Partie 3 : Protocoles naturels pour traiter vos reflux d’acidité (RGO) et apprendre à vous sevrer des IPP.

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Partie 1 : Pour vos reflux d’acidité, il semble préférable d’éviter les inhibiteurs de la pompe à protons

Partie 2 : Traiter vos reflux d’acidité (RGO) par des méthodes naturelles

Introduction

Nous avons vu dans la partie 1 que la médecine s’efforce de traiter les RGO avec des antiacides tels que les inhibiteurs de la pompe à proton. Toutefois, si ces médicaments peuvent être intéressants à court terme pour guérir un ulcère ou une érosion de la muqueuse, ils ne s’adressent pas aux causes du RGO et ne font que traiter les symptômes. De plus, nous avons vu qu’une prise à long terme de ces médicaments peut provoquer de nombreux problèmes incluant des carences en minéraux et vitamines (fer, calcium, magnésium, vitamine B12), des risques de développer des intolérances alimentaires par mal digestion ainsi que des risques de développer une pullulation bactérienne de l’intestin grêle (SIBO), l’acidité de l’estomac perdant son rôle protecteur antimicrobien.

Comprendre les causes

Les gastro-entérologues expliquent souvent ces reflux par des problèmes du sphincter gastro-oesophagien, par la présence d’une hernie hiatale ou de la présence de la bactérie Hélicobacter pilori. Ils ignorent toutefois la complexité du reflux. Ainsi, une cause fréquente souvent ignorée est la relation entre le RGO et le SIBO (small intestinal bacterial overgrowth). En effet, la fermentation excessive de bactéries de l’intestin grêle génère des gaz (hydrogène, méthane) provoquant une augmentation de la pression intra-abdominale. L’estomac sous pression a de la peine à se vidanger vers le bas favorisant ainsi le RGO. Chez certaines personnes, une alimentation qui nourrit excessivement les bactéries de l’intestin grêle telle l’ingestion importante de glucides (pain, pâtes, pizza etc.) ou d’aliments fermentescibles (FODMAPS) sont fréquemment des déclencheurs de RGO (1-3). Dès lors une diète adaptée sans FODMAP et pauvre en glucides devient une stratégie gagnante pour améliorer les symptômes. Une autre cause ignorée du RGO est l’intolérance alimentaire dont le gluten est la plus fréquente (4). Dès lors lors d’un RGO chronique, il faut penser à une intolérance au gluten ce qui justifie la recherche d’une maladie coeliaque (5).

L’autre point qui n’est pas pris en considération est hypochlorhydrie. En effet, le RGO n’est pas systématiquement lié à un excès d’acidité, en effet on constate souvent dans le RGO une diminution de la production d’acidité de l’estomac. Certains nutritionnistes estiment que l’on retrouve dans le RGO environ 60% d’hypochlorhydrie et environ 40% d’excès d’acidité. L’hypochlorhydrie va entraîner une mauvaise digestion des protéines favorisant des fermentations au niveau de l’estomac et de l’intestin grêle cause de RGO. Une hypochlorhydrie (ou manque d’acidité gastrique) peut être suspectée chez une personne à plus de 65 ans, ainsi que lors de la présence d’une gastrite atrophique ou d’une maladie auto-immune. La consommation excessive de café ou d’anti-inflammatoires de façon chronique, à force d’irriter la muqueuse gastrique va également favoriser une diminution de la production d’acidité de l’estomac.

Quant à un excès d’acidité, il peut être favorisé par des aliments ou des bactéries. Ainsi, lorsqu’on mange des aliments dont nous sommes intolérants ou allergiques, il peut exister un relargage d’histamine qui signale à votre estomac de produire plus d’acidité, la solution dans ce cas passe par la réduction ou l’élimination de ces aliments. La bactérie Helicobacter pylori peut également augmenter notre production d’acidité et favoriser ulcère, érosion ou reflux. Son éradication peut améliorer la situation mais dans le cadre d’une gastrite son éradication peut déclencher des RGO.  Dans tous les cas, il est préférable dans un premier temps d’utiliser un protocole naturel pour ne pas perturber le microbiote avec des antibiotiques.

Plus récemment, la médecine constate de plus en plus de reflux symptomatique sans corrélation avec des reflux acides ou non acides et sans érosions à la gastroscopie. Selon les nouveaux critères  médicaux (ROME IV), on évoque 3 catégories de reflux fonctionnels, à savoir le reflux non érosif, le reflux par hypersensibilité et le reflux fonctionnel. Dans le reflux fonctionnel, beaucoup d’aspects restent peu clairs. On évoque une association avec des phénomènes nerveux par sensibilisation du système nerveux central. Les symptômes ne seraient pas liés réellement à un reflux, mais à un problème de dysfonction du système nerveux neuro-végétatif. Dans le reflux par hypersensibilité, des facteurs psychologiques jouent un rôle important, surtout le stress qui peut favoriser des oesophagites par augmentation de la perméabilité de la muqueuse oesophagienne (6).

En résumé, les causes favorisant un RGO sont complexes et chaque personne doit essayer de comprendre ce qui joue un rôle déterminant dans ces symptômes. Suite à de nombreuses questions sur le blog, j’ai constaté, chez certains, un désarroi à mettre en application certaines mesures proposées dans la 2ème partie de l’article sur le RGO, raison pour laquelle je propose des protocoles de traitements qui doivent toutefois être adaptés à chaque personne selon ces expériences.

Les approches naturelles du RGO

La prise en charge du RGO comprend plusieurs points à tenir compte et dont l’importance est variable d’une personne à l’autre. La gestion du stress est essentielle si vous êtes anxieux et stressé. Dans l’ensemble, ces mesures sont efficaces chez une grande majorité de personnes. Si ces mesures ne fonctionnent pas, il faut faire des investigations complémentaires telles que :

  • Rechercher un SIBO par un test de fermentation respiratoire au lactulose
  • Rechercher l’hélicobacter pylori (test antigénique dans les selles)
  • Rechercher des intolérances alimentaires (IgG alimentaires).
  • Faire un examen de selles (candida, parasites)
  • Faire un test de Heidelberg (procédure médicale pour rechercher une hypochlorhydrie en avalant une petite capsule permettant d’analyser le niveau d’acidité).

1. Recommandations alimentaires

En premier lieu, il faut favoriser une alimentation santé de type méditerranéenne en éliminant ou réduisant les sucres, les féculents et les farines raffinées. Attention au café, épices, tabac et à l’alcool. Le soir, votre repas doit être léger et il faut attendre au moins 3 heures avant de se coucher. Manger calmement en mâchant correctement.

Si cela ne marche pas, il est possible que vous ayez des sensibilités alimentaires. Dès lors il faut faire, pendant au moins 2 à 3 semaines, un test d’exclusion de certains aliments.

  • Le protocole le plus simple est d’arrêter le gluten et les produits laitiers qui sont les intolérances alimentaires les plus fréquentes.
  • Un protocole plus complet comprend une élimination d’au moins 2 semaines du gluten, des produits laitiers, des œufs, du maïs, des citrus, solanacées, oléagineux et levures.
  • En cas d’association avec un syndrome du colon irritable (ballonnements, gaz, troubles du transit), il est préférable d’essayer une diète FODMAP qui souvent améliore les symptômes du colon irritable et du reflux.

2. Calmer l’inflammation et l’irritation de la muqueuse

Il existe plusieurs produits naturels qui peuvent aider à calmer l’irritation de la muqueuse et soulager les douleurs. Voici quelques exemples de produits les plus utilisés, à tester seul ou en combinaison.

Aloe Vera

·       Aloe vera (7)

J’utilise volontiers l’Aloe Vera, une plante aux multiples vertus. En gel interne, 1 cuillère à soupe avant ou après les repas.

·       Réglisse

La racine de réglisse apaise les inflammations de la muqueuse digestive, augmente la production de mucine protégeant les cellules gastriques et intestinales. La réglisse (déglycyrrhizinisé) peut être prise soit sous forme d’EPS (extrait de plante standardisé) associée à la mélisse (2/3 et 1/3). Il existe des formes de réglisse DGL à mâcher 20 minutes avant le repas, bien mélanger avec la salive avant d’avaler (par exemple DGL 500 chez super smart). Cette plante est souvent utilisée avec efficacité dans les RGO toutefois aucunes études récentes confirmant son efficacité.

·       La racine de Guimauve

Les propriétés émollientes, adoucissantes de la racine de guimauve apaisent l’estomac et les muqueuses irritées. Toutefois pas d’études médicales dans le RGO.

·       Kudzu

Le kudzu (ou kouzou) est une légumineuse sauvage qui est connue de longue date pour réguler les acidités de l’estomac. Je propose une cuillère à café dilué dans un verre d’eau avant le repas, maximum 2x par jour. Dans ce cas également peu ou pas d’études dans le RGO (8).

3. Protéger et renforcer la muqueuse gastro-oesophagienne

·       Zinc carnosine

La combinaison de L-carnosine et de zinc a été largement étudiée au Japon pour ces capacités à renforcer la sécrétion du mucus et pour ces effets antioxydants. Elle est utilisée, dans ce pays, dans les traitements des troubles gastriques ainsi que dans les infections à helicobacter pylori.

·       N acetyl glucosamine (NAG)

La N-acetyl-glucosamine est connue dans la prise en charge de l’arthrose. Toutefois, récemment on a pu montrer que la NAG est utile dans la protection et la réparation des muqueuses impliquant l’œsophage, l’estomac et l’intestin grêle.

·       L-Glutamine

La glutamine est utilisée dans le traitement des gastrites ou de l’ulcère, car elle représente la principale source d’énergie des cellules gastriques et intestinales. Elle aide à protéger la muqueuse gastro-intestinale, mais également au niveau oesophagien surtout lorsqu’il existe un mécanisme de perméabilité de la muqueuse. Les doses suggérées sont environ 3 gr par jour reparti durant les repas.

·       Les probiotiques

Les probiotiques sont vraiment intéressants dans le RGO pour réduire la dysbiose ou le SIBO souvent présent dans le RGO surtout lors de prise de IPP (11). Les probiotiques protègent également la muqueuse oesophagienne et ont une activité antibactérienne intéressante, par exemple sur l’hélicobacter pilori.

4. Stimuler les sécrétions gastriques et corriger un manque d’acidité si besoin

·       Enzymes digestives avec ou sans bétaïne HCL

Les enzymes digestifs sont destinés à faciliter la digestion. Ces molécules permettent de mieux digérer et assimiler tous les groupes alimentaires. Lors de stress chronique ou avec l’âge, l’activité de nos enzymes diminue provoquant des phénomènes de mal digestion et de fermentation pouvant favoriser le RGO. Ceci est d’autant plus nécessaire si la personne décrit une digestion lente et difficile. L’association avec la bétaïne HCL est souvent conseillée lorsqu’on suspecte une hypochlorhydrie. Comme test, on peut par exemple prendre un comprimé de bétaïne HCL (650mg avec pepsine) pendant un repas riche en protéines (un steak par exemple) puis voir si la digestion s’améliore, confirmant une possible hypochlorhydrie. Ne pas prendre de façon concomitante avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des corticoïdes en raison du risque combiné d’endommager la muqueuse gastrique. Quelquefois, il est préférable d’avoir une gastroscopie afin d’exclure une érosion ou un ulcère qui pourrait contre-indiquer la prise de bétaïne HCL.

Gingembre

·       Gentiane, plantes amères, gingembre

Les plantes amères sont de très bons toniques digestifs à consommer avant le repas. Par exemple, la gentiane aide à stimuler la digestion, améliore la fonction de la vésicule biliaire et augmente la production des enzymes digestifs, même au niveau pancréatique. Des préparations de plantes amères comme l’élixir du suédois peuvent vraiment aider à stimuler la digestion, améliorer la fonction biliaire et la vidange gastrique. Par conséquent, un RGO avec une digestion lente ou lourde peut vraiment s’améliorer avec ces plantes qui améliorent la digestion et la vidange gastrique.

5.     La mélatonine

La mélatonine est une hormone réglant le cycle circadien et responsable de la qualité du sommeil. La mélatonine participe à diverses fonctions gastro-intestinales incluant la digestion et l’absorption de nutriments. Des investigations récentes ont montré qu’elle joue un rôle dans la protection de la muqueuse gastro-oesophagienne et la guérison des ulcères. Elle aide également à guérir des lésions de l’œsophage dues à une oesophagite de reflux, d’autant que la mélatonine réduit les sécrétions chroniques d’acide gastrique et contrôle la fonction du sphincter oesophagien inférieur. Des taux sanguins faibles de mélatonine favorisent le RGO et sa prescription peut être vraiment efficace lors d’un RGO associé à des troubles du sommeil. Les études montrent une efficacité à des doses de 5 à 6 mg (9,10).

Exemple de protocole pour un reflux oesophagien simple

·       Alimentation :

Respecter les recommandations ci-dessus et éventuellement exclure le gluten et les produits laitiers pendant 2 à 3 semaines.

·       Calmer l’inflammation de la muqueuse

EPS réglisse (3/4) + mélisse (1/4), une c. à café dans un peu d’eau avant repas ou pastille de réglisse DGL 15 min à mâcher avant repas (DGL 500 supersmart)

Aloe vera en gel interne 1 c. à soupe après le repas

·       Améliorer la digestion et la vidange gastrique

Enzymes digestives avec ou sans HCL pendant repas. On peut essayer comme alternative, du vinaigre de cidre, 1 à 2 c à c dans un verre d’eau avant repas ou encore un cocktail de plantes amères avant repas (par exemple :  Élixir du Suédois)

Si inefficace :

  • Rajouter un produit pour renforcer la muqueuse intestinale et le microbiote

Par exemple 1gr de l-glutamine (ou de n-acetyl-glucosamine)3x par jour au début du repas associé à des probiotiques en poudre.

  • En cas de troubles du sommeil ou d’insomnie, la prise de mélatonine jusqu’à 5 à 6 mg le soir au coucher peut-être essayée.
  • Évaluer une composante du stress et d’anxiété et la prendre en charge (relaxation, cohérence cardiaque, etc.)

Si toujours inefficace :

Rechercher des causes plus complexes.

  • exclure helicobacterpylori
  • rechercher des intolérances alimentaires
  • penser à une pullulation bactérienne de l’intestin grêle (SIBO), une candidose, ou des parasites.
  • faire un test d’Heildeberg chez un spécialiste pour rechercher une hypochlorhydrie

Exemple de protocole de sevrage lors d’un traitement par IPP

Il existe plusieurs protocoles de sevrage, je vais vous en proposer deux. Personnellement, je retrouve fréquemment une fermentation intestinale de l’intestin grêle que je traite en premier, mais cette prise en charge reste plus complexe. Je vous propose donc directement d’essayer un sevrage progressif.

Protocole A

Si vous prenez des IPP depuis longtemps, le sevrage doit être très progressif.

·       Première étape  préliminaire (environ 2 à 3 semaines)

Suivre dans un premier temps les recommandations alimentaires et se poser la question d’exclure éventuellement le gluten et/ou les produits laitiers. De plus, il est nécessaire d’introduire des enzymes digestifs avec un peu de HCL, car souvent sous IPP, la baisse d’acidité réduit les capacités digestives de l’estomac (par exemple : Enzygest 1 cp au milieu des repas). Dans cette étape préliminaire, on peut aussi améliorer la digestion avec la prise de plantes amères (par exemple, gentiane) avant le repas. On peut également renforcer la muqueuse en prenant de la glutamine ou du NAG.

·       Deuxième étape, sevrage par alternance des IPP avec des produits naturels

Vous allez commencer par alterner des jours où vous continuez à prendre vos IPP avec des jours où vous remplacez vos IPP avec des produits naturels. Par exemple, commencez par alterner 2 jours de traitement avec IPP avec un jour de traitement naturel (exemple : réglisse DGL en début de repas et Aloevera en fin de repas). Si après 3 semaines, c’est ok, vous alternez un jour avec IPP avec un jour de traitement naturel, puis après 3 semaines, vous faites 2 jours avec des produits naturels et un jour avec IPP et ainsi de suite jusqu’à l’arrêt complet des IPP. Si le traitement naturel n’est pas assez efficace, il faut le renforcer ou le changer par exemple en essayant à la place du réglisse DGL, le kudzu ou en rajoutant par exemple du zinc carnosine ou des probiotiques. Il faut découvrir ce qui marche pour vous.

Protocole B

Le protocole B est plus progressif. Il s’agit dans ce protocole de guérir votre muqueuse gastro-oesophagienne avant de réduire les IPP.

·       Première étape préliminaire, réparer et renforcer les muqueuses

Suivre dans un premier temps les recommandations alimentaires et se poser la question d’exclure éventuellement le gluten et/ou les produits laitiers. Commencez par prendre des enzymes digestifs (ex : Enzygest cp) à chaque repas. Réparer votre muqueuse gastro-oesophagienne en prenant par exemple du NAG (n-acetyl glucosamine) ou l-glutamine en poudre 3 à 5 gr par jour réparti durant les 3 repas + zinc-carnosine (1 caps au repas 2x par jour) + de la réglisse DGL avant repas.

·       Deuxième étape, sevrage progressif des IPP

Après environ 3 semaines, commencer à réduire votre traitement de IPP, par exemple en passant de 40 mg à 20 mg par jour. Trois semaines plus tard prendre 20mg tous les 2 jours, puis 3 semaines plus tard encore prendre les IPP seulement tous les 3 jours et puis observez si vous pouvez arrêter les IPP sans symptômes. Selon les plaintes résiduelles, rajouter ou modifier vos traitements naturels. On peut par exemple rajouter des produits lacto-fermentés comme le kéfir à dose progressive ou de l’aloe vera, ou de la mélatonine en cas de troubles du sommeil.

Exemple de protocole lors d’une gastrite modérée

Calmer l’inflammation

  • Réglisse en EPS ou réglisse DGL à mâcher (super smart), 15 min avant repas
  • Aloe vera une c à soupe avant ou après repas principaux

Protéger et renforcer la muqueuse gastrique

  • L-glutamime ou NAG, prendre 3 à 5 gr par jour fractionné pendant repas
  • Zinc l-carnosine (ex : super smart), une gélule matin et soir pendant repas

 

Exemple de protocole pour traiter naturellement un hélicobacterpylori (HP)

Le traitement standard pour éradiquer l’hélicobacterpylori est une trithérapie combinant 3 antibiotiques avec l’oméprazole. Il est bien entendu préférable dans un premier temps d’essayer d’exclure l’HP par des méthodes naturelles. Voici ci-dessous diverses alternatives naturelles qui nécessitent d’être combinées pour avoir une efficacité. Toutefois, même si l’on décide de faire une trithérapie classique, la prise combinée de probiotiques ou/et de zinc carnosine permet d’augmenter l’efficacité du traitement et de réduire les effets secondaires des antibiotiques.

  • Mastic gum 2caps, 2x par jour (le mastic gum à la capacité d’éliminer le H. pylori par un effet antimicrobien).
  • Extrait de brocoli riche en sulforaphane. (Exemple : Brocosulf de chez Nutrixeal, 1 cp 2x par jour). Des études récentes ont montré un pouvoir antibactérien du sulforaphane sur l’helicobacterpylori.
  • Les probiotiques 

Par de nombreux mécanismes, divers probiotiques aident à éliminer l’hélicobacterpylori par exemple en sécrétant des substances antimicrobiennes ou en inhibant les capacités de l’hélicobacter à adhérer à la muqueuse gastrique, etc. Certaines souches semblent plus intéressantes telles que le Saccharomyces boulardii, le lactobacillus reuteri ou casei etc. Toutefois, les études actuelles ne confirment pas que la prescription seule de probiotiques suffit à éradiquer l’HP. En contrepartie plusieurs études montrent que la prise de probiotiques avec les antibiotiques permet d’augmenter l’efficacité du traitement et de réduire les effets secondaires des antibiotiques (12, 13,14).

  • L’ Hericium erinaceus (exemple : Hericium de chez Forêt et Nature, 2 dosettes par jour). Il s’agit d’un champignon utilisé en médecine chinoise pour traiter les ulcères gastriques. Différentes souches de ce champignon ont des activités anti-helicobacterpylori (14, 15,16).
  • La Nigella sativa (ou cumin noir).La nigella sativa associée à du miel a montré une efficacité proche de celle de l’antibiothérapie dans quelques études. Ainsi, dans une étude, après la prise d’une mixture (6 gr/jour de poudre de cumin noir mélangée à 12 gr/jour de miel) répartie 3 x par jour après les repas, sur 14 personnes présentant une infection à hélicobacter pylori, huit ont été complètement guéri (57,1%) (16). Une autre étude a été effectuée avec une mixture de miel mélangée avec 5 ml d’huile de Nigella Sativa par jour.
  • Zinc carnosine, 1 à 2 cps 3x par jour pendant les repas. Le zinc carnosine n’a pas la capacité de détruire l’helicobacter pylori, mais les études montrent qu’il a la capacité de réduire l’inflammation et les érosions dues à l’hélicobacter (17,18). Plus récemment une étude multicentrique de 2017 sur plus de 300 personnes souffrant de gastrite à Hélicobacter pylori a montré que l’association d’une triple thérapie classique (oméprazole, amoxicillin et clarithromicin) avec le zinc carnosine améliorait nettement le taux d’éradication de l’hélicobacter pylori (19).

Dr. A. D’Oro

Références :

  1. Wu KL »The effects of dietary carbohydrate on gastroesophageal reflux disease » J Formos Med Assoc. 2018 Jan 12
  2. Rieger M. « Dietary sugar and Barret’s esophagus » EurSurg 2017 ;49(6) :279-281
  3. Keshteli AH « Dietary glycaemic index and glycaemic load and upper gastrointestinal disorders : results from the SEPAHAN study » J Hum NutrDiet 2017 Dec ;30(6) :714-723
  4. Pinto-Sanchez MI « Altered esophageal mucosal structure in patients with celiac disease » Can J GAstroenterol Hepatol, 2016 :1980686
  5. Yang JJ « Cost effectiveness of routine duodenal biopsy analysis for celiac disease during endoscopy for gastroesophageal reflux » Clin Gastroenterol Hepatol 2015 Aug ;13(8) :1437-43
  6. Kondo T « The role of esophageal hypersensitivity in functional heartburn » J Clin Gastroenterol 2017 Aug ;51(7) :571-578
  7. Panahi Y « Efficacy and safety of Aloevera syrup for the treatment of gastroesophageal reflux disease : a pilot randomized positive-controlled trial » J Tradit Chin. Med, 2015 Dec ;35(6) :632-6
  8. Kang GD « Irisolidone attenuates ethanol-induced gastricinjury in mice by ihnibiting the infiltration of neutrophils » Mol Nutr Food Res. 2017 Feb ;61(2)
  9. De Oliveira Torres JD « Whichis the best choice for gastroesophageal disorders : Melatonin or proton pump inhibitors ? » World J GastrointestPharmacolTher 2010 Oct 6 ;1(5) :102-6
  10. Brzowska I « Mechanisms of esophageal protection, gastroprotection and ulcer healing by melatonin, implications for the therapeutic use of melatonin in gastroesophageal reflux disease and peptic ulcer disease » CurrPharm Des. 2014 ;20(30) ;4807-15
  11. Belei O « Is ituseful to administer probiotics together with proton pump ihnibitors in children with gastroesophageal reflux ? » J NeurogastroenterolMotil 2018 Jan ;24(1) :51-57
  12. Wang F « Probiotics in Helicobacter pylori eradication therapy :systemic review and network metaanalysis » Clin Res Hepatol Gastroenterol 2017 sep ;41(4) :466-475
  13. McFarland LV « Systematic review and meta-analysis : Multi-strain probiotics as adjunct therapy for helicobacter pylori eradication and prevention ad adverse events » United EuropeanGastroenterol J. 2016 Aug ;4(4) :546-61
  14. Liu JH « Anti-Helicobacter pylori activity of bioactive components isolated from Hericium erinaceus » J Ethnopharmacol, 2016 May 13 ;183 :54-8
  15. Zhu Y « Preparation characterization and anti-Helicobacter pylori activity of Bi3+ Hericium erinaceus polysaccharide complex » CArbohydrPolym 2014 Sep 22 ;110 :231
  16. HAshem-Debaghian F. « Combination of Nigella sativa in eradication of gastric helicobacter pylori infection » Iran Red Crescent Med J. 2016 Jun 21 ;18(11)
  17. Ishihara R « Polaprezinc attenuates Helicobacter pylori-associated gastritis in Mongolian gerbils » Helicobacter 2002 Dec ;7(6) :384-9
  18. Handa O « Inhibitory effect of polaprezinc on the inflammatory response to Helicobacter pylori » Can J Gastroenterol 2002 Nov ;16(11) :785-9
  19. Tan B. « Polaprezinc combined with clarithromicin-based triple therapy for helicobacter pylori associated gastritis : a prospective multicenter randomized clinical trial » PLoS One 2017 Apr 13 ;12(4)

 

Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  21 comments for “Partie 3 : Protocoles naturels pour traiter vos reflux d’acidité (RGO) et apprendre à vous sevrer des IPP.

  1. BESSA
    14 avril 2018 at 23 h 22 min

    en tant que naturopathe peut-on se servir de ces protocoles pour la prise en charge de patients déjà diagnostiqués sans risques?

    • Dr. A. D'Oro
      15 avril 2018 at 14 h 12 min

      Bien entendu,
      J’ai essayé de regrouper les produits naturels les plus efficaces
      dans cette prise en charge complexe du RGO. J’ai utilisé plusieurs protocoles
      sur des centaines de personnes avec de bons résultats et d’autres protocoles
      ont été inspiré par des nutritionnistes de renom.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  2. 3 mai 2018 at 10 h 30 min

    Il est intéressant de lire et s’informer par rapport au processus de digestion pour trouver la bonne solution au problème de reflux gastrique. Merci pour le partage de ces informations.

  3. Flash021
    24 mai 2018 at 22 h 37 min

    Bonjour,
    avec vous essayé avec succès (amélioration nette ou peu marquée) le protocole pour reflux simple ? si oui sur combien de personne ?

    Hormis un traitement symptomatique, je réfléchis à la cause de ces désagrément,s je souffre de RGO / boule dans la gorge depuis 8 ans.

    que pensez vous de vérifier le fonctionnement des pompes H+/K+-ATPase et notamment du côté de la gastrine, l’histamine et la l’acetylcholine ?

    Avez vous déjà fait mesurer la gastrine serique ? la choline via la cholinesterase sérique et cholinestérase globulaire pour l’acetylcholine ?

    Concernant l’histamine, est il possible de faire un lien avec reflux et une intolérance à celle çi ?

    Si la prise de melatonine améliore les symptomes, pensez vous qu’il soit juducieux de faire mesurer le l tryptophane => serotonine , tous deux précurseur de la mélatonine .

    Qu’en est il des calculs biliaires sur une digestion ralentie ?

    Merci !

    • Dr. A. D'Oro
      2 juin 2018 at 16 h 47 min

      Bonjour,
      Les protocoles proposés sont des protocoles que j’utilise avec succès,
      certaines propositions proviennent de protocoles de nutritionnistes spécialisés
      dans le domaine digestif.
      Les articles sur le RGO exposent un point de vue reconnu dans la médecine nutritionnelle et fonctionnelle,
      je répond volontiers principalement aux personnes qui me demandent conseils par rapport à leur problématique et
      je propose de nouvelles pistes afin d’aider ces personnes. Se perdre dans toutes sortes d’hypothèses m’intéresse moins.
      Toutefois, je veux bien répondre à une question technique mais pas à l’ensemble de vos demandes.
      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  4. Tasha
    7 juin 2018 at 23 h 07 min

    Bonjour,

    J’ai lu avec intérêt votre dernier article sur le traitement des RGO.

    Vous avez évoqué la possibilité d’une candidose, plus complexe à traiter. C’est mon cas. Malgré, et ce depuis le début de l’année, une diète FODMAP + suppression du gluten, du sucre et du lactose, je continue à avoir des problèmes de RGO (suite à prise d’antibios + IPP) et de digestion auxquels s’ajoutent un candida buccal, digestif et même vaginal.
    Langue grise hyper chargée, bouche pâteuse, gorge irritée, difficulté de déglutition, brûlures d’estomac RGO dès la fin du repas (même après un simple verre d’eau).

    J’ai pris de la réglisse DGL en comprimés, de la chlorophylle en gélules pour l’acidité et actuellement de l’ail (gélules) mais tout ça ne semble pas très bien fonctionner. Les bains de bouche avec certaines HE, le bicarbonate de soude ne sont pas concluants. Je ne sais plus quoi faire…quels antifongiques prendre?
    Avez-vous un protocole en cas de candidose ? peut-il se rapprocher ou s’associer à un autre protocole décrit dans votre article ?

    Merci d’avance.
    Cordialement.

    • Dr. A. D'Oro
      10 juin 2018 at 18 h 40 min

      Bonjour,
      il semble probable que vous ayez une candidose digestive,
      il faut opter soit pour un traitement classique médicamenteux (par exemple nystatine cp 500 000 3x 2cp pendant un mois à 6 semaines), doit être prescrit par un médecin
      Dans les produits naturels vous avez beaucoup de choix, comprenant l’huile d’Origan, l’extrait de pépins de pamplemousse, l’acide caprylique
      la berbérine etc..En raison des réactions d’élimination lors de ces traitements, il est conseillé d’être suivi par un nutritionniste ou un naturopathe.
      Sincèrement
      Dr A. D’oro

      • Tasha
        11 juin 2018 at 23 h 47 min

        Bonsoir et merci de votre réponse.

        Une petite précision à vous apporter : j’ai un SIBO et donc une grande sensibilité intestinale, un traitement classique médicamenteux ne risque pas de me replonger dans des ballonnements et douleurs digestives difficiles ? Plus encore que les réactions d’éliminations avec des antifongiques naturels ?

        Merci.
        Cordialement

        • Dr. A. D'Oro
          17 juin 2018 at 18 h 20 min

          Bonjour,
          Les produits naturels font de mon expérience plus fréquemment des réactions (die off) que la nystatine qui est
          particulièrement bien tolérée. La nystatine n’est pas absorbée dans le sang et agit principalement dans l’intestin,
          sans perturber le microbiote. Maintenant, vous pouvez essayer une stratégie à base de produits naturels, il faut fréquement
          faire des combinaisons et essayer.

          Sincèrement
          Dr A. D’oro

  5. FERNANDEZ
    8 juin 2018 at 11 h 21 min

    Bonjour

    Le protocole pour se passer d’IPP peut il être appliquer en cas de détection de languette endobrachyoesophage (pas de dysplasie).?

    Cordialement

  6. Alicia
    9 juin 2018 at 10 h 47 min

    Bonjour,

    J’ai pris du flagyl pendant 10 jours, ainsi que du trimebutine et de l’esomeprazole (40mg le soir).
    J’ai pris l’esomeprazole pendant 1 mois environ et j’ai décidé d’arrêter car j’avais des maux de tête et une sorte de malaise après avoir pris ce médicament.
    Je prenais l’esoméprazole à cause de reflux gastrique pendant mes traitements.
    Mais voilà maintenant j’ai des crises d’angoisses et de pleurs dès le matin au réveil. J’allais bien avant tout ça. Ça fait une semaine que je suis angoissée et que je pleure. On me dit que je suis stressée et on m’a donné du stressam et du lexomil.
    J’ai maintenant peur d’une dépendance au lexomil, mais au moins ça calme mes crises.

    J’ai peur de ne pas arriver à sortir la tête de l’eau. Je ne sais pas quoi faire.

    Avez vous des conseils svp?

    • Dr. A. D'Oro
      10 juin 2018 at 19 h 08 min

      Bonjour,

      Il est possible que les traitements que vous avez pris (flagyl, IPP) ont modifié votre microbiote pouvant altérer
      le métabolisme de vos neurotransmetteurs et générer ces crises d’angoisses et de pleurs.
      La question est de savoir si ces traitements ont provoqué des fermentations pathologiques (SIBO ou candidose). Pour cela, il faudrait faire
      des investigations.
      En attendant, je vous propose de prendre des bonnes doses de probiotiques, il existe une formulation spéciale pour les problèmes d’humeur
      c’est chez Garden of Life, ça s’appelle Garden of life Dr formulated probiotics Mood +,(2 cps par jour) vous pouvez par exemple commander chez vitacost.com,
      bien comparer les prix selon les sites de distribution. Super Pro Bio de Kirkman est une alternative comme probiotiques agissant sur le cerveau (Psychobiotiques).

      Comme anxiolitique, il existe des substances naturelles aussi efficaces, par exemple
      prenez de la théanine 200 mg matin et soir (par exemple chez Nutrixeal.fr) ainsi que du magnésium + vit. B (par exemple Nutrimag 1 sachet 2x par jour).
      Si le côté dépression est plus fort que le côté anxiété, on peut rajouter à la théanine du 5HTP (précurseur naturel de la sérotonine), 50 mg 3 x par jour
      (par exemple chez Nutrixeal, Griffomag 5HTP).

      Les médicaments pour l’anxiété quant à eux non seulement vont créer une dépendance, mais à la longue entrainer une altération de vos neurones avec des troubles cognitifs.

      Tenez moi au courant
      Sincèrement

      Dr Antonello D’oro

  7. WACHTER
    24 juin 2018 at 21 h 13 min

    Très bien

  8. Mélinda
    17 juillet 2018 at 15 h 08 min

    Bonjour,
    J’aimerais faire un sevrage de l’inéxium que je prends en 40 mg depuis des mois.
    Où peut-on trouver la liste des produits que vous préconisez dans le protocole de sevrage ?
    Merci

    • Dr. A. D'Oro
      21 août 2018 at 11 h 20 min

      Bonjour,
      désolé de répondre si tardivement car j’étais en vacances.
      Les produits peuvent être trouvé chez de nombreuses marques de compléments.
      Pour les enzymes Enzygest c’est chez Bionutrics, la glutamine peut se trouver en poudre chez Nutrixeal. fr
      elle a l’avantage de n’avoir aucuns conservants, le zinc-carnosine chez supersmart.com etc

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  9. Chahid
    23 août 2018 at 14 h 53 min

    Bonjour Docteur,

    Je suis Chahid je vous ai déjà écrit plusieurs, Depuis 2 semaines je suis vraiment en train de souffrir. Cela me brule beaucoup niveau haut de l’osophage, et en bas de la gorge. Je ne sais plus quoi faire. J’ai une petite Hernie Hiatale par glissement non compliqué. Je prend 1 IPP 30 min avant le petit déjeuner (LANZOPRAZOLE). Il y’a de cela 3 mois j’ai passer une manométrie qui à indiqué un trouble majeur du péristaltisme type absence de contraction pour l’ensemble des déglutitions.

    J’ai suivie votre conseil en suivant le Protocole B depuis 2 semaines.
    Je prend 20 min avant chaque repas de la réglisse DGL en gélules puis ensuite au mieux du repas je prend des enzymes digestifs puis ensuite je remange et juste apres je prend 1 comprimé de 1 gramme de L-Glutamine + a la fin du repas une cuillere de gél d’aloé véra. Mais rien ne fait, j’ai super mal.

    Qu’est qui faut que je fasse ?
    Quelle investigations je dois faire ?

    Aidez moi s’il vous plait

    • Dr. A. D'Oro
      1 septembre 2018 at 23 h 00 min

      Bonjour,
      Je suis désolé que malgré vos efforts vous n’allez pas mieux,
      il est quelques fois difficile de trouver une solution à travers
      des conseils sur un blog. Peut-être faut-il être plus rigoureux,
      essayer de comprendre ce que vous tolérez le moins, dans quelles
      circonstances vous avez le plus de reflux.
      Dans ce que vous m’écrivez vous avez tenu compte de produits
      protecteurs comme l’aloe vera et la réglisse ainsi que la prise d’enzymes
      pour essayer de mieux digérer (dés fois essayer de changer d’enzymes),
      la glutamine c’est mieux de la prendre en poudre avant le repas.
      Toutefois tous cela ne vous aide pas, alors il faut aller plus loin,
      peut-être vous manquez d’acidité avec vos IPP alors faites le test du bicarbonate ou de vinaigre de pomme,
      peut-être avez vous un SIBO ou une candidose qui vous empêche d’avoir une bonne vidange gastrique,
      à explorer surtout si vous avez des ballonnements, gaz ou troubles du transit.
      Peut-être, avez vous une intolérance au gluten ou à d’autres aliments. Il faut trouver un micro nutritionniste près de chez vous qui peut
      faire des tests plus complets. Vous pouvez aussi pendant 2 à 3 semaines faire une diète stricte soit sans gluten et produits laitiers, soit
      FODMAP ou soit paléo. Mais c’est bien d’être accompagné.

      J’espère que vous allez trouver une solution,
      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  10. Isabelle
    9 octobre 2018 at 15 h 45 min

    Bonjour,

    Quels probiotiques faut-il choisir pour un RGO + ballonnements et gaz?
    Et où vaut-il mieux les acheter?
    Le produit “Digestive Enzymes ” de Supersmart est-il indiqué (Enzygest n’est plus en stock) ?

    Merci

    • Dr. A. D'Oro
      11 octobre 2018 at 21 h 40 min

      Bonjour,
      Vous pouvez tester diverses souches de probiotiques,comme souche spécifique,
      la souche du lactobacillus Reuteri DSM 17938 a montré une certaine efficacité dans les reflux
      par exemple BioGaia Protectis 10 goutes au couché.
      Digestive enzymes de Supersmart est très bien

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

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