L’inflammation de bas de grade, à la racine de nombreuses maladies

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Introduction

Souvent lorsque l’on parle d’inflammation, on pense à une affection caractérisée par des douleurs, éventuellement accompagnées, de rougeurs, chaleur et gonflements, surtout s’il s’agit d’une articulation. L’inflammation caractérise également de nombreuses maladies infectieuses, auto-immunes ou allergiques avec une clinique souvent bruyante accompagnée de douleur, d’altérations de l’état général, voire de fièvre. A contrario, dans cet article, nous allons parler d’une inflammation systémique qui passe le plus souvent inaperçue cliniquement. Cette inflammation est considérée de bas de grade, car elle reste discrète, sournoise. Toutefois il s’agit d’une authentique réaction inflammatoire qui ne se perçoit souvent pas cliniquement, à peine détectée au niveau des examens sanguins habituels. Pourtant, elle est au cœur de la plupart des maladies de civilisation. Ce bruit de fond inflammatoire peut à la longue faire des dégâts et favoriser ou amplifier la plupart des maladies chroniques actuelles telles que les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, le diabète, le cancer, les maladies neurodégénératives, la dépression, etc.

D’où vient l’inflammation de bas grade

Lorsqu’on annonce à une personne qu’elle présente une inflammation de bas grade, la première question posée est d’où vient cette inflammation. La réponse malheureusement n’est pas toujours simple. Il peut y avoir de petits foyers infectieux méconnus, on pensera par exemple à un foyer dentaire, une paradonthopathie ou à une infection urinaire peu symptomatique. La surcharge pondérale et l’obésité sont également souvent accompagnées d’une inflammation de bas grade. En effet, on sait que le tissu adipeux libère des hormones pro-inflammatoires qui stimulent les messagers de l’inflammation. Toutefois, vraisemblablement, une des origines les plus fréquentes provient de l’intestin. Un microbiote perturbé (dysbiose intestinale), une muqueuse intestinale malmenée dans le cadre d’une pullulation bactérienne ou d’intolérances alimentaires vont favoriser une augmentation de la perméabilité intestinale (leaky gut). On sait que lors d’une augmentation de la perméabilité de l’intestin, des fragments bactériens pénètrent l’organisme (LPS) et provoquent une réaction inflammatoire de la part du système immunitaire. De plus, sur le plan nutritionnel, il est important de comprendre que notre modèle alimentaire occidental avec son excès de sucres (AGE), de produits transformés, de molécules toxiques de la cuisson, favorise une inflammation de bas grade.

Comment détecter l’inflammation de bas grade

Son appréciation biologique nécessite d’y être sensible. Les marqueurs de cette inflammation comprennent le plus souvent la Protéine C réactive (CRP) qui est une protéine synthétisée par le foie. Les valeurs dans une infection franche sont souvent élevées pouvant dépasser 100 mg/l alors que des valeurs de moins de 5mg/l sont considérées, par la plupart des médecins, comme normales. A contrario, dans l’inflammation chronique de bas de grade, les niveaux de la CRP sont très discrets souvent entre 2 et 5, valeurs souvent banalisées par de nombreux médecins. Et pourtant, dans la littérature médicale, l’inflammation de bas de grade est de plus en plus reconnue comme un marqueur de risque de nombreuses maladies. Un deuxième marqueur d’inflammation de bas de grade sont le dosage des cytokines inflammatoires telles que le TNF alpha, I’interleukine 1 béta et surtout l’interleukine 6. Ces messagers de l’inflammation sont toutefois rarement testés dans la pratique courante. Sur le plan nutritionnel, le rapport oméga 6/oméga 3 donne une bonne appréciation sur notre capacité à gérer l’inflammation. Son rapport devrait être en dessous de 4 alors qu’il se situe dans notre modèle alimentaire occidental, souvent entre 15 et 20.

Conséquences d’une inflammation de bas de grade

L’inflammation de bas grade est associée à de nombreuses pathologies chroniques comprenant entre autres les maladies cardiovasculaires, les maladies métaboliques telles que l’obésité ou le diabète, les maladies neuropsychiatriques (dépression, Alzheimer) ou le cancer.

Dans les maladies cardio-vasculaires, on sait actuellement qu’une augmentation de la CRP de plus de 3 mg/l serait un marqueur fiable de risque cardio-vasculaire (1). Une étude récente chinoise, évaluant environ 10 000 personnes, a confirmé une bonne corrélation entre le niveau de CRP us et les facteurs de risques cardio-vasculaires habituels (diabète, cholestérol, hypertension artérielle et obésité). Les auteurs ont conclu que l’inflammation de bas de grade permettait d’avoir une meilleure compréhension des facteurs de risque cardio-vasculaires (3). Ainsi, la présence d’un état inflammatoire de bas grade serait un facteur pronostic d’une maladie cardiovasculaire plus pertinent que le dosage du cholestérol. En effet, on sait que les atteintes des coronaires (infarctus, angine de poitrine) sont caractérisées par un processus inflammatoire au niveau des plaques d’athérome sur la paroi des artères et que l’inflammation joue un rôle déterminant sur le pronostic (2). Dès lors, au lieu de se fixer sur son taux de cholestérol, il serait plus judicieux de contrôler son niveau d’inflammation de bas grade. Malheureusement, de nombreux médecins sont obnubilés par le traitement de l’hypercholestérolemie  en prescrivant des statines, pensant que la réduction du cholestérol a un rôle protecteur, alors qu’il semble que leur rôle protecteur des statines ne soit pas dû à leur impact sur le cholestérol, mais une action anti-inflammatoire de ce médicament. Il serait peut-être plus judicieux d’utiliser d’autres stratégies protectrices et anti-inflammatoires plus naturelles avec l’avantage d’avoir moins d’effets secondaires.

Dans les maladies métaboliques, on sait que la surcharge pondérale ou l’obésité est associée à une inflammation de bas grade. Cette inflammation est expliquée par les médiateurs inflammatoires générés par les tissus graisseux. Dans une étude récente chez des enfants et des adolescents, on a pu clairement montrer que ceux qui étaient le plus en surpoids avaient l’inflammation la plus marquée (CRP élevée), et les jeunes en surpoids qui avaient la CRP la moins élevée, sont ceux qui ont pu le plus facilement retrouver un poids normal. Les auteurs ont conclu que l’inflammation de bas grade réduit la capacité à maigrir et surtout favorise la survenue d’un syndrome métabolique.

En cas de syndrome métabolique, les études montrent également une nette association entre l’importance de ce syndrome et une CRP élevée. L’augmentation de la CRP même faible serait un marqueur de gravité chez les personnes souffrant de ce syndrome (5). On retrouve les mêmes constats avec le diabète, où la valeur élevée de la CRP permet de prédire l’importance des complications vasculaires de cette maladie (6).

Dans les maladies neuropsychiatriques, il existe une accumulation de preuves scientifiques qui démontrent que la dépression majeure est reliée à un état inflammatoire systémique associé à une augmentation de la CRP et de l’interleukine 6 (7). Cela peut s’expliquer par le fait qu’une carence en sérotonine (notre neurotransmetteur qui nous rend zen) est provoquée en premier lieu par des états inflammatoires de bas grade. En effet, lors d’une inflammation systémique, les messagers de l’inflammation se propagent dans tout l’organisme, pénétrant les cellules cérébrales et perturbant la synthèse des neurotransmetteurs tels que la sérotonine ou la dopamine. Cette baisse des neurotransmetteurs peut expliquer des états de fatigue, des troubles de l’humeur, des troubles du sommeil ainsi que des dépressions. Nous comprendrons ultérieurement pourquoi des substances naturelles anti-inflammatoires peuvent être une bonne alternative de la prise en charge des dépressions. Des conclusions identiques sont retenues dans les troubles maniaco-dépressifs. En effet, très récemment dans une méta-analyse de décembre 2016 passant en revue la littérature médicale sur l’inflammation et les troubles bipolaires, les auteurs ont clairement reconnu que l’élévation de la CRP s’accompagnait d’une aggravation des troubles bipolaires, surtout dans la phase maniaque suggérant ainsi qu’un processus neuro-inflammatoire de bas grade était responsable de ces troubles (31).

Ces états inflammatoires de bas grade sont également impliqués dans de nombreuses situations médicales concernant entre autres la croissance des tumeurs, la réponse douloureuse au cours d’arthrose, l’ostéoporose post-ménopausique, etc. Nous comprenons pourquoi gérer cette inflammation de bas grade est un élément majeur et incontournable pour notre santé.

Prise en charge naturelle de l’inflammation de bas grade

Nous avons à disposition des moyens naturels pour contrôler l’inflammation de bas grade dont voici les approches les plus importantes.

L’importance d’une alimentation santé, anti-inflammatoire

Notre modèle alimentaire occidental est pro-inflammatoire en raison d’un certain nombre de déséquilibres tels que les excès de sucres et de féculents, l’excès de molécules dénaturées par les cuissons fortes, l’excès de produits transformés et l’excès de graisses pro-inflammatoires de type oméga 6. De nombreuses études ont confirmé que ces déséquilibres nutritionnels agissaient comme de puissants modulateurs pro-inflammatoires et qu’is étaient responsable d’une augmentation des risques cardio-vasculaires (8) et des risques de développer un cancer (9,10). De plus, notre mode de cuisson est souvent trop agressif générant de nombreux composés pro-inflammatoires (huiles trans, corps de maillard).

À l’inverse, une alimentation santé de type méditerranéenne réduit les paramètres inflammatoires avec de nombreux effets protecteurs sur la santé. Ce modèle alimentaire insiste sur l’importance de la consommation des légumes et des fruits de saison, des noix, des céréales complètes, de l’huile d’olive comme source de gras principal, de la consommation de poissons et de viandes blanches ainsi que du vin rouge de façon modérée. Plusieurs études ont confirmé scientifiquement le caractère protecteur et anti-inflammatoire de ce modèle alimentaire (11-13).

Le rôle important des polyphénols.

Mais quels sont les éléments nutritionnels qui nous protègent le plus dans ce type d’alimentation ? Il est certain que l’on va retirer des bénéfices à réduire les sucres, les féculents, les farines blanches, les produits transformés et les mauvaises graisses qui sont tous pro-inflammatoires. Mais un des éléments les plus bénéfiques dans la diète Méditérranéenne est la présence de substances naturelles antioxydantes et anti-inflammatoires que l’on appelle les polyphénols. On les trouve principalement dans les fruits, les légumes et les épices, c’est ce qui donne la couleur aux aliments par exemple les légumes orange comme la carotte ou la patate douce sont riches en bêta-carotènes alors que les aliments rouges tels que la tomate ou la pastèque seront plus riches en  lycopène. Il existe de nombreux polyphénols aux vertus multiples, raison pour laquelle il est conseillé de varier les légumes et les fruits pour bénéficier des nombreux effets protecteurs et anti-inflammatoires (14,15). Souvent la recommandation la plus parlante ou visuelle est de proposer de manger coloré, ce qui implique de mélanger les divers polyphénols. Il existe également la possibilité chez ceux qui ne consomme pas suffisamment de fruits, légumes ou épices, de prendre des compléments alimentaires riches en polyphénols tels que le gingembre, le thé vert, l’extrait de papaye fermenté, etc. Un des polyphénols les plus puissants et le plus documenté scientifiquement est la curcumine, substance incluse dans le curcuma. Les publications démontrant son efficacité dans l’inflammation de bas grade sont nombreuses (16,17).

Le rôle primordial de l’équilibre des acides gras oméga6/ oméga 3

De façon basique, il faut savoir que certaines graisses polyinsaturées ont un effet plutôt pro-inflammatoire alors que d’autres sont anti-inflammatoires. On parle souvent dans les journaux ou à la télévision des omégas 3, des omégas 6. Il est important toutefois de bien les distinguer. Ainsi, les omégas 3 comme l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide eicosapentanoique (EPA) et l’acide docosohéxanoique (DHA) sont fondamentalement favorables pour notre santé et sont plutôt anti-inflammatoire. En fait, ce qui est important, c’est le ratio entre les graisses inflammatoires (omégas 6) et anti-inflammatoires (omégas 3). Idéalement, ce ratio devrait être au moins inférieur à 4, souvent dans la diète occidentale habituelle, on constate des ratios de 20/1 à 50/1, ce qui génère un terrain inflammatoire. La solution est en premier lieu d’éviter certains omégas 6 qui sont des bombes inflammatoires, il s’agit d’huiles comme l’huile de tournesol, l’huile de maïs, l’huile de carthame, ou l’huile de soja, etc. Il faut plutôt consommer des aliments riches en oméga 3 comme les noix (18), les huiles de lin, de cameline, de chanvre ou de colza. Malheureusement, souvent avec l’âge et lors d’inflammation, la transformation des oméga 3 d’origine végétale ne peut se faire correctement afin d’obtenir de l’EPA ou de la DHA qui possède l’activité anti-inflammatoire. Dès lors, il faut favoriser la consommation de poissons des mers froides (sardines, anchois, saumon, etc.) et peut-être encore mieux prendre les oméga 3 sous forme de complément alimentaire (huile de poisson) (19,20).

Le rôle important du microbiote : prébiotiques et probiotiques

Une autre particularité de la diète méditerranéenne est sa richesse en fibres prébiotiques que l’on va trouver dans les légumes, les fruits et les légumineuses. Ainsi, dans les fruits, on pensera aux fruits rouges, aux cerises et à la banane plutôt verte et ferme, qui est plus riche en fibres et moins riche en sucre. Pour les légumes, on pensera à consommer des asperges très riches en bonnes fibres, des artichauts et surtout des crucifères. La famille des crucifères comprend le brocoli, le chou-fleur, les choux de Bruxelles et le chou frisé. Ces légumes sont particulièrement importants pour soutenir notre foie. Les légumineuses comme les lentilles, les pois chiches, les haricots sont des super aliments pour nos bonnes bactéries intestinales en raison de leur richesse en prébiotiques (galacto-oligosaccharides). Pour comprendre l’intérêt des prébiotiques dans l’inflammation de bas grade, il faut se rappeler qu’environ 80 % des déclencheurs inflammatoires proviennent de l’intestin en relation avec une dysbiose intestinale. Les prébiotiques vont soutenir notre écosystème intestinal et nous aider à réduire notre état inflammatoire (28). L’adjonction de produits lacto-fermentés riches en probiotiques est également une stratégie santé pour rétablir un microbiote plus sain (29.30).

 

Compléments alimentaires dans l’inflammation de bas grade

La curcumine

La prise de curcumine est fortement recommandée dans les états inflammatoires de bas grade. Étant donné que la curcumine est mal absorbée, il est conseillé de prendre des formes bio-optimisée en synergie avec du gingembre ou du poivre noir afin d’améliorer son effet.

Les oméga 3

Les oméga 3 sont des puissants régulateurs de notre terrain inflammatoire. Des apports alimentaires corrects sont souvent difficiles à obtenir, raison pour laquelle il est souvent nécessaire de les prendre sous forme de compléments alimentaires. Les recommandations actuelles sont de consommer 1 gr par jour d’une combinaison EPA/DHA.

Les polyphénols

De nombreux polyphénols, aux effets anti-inflammatoires, peuvent être pris en compléments alimentaires tels que le resvératrol (21,22), la quércetine (24,25) ou l’extrait de thé vert dont les effets sont bien documentés dans la littérature médicale.

La vitamine D

On connaît de plus en plus les effets santé de la vitamine D concernant la protection de l’ostéoporose, mais également dans l’immunité et le cancer. De nombreuses études confirment son utilité dans l’inflammation systémique (25,26,27) et la correction d’une carence en vitamine D devient incontournable pour contrôler l’inflammation de bas grade.

En Résumé pour prendre en charge son inflammation

Au niveau de l’alimentation

  • Réduire les sucres, les féculents, les farines blanches, les produits transformés et les mauvaises graisses pro-inflammatoires (huile de tournesol, mais, soja, etc.)
  • Respecter les modes de cuissons qui sont souvent trop agressifs (moins de 150 degrés), favoriser la cuisson vapeur ou les cuissons lentes
  • Consommer une alimentation riche en fruits et légumes et épices, en mangeant une alimentation colorée et riche en prébiotiques et en aliments lactofermentés
  • Consommer des poissons des mers froides (sardines, saumon, anchois, etc.) 2 x par semaine

Compléments alimentaires

  • Curcumine bio-optimisée en synergie avec du gingembre ou du poivre noir
  • Huile de poissons avec une combinaison de EPA/DHA 1gr par jour
  • Vitamine D selon carence, le plus souvent au moins 2000 ui/j
  • Probiotiques (pas nécessaire si alimentation riche en prébiotiques ou/et en lactofermentés)
  • Polyphénols en complément tels que resvératrol, quercétine ou extrait de thé vert (pas nécessaire si alimentation riche en fruits et légumes colorés et épices, aromates tels que gingembre, thym, romarin, persils, etc..

Dr. A. D’oro

Référence :

  1. Paul M Ridker «  C-Reactive Protein and cardiovascular disease » MediEdition Inc 2006
  2. Li H « Inflammatory biomarkers of coronary heart disease » Front Biosci 2016 1 ;22 :504-515
  3. Wang Z « Distribution of high sensitivity C-reactive protein and its relationship with other cardiovascular risk factors in the middle age chinese population » Int J Environ Res Public Health 2016 Aug 31 ;13(9)
  4. Navarro P « High-sensitivity C-reactive protein and leptin levels related to body mass index changes throught childhood » J Pediatr 2016 Nov ;178-182
  5. Mirhafez SR « Serum high sensitivity C reactive protein as a biomarker in patient with metabolic syndrome : evidence based study with 7285 subjects » Eur J Clin Nutr 2016 Nov ;70 :1298-1304
  6. Chuengdamarn S « Association of serum high-sensitivity C reactive protein with metabolic control and diabetic chronic vascular complications in patients with type 2 diabetes » Diabetes Metab Syndr 2016 Aug 22
  7. Rita Haapakovski « Cumulative meta-analysis of interleukine 6 and 1beta, TNF alpha and C reactive protein in patients with major depressive disorder » Brain Behav Immun 2015 Oct ;49 :206-15
  8. Raul Ramallal « Dietary inflammatory index and incidence of cardio-vascular disease in Sun cohort » PloS One, 2015 ;10(9) :e0135221
  9. Nitin Shivappa « Prospective study of dietary inflammatory index and risk of breast cancer in Swedish women » Br J Cancer, 2015 Sep 3
  10. Young Ae Cho « Dietary inflammatory Index and risk of colorectal cancer : a case-control study in Korea » Nutrients, 2016 ;8(8)
  11. Christina Chrysohoou « Adherence to the Mediterranean diet attenuates inflammation and coagulation process in healthy adults : the ATTICA study » J Am Coll Cardiol 2004 Jul 7 ;44(1) :152-8
  12. Rosa Casas « Long Term Immunomodulatory effects of a Mediterranean Diet in Adults at high risk of cardiovascular disease in the Prevencion con dieta Mediterranea randomized controlled trial » J. Nutr 2016 Jul 20
  13. Akkiro Nanri « Dietary patterns and C-reacive protein in Japanese men and women » am J Clin Nutr. 2008 May :1488-96
  14. Alexander Medina-Remon « Polyphenol intake from a Mediterranean diet decreased inflammatory biomarkers related to atherosclerosis : a sub-study of the PREDIMED trial » Br J Clin Pharmacol. 2016 apr 21
  15. Erica M Holt « Fruit and vegetable consumption and its relation to markers of inflammation and oxydative stress in adolescents » J Am Diet Ass.2009 Mar ;109(3) :414-21
  16. Giuseppe Derosa « Effects of curcumin on circulating interleukine 6 concentrations : a systemic review and meta-analysis of rendomized controlled trials » Pharmacol Res. 2016 Jul 5
  17. Amirhossein Sahebkar « Curcumin downregulates human tumor necrosis factor alpha levels : a systemic review and meta-analysis of randomized controlled trials » Pharmacol Res. 2016 Mar 26 ;107 :234-242
  18. Zhi Yu « Associations between nut consumption and inflammatory biomarkers » Am J Clin. Nutr. 2016 Jul 27
  19. Abbie L Cawood « Eicosapentanoic acid from highly concentrated n-3 fatty acid ethy esters is incorporated into advanced atherosclerotic plaques and higher plaque EPA is associated with decreased plaque inflammation and increased stability » Atherosclerosis 2010 Sep ;212(1) :252-9
  20. Ana E Huerta « Supplementation with a-lipoic acid alone in combinaison with EPA modulates the inflammatory status of healthy overweight or obese women consuming an energy restricted diet »
  21. Chen GD « SirT1 activator represses the transcription of TNF alphain TPH-1 cells of a sepsis model via deacetylation of H4K16 » Mol Med Rep. 2016 Nov 15
  22. Serra D « Anti-inflammatory protection afforded by cyanidin-3-glucoside and resveratrol in human intestinal cells via Nrf2 and PPAR : comparaison with 5-aminosalicylic acid » Chem Biol Interact 2016 Dec 25 ;260 :102-109
  23. Kim KA « The effect of onion peel extract on inflammatory mediators in Korean overwight and obese women » Clin Nutr Res 2016 Oct ;5(4) :261-269
  24. Carrasco-Pozo C « The deleterious effects of cholesterol and protection by quercetin on mithochondrial bioenergetics of pancreatic cells, glycemic control and inflammation ;in vitro and in vivo studies » Redox Biol 2016 Oct :9 :229-243
  25. Adrian Kruit « The association between vitamine D and C-reactive protein levels in patients with inflammatory and non-inflammatory disease » Clin Biochem. 2016 Jan 8
  26. Lamia Ysmail-Dalhouk « 1,25 dihydroxyvitamin D3 down-modulates the production of proinflammatory cytokines and nitric oxide and enhances the phosphorylation of monocyte-expressed STAT6 at the recent-oncet type 1 diabetes » Immunol lett.2016 Oct 4
  27. Fatemeh Haidari « Association between serum vitamin D level and glycemic and inflammatory markers in non-obese patients with type 2 diabetes » Iran J Med sci 2016 Sep ;41(5) :367-73
  28. Valcheva R « Prebiotics : Definition and protective mechanisms » Best Pract Res Clin Gastroenterol 2016 Feb ;30(1) :27-37
  29. Leblanc « Lactobacillus casei administration decreased inflammatory cytokines in a diet-induced obese mouse model » Nutrition 2015 Jul-Aug ;31 :1000-7
  30. West CE «  The gut microbiota and inflammatory noncommunicable diseases : associations and potentials for gut microbiota therapies » J Allergy Clin Immunol 2015 Jan ;135 :3-13
  31. Fernandes BS « C-reactive protein concentrations across the mood spectrum in bipolar disorder : a systematic review and meta-analysis » Lancet psychiatry Dec ;3(12) :1147-1156

 

Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  16 comments for “L’inflammation de bas de grade, à la racine de nombreuses maladies

  1. acier
    25 juin 2017 at 19 h 27 min

    bonjour ou bonsoir docteur,
    Je viens de m’informer auprès de ce site que je trouve très intéressant à bien des égards..si l’on savait tout, ou si l’on pouvait rencontrer les bonnes personnes avec des informations pertinentes.. Non pas que cela n’ait pas été le cas mais en résumé l’on en jamais assez.
    Je me présente, j’ai 52 ans porteur d’une Maladie de crhon détectée à 20/25 ans, résection iléale en 1991. Depuis tout va bien j’ai passé ma vie en mettant en pratique une surveillance gastro/Entéro.puis des conseils glanés ci et là car il n’y avait pas Internet !. Néanmoins cela allait bien même bien jusque il y a 3 ans en pratiquant des formes d’exclusions . Juin 2014, découverte d’un mélanome d’indice de Breslow 2.5. Surveillance tous les 3 mois puis en octobre 2016 des métastases poumons. Depuis mise en place Immnunothérapie Pembrolizumab puis récemment Ipililumab. Parce que la maladie n’a pas totalement disparue. Une apparition de métastase grêlique qu’il a fallut enlever en avril dernier et une autre au niveau scrotum qu’il va falloir enlever….Récemment, les conséquences liées à l’injection de l’ipililumab très toxique ont généré une colite inflammatoire avec ulcérations sur 30 cm. Ils m’ont mis à 100 mg de cortisone et cela depuis jeudi 15 juin mais mon ventre est perturbé avec une reprise lente “alternances selles liquides/solides 2-3/jours. Le protocole est de me faire une injection de Rémicade “immnuno-supresseur” afin de reprendre 3 séances de Ipilumab…. Pourriez-vous me donner votre sentiment. Sur le plan alimentaire je m’en tiens exclusivement à du riz – avocat – viandes blanches – biscottes petit épautre – poissons gras – jus de légumes (enzymes – vitamines – oligo-éléments à l’extracteur”. Cplt alimentaires 2 gel.spiruline/J Omégas 3/J matin – Calcium -Vit. D – Coenzymes Q10 2/j le soir – Supraflor 1/j matin. Avec tout cela s’était pas mal, mais depuis l’inflammation liée à l’ipililumab je cherche à rétablir ce déséquilibre généré par la toxicité du produit….Je pourrais arrêter tout, mais il semble opportun de continuer le protocole Pembro./Ipililumab qui donnent des résultats spectaculaires notamment sur le mélanome. Néanmoins cela n’est pas sans conséquences toxiques et ou secondaires qu’il faut juguler afin de passer les crises….et dont le seul objectif pour le CHRU de Trousseau à CHAMBRAY LES T. en France auquel je suis rattaché est de contrôler la situation sur le plan de la maladie.
    Je vous accorde ma confiance et c’est avec mes remerciements par avance que je me tiendrai informé d’une réponse – avis concernant ma situation pas simple je vous l’accorde.
    Très cordialement,
    Fabrice.

    • Dr. A. D'Oro
      27 juin 2017 at 22 h 05 min

      Bonjour,

      Je suis vraiment désolé de tous ce qui vous arrive et la situation médicale
      reste assez complexe. Je ne peux pas malheureusement beaucoup vous aider ainsi
      par internet, je peux toutefois vous indiquer quelques pistes.
      Ainsi, chez certaines personnes souffrant de cancer, j’ai essayé avec quelques bons résultats un régime cétogène (sans glucides), ce régime repose sur une approche métabolique du cancer qui part du principe que les cellules cancéreuse ont obligatoirement besoin de glucides pour se développer, c’est toutefois un régime difficile à mettre en pratique.Il est toutefois conseillé de réduire les apports de sucres et de céréales.
      Le Dr Lungo Walter a beaucoup étudié les effets du jeûne sur une augmentation de l’efficacité des chimio et surtout une meilleure tolérance avec beaucoup moins d’effets secondaires. Le principe est que quand vous jeunez, les cellules de votre corps activent des systèmes de protection qui rendent les cellules beaucoup plus résistantes aux attaques extérieurs comme les chimiothérapies alors que les cellules cancéreuses n’ont pas cette capacité et sont détruites plus efficacement. Donc jeuner pendant la chimiothérapie , semblent selon plusieurs études sur animaux et humains améliorer les résultats des chimio et la tolérance ainsi que les taux de survie. Les études portent sur un à 3 jours de jeûne, souvent un jour avant, puis au moins deux jours après la chimio (au moins tant que les niveaux toxiques des médicaments ne sont pas au-dessous des niveaux de toxicité sanguine).
      D’autre part, il est conseillé de ne pas prendre d’antioxydants pendant la phase active de la chimio, éviter les probiotiques quand l’intestin est très enflammé risque de translocation bactérienne, il est préférable de prendre de hautes doses de glutamine ou de produits combinés (par exemple Glutadyn de Bionutrics) pour aider à cicatriser
      l’intestin. Le bone broth est également une alternative pour réparer l’intestin.
      Comme compléments alimentaires, 2 polyphénols sont particulièrement intéressant dans les cancers, ce sont le resvératrol et le sulforaphane et bien entendu la curcumine. Entre les chimios, des phases de détox hépatique sont importantes (penser au desmodium, chardon marie etc..)
      De plus l’activité physique régulière améliore les taux de survie ainsi
      que la gestion du stress (cohérence cardiaque).

      Je vous souhaite d’aller mieux et j’espère avoir pu vous donner quelques pistes intéressants.

      Amicalement

      Dr A. D’oro

  2. Dalmasie
    27 juin 2017 at 16 h 20 min

    Bonjour, je suis atteinte d’une polyarthrite rhumatoïde depuis 2009 au niveau de mes poignets. Je suis traitée par Metoejct et EMbrel, mon poignets droit étant bloqué. J’ai fait pendant 3 mois un régime sans gluten du Dr Seignalet et sans lactose depuis plus d’un an j’ai ressenti une amélioration et là depuis quelques mois l’inflammation est revenue cette fois ci à mon poignets gauche. Cela m’handicap beaucoup surtout que j’ai une petite fille de 15 mois. Je souhaite recommencer un régime afin de me soigner naturellement. C’est la première fois que je vais sur votre site. Pouvez-vous me donner quelques conseils. Merci beaucoup JD

    • Dr. A. D'Oro
      27 juin 2017 at 21 h 22 min

      Bonjour,
      Il existe plusieurs modèles alimentaires dans le cadre de prise en charge de maladie auto-immunes.
      Le but est d’exclure momentanément certains aliments connus pour leur immunogénicité. Il existe plusieurs modèles de régimes d’exclusion, en France probablement le plus connu est le régime ancestral du Dr Seignalet qui consiste à enlever de l’alimentation, les produits laitiers, le gluten mais également le maïs. Dans les pays anglo-saxons, de nombreux nutritionnistes s’inspirent du modèle alimentaire paléolithique (Dr Lorden) qui consiste à enlever toutes les céréales, ou pseudo-céréales, les légumineuses, les produits laitiers, voir les solanacées. Le Dr Lorden justifie ces restrictions en raison de facteurs antinutritionnels de ces aliments pouvant être responsables d’inflammation de l’intestin. Il s’agit par exemple des lectines ou agglutinines pour les céréales, les saponines pour les légumineuses ou des alcaloïdes pour les solanacées. Par rapport, à un régime de type paléolithique qui reste difficile à appliquer pour de nombreuses personnes. L’approche progressive en trois phases, proposée par le Dr Tom O’Bryan semble intéressante aux vu des résultats cliniques.
      Phase 1
      Enlever pendant 3 semaines, de façon stricte :
      – le gluten (blé, orge, seigle)
      – les produits laitiers
      – les sucres,

      Ceci bien entendu associé à une alimentation saine et respectueuse du microbiote, il est intéressant dans cette phase de prendre des compléments alimentaires pour guérir l’intestin et calmer l’inflammation, je vous en parle après.

      Si après cette phase 1, vous notez une nette amélioration de l’état de santé, il est conseillé de poursuivre le plus longtemps possible. Mais si après avoir suivi la phase 1, vous ne notez pas d’amélioration notable, c’est qu’il y a vraisemblablement d’autres coupables à repérer. Dans ce cas, passez à la phase 2.

      Phase 2
      Dans la phase 2 on continue à éviter le gluten, les produits laitiers et le sucre car ce sont des aliments hautement inflammatoires. A cette liste on ajoute d’autres aliments fréquemment impliqués. Cette phase s’approche plus d’un régime paléolithique. L’exclusion se fait pendant 3 nouvelles semaine et porte sur :
      – toutes les graines (aussi maïs, millet, avoine, quinoa, riz, sarrasin, teff etc.),
      – les produits à base de soja,
      – les solanacées (poivron, aubergine, pomme de terre, poivre, curry, baies de gogi etc.).

      Phase 3
      Si après avoir suivi une phase 2 stricte, vous notez une bonne amélioration de l’état de santé. Après un temps d’exclusion minimum de 3 semaines, une réintroduction selon tolérance est conseillée. On peut réintroduire un aliment à la fois tous les 3 jours, en notant sur un journal de bord les symptômes déclenchés par certains aliments tels que : fatigue, douleurs, éruptions cutanées, troubles digestifs, congestion nasale, céphalée, état grippal etc. Par exemple, vous décidez de commencer par les solanacées et vous choisissez la tomate, que vous consommez chaque jours à dose progressive, si vous ne notez pas de symptômes, le 4ème jour vous introduisez un 2ème aliment de la famille des solanacées, par exemple l’aubergine, ceci jusqu’à introduire tous les aliments enlevés de la phase 2. Puis si tout va bien, essayer de réintroduire après quelques mois, un peu de sucres et en dernier les produits laitiers. L’exception, c’est le maintien de l’exclusion du gluten qui reste fortement impliqué dans l’auto-immunité.
      Toutefois, si après ces 6 semaines de régime, vous n’allez pas mieux, il est conseillé de consulter un médecin formé en médecine nutritionnelle ou micronutritionnelle. Il peut être nécessaire de rechercher des facteurs déclenchant ou qui entretiennent l’auto-immunité telles que, par exemple, des infections chroniques (candidose, virus telles que CMV, Epstein Barr, l’HPV, maladie de Lyme) ou d’autres facteurs perturbateurs.

      Si cette diète reste très efficace, elle est difficile à mettre en place par soi-même, d’où l’intérêt de se faire accompagner.

      Pour les compléments alimentaires, je vous conseille:
      • d’optimiser les niveaux sanguins de vitamine D, en hiver il est conseillé de prendre au minimum 2000 unités/j
      • la L-Glutamine environ 3 gr/ jour pour protéger la muqueuse intestinale, regarder pour des préparations combinées telles que Glutadyn de chez Bionutrics, Glutaform de chez Synergia,
      • Omega 3 minimum 1gr/jour de EPA/DHA, selon le poids jusqu’à 3gr/j
      • de la Curcumine, favorisez des formes bio-optimisées (exemple Nutricuma de chez Bionutrics).

      Voici en gros le protocole alimentaire de base pour les maladies auto-immunes. Il est vrai qu’il est toujours plus facile d’être accompagné mais seul c’est aussi possible. Il faut surtout faire attention à manger suffisamment pour ne pas souffrir de dénutrition, surtout attention aux apports suffisamment de bonnes protéines.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Dalmasie
        8 août 2017 at 14 h 24 min

        Bonjour docteur merci de votre réponse , j’aurais une autre question à vous poser, si je dois supprimer le riz et les graines, que dois je prendre à la place. Auriez vous des menus types ? Merci encore cordialement

        • Dr. A. D'Oro
          8 août 2017 at 21 h 10 min

          Bonsoir,
          Il s’agit d’un modèle alimentaire de type paléo, pour avoir les apports caloriques,
          on va manger plus de bonnes graisses (avocat, noix, olives etc..) et des légumes féculents (patate douce, panais, topinambour etc.).
          Cette diète reste limitée dans le temps avant de réintroduire certaines céréales.

          Dr A. D’oro

  3. Dalmasie
    12 août 2017 at 14 h 51 min

    Bonjour, merci encore pour vos conseils, si je souhaite consulter un nutritionniste ou micro nutritionniste, quels médecins me conseiller vous le plus proche de chez moi à savoir près de Marseille. Merci beaucoup de votre réponse,
    Cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      13 août 2017 at 22 h 17 min

      Bonsoir,

      Je ne connais personne dans la région. Pour la micronutrition, vous pouvez chercher un thérapeuthe auprès de l’IEDM à Paris,
      pour la médecine nutritionnelle et fonctionnelle, éventuellement voir avec le service clientèle de bionutrics.fr,
      le SIIN a aussi une liste de médecin formé en nutrition et médecine fonctionnelle. La qualité du suivi est sûrement variable,
      cela dépend du niveau de formation du thérapeute et de son engagement dans ce type d’approche. Il faut dès fois se faire
      confiance et utiliser son intuition dans le choix de la personne qui vous accompagne.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  4. Dalmasie
    18 août 2017 at 20 h 12 min

    Bonsoir, merci encore pour toutes vos réponses et votre aide. J’en profite encore pour demander une dernière chose, ma mère est souffrante depuis longtemps d’un lupus rhumatoïde, elle se fait soigner par des anti inflammatoires, connaissez vous aussi un régime alimentaire pour cette maladie ? En vous remerciant , cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      5 septembre 2017 at 21 h 35 min

      Le régime fréquemment proposé dans ce type de maladie auto-immune est en premier lieu le régime type Saignalet,
      à savoir sans gluten et produit laitier, éviter sucreries et produits transformés.
      Si pas de résultat après un mois, on peut essayer un modèle paléo, voir sans solanacées.
      Mais en réalité c’est plus compliqué cardiaque approche reste individuelle tenant compte des carences ou excès de la personne,
      de la présence d’un leaky gut, du niveau de stress etc.. De plus éviter les médicaments qui perturbe le microbiote et la
      muqueuse intestinale comme les AINS et les inhibiteurs de la pompe à protons. Vous voyez que cela demande un grand investissement
      de la part de la personne. Si c’est pas possible alors mieux vaut se traiter par la médecine classique.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  5. Seb
    8 octobre 2018 at 14 h 50 min

    Bonjour
    Voilà mon problème, je suis un homme de 40 ans qui traîne depuis des années une frilosite permanente qui se traduit par les mains et les pieds froids cyanoses, mais surtout des frissons sur tout le corps toute la journée bras, nuque , crâne
    J ai passé énormément de examens que ce soit thyroïde médecine interne neuro
    Je n ai aucun indicateur ou piste conerrant ce mal qui me ronge dépuise 25 ans et qui s accentue
    Suis je condamné à souffrir de cela toute ma vie ?

    • Dr. A. D'Oro
      11 octobre 2018 at 21 h 33 min

      Malheureusement sur la base de vos plaintes
      il est difficile d’avoir une opinion précise.
      Avez-vous des examens approfondis de la thyroide, ou seulement une TSH, T4 libre
      comme ça arrive souvent?

      SIncèrement
      Dr A. D’oro

  6. Jansen christine
    25 novembre 2018 at 13 h 09 min

    Comment venir à bout d’une pseudo polyarthrite rhizomelique qui dure depuis 3 ans traitée à la cortisone ( 6mg ) actuellement ? CRP 11

    merci de vos conseils

    • Dr. A. D'Oro
      27 novembre 2018 at 0 h 27 min

      Bonjour

      Impossible de répondre clairement à votre question.
      Idéalement, il faudrait avoir une appréciation de votre intestin,
      rechercher un leaky gut, une fermentation intestinale de type SIBO,
      éventuellement des intolérances alimentaires et exclure une maladie coeliaque.
      Cela demande donc de faire des bilans car l’approche des maladies inflammatoires ou auto-immunes passent par l’intestin.

      En attendant vous pouvez essayer une diète de type Saignalet (sans gluten et produits laitiers), prendre de la glutamine
      de la vitamine D, de la curcumine de bonne qualité et des oméga 3.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Jansen christine
        27 novembre 2018 at 15 h 10 min

        Bonjour Docteur

        Je vous remercie pour ces précieuses informations . Quel médecin peut réaliser

        une évaluation de la perméabilité intestinale ?

        Merci d’avance

        cordiales salutations

        • Dr. A. D'Oro
          27 novembre 2018 at 22 h 42 min

          La médecine recherche encore peu la perméabilité intestinale,
          il y a plusieurs façons de la tester. Un bon indicateur est le dosage
          des LPS (lipopolysaccharides), il s’agit de fragments de la paroi des bactéries gram négatif
          de l’intestin qui peut être dosé dans le sang. Une augmentation indique une perméabilité intestinale
          avec passage de LPS ce qui peut provoquer une inflammation de bas de grade.

          Sincèrement

          Dr A. D’oro

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