Changer son regard sur la candidose intestinale

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Introduction

La candidose fait partie de ces diagnostics mythiques qui sont responsables de multiples symptômes souvent incompréhensibles par la plupart des médecins. Vous souffrez de troubles digestifs, de fatigue, d’éruptions cutanées, de douleurs articulaires ou musculaires inexpliquées alors c’est possiblement une candidose. D’autres thérapeutes alternatifs, avec les mêmes plaintes, incrimineront d’autres coupables, par exemple la maladie de Lyme, les métaux lourds, les moisissures etc.

Lorsqu’un naturopathe ou un thérapeute alternatif pose le diagnostic de candidose, les patients subissent souvent des diètes drastiques et épuisantes, des traitements variés quelques fois mal tolérés et surtout on instille dans la tête des gens l’image d’un ennemi implacable à combattre à tout prix « la candidose ».  Mais est-ce que le Candida est-il réellement un ennemi ? De plus, comment expliquer que la médecine officielle ne reconnait souvent pas ce diagnostic. Nous allons voir dans cet article que le diagnostic de candidose n’est pas si clair et qu’il est nécessaire d’élargir son regard sur cette pathologie pour mieux la comprendre et la prendre en charge.

Pourquoi les médecins sont septiques

Si vous parlez à un gastroentérologue d’une candidose, il vous dira qu’une candidose intestinale n’est observée que chez des personnes immunodéprimées par exemple chez un patient souffrant d’un SIDA ou après des chimiothérapies. Chez ces personnes, ce diagnostic sera confirmé par l’observation sous endoscopie d’une invasion de la muqueuse digestive d’une couche blanchâtre indiquant une invasion de candida pouvant mettre en jeu la vie du patient.

Si vous débarquez dans le cabinet de votre médecin et vous lui annoncez que votre naturopathe ou nutritionniste estime que vos troubles digestifs ou votre état de fatigue proviennent d’une candidose intestinale, alors vous verrez dans ces yeux une lueur de scepticisme ou d’incrédulité, quelques soient les preuves que vous lui montrerez. Cette incompréhension provient du fait que pour le médecin, le terme de candidose digestive fait référence à la présence d’une infection fongique réelle.

A contrario, en médecine nutritionnelle, une candidose évoque un déséquilibre de votre microbiote permettant la prolifération de certains germes opportunistes comme le Candida, sans que cela n’indique une réelle infection. Vous devriez donc plutôt dire à votre médecin que vous souffrez d’un déséquilibre de votre microbiote ayant permis à certains germes opportunistes tels que le Candida de proliférer, cela a malheureusement entrainer chez vous, par exemple, des troubles digestifs divers ainsi que des douleurs articulaires, des infections à répétitions. Je pense toutefois que ces explications ne seront pas accueillies avec l’intérêt qu’elles méritent. Malheureusement, peu de gastroentérologues s’intéressent pour l’instant au microbiote et à la dysbiose intestinale.

La candidose, le reflet d’un déséquilibre de l’écosystème intestinal

Ces dernières années, de nombreux spécialistes en médecine nutritionnelle estiment qu’il faut changer sa vision sur la candidose et sur le rôle pathogène du Candida. Les proliférations de levures, comme le Candida albicans, s’inscrivent dans le cadre plus complexe d’un déséquilibre de l’écosystème intestinal. Dès lors, il peut être inefficace de s’acharner sur ce pathogène si l’on ne tient pas compte du déséquilibre de l’écosystème dans son ensemble. En effet, le Candida albicans ou d’autres levures font partie de germes opportunistes souvent associés à d’autres perturbations du microbiote comme un SIBO (pullulation bactérienne de l’intestin grêle) ou des parasites (Giardia lamblia, balstocystis hominis etc.).

D’autre part, si l’on s’attaque uniquement aux germes pathogènes, cela est souvent insuffisant car il faut garder en tête que ces germes ne peuvent se développer que lorsque le microbiote est appauvri ou que notre système immunitaire est affaibli. Dès lors, si l’on veut prendre en charge correctement ces microorganismes opportunistes, il faut dépasser la vision simpliste pasteurienne du méchant microbe isolé qui attaque notre organisme et il faut toujours avoir en tête le contexte global qui a permis cela.  Dans le prochain chapitre nous allons comprendre qu’aucun microbe ne fait sa vie seul et que souvent ces microbes vivent en communautés se protégeant mutuellement en créant un biofilm et cela bien entendu n’est possible qui si notre microbiote et notre système immunitaire est affaibli.

Les communautés de microbes et les biofilms

Le biofilm est une communauté de microbes (bactéries, levures) se protégeant par une couverture de polymères (polysaccharides) sécrétée par les microbes eux-mêmes. De façon intrigante, les microbes pathogènes ont la capacité de communiquer entre eux afin d’organiser un biofilm, on parle d’un mécanisme de Quorum sensing. Le biofilm est comme des maisons de polymères qui ont la fonction de cacher les différentes espèces de microbes à la détection de notre système immunitaire. Par exemple, un biofilm permet aux microbes opportunistes de résister à des doses d’antibiotiques des centaines de fois plus élevées que si la bactérie ou la levure n’était pas protégée. On peut comprendre dès lors que ces biofilms permettent l’installation d’infections chroniques et cela explique chez certaines personnes, la présente de sinusites chroniques ou d’infections urinaires chroniques.   Le biofilm du Candida est souvent multi-pathogènes, ce qui veut dire que l’on on peut retrouver dans la communauté d’un biofilm divers microorganismes tels que des bactéries, des levures ou même des parasites etc. Le Candida lorsqu’il se développe dans son biofilm peut évoluer plus facilement vers une forme mycélienne plus virulente ce qui lui permet d’adhérer à la paroi et même de perforer la muqueuse intestinale favorisant ainsi un leaky gut. Mais comment expliquer qu’un germe opportuniste inoffensif puisse devenir si virulent.

Comment passe-t-on d’une levure inoffensive à un pathogène redoutable ?

Le Candida est une levure unicellulaire opportuniste qui se trouve en grande quantité dans le gros intestin et qui d’habitude ne pose pas de problèmes car elle est bien contrôlée par notre microbiote. Il existe 150 espèces de Candida mais seulement quelques unes sont connues comme potentiellement pathogènes pour l’homme tels que le candida albicans, tropicalis, glabrata, krusei etc. 

Le mécanisme qui permet aux levures comme le Candida de se développer anormalement, est vraisemblablement relié à un appauvrissement de la biodiversité de notre microbiote    et à un affaiblissement de notre système immunitaire. Une des causes la plus fréquente de l’affaiblissement de notre microbiote est l’administration d’antibiotiques à large spectre qui peut détruire une partie de nos bonnes bactéries. Mais cela ne suffit pas toujours pour expliquer la survenue d’une candidose, il faut également évaluer la possibilité :

  • D’une baisse d’immunité (médicaments, alcool, chimiothérapie etc.)
  • Une alimentation trop riche en sucres et en féculents et pauvre en micronutriments
  • La prise prolongée de certains médicaments (IPP, cortisone, immunosuppresseurs)
  • Un stress chronique (physique ou émotionnel avec altération de la digestion et de l’immunité)

Probablement, pour qu’une candidose se développe, il faut plusieurs facteurs combinés. Ainsi, lorsqu’une personne subit un stress chronique, son système immunitaire va s’affaiblir, il peut en résulter une infection bactérienne (par exemple, une bronchite ou une sinusite) entrainant la prescription d’antibiotiques et ainsi le cercle vicieux est activé permettant l’installation d’une candidose. D’autres part, une alimentation appauvrie en bon micronutriments et riche en sucres ainsi qu’un environnement toxique (métaux lourds, pesticides etc.) ou la présence d’autres germes latents (virus, Lyme, parasites) ne vont qu’accentuer l’affaiblissement de notre système immunitaire et les risques de candidose.  

Lorsque l’équilibre de l’écosystème intestinal change cela va favoriser la transformation du Candida vers une forme filamenteuse plus virulente, ce qui lui permet d’adhérer et de percer la paroi intestinale et de pénétrer dans le sang. On sait que la présence d’autres bactéries associées augmentent le pouvoir de transformation du Candida dans une forme virulente (1). Par exemple certaines bactéries vont stimuler certains gênes du Candida à produire des filaments (HWP1) ou des protéines d’adhésions. Si l’on veut contrôler le Candida, il est important de réduire sa capacité à former des biofilms et à se transformer dans une forme virulente (hyphal head). Nous verrons ici également qu’il existe diverses substances naturelles qui peuvent faire cela.

Les symptômes imputés au Candida

Les symptômes en relation avec la candidose sont très nombreux, beaucoup de ces symptômes sont peu spécifiques et ces listes de symptômes sont retrouvés dans d’autres affections telles que le SIBO, la maladie de Lyme chronique, la fibromyalgie, l’atteinte aux métaux lourds etc. Voici une liste non exhaustive des symptômes possiblement liés à la candidose.

  • Ballonnements après les repas
  • Douleurs abdominales
  • Constipation ou diarrhées
  • Fatigue et faiblesse musculaire
  • Douleurs articulaires ou musculaires
  • Brain fog
  • Mycose unguéale
  • Infections à répétition
  • Dépression, anxiété
  • Intolérances alimentaires
  • Compulsion au sucre
  • Plaintes gynécologiques (vulvite, sécheresse, démangeaisons, douleur vaginale etc.)
  • Etc.

Le Dr Scott-Mumby décrit dans son livre sur le sujet, un trio de symptômes évocateur à savoir l’association de ballonnements, de compulsion au sucre et d’intolérance à l’alcool. Ces symptômes peuvent en partie être expliqué par le fait que le Candida fermente les sucres et produit du gaz carbonique provoquant ballonnements et gaz. Bien entendu de nombreux autres germes opportunistes peuvent fermenter les glucides et produire des gaz avec des symptômes similaires. Ce qui semble plus caractéristique du Candida est sa capacité à fermenter des sucres en produits dérivés de l’alcool (acétaldéhyde) cela explique que quelquefois la personne se sente comme soul (auto-brewery syndrom). De plus, la candidose peut affecter l’humeur et le cerveau en agissant sur les neurotransmetteurs tels que la dopamine, le GABA ou la sérotonine.

Le Candida peut également sécréter des métabolites qui affectent la mitochondrie (nos centrales d’énergie) expliquant des états de fatigue, de baisse de la capacité de détoxification hépatique et des douleurs musculaires à l’effort.

Selon la pédiatre Elisa SONG, les problèmes de candidose sont fréquents chez les enfants même dès l’âge de 2 ans. La candidose serait, selon ce médecin, responsable de diverses maladies de la peau ainsi que de troubles du comportement. Une candidose pourrait être déjà suspectée très tôt lors de l’apparition d’un érythème fessier avec boutons, une atteinte buccale avec langue blanche, des coliques ou des diarrhées fréquentes. La Dr Song propose de se méfier d’un enfant qui en mangeant des produits riches en sucre (également présent dans les produits salés comme pain, chips etc.) présente un état confusionnel, comme ébrieux, ou encore des états d’agressivité ou de colère. On peut rechercher des signes discrets comme une langue plus blanche que d’habitude, une expiration plus douceâtre ou encore un changement de l’odeur des selles comme un pain qui cuit. Même chez l’enfant, la prise en charge doit être holistique, il ne suffit pas seulement de donner des antimycotiques comme la nystatine ou le diflucan mais il est nécessaire de traiter en profondeur le microbiote. De plus, il faut toujours garder en tête, que le Candida fait partie d’une association de malfaiteur et ne pas passer à côté d’autres germes pathogènes (Helicobacter pylori, SIBO, parasites etc.).

Comment diagnostiquer une candidose

Les tests pour diagnostiquer une candidose sont quelques fois folkloriques (kinésiologie, bio résonance, test de fluidité de la salive etc.). Les tests de selles ne sont pas fiables car il y a naturellement du Candida au niveau du gros colon. Les cultures de selles n’ont aucune signification. Le Dr Setish RAO est un gastroentérologue qui a beaucoup étudié la candidose. Selon lui, c’est la prolifération de la candidose au niveau de l’intestin grêle qui provoque le plus de symptômes, dans ce cas on parle de SIFO (small intestinal fungus overgrowth) (2). Il a effectué des centaines de gastro-duodénoscopies en étudiant les prélèvements au niveau de l’intestin grêle. Lors de la présence de symptômes digestifs, il retrouve statistiquement 25% de prolifération de Candida albicans, 35% de SIBO seul et 40% de forme mixte (bactéries et levures).  Ce qui indique que 65% des personnes examinées présentant des troubles digestifs avaient des levures en quantité pathologique dans leur intestin grêle. Selon le Dr RAO, il n’y a pas à sa connaissance de test fiable permettant de diagnostiquer un SIFO en dehors d’une analyse du liquide de l’intestin après endoscopie. Cet examen reste invasif et compliqué. C’est pourquoi de nombreux nutritionnistes utilisent le test des métabolites organiques. Si ce test met en évidence un excès de certains métabolites spécifiques de la candidose (arabinitol, arabinose, tartarate), cela permet avec une certaine fiabilité de suspecter ce diagnostic. Dans tous les cas, vous aurez compris qu’un diagnostic formel reste difficile et que c’est une conjonction d’éléments cliniques avec la présence positive de certains tests qui permet de confirmer ce diagnostic.

La prise en charge de la Candidose

Nous avons vu que la candidose intestinale est souvent associée à une dysbiose ainsi qu’à divers autres germes opportunistes (parasites, hélicobacter etc.) formant des communautés appelées biofilm. Ces déséquilibres ne sont possibles que si notre microbiote est appauvri en bonnes bactéries et que notre système immunitaire affaibli. Une prise en charge  holistique doit permettre d’éradiquer en douceur la candidose mais cela n’est possible que si parallèlement on améliore l’état du microbiote et du système immunitaire.  Habituellement la plupart des thérapeutes décident de s’attaquer frontalement à la candidose, l’idée maitresse c’est qu’il faut toujours commencer par tuer les méchants germes avant éventuellement de réparer la muqueuse de l’intestin et reconstituer le microbiote.  Nous verrons que si une approche frontale peut être efficace, les risques d’affaiblir l’organisme et de souffrir de symptômes de die off sont importants. Il existe aussi une approche plus douce et progressive qui peut être bénéfique pour les personnes affaiblies ou fatiguées.

A. Approche frontale de la candidose

Il s’agit d’une approche classique qui fonctionne chez des personnes dont l’état général est encore bon et dont l’organisme à la capacité de gérer la bataille anti-candidose. Les stratégies pour combattre la candidose peuvent se répartir en 4 points :

1.      Tuer le candida

2.      Affamer le Candida et éviter les aliments contenant des levures

3.      Donner des probiotiques réduisant l’activité du candida

4.      Stimuler l’immunité

Tuer le Candida

Il s’agit de détruire les pathogènes comme le Candida avec des produits antifongiques (nystatine, kétoconasole, fluconasole etc.). Il s’agit d’un concept familier pour les médecins qui sont formatés à combattre le méchant germe. Il existe heureusement de nombreuses substances naturelles efficaces qui peuvent faire moins de dégâts au microbiote. Nous verrons ci-dessous les produits naturels les plus utilisés.

Affamer le Candida, jusqu’à qu’elle point est-ce-nécessaire ?

La diète est probablement la pierre angulaire de la prise en charge de la candidose chez la plupart des thérapeutes. Il s’agit d’éviter tous les aliments que les levures aiment, à savoir ; les sucres, les farines raffinées, les féculents en générale. Il est également conseillé d’éviter les aliments fermentés ou des moisissures (par exemple : fromage vieilli, alcool etc.). Toutefois, ces diètes, si elles sont trop strictes, risquent d’affaiblir la personne entrainant une perte de poids et une baisse du système immunitaire avec comme conséquence une récidive rapide de la prolifération des germes opportunistes à l’arrêt du traitement.

Ces derniers temps de nombreux nutritionnistes anglo-saxons estiment qu’il est préférable de ne pas être trop strict et que l’important c’est de garder une alimentation variée riche en fruits et légumes bio car l’apport des polyphénols des fruits et légumes à un impact favorable sur le microbiote en stimulant la croissance des bifidobactéries.  Bien entendu, il est recommandé de ne pas trop manger de fruits trop sucrés comme les bananes mures, les dattes, les figues, du miel etc. Il est toutefois plus important de réduire ou d’éliminer tous les sucres et produits transformés qui affaiblissent notre microbiote mais à côté de cela il faut garder une alimentation variée, biologique, non transformée et suffisamment nourrissante. Concernant la viande, il est également préférable de choisir une viande bio afin de réduire l’absorption de résidus d’antibiotiques, dans l’ensemble il faut maintenir des apports corrects de protéines. Les bonnes graisses (oléagineux, avocat, huile d’olive etc.) doivent être augmentées progressivement afin de compenser la diminution des apports caloriques par l’arrêt des féculents. Si la personne a malgré tout tendance à perdre du poids et s’affaiblir alors il faut augmenter la consommation de céréales (sans gluten) telles que le quinoa ou le riz sauvage etc.

Donner des probiotiques afin de réduire l’activité du candida

Au début de la prise en charge de la candidose, les probiotiques peuvent être mal tolérés. Il existe toutefois certaines souches qui peuvent aider à rééquilibrer le microbiote et réduire l’activité du Candida ainsi que sa transformation en une forme filamenteuse virulente (3). De nombreuses études ont montré une efficacité de certaines souches de Lactobacilles contre le développement du Candida (4) et son biofilm (5). Par exemple, le Lactobacillus rhamnosus GG a particulièrement montré une efficacité contre le Candida en réduisant sa capacité d’adhésion et sa virulence (6,7). Une autre levure, le Saccharomyces boulardii est souvent prescrit lors de candidose. Cette levure inoffensive chez l’être humain a également la capacité de réduire l’adhésion du Candida et sa virulence (8,9).

Stimuler l’immunité

La candidose ou d’autres germes opportunistes ne peuvent se développer que parce que notre immunité est affaiblie. C’est pourquoi notre façon de vivre est importante, un manque de sommeil chronique, un stress émotionnel persistant, des mauvaises habitudes de vie (alcool, tabac, drogues) et une alimentation junk food sont tous des facteurs affaiblissant notre immunité. La gestion du stress et l’acquisition d’habitudes de vie saines est la condition essentielle pour réussir à rééquilibrer son microbiote.  Il faut particulièrement insister sur une alimentation végétale, colorée, riche en polyphénols (fruits et végétaux de toutes les couleurs, huile d’olive, thé vert, cacao etc.) qui permet de stimuler notre immunité ainsi que d’améliorer la croissance des bifidobactéries et même d’avoir un effet anti-candida (10). Les champignons médicinaux riches en beta-glucanes ont également un effet immunostimulant important en plus d’une activité anti-candida très intéressantes (11-12). La consommation de champignons médicinaux comme le Reishi, le Ganoderme ou le Maitake en aliment ou en complément alimentaire peut être une stratégie judicieuse pour renforcer son immunité anti-candida. Comme marque de compléments, je conseille  HOST DEFENCE de Fungi Perfecti et chez Nutrixeal.fr, on peut se tourner vers le RSM ou le Maitake 400. Les préparations de champignons du Dr Donatini peuvent également être une solution.

B. Lorsqu’une approche progressive et douce de la candidose est préférable.

Le principe est de ne pas épuiser l’organisme qui est déjà fatigué et surchargé. Lorsqu’on s’attaque de front au Candida ou à d’autres opportunistes, cela peut libérer des déchets difficiles à gérer aggravant les réactions de détoxification (réaction d’Herxheimer) souvent sur un organisme trop affaibli pour les gérer. On peut assister à une aggravation des symptômes avec plus de fatigue, de douleurs, de maux de tête ou une intensification des symptômes en général.  Dans ce cas, il est préférable d’améliorer l’état général de la personne, de soutenir son énergie, sa capacité de détoxification et son immunité avant de s’attaquer frontalement aux germes opportunistes. Voici les étapes conseillées afin de réduire les réactions de détoxification et les risques d’affaiblissement de l’organisme. Les 4 premières étapes peuvent s’envisager ensemble avant la dernière étape d’éradication des germes opportunistes.

1.      Mettre en place une alimentation saine, équilibrée, riche en polyphénols

2.      Gérer son stress correctement

3.      Retrouver de l’énergie en soutenant ces surrénales et ces mitochondries

4.      Améliorer l’état de sa digestion et de son intestin

5.      Donner des plantes ou des substances antifongiques quand le moment est venu

Mettre en place une alimentation saine  

Avant de faire un régime plus strict, il est conseillé de commencer par mettre en place une alimentation saine basée sur la consommation d’aliments non transformés, de légumes et de fruits, de bonnes graisses, ainsi que des céréales complètes, sans gluten, de façon modérée. Il faut parallèlement limiter la junk food, les graisses toxiques (Trans), le sucre, la viande rouge en excès et les farines raffinées. Il est important de maintenir des apports corrects de protéines pour soutenir le système immunitaire. 

Gérer son stress

Il est essentiel de réduire son état de stress pour ne pas affaiblir son système immunitaire. Certaines personnes me disent qu’elles gèrent leur stress parce qu’elles font du yoga ou de la méditation. Mais cela est une mauvaise compréhension du stress.  Les personnes souvent s’épuisent dans un travail insatisfaisant, elles sont minés par des conflits interpersonnels mal gérés que ce soit au travail ou en famille ou ont un manque de sommeil  etc. Il est nécessaire de régler les situations émotionnelles qui nous drainent avant d’espérer régler le problème de la candidose. Cette partie est souvent capitale car une vie stressante ou un stress émotionnel permanent affaibli notre système immunitaire et fatigue notre organisme. Si la personne ne peut pas résoudre ce qui la stresse au plus profond d’elle-même alors l’ensemble de cette prise en charge a peu de chance d’être réellement efficace.

Retrouver de l’énergie en soutenant ces surrénales et ces mitochondries

Si l’on est très fatigué et épuisé, il est nécessaire de remonter son niveau d’énergie en soutenant ces glandes surrénales, glandes qui gèrent notre énergie et nos capacités d’adaptation au stress. Dans ce cas, la prise de plantes adaptogènes est une aide précieuse, il s’agit de plantes diverses telles que l’Ashwagandha, la Rhodiola, le Ginseng, la Schisandra etc. Je vous conseille d’alterner ces plantes. Concernant les dosages, renseignez-vous auprès de votre pharmacien ou toute autre personne qualifiée. Par exemple, il m’arrive fréquemment de prescrire en EPS une combinaison de Rhodiole/Ginseng, le matin et avant le repas de midi. D’autre part, le soutien de nos mitochondries, nos véritables centrales d’énergie, est également important, d’autant plus que le Candida interfère avec la fonction de nos mitochondries. Les compléments les plus utilisés sont les complexes de vitamine B, le Coenzyme Q10, la L carnitine, la vitamine C.

Améliorer l’état de sa digestion et de son intestin

Si l’on ne digère pas bien alors on favorise les fermentations intestinales, c’est pourquoi dans un premier temps, il est important de soutenir ces capacités digestives. Il faut comprendre que la candidose peut être liée ou même la conséquence d’une insuffisance de sécrétions gastriques ou hépatobiliaires. Cela se voit fréquemment lors d’état de stress chronique où les sécrétions gastriques sont réduites ainsi que les sécrétions hépatobiliaires (se faire de la bile). Les conséquences sont une mauvaise digestion des aliments favorisant des fermentations intestinales ou le développement de germes opportunistes comme le Candida. D’autre part, la prise chronique d’IPP en réduisant l’acidité de l’estomac ne permet pas aux enzymes gastriques de bien fonctionner et les germes avalés lors de la prise de nourriture ne sont pas détruit efficacement par l’acidité gastrique. Cela entraine également des risques de contamination intestinale de germes pathogènes comme les levures (13).  

–  Soutenir la digestion

La prise d’enzymes digestifs associé ou non à la prise de plantes amères (élixir du suédois) permet d’améliorer les capacités sécrétoires de l’estomac et les capacités d’assimilation des nutriments. Chez les personnes dont on suspecte une hypochlorrhydrie, la prise de Betaine HCL, une à 3 cps par repas peut réellement aider la digestion surtout lors de consommation de protéines animales et permet également de tuer plus efficacement les germes dans l’alimentation.   

–  Calmer l’inflammation et réparer la muqueuse intestinale

Lors de candidose, beaucoup souffre des conséquences d’un leaky gut, c’est pourquoi il est nécessaire de réparer l’intestin par des compléments alimentaires. La prise de L-glutamine (3 à 6gr/jour), de vitamine D, de zinc ainsi que de vitamine A (selon carence) permet de réduire la perméabilité intestinale. La curcumine ou la réglisse sont des plantes protectrices de la muqueuse intestinale. Certains probiotiques sont spécifiquement anti-inflammatoires et réduisent le leaky gut (S. Boulardii, L. rhamnosus GG), heureusement c’est les mêmes probiotiques qui ont un effet anti-candida.

Le moment de donner des plantes ou des substances antifongiques est venu

Lorsque la personne a retrouvé une certaine énergie, une meilleure digestion et une meilleure immunité, son organisme est prêt à soutenir la bataille. Les réactions de die off seront moindres car l’organisme aura des meilleures capacités d’éliminer les déchets bactériens et fongiques libérés par la destruction des microbes. Nous verrons toutefois que les réactions de die off sont plus liées à une hypersensibilité du système immunitaires au contact des antigènes du Candida.

Les traitements naturels anti- candidose

De nombreux produits ont des effets anti mycotiques, nous allons voir ceux qui sont les plus fréquemment utilisés. Il existe diverses substances, plantes ou huiles essentielles connues pour des effets anti-candidose plus ou moins documentés. L’avantage de ces substances est qu’elles ont souvent des effets mixtes sur les bactéries pathogènes et même certaines sur les parasites, les plus connues sont :

  • Lapacho ou Pau d’Arco
  • L’extrait d’ail (allicine)
  • Uva Ursi
  • La berbérine
  • HE d’origan, de thym, de clou de girofle, l’arbre à thé etc.
  • L’acide caprylique
  • L’acide undecylenique
  • L’Aloe vera
  • L’huile de Nigelle
  • L’extrait de pépins de pamplemousse

Plusieurs préparations permettent de combiner plusieurs substances en même temps par exemple l’Ecodyn de chez Bionutrics associe l’acide caprylique, l’extrait de pépins de pamplemousse, la berbérine et de l’ail alors que Candidapur de chez Nutrixeal combine l’acide caprylique, l’extrait de pépin de pamplemousse, du Lapacho et des extraits de feuille d’olivier. Chaque thérapeute a sa stratégie ou sa combinaison particulière avec plus ou moins de succès.

Il est important de combattre la candidose et les germes pathogènes associés (biofilm) par des traitements combinés. On peut également rajouter des composés naturels pour renforcer l’effet des plantes antimicrobiennes comme de l’Aloe vera (1 cà soupe 3x par jour) surtout en cas de constipation ou un extrait d’huile de coco riche en acide caprylique (lauricidine, 1 c.à café au repas, 3x par jour) ou encore de l’huile de Nigelle (une c. à café 3 x par jour, mélangée dans le café, un jus de légume ou un yaourt) etc.  En cas de doute sur la présence de protozoaires ou parasites associés (blastocystis hominis, giardia, cryptosporidium etc), on peut rajouter de l’Artemisia annua qui a des propriétés anti-inflammatoires et anti-parasitaires (par exemple 3×2 cp /jour pendant un mois puis 1 cps 3x par jour le mois suivant). L’adjonction de probiotiques décrits ci-dessus peut être également proposée. La durée du traitement doit être suffisamment longue pour être efficace, il faut au minimum donner un traitement de 2 mois, à 3 mois. Vous avez compris que les traitements naturels sont nombreux et qu’il est nécessaire souvent d’en combiner plusieurs. Je ne donne pas de protocoles précis car il existe de nombreuses possibilités qui dépendent de l’habitude du thérapeute et de la sensibilité du patient. Il faut garder en tête que les personnes souffrant du Candida doivent avoir assez d’énergie pour réussit la bataille et il ne faut pas hésiter à prendre son temps pour améliorer le terrain auparavant surtout chez les personnes fatiguées et multi-symptomatiques. L’autre point important est d’être conscient des réactions de détoxification des toxines du Candida qui peuvent être importante, voici pourquoi il faut bien les gérer.

Lors d’échec d’un traitement, il faut penser au biofilm

Le Candida et d’autres levures ont de nombreuses stratégies qui leur permettent de résister aux traitements antimicrobiens, une des stratégies les plus puissantes est la formation d’un biofilm. Le Candida lorsqu’il se développe dans son biofilm peut évoluer plus facilement vers une forme mycélienne plus virulente ce qui lui permet d’adhérer à la paroi et également mieux résister aux traitements antifongiques.

Cela explique ces cas assez fréquents de candidoses chroniques Un biofilm peut toutefois être parfaitement naturel et protéger nos bonnes bactéries particulièrement au niveau de notre système digestif ou respiratoire. La question est comment on passe d’un biofilm naturel et protecteur à des biofilms pathogènes.  Cela dépend souvent de l’état de santé de la personne et du niveau de complexité du biofilm.

On parle de phase 1 lorque le biofilm est peu important et permet aux bactéries d’adhérer à la paroi, dans cette phase ce sont souvent les bactéries amies ou commensales.

On parle de phase 2, si le biofilm est plus grand, c’est complexifié et permet à de nombreux microorganismes d’y habiter.  On retrouve souvent dans ce cas des germes pathogènes.

Ce type de biofilm est une des raisons principales de l’échec d’un traitement contre une infection chronique comme une candidose ou encore un hélicobacter pylori. Il faut savoir que les résistances contre ce type d’infection est de plus en plus fréquente. Cette évolution vers un biofilm complexe et résistant est en partie due au changement négatif de notre microbiote, souvent en relation avec un affaiblissement de notre biodiversité et une diminution des bonnes bactéries.

· Adjoindre un anti-biofilm peut être la clé du succès

Il faut savoir que divers produits naturels et certains médicaments ont des propriétés anti-biofilm. Dès lors, pour des infections récentes ou modérées adjoindre un anti-biofim est souvent pas vraiment nécessaire mais selon la sévérité et la durée des infections, rajouter au traitement antimicrobien, un anti-biofilm prend du sens. C’est pourquoi, en cas d’échec d’un traitement de la candidose, on peut changer de traitement une ou deux fois mais si l’infection résiste ou revient rapidement, alors il est temps d’adjoindre un anti-biofilm.

Les plantes aromatiques comme l’origan, le thym ou le romarin ont des propriétés anti-biofilms, il existe également des études montrant une certaine activité anti-biofilm avec le curcuma ou certains piments

Ces dernières années plusieurs études se sont penchés sur les propriétés incroyables du cumin noir appelé aussi Nigella sativa et c’est également une magnifique épice utile dans les maladies auto-immunes pour ces propriétés immunorégulatrices. Le cumin noir se situerait entre les anti-biofilms légers comme les plantes aromatiques et les antibiofims puissants que nous allons voir. Comme antibiofilms, il faut aussi mentionner les substances possédant une structure thiol comme la N acétyl cystéine ou l’acide alpha-lipoique. Un thiol c’est un composé organo-sulfuré qui joue un rôle important dans l’activation des enzymes catalysant les réactions d’oxydo-réductions, les thiols sont également des antibiofilms ayant la capacité de défaire les structures glycoprotéines du biofilm. Les plus puissants anti-biofilms sont vraisemblablement ceux qui comprennent des complexes bismuth-thiols. Le Dr Paul Anderson qui a étudié pendant presque 10 ans les biofilms, décrit l’incroyable efficacité de ce type de composé.  L’association du bismuth avec un thiol crée une nouvelle molécule encore plus efficace au niveau du biofilm, avec cette association, le bismuth devient moins toxique et l’effet chélateur diminue également. Le Dr Paul Anderson suggère que chez des personnes qui sont malades depuis 5 à 10 ans, on devrait utiliser ce type de complexe pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois et seulement après que le biofilm a été fragilisé, on pourrait prendre un complexe d’huiles essentielles ou d’autres antimicrobiens pour terminer le combat. Le Dr Paul Anderson a mis au point différentes versions de ces combinaisons bismuth-thiols, une des formules que je propose souvent c’est un produit qui s’appelle : « Biofilm Phase 2 advanced » du laboratoire Priority one. Ce produit associe du bismuth subnitrate avec l’acide alpha-lipoique qui donne le thiol et le cumin noir dont nous avons parlé.

Nous avons vu que la plupart des infections chroniques ou récurrentes peuvent être expliquées par un biofilm, j’ai déjà évoqué le SIBO ou la candidose récidivante, ainsi que des infections récurrentes come des cystites ou des sinusites à répétitions.

Il existe toutefois certaines précautions à prendre lors de l’utilisation d’anti-biofilm. En effet,

le danger d’un anti-biofilm, c’est la violence possible de la réaction immunitaire, lorsque l’anti-biofilm révèle de nombreux pathogènes qui étaient cachés par le biofilm. Grâce à l’anti-biofilm, le système immunitaire devient plus efficace et les réactions de die off peuvent être plus puissantes et pourraient provoquer des symptômes difficiles à gérer. C’est pourquoi, lors d’un traitement anti-biofilm, on peut constater pendant un certain temps une augmentation des symptômes. Il faut bien concevoir aussi que si le système immunitaire a beaucoup plus de travail cela va demander de l’énergie et il faut vraiment faire attention à la vitalité de la personne, à ces surrénales, si la personne est fatiguée, a peu de ressources, il faut soutenir son énergie car des fortes réactions immunitaires contre les germes risquent de l’épuiser encore plus. En résumé, un anti-biofilm doit être utilisé dans les formes résistantes aux traitements antimicrobiens classiques et avec prudence chez les personnes très sensibles en raison des risques d’augmentation du die off.

Gérer les réactions de die off  lors d’un traitement de la candidose

Le plus souvent, on appelle « die off », une réaction au traitement anti-candida pouvant se manifester par un état grippal ou l’aggravation de divers symptômes digestifs ou autres. Ces réactions résultent de la mort des levures due aux traitements anti-candida, cela est dû à la libération de fragments de levures activant anormalement le système immunitaire. Il faut se rappeler que le die off des levures est souvent plus fort que celui des bactéries car le Candida a 171 antigènes immunogéniques et que l’exposition à ces antigènes va activer le système immunitaire contre des fragments bactériens (LPS) provoquant des réactions allergiques et inflammatoires. Dès lors, ces phénomènes de « die off » ne sont pas un problème de détoxification mais plus un problème d’hyperréactivité immunitaire. Certaines personnes ne vont avoir aucune de ces réactions de die off malgré une forte prolifération de levures alors que d’autres personnes vont avoir des réactions immunitaires excessives probablement en relation avec une prédisposition génétique.  Certains nutritionnistes estiment que l’intensité du die off est en réalité lié au développement d’une hypersensibilité immunitaire à des antigènes du Candida. Dès lors certains thérapeutes optent pour des traitements de micro-immunothérapie. Il s’agit d’une approche inspirée de l’homéopathie. La personne va prendre quelques gouttes sous la langue d’une haute dilution d’antigènes qui vont ré-informer le système immunitaire afin de rétablir la tolérance immunitaire de l’organisme à ces antigènes. Si divers thérapeutes retiennent une bonne efficacité avec ce type d’approche, personnellement je n’ai pas d’expérience avec la micro-immunothérapie, vous pouvez toutefois trouver des informations sur ce type d’approche sur internet.  Quant à moi, je vous propose ci-dessous des approches classiques pour gérer un die off que j’ai pu expérimenter.

La prise en charge classique du die off peut nécessiter de :

Diminuer les doses du traitement ou arrêter pendant quelques jours

  • Cela peut prendre 2 à 3 jours pour que les symptômes de die off se calment puis par la suite on peut recommencer le traitement progressivement jusqu’à trouver la dose tolérée sans trop d’effets secondaires. Certaines personnes, malheureusement, peuvent présenter des réactions de die off pendant tous le traitement.

Adjoindre des substances bloquant l’effet inflammatoire des endotoxines

  • Lactoferrine (label dose)
  • Immunoglobulines sériques ou colostrum jusqu’à 2 à 4 gr par jour en doses fractionnées

Diminuer les réactions inflammatoires du die off  

  • Haute dose de vitamine C, curcumine, resvératrol etc.

Absorber les toxines liées aux fragments immunogènes du candida

  • Charbon actif (2cp toutes les 2 heures, 30 min avant repas et 1 heure après)
  • Alternative: zéolite, acide humique (Activomine)

Favoriser le drainage des toxines par l’alcalisation de l’organisme et le soutien de la circulation entéro-hépatique

  • Sels de bicarbonate/citrate de potassium
  • Bicarbonate de soude (1/2 c. à thé dans 120 ml d’eau/toutes les 2h)
  • Plantes amères.

J’espère que cette mise à jour sur la candidose intestinale a permis de mieux appréhender la complexité de ce type d’infection et de mieux vous armer pour une prise en charge plus efficace.

 

Dr Antonello D’oro

 

Références

  1. Cavalcanti YW « Virulence and pathogenicity of Candida albicans is enhanced in biofilms containing oral bacteria” 2015;31(1):27-38.
  2. Erdogan A. “Small intestinal fungal overgrowth” Curr Gastroenterol Rep. 2015 Apr, 2015;17(4):16
  3. Rossoni RD “Clinical strains of Lactobacillus reduce the filamentation of Candida albicans and protect Galleria mellonella against experimental candidiasis). Folia Microbiol. 2018 May;63:307-314
  4. Jorge “Antifungal activity of clinical Lactobacillus strains against Candida Albicans biofilms; identification of potential probiotic candidates to prevent oral candidiasis” Biofouling. 2018 Feb;34(2):212-225
  5. Matsubara VH “Probiotic lactobacilli ihhibit early stages of Candida Albicans biofilm development by reducing their growth, cell adhesion and filamentation” Appl Microbiol Biotechnol.2016 Jul;100(14):6415-26
  6. Mailander-Sanchez D “Antifungal defense of probiotic Lactobacillus rhamnosus GG is mediated by blocking adhesion and nutrient depletion” PLoS One 2017 Oct 12;12(10)
  7. Allonsius CN “Interplay between Lactobacillus Rhamnosus GG and Candida and the involvement of exopolysaccharides” Microb Biotechnol 2017 Nov;10(6):1753-1763
  8. Tomicic Z “Probiotic yeast Saccharomyces boulardii modulates adhesive properties of candida glabrata” Med Mycol 2016 Nov 1;54(8):835-45
  9. Krasowska A “The antagonist effects of Saccharomyces boulardii on Candida albicans filamentation,adhesion and biofilm formation” FEMS Yeast 2009 Dec;9(8):1312-21
  10. Dutreix L. “Do raspberry extracts and fractions have antifungal or anti-adherent potential against candida?” Int J Antimicrob Agents 2018 Sep 1
  11. Bhardway A “Lingzhi or Reishi Medicinal Mushroom, Ganoderma lucidum (Agaricomycetes), Inhibits Candida Biofilms: A Metabolomic Approach” Int J Med Mushrooms.2017;19(8):685-696.
  12. Castillo TA “ Mycelial Growth and Antimicrobial Activity of Pleurotus Species Agaricomycetes” 2018;20(2):191-200. Int J MedMushrooms.2018025477.
  13. Naito Y “Intestinal Dysbiosis Secondary to proton-pump inhibitor use” Digestion 2018;97(2):195-204

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Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: http://www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com, Tel: +41.22.301.63.38, 

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Jim
Jim
2 mois il y a

Merci

sabrina marnet-letellier
2 mois il y a

merci pour cet article. je suis entièrement d’accord avec vous et suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à mettre en garde contre les approches trop extrémistes et en mode « machine de guerre » (donc traiter la levure en ignorant le terrain)! Dans les plantes contre la candidose, j’ai été un peu déçue en revanche du lapacho. J’ai découvert il y a peu le KOLOREX (horopito) tres efficace pour le SIBO H2 ET la candidose. Une pierre 2 coups…