constamment des rots, qui poussent les heures suivant les repas, donc des sensations de brûlures dans la gorge et de voix étouffée.
    J’ai fait le test du bicarbonate, 2 fois 1 semaine, avec intervalle entre les 2, et je rots au mieux à 5 mn.
    Suite à des maux de ventre qui étaient soulagé par des rots, je prends de la réglisse DGL, et ça a calmé les maux.
    J’ai commencé la betaine hcl, je suis à 5 gélules par repas de 650 et aucun changement.
    Avec 1 gélules d’ensymes digestives.
    J’habite à Lyon.
    Vous parlez de faire le test au lactulose mais ou? Vous le faites?
    Comment font vos patient?
    Avant de venir vous voir, il faudrait d’abord le faire pour avancer, car j’ai appelé votre secrétaire, mais vos tarifs sont très élevés.
    Quelle personne connaissez vous en France qui peut lire les résultats du test au lactulose, et aider au suivi pour guérir ?
    Votre site et vos informations sont supers, mais il serait vraiment super que vous donniez un carnet d’adresses professionnel abordable en France et connaissant ce genre de problème (sibo, RGO).
    Merci pour votre réponse
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      22 mai 2019 at 22 h 42 min

      Bonjour,
      Il semble exister effectivement un problème de maldigestion qui pourrait expliquer les rots et le reflux
      une cause possible pourrait être un manque d’enzymes, une hypochlorhydrie ou
      une insuffisance de bile etc. MAis si j’ai bien compris, ni les enzymes, ni la prise de betaine HCL ne semble améliorer la situation. Si vous avez pris 5 cp d’HCL bétaine sans résultats, c’est peu probable que vous ayez un manque d’acidité gastrique. Le fait de ne pas avoir été empiré semble parler contre une hyperacidité. Vous pouvez toujours faire un test d’Heidelberg permettant d’avoir des mesures précises de ph. Quant aux enzymes, il faut en essayer différents car selon les marques, les résultats sont pas les mêmes. Avez vous essayer chez Enzymedica, Digest Gold ? Essayer également l’elixir du Suédois ou le Régulat Pro qui peuvent aider.
      Le test au lactulose est peu pratiqué en France alors que c’est le test de base aux USA pour le SIBO.
      Je sais pas pourquoi. A genève, nous avons la chance d’avoir un labo qui fait un test fiable, de qualité professionnel qui n’a rien à voir avec le Gazdetect utilisés par divers naturopathe dont la fiabilité est faible.
      Quant à mes honoraires, ils correspondent à un revenu moyen d’un médecin, même en France.
      J’ai opté pour des consultations approfondies qui durent une heure, sans compter les analyses que j’évalue, en dehors du patient. En une heure, nombreux généralistes ont vu 8 à 10 patients et gagnent souvent plus que moi, en prescrivant rapidement un médicament qui ne règle souvent pas les causes.
      Depuis que je fais de la nutrition, je gagne moins que comme rhumatologue mais je donne du sens à ce que je fais, j’essaye d’apporter une petite contribution au développement d’une médecine nutritionnelle et holistique de qualité car je suis convaincu que la médecine classique ne peut affronter et réduire l’explosion des maladies de civilisation en pleine croissance (cancer, diabète, alzheimer, problèmes auto-immuns, cardiaques etc..).

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        franquet
        17 juin 2019 at 3 h 53 min

        Vos motivations sont profondes.

  11. Avatar
    Arnaud
    14 mai 2019 at 20 h 03 min

    J’ai oublié de préciser que j’ai appelé le laboratoire luxia à Paris ce matin, et il ne font pas le test au lactulose.

    • Dr. A. D'Oro
      22 mai 2019 at 22 h 48 min

      Bonjour,

      Le labo Luxia fait des analyses du microbiote par séquençage génétique.
      LE test au lactulose peut être fait dans certains laboratoires en France,
      il faut chercher, se renseigner. Je connais peu les médecins en France qui font de la médecine nutritionnelle et on me pose souvent la question. Je pense qu’il y a des associations pour
      les médecins en micronutrition ou en médecine nutritionnelle et fonctionnelle (IEDM, SIIN etc.)

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  12. Avatar
    Arnaud
    23 mai 2019 at 16 h 54 min

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse.
    Ou peut on faire le test d’heidelberg? En France, il est inconnu car dès que j’en parle au professionnel de santé, il ne connaisse que la pH metrie.

    J’aimerais une précision de votre part.
    J’ai trouvé des laboratoires en France qui pratiquent le test respiratoire.
    Mais il y en en a 3 qui durent effectivement 2 a 3h.
    Test au lactose, fructose et glucose.
    Je leur ai parlé du lactulose et il ne le font pas. Lactulose et lactose c’est pareil?
    Pour le sibo, le laboratoire de Marseille recherche que l’hydrogène, la biologiste m’a dit que le méthane n’avait pas besoin d’etre Mesuré. Elle suit les études du professeur Pimentel. Elle connaît bien son sujet, j’ai trouvé car elle m’a répété beaucoup de chose que j’ai appris de vos articles.
    Alors glucose et hydrogène peuvent suffir?
    Je suis un peu perdu.
    Merci pour votre réponse
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      5 juin 2019 at 21 h 50 min

      Bonjour,
      Ce labo ne semble pas bien connaitre le SIBO et les tests respiratoires.
      Mes indications proviennent des spécialistes les plus pointus et reconnus dans ce domaine.
      Les américains préfèrent le test respiratoire au lactulose car le test au glucose est accompagné de nombreux faux négatifs. Le glucose est absorbé dans la première partie de l’intestin et va manquer tous les SIBO plus tardifs dans l’intestin grêle. Le test au lactulose a plus de faux positifs est a un effet légèrement laxatif ce qui peut accélérer légèrement le transit mais dans le doute tous les spécialistes anglo-saxons préfèrent un test qui peut-être surdiagnostique qu’un test qui manque de nombreux SIBO.
      Après le mieux c’est de faire un test au lactulose o et en cas de négativité de compléter par le test au glucose.
      Maintenant pour les tests au fructose et lactose se sont des tests de maldigestion, le problème c’est que lors d’un SIBO on a fréquemment une inflammation de la muqueuse intestinale avec une certaine intolérance secondaire au lactose et au fructose qui s’améliore lors du traitement du SIBO. C’erst pourquoi ces tests de maldigestion devraient être fait après que l’on a exclut ou traité un SIBO.
      Le dosage du méthane est important pour déterminer qu’elle type de fermentation etr adapter le traitement, il est reconnu dans tous les consensus internationaux sur les tests respiratoires.

      Donc hydrogène et glucose est incomplet, maintenant si c’est positif c’est ok, on peut essayer de traiter
      mais si c’est négatif on ne peut rien affirmer.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  13. Avatar
    Dalila BESSA
    10 juin 2019 at 12 h 22 min

    Bonjour, merci infiniment pour tous les articles que vous publiez, je m’en inspire dans la prise en charge de mes consultants, mais j’ai une question concernant la berbérine et son action hypoglycémante, car je compte utiliser votre protocole pour traiter mon fils qui souffre d’un SIBO depuis quelques années.

    • Dr. A. D'Oro
      10 juin 2019 at 20 h 22 min

      Bonjour,
      pour les enfants on peut utiliser
      – la berberine à 1/2 dose (3x1cp/j) ou 1/4 de dose si très jeune
      – l’Allimed également 1/4 dose si enfant petit

      ainsi que l’Iberogast 10à 30 gtts la nuit

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  14. Avatar
    Arnaud
    12 juin 2019 at 9 h 33 min

    Bonjour,
    Où peut-on faire le test d’Heidelberg?
    En France, mon médecin ne connaît pas ce test.
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      13 juin 2019 at 21 h 39 min

      Malheureusement
      je ne connais pas en France qui fait ce test

      Sincèrement

      Dr A. D’or

  15. Avatar
    Arnaud
    12 juin 2019 at 9 h 43 min

    Bonjour,

    L’hôpital Hedouard Herriot à Lyon fait le test respiratoire au glucose (pas au lactulose je précise), et mesure les 2 gaz, méthane et hydrogène.
    Vous m’aviez dit que le problème est qu’il ne trouvera un SIBO, que si celui-ci se trouve dans la 1ère partie du grêle.
    Alors 2 questions :
    S’il trouve un sibo, en le traitant ça nettoie le reste du grêle en même temps ?
    Existe t-il plusieurs type de sibo, plus ou moins sévère, plus ou moins facile à traiter, avec des symptômes plus ou moins important ?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      13 juin 2019 at 21 h 42 min

      Bonjour

      Si le test est positif au glucose, le traitement agira partout.
      Il existe différents type de fermentations avec prédominance de divers gaz, avec ou sans candidose,
      avec des importances variées.
      PAr exemple, une fermentation à H2 à 60 devrait être traitée plus longtemps qu’une fermentation à 25 H2.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  16. Avatar
    Arnaud
    14 juin 2019 at 11 h 49 min

    Bonjour,
    J’ai souvent des selles défaites et parfois même type diarrhée.
    Avec des poireaux je les remodele.
    Je n’ai aucun problème pour y aller, pas de constipation. En moyenne 2 fois par jour.
    Je suis conducteur de train donc horaires pas top.
    Est ce que ça pourrait venir d’un problème de microbiote ?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      15 juin 2019 at 23 h 24 min

      Probablement,
      les poireaux sont riches en fibres prébiotique, ça semble vous convenir.
      La prise de prébiotique ou d’aliments riche en prébiotique peut être une aide pour
      améliorer votre microbiote et réguler votre transit.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  17. Avatar
    Arnaud
    14 juin 2019 at 13 h 34 min

    Bonjour,
    En ce qui concerne les probiotiques, il est dit de les prendre le matin à jeun, 30 mn avant de manger, pour des gélules, de façon à ce qu’ils arrivent dans le colon.
    Mais si on les prends en version poudre, et qu’ils sont mélangés aux aliments, par exemple dans un yaourt, alors ils seront détruits en passant dans l’estomac acide qui va les digérer?
    En faisant nos yaourts maison, ou buvant du kefir, les bactéries résistent à la digestion pour atteindre le colon?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      15 juin 2019 at 23 h 29 min

      Prendre à jeun les probiotiques est une idée fausse.
      Il est préférable de les prendre pendant les repas car ainsi les aliments tamponnent l’acidité gastrique
      et favorisent la survie des probiotiques. Dans un yaourt c’est très bien.
      Les yaourts fermentés et le kefir amènent plus de probiotiques à l’intestin que l’équivalent en comprimés ou en sachets.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  18. Avatar
    chleo
    15 juin 2019 at 16 h 59 min

    Bonjour monsieur A.D’Oro tout d’abord merci pour votre intérêt passionné , ensuite, quel protocole antimicrobien recommenderiez-vous pour une personne qui:

    1)fermente du grêle à jeune.

    2) Dysbiose apparaissant suite à des prises de doxycycline, augmenter.

    3) Nombreuse Flore bactérienne gras- de la langue non pathogène., langue chargée.

    4) intestins permeable, intolérance lactose, gluten, noix de cajou, pistache, noisette.

    5) Nausées, rots, fatigue.

    • Dr. A. D'Oro
      25 juin 2019 at 20 h 43 min

      Bonjour,

      Difficile de répondre clairement à une histoire médicale personnelle, sans connaitre tout les éléments
      et probablement nécessité de faire quelques bilans complémentaires.
      Sans un test respiratoire on ne peu pas confirmer un SIBO et quel type de SIBO.

      Si vraiment vous ne pouvez pas faire de bilans plus poussés, vous pouvez essayer vous même un traitement

      – une diète FODMAP en tenant compte également de vos intolérances avec un traitement antimicrobien à large spectre pendant un mois combinant plusieurs plantes (par exemple Tricycline de Allergy Group,ou
      GI Microb-X de Botanical Gut ou FC- Cidal de Biotics reasearch etc..)
      – traitement de la perméabilité intestinale (par exemple Immuperm)
      – enzymes digestifs et/ou Iberogast 20 gtts au repas

      Cela sont des indications générales qui pourraient ne pas vous convenir, c’est pourquoi il est toujours préférable d’être accompagné dans ces démarches par une personne compétante

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  19. Avatar
    Arnaud
    16 juin 2019 at 9 h 16 min

    Bonjour,

    Le kefir est mieux à l’eau ou au lait, ou peu importe, les 2 sont pleins de probiotiques?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      20 juin 2019 at 20 h 46 min

      Bonjour,
      sans certitude, je pense que le kefir au lait est meilleure.
      Les produits laitiers vont tamponner l’acidité gastrique et permettre aux bactéries vivantes
      de survivre mieux.
      Théoriquement le terme probiotiques doit être réservé pour les souches bactériennes qui ont été étudiées, ce qui n’est pas le cas dans les produits fermentés. Mais bon, les produits fermentés restent excellent pour la santé par leurs bactéries vivantes mais aussi par les enzymes dégagés par la fermentation ainsi que les vitamines etc..

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  20. Avatar
    Arnaud
    21 juin 2019 at 13 h 30 min

    Bonjour,
    Merci pour toutes vos réponses.

    En terme de probiotique, si l’on veut maintenir ou se refaire une bonne flore, du haut en bas, ( bouche, œsophage, estomac, colon), en dehors de l’alimentation, vous conseillez quel type de cure, (durée, produit, plutôt gélules ou poudre), et des probiotiques à 30, voire 100 milliards de bactéries ?
    Les pharmaciens proposent souvent des gélules à 1 ou 5 milliards !!!!???

    Merci pour votre réponse
    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      25 juin 2019 at 21 h 16 min

      Bonjour

      Je vous renvoie à mon dernier article sur les probiotiques.
      Les probiotiques n’ont qu’un effet de passage et ne modifient aucunement le microbiote.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  21. Avatar
    bruno B.
    26 juin 2019 at 10 h 32 min

    Dr D’Oro,

    L’allimed 450 100 caps peut-être commandée par les particuliers ici, (je viens d’en commander et j’en commande depuis 2018)>> https://www.allicin.co.uk/product.php/13/23/allimed_reg__100_capsule_pack
    Suivre la procédure de commande, le paiement est proposé en finalisation de commande, leur site est mal fichu, n’ont pas d’option de paiement par paypal.

    Bien cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      3 juillet 2019 at 22 h 15 min

      merci
      pour vos renseignements

      Dr A. D’oro

    • Avatar
      Al
      27 juillet 2019 at 8 h 38 min

      Bonjour,
      Certains praticiens préconisent pour traiter la dysbiose de l argent colloidal en voie interne à dose assez forte, 60ml 3x jours env. + adp
      Que pensez vous de cela?
      Les recherches là dessus semblent tres hétérogènes quant aux résultats pour les particules d argent…
      Cdt

      • Dr. A. D'Oro
        10 août 2019 at 10 h 50 min

        Bonjour,

        Je n’ai pas trop d’expérience avec l’argent colloidal en voie interne pour traiter une dysbiose,
        il faut comprendre que la dysbiose est souvent due à un appauvrissement de la biodiversité du microbiote,
        et je suis pas convaincu qu’un traitement antibiotique soit une bonne approche à moins que l’on soit
        dans une infection digestive.

        Sincèrement

        Dr A. D’oro

  22. Avatar
    bruno B
    19 août 2019 at 9 h 34 min

    L’atrantil est plus facile à obtenir depuis l’Angletterre https://www.healthmonthly.co.uk/atrantil_bloating_relief_and_everyday_digestive_health

    Pour dissoudre la fibrine des biofilms, (E.coli, archées, etc…) serrapeptase hautement dosée :
    https://www.apoticaria.com/produit-82-serrapeptase-peptizyme-sp-120-gelules.html (80000 SU)
    https://www.apoticaria.com/produit-101-serrapeptase-peptizyme-130-000-su-60-gelules.html (130000 SU)

    • Dr. A. D'Oro
      26 août 2019 at 18 h 22 min

      Bonjour
      merci pour ces infos,
      maintenant je préciserais que les enzymes tels que la serrapeptase ou autres,
      bien qu’utilisés par certains pour rompre les biofilms, ont peu été confirmé dans des études médicales.
      Pour le SIBO, c’est rarement utile, ça peut être un traitement adjuvant éventuellement dans le Lyme, la candidose ou le staph doré
      J’ai utilisé pendant un certain temps ces enzymes avec des traitements antimicrobiens
      sans jamais constatés un plus en rajoutant ces enzymes. De plus, la plupart des bactéries intestinales même amies font des biofilms pour vivre protégées
      dès lors, il faut bien réfléchir à vouloir combattre ces biofilms.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  23. Avatar
    bruno B
    19 août 2019 at 9 h 42 min

    Article complémentaire sur les agents disrupteurs de biofilms, serrapeptase, nattokinase, etc… http://mirzoune-ciboulette.forumactif.org/t1251-agents-naturels-pour-lutter-contre-le-biofilm-bacterien#13696

    Quelque dizaines de sujets détaillés sur ce forum relatifs au sibo/sifo, detox des LPS

  24. Avatar
    bruno B
    19 août 2019 at 9 h 55 min

    En cas de sibo, dysbiose et autres pathologies ou l’appauvrissement du microbiote est suspecté, il est souhaitable de verifier son gène FUT2 (fucosyltransferase 2) 80 euros (dont 15 euros de frais de port) chez LIMS bnext en belgique, (test salivaire) delai 1 à 2 mois,
    http://mirzoune-ciboulette.forumactif.org/t1607-hello-de-darky-j-ai-le-sibo-fucosyl-transferase-2-fut2

    • Les traitements en cas de polymorphisme, (profil non secréteur) http://mirzoune-ciboulette.forumactif.org/t1608-journal-de-suivi-edda-je-crois-que-j-ai-le-sibo

  25. Avatar
    Sebastien
    29 août 2019 at 23 h 39 min

    Bonjour,
    J’essaie de me procurer de la Berberine (France) mais je n’y arrive pas. Les deux références proposées ne sont pas distribuées en France.
    Je trouve d’autres produits mais il est indiqué Berberine HCL (que signifie ce terme?) Mais jamais de mélange de plusieurs plantes.
    De même parfois les fabriquants font un amalgame entre la quantité de plantes dans la gélule et la quantité de principe actif. On a ainsi des gélules à 100mg de Berberine mais je ne suis pas sûr que cela soit vrai.
    Auriez vous d’autres références de produits qui peuvent être livrées en France ?
    Merci beaucoup

    • Dr. A. D'Oro
      30 août 2019 at 20 h 47 min

      Bonjour
      Effectivement les complexes de berberine sont introuvables en france.
      Je conseille à mes patients “Berberis Formula de Genestra Brands” que je commande au canada
      chez http://www.healthpalace.ca, ça va assez vite

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  26. Avatar
    KATIA
    6 septembre 2019 at 16 h 02 min

    Je viens de découvrir le nom de cette maladie qui m’affecte depuis des années à la TV, SIBO enfin un nom à ces désagréments très affectant dans la vie de tous les jours. Avant tout traitement ou analyse, j’aimerais commencer par faire une cure de charbon actif qu’en pensez-vous ? merci pour votre réponse

    • Avatar
      KATIA
      6 septembre 2019 at 16 h 09 min

      j’ai lu avec un grand intérêt vos commentaires et explications sur le SIBO enfin un nom sur ce qui m’handicape depuis plusieurs années. merci Dr. A. D’Oro.
      J’écrivais ci-dessus que c’est lors d’une émission TV d’aujourd’hui qui parlait du SIBO que je me suis reconnue ! c’est incroyable, alors que les médecins généralistes et gastroentérologues et autres que j’ai consultés ne m’en ont jamais parlé. Je vais suivre vos conseils. Mille merci

    • Dr. A. D'Oro
      24 septembre 2019 at 9 h 27 min

      Bonjour

      Le charbon actif ne va pas régler un problème de SIBO.
      Maintenant ça peut aider à calmer les ballonnements et réduire les diarrhées

      sincèrement
      Dr A. D’oro

  27. Avatar
    Julien
    7 septembre 2019 at 11 h 25 min

    Bonjour,
    merci beaucoup pour votre article très clair et donnant de l’espoir.
    Je souffre de SII depuis 30 ans (j’ai 50 ans), et j’avais au fil du temps réussi à gérer les désagréments pour ma vie quotidienne (avec des stratégies d’alimentation et de passage à la selle, couplé à des prises d’antispasmodique).
    Depuis 3/4 ans, les symptomes se sont très nettement aggravés : apparition de reflux gastrique (d’ou prise d’IPP et de gaviscon), ballonnements et gaz insupportables, douleurs persistantes augmentant au cours de la journée, réveils nocturnes incessants dus à la douleur….
    Soupçonnant un SIBO après de nombreuses lectures, j’ai décidé après vous voir lu de tenter une approche par plante et régime FODMAP.

    J’ai acheté les produits suivants :
    – BERBERINE SUPERSMART 500 mg (https://www.supersmart.com/fr–glycemie-cholesterol–berberine-500-mg–0633)
    – ALLICINE MAX (https://www.amazon.fr/Max-allicine-SGK-30-Vcaps/dp/B0013GATPG)
    – OREAGANO OIL SOFTGELS (https://www.amazon.fr/G%C3%A9lules-dhuile-dOrigan-Hellas-Concentr%C3%A9/dp/B075JHGBS4)

    Je ne suis pas sur que cela convient, en particulier pour la berberine (ce n’est pas un complexe??).
    Pourriez vous m’indiquer si cela convient, et si non quelles alternatives?
    D’autre part vous citez Tricycline de Allergy Group : cela peut il remplacer les autres produits (Berberine, allicine…)?
    Merci d’avance pour vos réponses,
    Julien

    • Dr. A. D'Oro
      24 septembre 2019 at 9 h 41 min

      Bonjour
      Pour poser un diagnostique de SIBO il est préférable de faire un test respiratoire au lactulose car il peut y avoir d’autres raisons qui peuvent provoquer les mêmes symptômes digestifs
      (candidose, parasites, Lyme etc..). Maintenant vous pouvez essayer un traitement empirique de plantes anti-microbiennes et voir ce qui se passe mais vous n’aurez pas de certitudes de ce que vous traitez, vous ne saurez pas
      après le traitement si les germes ont disparu ou seulement diminué, et vous ne comprendrez pas les causes sous-jacentes qui permettent cela.
      Pour la berberine, il est préférable d’utiliser un complexe, j’utilise Berberine Formula de Genestra que je commandes au canada (https://www.healthpalace.ca/), pour origan, je préfère ADP Biotic qui est une forme émulsionnée
      moins irritante. Tricycline peut être une option, c’est une combinaison de plusieurs produits.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  28. Avatar
    BOUCHET
    9 octobre 2019 at 16 h 03 min

    Bonjour Docteur ,

    Je souffre de problèmes intestinaux depuis plus de 5 ans ( j’ai été opéré d’un occlusion intestinale à 12 ans dans la foulée d’une appendicite ) . J’ai toujours eu une sensibilité mais il ya 5 ans mon appareil digestif est partie en vrille . ( énormes brulures dans un premier temps puis ballonnement dhiarrées …). Les brulures ont vite disparues avec plusieurs séances d’acupuncture .Puis Traité dans un second temps par un nathuropathe selon la méthode du docteur donatini , j’ai eu quelques résultats avec le mycelium + HE ( Pendant 2 ans ) sans régler le problème . J’ai donc essayé d’autres protocoles ( curcuma , probiotique , glutamine) , quelques améliorations mais pas de guérison . Dernièrement ( mai 2019 ) j’ai consulté de nouveau christophe Etienne sur Paris avec lequel j’ai fait un test de mon microbiote via FLORINSCAN . ( Résultats : Flore de putréfaction aérobie avec un surnombre léger de ECOLI SOUCHE VARIANTE et ENTEROBACTERIACEAE et levures (GEOTRICHUM en surnombre) . Les conseils ont été les suivants : Prendre de façon répété des cures d’ HE et ou d’EPP . J’ai donc pris dans un premier temps de l’ORIGAN ( ADP ) pendant plus de 3 semaines à raison de 1 à 3 cachtes par jour .. je le supporte moyennement bien puis traitement avec du thym et HE THYM ( arofitom Thym ) pendant 1 mois .( 2 Gélules par jour) que j’ai plutôt bien toléré . En accompagnement de tout cela méditation , cohérence cardiaque , sport ( yoga , tennis , vélo , gym ) depuis de nombreuses années . Je constate au fil des années une amélioration très progressive (Peu de ballonnement , peu de flatulences ) mais pas de guérison et toujours des douleurs au bas du ventre quasi quotidiennement ( selles normales ) .Je désespère de trouver enfin une solution ( manifestement j’ai un SIBO avec excès d’hydrogène relevé par un test GAZ DETECT qui semble t’il a ses limites …)
    Ma question est donc la suivante :
    Pouvez vous m’aider ? et dans ce cas pouvons nous envisager une consultation par skype dans un premier temps ( avec préconisations peut être d’analyses ) puis si nécessaire constatation dans votre cabinet à Genève . MERCI docteur pour votre retour . J’apprécie beaucoup votre façon d’aborder toutes ces pathologies sans dogme , mais de façon très organisée et documentée avec la volonté de répondre à chacun avec un traitement personnalisé . Très belle journée . Gilles

    • Dr. A. D'Oro
      10 octobre 2019 at 23 h 02 min

      Bonjour,

      Votre histoire ressemble à un SIBO, maintenant les tests respiratoires avec le gazdetect ne me semblent pas très fiable. Pour les analyses du microbiote, je préfère les analyses par séquençage du microbiote. Les pathogènes détectés par les selles ne nous informent pas de ce qui se passe dans l’intestin grêle.
      Après si on fait un test respiratoire, il faut avoir une démarche systémique, après un traitement adapté, si il n’y a pas une nette amélioration, il est nécessaire de refaire un test à 10j/14 jours pour réévaluer la fermentation. Soit les gaz excessifs se sont normalisés, dans ce cas il faut chercher une autre cause aux plaintes (candidose, parasites, virus etc..) soit il y a toujours une fermentation et ce n’était pas le traitement le plus adéquat.
      D’autres part, le SIBO est souvent entretenu par une cause sous-jacente et il est nécessaire de rechercher les facteurs de risques et les causes sous-jacentes. Par exemple, vos antécédents opératoires peuvent avoir créer des adhérences qui réduisent les capacités de nettoyage de l’intestin grêle et plus tard d’autres facteurs plus récents se sont rajoutés à cela aggravant la situation.

      Je vous félicite de votre prise en charge globale (cohérence, sport, yoga etc..) et il est vrai qu’actuellement la médecine a de la peine a cerné ces problèmes digestifs et le patient doit s’informer, expérimenter et devenir son propre médecin.

      Je reste bien entendu à votre disposition

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

      • Avatar
        GILLES
        11 octobre 2019 at 10 h 56 min

        Bonjour Docteur ,

        MERCI beaucoup pour votre retour .
        Si je dois refaire une analyse du microbiote avec séquençage , dois je le faire auprès de LUXIA par exemple ou me conseillez vous un autre laboratoire ?
        Par ailleurs si les problèmes sont liés à des adhérences ( j’y ai pensé à un moment ) alors que faire ? ET COMMENT EN ETRE CERTAIN ?
        Des séances d’ostéopathie digestive , des massages particuliers , séances de respirations profondes ?
        Merci pour vos précieux conseils .

        Belle journée
        Gilles

        • Dr. A. D'Oro
          11 octobre 2019 at 19 h 21 min

          Je connais pas encore Luxia mais pourquoi pas essayer.
          Je pourrais vous donner mon avis après coup.
          Le travail des adhérences nécessitent des compétences manuelles
          dans ce domaine, maintenant on peut toujours essayer de l’ostéopathie viscérale
          ou d ela fasciathérapie.

          Sincèrement
          Dr A. D’oro

  29. Avatar
    laurence
    9 octobre 2019 at 19 h 49 min

    Bonjour Docteur,

    Tout d’abord merci pour ces articles très documentés et accessibles aux néophytes…

    J’ai depuis 10 mois un mal de gorge journalier, des brulures plus au moins importantes.

    La gastroscopie a montré une antrite par retour biliaire et une très très légère béance du cardia. Pas de gastrite, pas d’HP.
    Traitement IPP sans effet.

    Pas d’autres symptômes que le mal / brulures de Gorge. Pas de problème de transit, pas de mal à l’estomac. Langue blanche très chargée et halitose.

    Une médecin nutritionniste qui est formée à la médecine anti âge et à la micro nutrition m’a fait passer un test d’iGG : intolérance gluten, lait, caséine, petits pois et levure. Prescription de Curcuma fortement dosé, bromélaïne et perma+ des laboratoire therascience ; Régime strict pendant 3 mois sans les produits ci-dessus. Je viens de commencer.

    Il y a 3 jours, un médecin homéopathe m’a fait faire un test respiratoire :
    Hydrogène à jeun 4 – 2h après 15
    Methyl acétate 6 – 2h après 2,5
    Méthane 5,2 – 2h après 5,2

    Et a prescrit des mycéliums de Champignon. J’hésite à les prendre à la lecture de certains articles….

    Je n’ai eu aucune explication de ces résultats. Quelle est la caractéristique de ce SIBO ? Est-il très important ? J’ai été très déçue de cette visite, car il est déjà très difficile de trouver en France les tests respiratoires, mais j’ai vraiment eu l’impression d’être bâclée…..

    Depuis 7 jours que j’ai commencé le régime sans gluten, lait, caséine, petits pois et levure…j’ai mal au colon et j’ai une halitose très très importante, une langue très très blanche…. Je n’y comprends plus rien….

    Je vous remercie par avance de votre retour.

    Laurence

    • Dr. A. D'Oro
      10 octobre 2019 at 22 h 48 min

      Bonjour,
      Il est possible que vos reflux soit dus à une mauvaise vidange de l’estomac vers l’intestin grêle.
      Cela peut être en relation avec une mauvaise capacité de digestion (manque enzymes, sels biliaires?, acide chlorhydrique). Avez vous des signes de digestion lourde, difficultés à digérer la viande, le gras ou les féculents. Il est intéressant de voir si des approches pour améliorer les processus digestifs vous aident. comme la prise d’enzymes digestifs, des plantes amères comme dans l’élixir du suédois ou un test à la bétaine HCL.
      Un sibo ou un SIFO (candidose) n’est pas exclut et les tests au GAzdetect que vous avez fait sont très peu fiables, il est plus conseillé de faire avec un appareil professionnel. MAintenant, une des caractéristiques du SIBO c’est le ballonnement et éventuellement les gaz, ce que vous ne décrivez pas.

      Les IgG alimentaires ne sont pas toujours fiables et il est préférable de faire une diète FODMAP qui exclut de toute façon le gluten et certains produits laitiers et si SIBO il est important de donner des plantes antimicrobiennes, je suis moyennement convaincu par les mycéliums du Dr Donatini mais dès fois ça marche bien.

      Ce qui m’intrigue c’est l’halitose qui parle en faveur d’une putréfaction et éventuellement d’une hypochlorrhydrie.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

      • Avatar
        laurence
        12 octobre 2019 at 16 h 04 min

        Bonjour docteur,

        merci pour votre réponse.

        Depuis 10 mois que j’ai des brulures dans la gorge, aucun ballonnement, pas de maux de ventres, aucun souci de transit, pas de sensation de mauvaise digestion…Mon ventre me laisse tranquille, juste les brulures dans la gorge.

        C’est juste depuis une semaine que j’ai enlevé de mon alimentations les intolérances détectées que j’ai des gaz, et des maux de ventre….

        Quand vous parlez de putréfaction, c’est du grêle ?

        Comme je ne souhaitais pas démarrer les mycéliums, la nutritionniste, vient de me prescrire des labos Therascience : un mélange pour le SIBO, un mélange d’HE, de la Berbérine et le permea +

        Je vais essayer l’Elixir du suédois (trouvé en magasin BIO) et me pencher sur la diète FODMAP.

        Je vais tenté de contacter le CHU de Lyon pour les tests évoqués par Arnaud plus haut (merci pour l’info)

        merci pour votre aide

        laurence

  30. Avatar
    Arnaud
    10 octobre 2019 at 15 h 11 min

    Bonjour docteur D’Oro,

    Je viens de passer un test respiratoire au glucose pour rechercher un éventuel SIBO.
    Je l’ai passé à Lyon.
    Le résultat est négatif.
    J’ai expliqué au professeur qui me suit, que d’après votre article, le glucose manque de nombreux SIBO.
    Il me propose de refaire un test au lactulose, mais m’a dit:
    « Concernant le lactulose, sa fiabilité est très incertaine, car, s’agissant d’un sucre non absorbé, son arrivée dans le colon va déclencher une production d’hydrogène ou de méthane, et il est bien difficile de distinguer pullulation microbienne distale, de la fermentation normale colique. »

    Qu’en penses-vous?

    Merci pour votre réponse
    Cordialement

    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      10 octobre 2019 at 22 h 29 min

      Bonjour
      Le lactulose est la référence dans le SIBO car effectivement, n’étant pas absorbé arrivé dans le colon, il provoque une fermentation, c’est pourquoi il existe cette zone grise entre 100 et 120 minutes ou il est difficile de savoir si on constate une fermentation de la partie distale de l’intestin grêle ou du colon. C’est pourquoi, le plus souvent on regarde jusqu’à 90 minutes pour être pratiquement sûre d’être dans l’intestin grêle et de bien rechercher un SIBO. Le glucose lui est surtout absorbé par la première partie de l’intestin grêle et risque de rater une partie des fermentations plus tardives de l’intestin grêle. Toutefois le glucose est plus sensible mais manque plus de SIBO, alors que le test au lactulose peut avoir des résultats faussement positifs. A tout prendre, vu que le traitement d’un SIBO n’est pas dangereux pour la santé et peut vraiment aider, il est préférable d’avoir un test qui diagnostique peut-être en excès un SIBO qu’un test qui en manque une bonne partie. Après rien empêche de faire en premier le glucose et si il est négatif de compléter par un test au lactulose, c’est surement encore plus précis.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  31. Avatar
    Arnaud
    11 octobre 2019 at 9 h 18 min

    Bonjour docteur D’Oro,

    Je tiens juste à faire passer ce message pour tous ceux qui recherchent des tests respiratoires sérieux, (pas ceux au gazdectet du Dr Donatini, que j’ai moi-même fait par une naturopathe, et qui n’a rien donné, avec un abandon total une fois les résultats donnés, et des mycelliums ….. ), à faire en France pour détecter un éventuel SIBO.
    Le CHU de Montpellier et le CHU Édouard Herriot à Lyon les pratiquent.
    Service fonctions digestives.

    Cordialement

    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      11 octobre 2019 at 19 h 18 min

      Merci de partager cette info,
      il faut juste être sure qu’ils utilisent le lactulose comme substrat,
      et ils testent l’H2 et le méthane sur 3h.
      Si le test est fait au glucose et qu’il est négatif, il faut le refaire avec le lactulose

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  32. Avatar
    Arnaud
    11 octobre 2019 at 22 h 00 min

    Bonjour,

    Pourquoi le test respiratoire doit durer 3h, alors que le lactulose doit être regardé dans les 90 mn pour être sûr que ce soit le grêle qui fermente, et non le colon?
    2h suffisent.

    Merci pour votre réponse

    Arnaud

    • Dr. A. D'Oro
      12 octobre 2019 at 22 h 06 min

      Il est préférable de faire le test sur 3 heures,
      premièrement il peut y avoir une montée du méthane quelques fois plus tardive surtout en cas de constipation et c’est toujours intéressant de voir un méthane augmenté sur les 3 heures indiquant une prolifération globale des bactéries méthanogènes dans l’intestin grêle et le colon. L’autre raison est de rechercher ce que l’on appelle une flat line.Si vous n’avez pas d’augmentation sur les deux premières heures, on sait qu’il y a pas de SIBO vraisemblablement, mais on doit avoir une montée de la courbe d’H2 lorsque le substrat arrive dans le colon, puisque naturellement il y a beaucoup de bactéries dans le colon. Si la courbe reste plate dans la dernière heure, on peut suspecter une fermentation à hydrogène sulfureux qui absorbe les autres gaz.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

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