Approches alternatives dans le TDHA

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Introduction

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) chez l’enfant est statistiquement de plus en plus fréquent avec des conséquences importantes pour la performance scolaire et plus tard pour l’intégration dans la vie sociale et professionnelle.

Il est toutefois normal que certains enfants soient inattentifs, turbulents ou trop impulsifs et souvent la frontière entre le normal ou le pathologique reste subjective. Toutefois, certains enfants sont pour l’entourage familial et scolaire trop turbulents et présentent des comportements hyperactifs, parfois même agressifs. Ils répondent aux critères du TDHA bien que ces critères souvent ne reposent sur aucun élément physique ou physiologique clair. La réponse du corps médical à ce problème consiste à recourir à un médicament qui est un stimulant du système nerveux central dont le mode d’action n’a pas clairement été élucidé (la Ritaline).

Certains thérapeutes estiment que ce médicament est une drogue qui ne fait que rendre docile l’enfant et qui semble aider plus les professeurs et les parents que l’enfant. Des études sont parues récemment qui remettent en question l’efficacité de ce médicament. Ainsi, des chercheurs ont évalué l’ensemble des études publiées sur ce sujet entre 1980 et 2011 et n’ont constaté que peu d’efficacité sur l’effet de la Ritaline chez les enfants souffrant de TDHA. Seule une étude valable était en faveur de la Ritaline alors qu’il existait au moins 8 études valables qui préconisaient l’apprentissage d’une technique comportementale pour les parents (1). De plus, des chercheurs du célèbre John Hopkins Children Center ont constaté que les enfants placés sous Ritaline, sur un suivi de 6 ans, souffraient toujours autant des mêmes symptômes que ceux qui n’avaient pris aucun traitement (2).

Dans cet article, nous avons voulu proposer des alternatives plus naturelles, qu’elles soient d’ordre nutritionnel ou autres. Les constats et les propositions qui suivent sont documentés par des études scientifiques et ont toute leur valeur comme alternative (ou en association) à un traitement médicamenteux.

Une prévention du TDHA semble commencer déjà chez la femme enceinte:

La période de gestation reste une période qui détermine de façon significative la santé physique et mentale du futur enfant. Concernant, les troubles de l’attention, des études suggèrent de tenir compte de certaines carences nutritionnelles et de réduire les contaminants de l’environnement.

Les carences à corriger concernent particulièrement l’iode. En effet, on sait que lors de la grossesse, l’apport de l’iode participe au développement du cerveau du fœtus et influence par la suite ses capacités intellectuelles. L’Organisation mondiale de la santé préconise actuellement des apports d’au moins 250 microgrammes par jour alors que la plupart des femmes consomment moins de 150 microg/j. Ces manques d’apport peuvent être la cause d’un développement cérébral altéré avec diminution des capacités neurocognitives et également un déficit de l’attention (3,4).

Il faut également tenir compte des apports d’acide folique, en effet le déficit en folates, modifie le développement du cerveau et pourrait également, selon certaines études, favoriser l’hyperactivité chez le futur enfant (5).

Concernant l’environnement de la femme enceinte, on observe de plus en plus de relation entre certains composés chimiques de notre environnement et les risques de TDHA chez le futur enfant. Ainsi les contaminations à certaines substances comme le plomb, les PCB ou le cadmium sont associées à un risque plus élevé de troubles de l’attention chez l’enfant (6, 7,8). Le tabagisme chez la femme enceinte est également incriminé (9). On peut dès lors conseiller aux femmes enceintes de ne pas fumer et d’éviter de s’exposer à des endroits particulièrement pollués, une nourriture bio, sans pesticides devrait être également suggérée.

Chez l’enfant, le TDHA pourrait être en relation avec :

Des carences en minéraux

Le fer est probablement le minéral, dont la carence dans le TDHA a été le plus étudiée. Une des raisons est probablement due aux nombreuses actions du fer dans notre métabolisme et particulièrement son rôle de cofacteur essentiel dans la formation de la dopamine cérébrale.

Il semble établi que le manque de fer joue un rôle dans le TDHA. En effet, des études ont montré une corrélation linéaire entre le taux de ferritine (marqueur des réserves du fer dans l’organisme) et l’intensité du TDHA (10). De plus, en donnant des apports de fer, on a constaté une amélioration des troubles de l’attention (11,12).

Le zinc semble également utile dans la prise en charge des troubles de l’attention. En effet, le fer et le zinc sont tous les deux associés dans le métabolisme de la dopamine. Plusieurs études montrent une relation entre la carence de zinc et la gravité du TDHA (13, 14,15).

Concernant le magnésium, beaucoup d’études ont étudié la probabilité d’un lien entre le TDHA et la carence de magnésium. Il semble que ce lien existe surtout dans l’hyperactivité anxieuse en raison du caractère anxiolytique du magnésium. Toutefois, le magnésium ne semble pas avoir d’effets notables sur les problèmes d’attention (16).

Des carences en acides gras de type Oméga 3

Les acides gras Oméga 3 à longues chaînes (EPA, DHA) jouent un rôle important dans le fonctionnement du système nerveux central. La carence en Oméga 3 semble particulièrement impliquée dans l’apparition des troubles neurocomportementaux (17) tels que le TDHA.

Plusieurs études d’intervention ont été faites afin de confirmer l’utilité de la prescription d’Oméga 3 chez les enfants souffrant de TDHA. Certaines études semblent confirmer des effets positifs dans le TDHA (18,19) alors que d’autres soulignent le manque de preuves suffisantes (20,21).

Une publication récente de 2015 pourrait expliquer ces résultats contradictoires. Dans cette étude, 90 enfants souffrant de TDHA ont reçu pendant un an des Oméga 3, en changeant tous les 4 mois de type d’apport (EPA, DHA, acide linoléique). Le fait intéressant a été de constater que seuls les enfants qui ont augmenté leurs valeurs sanguines de EPA et DHA ont eu une nette amélioration au niveau cognitif et comportemental. Cela semble indiquer que la prescription d’huile de poisson riche en Oméga 3 ne suffit pas. Il faut également s’assurer que ces huiles ont été bien incorporées et que les valeurs dans le sang des Oméga 3 se soient améliorées (22).

Des intolérances alimentaires ou une hypersensibilité aux produits chimiques

Dans la littérature, de nombreux chercheurs ont focalisé leurs travaux sur la relation entre les troubles déficitaires de l’attention et l’alimentation, particulièrement les additifs alimentaires et les allergies ou intolérances à certains aliments.

Il a été démontré qu’un certain pourcentage d’enfants (environ 5%) souffrant de TDHA présenterait une hypersensibilité à des additifs, principalement des colorants alimentaires. Des régimes alimentaires éliminant ces colorants semblent favorables à certains enfants (23). Il semble donc justifié de supprimer les aliments contenant des colorants artificiels tels que les bonbons.

D’autre part, la consommation d’aliments sucrés et à index glycémique élevé peut aggraver les symptômes du TDHA par l’effet hypoglycémique accompagnant le pic d’hyperglycémie de ces produits. Dès lors, on ne peut que déconseiller les petits déjeuners sucrés comprenant des cornflakes, de la confiture ou des croissants.

 

tdha2Concernant l’éviction du gluten et des produits laitiers, Reichelt et col. (25) avaient émis l’hypothèse qu’à partir de certaines protéines (gluten et caséine) se formeraient chez certains individus des séquences d’opioïdes nommés glutéomorphine et caséomorphine. Ces opioïdes seraient responsables de troubles neurocomportementaux incluant le TDHA et les syndromes autistiques. Ceci a justifié certaines recommandations quant à l’exclusion des produits laitiers et du gluten. Toutefois diverses études se sont penchées sur l’efficacité de ces régimes dont l’efficacité semble être aléatoire sauf pour les enfants présentant une maladie coeliaque, ce qui peut justifier des examens de dépistage chez ces enfants (24).

Dans l’ensemble, d’un point de vue scientifique, les niveaux de preuve restent faibles concernant des diètes d’exclusion ou l’élimination des colorants artificiels. Bien que certains enfants en retirent des bénéfices importants, il reste toutefois difficile de déterminer à l’avance lesquels pourraient bénéficier ou non d’une diète d’exclusion (26).

Un écosystème intestinal perturbé

Probablement, l’intestin joue un rôle important dans les troubles de l’attention. Lors d’une dysbiose intestinale, on constate souvent une hyperperméabilité de l’intestin qui s’accompagne d’un passage de fragments bactériens de l’intestin vers le sang. Dans ce cas, on constate la présence élevée d’endotoxines bactériennes dans le sang confirmée par un dosage élevé de LPS (lipopolysaccharides). Certains auteurs, comme le Prof. Michael Maes, évoquent une corrélation possible entre le taux d’agitation des enfants et le taux d’endotoxines. Toutefois, les études manquent dans ce domaine pour confirmer ces hypothèses. La prise en charge de l’écosystème intestinal reste une approche primordiale dans la prise en charge de ces enfants.

Une mauvaise qualité de sommeil

On note fréquemment un lien entre les problèmes de sommeil et les troubles de l’attention chez l’enfant. Une étude récente a permis, chez 10 000 adolescents, de donner des informations sur la qualité de sommeil et l’importance des symptômes de TDHA.  Les résultats ont montré un lien étroit entre les symptômes de TDHA et les troubles du sommeil (manque de sommeil, insomnie, retard de phase, etc..).  Ces constatations suggèrent que les problèmes de sommeil sont une cible thérapeutique si l’on veut réduire les symptômes de TDHA chez l’adolescent (27).

Sur la base de ces constats, il est légitime de penser que les symptômes du TDHA soient améliorés lorsqu’on améliore la qualité du sommeil de ces enfants.

En effet, dans une étude randomisée de 2015, des consultations ont été données aux parents d’enfants souffrant de TDHA, afin d’améliorer le sommeil de leurs enfants (6 heures de training donné par un expert). Trois et six mois après cette formation, on a pu noter une nette diminution des symptômes du TDHA par rapport au groupe contrôle (28).

D’autres auteurs expliquent ces troubles du sommeil par une dérégulation du rythme circadien avec une sécrétion inadéquate de la mélatonine la nuit, raison pour laquelle ils suggèrent, chez les enfants souffrant de TDHA et de troubles du sommeil, une supplémentation de mélatonine le soir (29,30). Une étude récente de juin 2015 montre que la prescription de mélatonine chez ces enfants permet d’améliorer et d’augmenter la durée et la qualité du sommeil (31).

Une perturbation du système nerveux autonome : indication possible de la cohérence cardiaque

Beaucoup de troubles du comportement d’origine émotionnelle sont accompagnés par une dysfonction du système nerveux autonome. En effet, notre capacité d’adaptation correcte à notre environnement dépend d’un équilibre entre le système sympathique permettant l’adaptation au stress et le système parasympathique qui permet une récupération physiologique de nos systèmes de stress ou émotionnels.

De nombreuses études ont recherché un déséquilibre du système nerveux autonome chez les enfants souffrant de TDHA afin d’expliquer les troubles du comportement, la mauvaise gestion des émotions et les difficultés d’affiliation sociale (32, 33).

Une étude randomisée de 2011 a étudié la capacité de régulation émotionnelle d’enfants normaux et souffrant de TDHA à travers l’analyse du système nerveux autonome. On a analysé les réactions physiologiques autonomes suite à des stimulations émotionnelles positives et négatives. Chez les enfants du groupe contrôle, on constate que le système parasympathique a une variation normale avec diminution du tonus parasympathique lors d’émotion positive et augmentation du tonus lors d’émotion négative. A contrario, les enfants souffrant de TDHA ont un manque de variabilité du tonus parasympathique qui reste élevé, quelles que soient les conditions émotionnelles (34). Plusieurs études ont confirmé cette dérégulation du tonus parasympathique qui devient dominant (35,36).

De façon intéressante, on constate que le traitement du TDHA (methylphenidate) peut réduire cette dominance parasympathique, toutefois, sans équilibrer totalement l’équilibre neurovégétatif (37,38).

Comme alternative thérapeutique, on peut envisager la pratique de la cohérence cardiaque, qui a entre autres comme but d’équilibrer le système nerveux autonome. Les études dans ce domaine sont peu nombreuses. A noter, une étude randomisée de pratique de la cohérence cardiaque chez des enfants souffrant de TDHA âgés entre 6 et 8 ans. Les auteurs de cette étude ont pu constater une amélioration significative dans diverses fonctions cognitives ainsi qu’au niveau du comportement (39).

Une autre étude datant de 2009 a également effectué un entraînement de biofeedback de type cohérence cardiaque afin d’améliorer la variabilité cardiaque. Ils ont inclus non seulement des enfants souffrant de TDHA, mais également de troubles anxieux, de troubles somatoformes ainsi que des troubles obsessionnels-compulsifs. Après 15 séances d’entraînement, tous les enfants ont montré une amélioration de leur variabilité cardiaque ainsi que de leurs troubles cliniques. Toutefois les meilleurs résultats ont été obtenus chez les enfants anxieux (40). Il faut encore du recul pour déterminer l’importance de l’effet de la pratique de la cohérence cardiaque. Il semble toutefois que cette pratique soit utile et permettrait d’améliorer les symptômes du TDHA, ceci de façon combinée à d’autres approches naturelles décrites ci-dessus.

Le BacopaMonnieri, un psychostimulant naturel comme alternative à la Ritaline

Depuis quelques années, une préparation en phytothérapie est particulièrement étudiée dans les troubles de l’attention, la Bacopamonnieri (41). Une étude de 2010, randomisée et en double aveugle comprenant 120 enfants souffrant de TDHA avait testé l’efficacité du Bacopa sur 4 mois. Les résultats étaient significativement favorables concernant les capacités d’attention, dans le groupe traité par Bacopa (42).

On retrouve les mêmes conclusions dans une étude de 2014 évaluant 31 enfants âgés entre 6 à 12 ans. Les résultats de ce traitement montraient non seulement une amélioration des troubles de l’attention, mais également dans le contrôle de soi, les capacités d’apprentissage, l’impulsivité et les symptômes de jambes sans repos (43).

L’extrait de Bacopamonnieri le plus étudié dans les études et ayant démontré son efficacité est le CDRI 08 (KeenMind) (44).

En pratique :

Le TDHA reste un trouble du comportement extrêmement complexe dont l’origine est sûrement multifactorielle. D’autre part, probablement, certains enfants aux comportements turbulents, inattentifs ou impulsifs sont taxés peut-être de façon erronée de TDHA, sans tenir compte d’un contexte familial ou scolaire difficile ainsi que la présence de carences affectives. La médecine et surtout la psychiatrie se sont focalisées principalement sur une prise en charge symptomatique par l’administration d’un médicament psychostimulant, la Ritaline.

Toutefois, comme nous l’avons vu dans cet article, on constate que la littérature médicale nous offre des pistes alternatives pour soulager ce trouble et qui méritent que nous les prenions au sérieux.

D’une façon pratique, voici résumées de façon synthétique les prises en charge possibles du TDHA. Quelquefois, il est judicieux de faire des bilans nutritionnels afin de mieux cibler les recommandations nutritionnelles.

Sur le plan micro nutritionnel, il est important de

  • Corriger les déficits de fer et de zinc
  • Corriger les déficits en acides gras Oméga 3 et rechercher un bon équilibre Oméga 6/3
  • Prescrire du magnésium à bonne dose surtout s’il existe une composante anxieuse
  • Prescrire des probiotiques en cas de dysbiose intestinale et prendre en charge une hyperperméabilité intestinale (glutamine, zinc, vitamine D, curcumine etc..). Le dosage du LPS peut être un indicateur d’hyperperméabilité intestinale.

Concernant l’alimentation, il est conseillé de :

  • Réduire la consommation de sucreries et d’aliments à index glycémique élevé
  • Réduire la consommation de fructose dont l’intolérance est souvent négligée, les sodas et les jus de fruits (même naturel) en sont la cause première. Il faut préférer la consommation de fruits entiers, sans excès.
  • Manger bio et éviter les colorants chimiques, les faux sucres tels que l’aspartame ainsi que le glutamate
  • Après un test d’intolérance au lactose et une recherche d’anticorps pour une maladie coeliaque, on peut essayer une période d’exclusion du gluten et/ou des produits laitiers sur une période de quelques semaines à maximum 3 mois. En cas d’absence d’amélioration des symptômes, une réintroduction est conseillée.

Rechercher un sommeil de qualité et une meilleure gestion du stress

  • Tenir compte de recommandations de bon sens pour favoriser le sommeil (pas de télévision ou d’ordinateur le soir, réduire la luminosité, chambre fraîche et aérée).
  • Envisager la prescription de mélatonine (débuter 2 mg le soir) en cas de sommeil très perturbé et agité
  • Envisager la pratique de la cohérence cardiaque afin d’équilibrer le système nerveux autonome. Il est conseillé de voir un thérapeute formé dans ce domaine, car les enfants nécessitent des techniques adaptées.

Essayer un psychostimulant naturel : le Bacopamonnieri

Dans les études avec l’extrait CDRI 08, la dose était d’une capsule par jour de 160 mg pendant le petit déjeuner, chez les enfants de moins de 35 kg, et de deux capsules de 160 mg par jour chez les enfants de plus de 35 kg (44). Toutefois, sur internet, il existe de nombreuses sociétés qui commercialisent le Bacopamonnieri. Comme tout produit naturel, la qualité de l’extrait reste peu contrôlée, dès lors il est préférable de se fier à des marques sérieuses.

 

Dr Antonello D’oro

Références :

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