Traiter vos reflux d’acidité (RGO) par des méthodes naturelles (Partie 2/3)

Print Friendly, PDF & Email

1ère partie :Pour vos reflux d’acidité (RGO), il semble préférable d’éviter les inhibiteurs de la pompe à protons

Partie 3 : Protocoles naturels pour traiter vos reflux d’acidité (RGO) et apprendre à vous sevrer des IPP.

Introduction

Nous avons vu dans le premier article que le reflux gastro-oesophagien est extrêmement fréquent et que l’approche médicale habituelle comprenant la prescription d’antiacides (IPP) n’est pas dépourvue d’effets secondaires et surtout ne traite pas la cause du problème. Les approches naturelles sont multiples dont l’efficacité n’est pas toujours bien documentée par des études médicales.

Dans cet article, nous allons voir qu’il existe une autre façon de comprendre et de prendre en charge le reflux gastro-oesophagien qui tient compte des causes profondes de ce trouble.

Comprendre les causes du reflux gastro-oesophagien

Rôles discutables de l’hypersécrétion d’acidité de l’estomac et de la hernie hiatale

Contrairement à la croyance générale, le plus souvent les reflux d’acidité ne sont pas dus à une augmentation de l’acidité de l’estomac, bien au contraire on constate plutôt une réduction de l’acidité. Par exemple, de façon contradictoire à la théorie classique, de nombreuses études ont montré que la sécrétion d’acide de l’estomac diminue avec l’âge alors que parallèlement l’incidence du RGO augmente (1).

Le problème, c’est que l’on confond le symptôme et la cause. Ainsi, dans un éditorial publié dans le journal Gastroenterology, l’auteur remarque que le fait de traiter le reflux gastro-oesophagien avec des inhibiteurs de l’acidité (IPP) n’est pas idéal, car la sécrétion acide n’est pas la cause primaire du reflux.

La théorie médicale la plus reconnue soutient que le reflux d’acidité provient d’une dysfonction du sphincter entre le bas d’œsophage et l’estomac.

Si le sphincter fonctionne bien, il n’est théoriquement pas possible que l’acidité de l’estomac puisse remonter vers l’œsophage. En cas de dysfonction de ce sphincter, le reflux est possible.

hernie hiataleBeaucoup de médecins évoquent le plus souvent le diagnostic de hernie hiatale pour expliquer cette dysfonction entre estomac et oesophage. La hernie hiatale est une remontée du haut de l’estomac à travers l’anneau musculaire du diaphragme par lequel normalement passe seulement l’œsophage. Cette situation peut dès lors favoriser le RGO. Toutefois bon nombre de hernies hiatales, même volumineuses, ne provoquent pas de reflux d’acidité notable ; à l’inverse de simples malpositions sans hernies hiatales peuvent être associées à un RGO très gênant.

Le reflux gastro-oesophagien est favorisé par une augmentation de la pression intra-abdominale : rôle de la fermentation intestinale

En fait, le reflux n’est possible le plus souvent que, si en plus d’une dysfonction du sphincter gastro-oesophagien,il y a une pression intra-abdominale augmentée (2). C’est pourquoi habituellement on propose aux gens d’éviter de manger de grosses quantités ou de se pencher en avant après manger ou encore de se coucher juste après manger.

Cette pression intra-abdominale peut être générée par des gaz en relation avec une fermentation gastrique ou intestinale. Selon le microbiologiste, Dr Norm Robillard, la mauvaise digestion des carbohydrates favoriserait une pullulation bactérienne intestinale, entraînant une augmentation de la pression intra-abdominale et secondairement le reflux gastro-oesophagien. Certains médecins nutritionnistes tels que le Dr Chris Kress estiment que la cause première pourrait être due à une baisse de l’acidité de l’estomac qui contribuerait autant à une mauvaise absorption des carbohydrates qu’à une pullulation bactérienne. La conjonction de ces deux phénomènes entraînant une augmentation de la pression intra-abdominale responsable du reflux gastro-oesophagien. En effet il ne faut pas oublier qu’une acidité correcte de l’estomac est nécessaire pour soutenir la digestion et l’absorption des carbohydrates en stimulant les enzymes pancréatiques dans l’intestin grêle. En cas d’insuffisance d’acidité, les enzymes pancréatiques ne sont pas bien stimulés et la digestion des carbohydrates est insuffisante. La fermentation des carbohydrates mal digérés entraîne des gaz.

Ce sont ces gaz qui augmentent la pression intra-abdominale, ralentissant la vidange gastrique et favorisant le reflux d’acide vers l’œsophage.

Rôle de la perméabilité de la muqueuse de l’œsophage dans le RGO

Chez un certain nombre de personnes souffrant d’un RGO, on ne constate pas de reflux d’acidité anormal au niveau de l’œsophage (3). Certaines personnes souffrant de RGO ont même une muqueuse décrite comme normale à l’endoscopie et la moitié d’entre eux n’ont pas d’anomalie au comptage d’acidité. Plusieurs études récentes expliquent ces symptômes par une altération de la muqueuse de l’œsophage dans sa fonction barrière (4,5), on parle dans ce cas d’une hyperperméabilité de l’œsophage.

Des reflux occasionnels d’acide de l’estomac vers l’œsophage sont dans la norme. Dans le cas d’une muqueuse normale de l’œsophage, cette acidité ne pénètre pas la barrière en raison des jonctions serrées des cellules de la muqueuse. Si ces jonctions serrées sont en partie ouvertes, l’acidité peut dès lors traverser la muqueuse et activer les récepteurs de la douleur en profondeur. Cette hyperperméabilité de l’intestin peut être secondaire à une inflammation préexistante lors d’un RGO mais dans certains cas, peut être la cause principale des symptômes.

Cette perméabilité de l’œsophage pourrait dépendre du microbiome de l’œsophage. L’œsophage a sur sa muqueuse une communauté complexe de bactéries.

On a démontré la présence prépondérante de bactéries gram négatif chez les personnes souffrant de RGO alors qu’on retrouve préférentiellement des bactéries gram positif chez les personnes en bonne santé (6). L’augmentation des grams négatifs peut stimuler l’inflammation locale en exposant la muqueuse à des lipopolysaccharides bactériens (LPS). La réponse inflammatoire peut secondairement altérer l’intégrité de la muqueuse avec comme résultat, une hyperperméabilité de l’œsophage (7).

Si le mécanisme au niveau de l’œsophage est identique à celui de la muqueuse intestinale, on peut comprendre que l’excès d’alcool ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens aggrave la perméabilité intestinale et par conséquent le RGO (8).

Prise en charge naturelle du reflux gastro-oesophagien

En résumé, nous avons vu que les reflux acides ne sont pas dus à un excès d’acidité de l’estomac, mais le plus souvent sont liés à une pullulation bactérienne de l’estomac et de l’intestin grêle. La fermentation des carbohydrates (féculents) favorisée par un manque d’acidité de l’estomac entraîne une production de gaz et une augmentation de la pression intra-gastrique entraînant secondairement le reflux gastro-oesophagien.

D’autre part le microbiome de l’oesophage joue un rôle protecteur de la muqueuse.

En cas d’altération de l’équilibre microbien, la muqueuse devient plus perméable provoquant inflammation et douleurs même chez les personnes sans reflux acides pathologiques. Dès lors le traitement devra éliminer la pullulation bactérienne de l’estomac et/ou de l’intestin grêle, restaurer une sécrétion acide correcte de l’estomac et rééquilibrer le microbiomeoesophagien et intestinale.

a.      Réduire les carbohydrates ou/et les aliments fermentescibles (Fodmaps)

Quand l’acidité de l’estomac est correcte et que les carbohydrates sont consommés modérément, ils sont transformés correctement en glucose et absorbés par l’intestin grêle avant qu’ils soient fermentés par les bactéries.

Chez certaines personnes souffrant d’une carence en acide gastrique et/ou d’une pullulation bactérienne, la réduction des glucides doit être plus drastique.

La réduction des apports de féculents a montré dans le cadre d’un régime pauvre en glucides une nette amélioration du RGO dans différentes études (9,10).

Une alternative intéressante est de faire une diète pauvre en fodmaps.

Les Fodmaps sont des aliments contenant des carbohydrates qui sont mal digérés par certaines personnes se soldant par une fermentation bactérienne excessive (SIBO). Ce régime tient compte également d’une réduction de la consommation de fructose ou de sucres artificiels responsables d’une fermentation bactérienne. Cette alternative est d’autant plus intéressante chez les personnes qui souffrent conjointement d’un colon irritable. Pour plus d’information, se référer à notre article sur le sujet.

b.     Se méfier du gluten

Plus spécifiquement, une diète sans gluten peut être miraculeuse chez certaines personnes. Les aliments contenant du gluten peuvent être une cause de brûlures d’estomac fréquente chez les personnes présentant une maladie céliaque non diagnostiquée. Il est probable que l’on sous-estime le nombre réel de personnes souffrant de cette maladie qui devient de plus en plus fréquente et peut se déclencher à n’importe quel âge. Le mode de présentation de cette maladie change, les cas classiques de diarrhées avec malabsorption deviennent plus rares. Chez l’adulte, les modes de présentation s’expriment le plus fréquemment par une anémie, une ostéoporose ou un reflux gastro-oesophagien persistant (11).

Une étude de 2011 a évalué 133 adultes connus pour une maladie céliaque et 70 personnes en bonne santé (groupe contrôle). Ces personnes ont été suivies pendant 4 ans par des questionnaires relatifs aux symptômes du RGO. Au début environ 30 % des personnes céliaques avaient des symptômes modérés à sévères de reflux gastro-oesophagien. Après juste 3 mois de diète sans gluten, la plupart des céliaques n’avaient pratiquement plus de symptômes (12). On retrouve des résultats identiques dans une étude italienne de 2008 dans laquelle un régime sans gluten a résolu les symptômes de RGO en seulement 8 semaines, sans récurrence après des contrôles à un et deux ans (13).

c.      Restaurer une fonction sécrétoire (enzymes, HCL) efficace de l’estomac

help meDans les cas de reflux gastro-oesophagien modéré, fréquemment on constate plutôt une baisse de la production d’acidité (hypochloridrie). Le docteur Jonathan Wright, dans son livre « WhyStomachAcidis good for You » explique que 90% de ces patients souffrant de reflux gastrique manquent d’acidité (hypochloridrie). Vous pouvez demander à votre médecin un test de mesure d’acidité gastrique toutefois une ph-métrie classique avec sonde dans l’œsophage n’est pas suffisante pour déterminer si hypoacidité ou hyperacidité.

Certains tests simples pourraient permettre de savoir si le reflux est effectivement dû à une hypochloridrie.

Le test au vinaigre de cidre, il s’agit de prendre une cuillère à café après le repas dilué dans un verre d’eau, si la digestion va mieux cela peut indiquer que l’estomac manque d’acide chlorhydrique.

Le test du bicarbonate de soude, le matin à jeun, consiste à diluer ¼ de cuillère à café dans un verre d’eau, boire le verre, démarrer un chronomètre et l’arrêter à la première éructation. Le bicarbonate est une base qui va réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus on a d’acide, plus on a une éructation puissante et plus elle arrivera rapidement. Une éructation marquée doit se faire dans les 2 premières minutes, si le gaz remonte au-delà de 2 minutes, une hypochloridrie est probable, au-delà de 5 min, une hypochloridrie est pratiquement certaine.

Un test à la bétaïne HCL, il s’agit de prendre un comprimé de bétaïne HCL pendant un repas riche en protéines (un steak par exemple) puis de voir si la digestion est bonne ou meilleure que d’habitude, indiquant une possible hypoacidité. S’il y a brûlures d’estomac, une hyperacidité peut être suspectée.

Il faut toutefois formellement éviter de prendre du HCL lors d’utilisation concomitante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou de corticoïdes, car ces médicaments peuvent endommager la muqueuse gastrique et un supplément contenant du HCL pourrait aggraver le risque de saignement ou d’ulcère.

Une autre façon de stimuler l’estomac est de prendre des herbes appelées les amères qui stimulent les sécrétions gastriques (enzymes et HCL). Les herbes communément utilisées peuvent comprendre la racine de gentiane, la dent-de-lion, le fenouil, le gingembre,la feuille d’artichaut, etc..

Ces herbes sont utilisées en petites doses sous forme de teintures mère ou autre extrait à prendre 15 minutes avant le repas.

Le vinaigre de pomme, le jus de citron ou le jus cru de choucroute sont également utilisés comme remède traditionnel permettant fréquemment de soulager les brûlures d’estomac. Toutefois, ces remèdes peuvent soulager les symptômes, mais ne permettent pas d’améliorer l’absorption ou l’assimilation comme le ferait un supplément contenant du HCL. Cela est d’autant plus important pour les personnes prenant ou ayant pris durant une longue période des antiacides (IPP).

d.     Rééquilibrer le microbiome oesophagien et intestinal

microbiome intestinaleEtant donné que la pullulation bactérienne de l’intestin est un facteur important du RGO, restaurer un microbiome sain est une étape importante du traitement.

D’autre part, la perturbation du microbiome est également présente au niveau de l’œsophage entraînant un œsophage perméable et par conséquent une inflammation douloureuse responsable d’un reflux non érosif.

La réduction des carbohydrates et l’amélioration de la fonction digestive de l’estomac sont déjà des étapes importantes pour réduire le déséquilibre du microbiome. On peut renforcer cet effet thérapeutique en rajoutant des probiotiques. Il s’agit de bactéries amies nous protégeant contre les germes pathogènes. Il existe de nombreuses études montrant un effet favorable des probiotiques sur la pullulation bactérienne de l’intestin (14).

Il existe actuellement dans le commerce de nombreux probiotiques, toutefois il semble préférable de rechercher ces probiotiques dans notre alimentation. Les probiotiques dans notre alimentation ont été utilisés traditionnellement depuis des milliers d’années. Il s’agit d’aliments fermentés qui ont malheureusement disparu, remplacés par le modèle alimentaire occidental faisant place à un excès de sucre et de féculents.

Les probiotiques en capsules sont moins concentrés et moins riches en souches diverses qu’un produit naturel fermenté. Par exemple, de petites quantités de kéfir amènent des milliards de probiotiques sans compter des acides aminés, des vitamines et des agents anti-microbiens.

choucrouteSi vous voulez éviter les produits à base de lait (kéfir, yaourt, etc.. ) on peut se tourner vers des légumes bio fermentés telles que, par exemple, le kimchi ou la choucroute crue ou des boissons fermentées comme le kombucha. Actuellement, il existe de nombreux sites sur internet sur lesquelles on peut apprendre à faire soi-même ces produits. Voici les coordonnées d’un site français particulièrement intéressant pour acheter des produits bio-fermentés de qualité ou apprendre à les faire vous même :www.delicieusenature.fr

e.     Les traitements symptomatiques naturels pour contrer les brûlures

Il existe de nombreux traitements symptomatiques qui peuvent apporter un soulagement efficace contre les brûlures. Ces traitements toutefois ne vont rien changer au manque éventuel d’acidité de l’estomac ni au fait que vous ayez du mal à digérer, que vous ayez des fermentations intestinales ou des remontées d’acide. Par contre elles calmeront momentanément les irritations de l’œsophage.

Il existe de nombreuses plantes qui ont des vertus calmantes, anti-inflammatoires ou cicatrisantes au niveau de l’œsophage, il peut s’agir de plantes telles que la réglisse, la mélisse, la guimauve, la camomille, le plantain, ou l’aloe vera, etc..

J’apprécie, personnellement, la combinaison réglisse-mélisse en EPS (extrait de plante standardisée), quelques fois associée ou non avec de l’aloe vera en gel interne.

Certaines substances ont même montré scientifiquement une efficacité équivalente à un antiacide (IPP), il s’agit du gingembre et de la mélatonine.

Ainsi dans une étude publiée en 2007, les chercheurs ont constaté qu’un composé du gingembre avait une efficacité nettement supérieure au Lansoprazole, un inhibiteur de la pompe à proton (15).

La mélatonine semble également être une substance prometteuse. Des chercheurs brésiliens, dans une étude randomisée, ont comparé un groupe de personnes souffrant d’un RGO traité avec 20 mg de oméprazole (IPP) à un autre groupe traité avec un supplément de mélatonine associé à des vitamines.

Après juste 40 jours, 100% du groupe mélatonine était en rémission contre 65,7% dans le groupe oméprazole (16).

Dans une autre étude de 2010, 36 personnes ont été divisées en 4 groupes (sujets contrôles, patients souffrant de RGO traités avec mélatonine, patients souffrant de RGO traités avec oméprazole et patients combinant les deux traitements). Cette étude a montré que la mélatonine seule ou en association avec l’oméprazole est efficace pour traiter le reflux gastro-oesophagien (17).

Tout cela n’est finalement pas si compliqué

Comme vous l’avez constaté, les reflux acides sont une entité complexe aux multiples facettes. Vous avez compris qu’une prise en charge naturelle tend à traiter les causes profondes du RGO et améliore l’état de santé général alors qu’un traitement médicamenteux symptomatique ne règle pas les causes, sans parler des effets secondaires. Bien que la prise en charge doive souvent être personnalisée, des recommandations simples peuvent être proposées dans une majorité de cas. Le fait de commencer par réduire les féculents et/ou arrêter le gluten ainsi que de nourrir correctement la flore intestinale (végétaux, produits fermentés) peut déjà améliorer la situation dans un certain nombre de cas.

Pour d’autres personnes il sera nécessaire de soutenir la fonction sécrétoire de l’estomac (complexe d’enzymes+HCL ou plantes amères) et/ou d’adjoindre un traitement symptomatique naturel seul ou combiné (par exemple : du gingembre, un EPS (réglisse-mélisse), de l’aloe vera, de la mélatonine, etc..). Bien entendu, la gestion du stress reste importante pour une prise en charge efficace.

Dr Antonello D’oro

1ère partie :Pour vos reflux d’acidité (RGO), il semble préférable d’éviter les inhibiteurs de la pompe à protons

Partie 3 : Protocoles naturels pour traiter vos reflux d’acidité (RGO) et apprendre à vous sevrer des IPP.

 Références :

  1. Aging, the gastrointestinal tract, and risk of acid-related disease, Greewald, Am J Med 2004 Sep 6 :117
  2. Increased Intra-abdominal Pressure and GERD/Barret’s Esophagus Harvey J. Sugerman Gastroenterologydec. 2007 vol 133, Issue 6 page 2075
  3. The pathogenesis of heartburn in non erosive reflux disease : a unifying hypothesis Barlow WJ Gastroenterology 2005 Mar ;128 :771-8
  4. Role of tight junction proteins in gastroesophageal reflux disease Klaus Monkermuller , BMC Gastroenterol 2012 ; 12 :128
  5. Critical role of stress in increased oesophageal mucosa permeability and dilated intercellular spaces. Farré R Gut 2007 ;56 :1191-1197
  6. Inflammation and intestinal metaplasia of the distal esophagus are associated withalterations in the microbiome Yang L. Gastroenterology 2009 Aug ;137(2) :588-97
  7. Cytokine regulation of tightjunctions Cepaldo CT Biochim Piophys Acta 2009 Apr ; 1788 :864-71
  8. Pathophysiology of gastro-esophageal reflux disease : a role for mucosa integrity ? Farre R. NeurogastroenterolMotil 2013 Oct ;25 :783-9
  9. A very low-carbohydrate diet improves gastroesophageal reflux and its symptoms Austin GL Dig Dis Sci 2006 Aug ;51(8) :1307-12
  10. Imrprovement of gastro esophageal reflux disease after initiation of o low carbohydrate diet : five brief case reports Yancy WS,   AlternTherHealthmed 2001 Nov-Dec ;7(6) :120,116-9
  11. Epidemiology and clinical presentations of celiac disease Reilly NR SeminImmunopathol 2012 jul ;34(4) :473-8
  12. Gastroesophageal reflux symptoms in patients with celiac disease and the effects of gluten-free diet Nachmann F. Clin GastroenterolHepatol 2011 Mar ;9(3) :214-9
  13. Effect of gluten-free diet on preventing recurrence of gastroesophageal reflux disease-related symptoms in adult celiac patients non erosive reflux disease Usai P. J GAstroenterolHepatol 2008 Sep ;23(9) :1368-72
  14. Probiotic effects on intestinal fermentation patterns in patients with irritable bowel syndrome.Barrett JS1World J Gastroenterol. 2008 Aug 28;14(32):5020-4
  15. Inhibition of gastric H+, K+-ATPase and Helicobacter pylori growth by phenolic antioxidants of Zingiber officinale.Siddaraju MN1, Mol Nutr Food Res. 2007 Mar;51(3):324-32.
  16. Regression of gastroesophageal reflux disease symptoms using dietary supplementation with melatonin, vitamins and aminoacids: comparison with omeprazole. Pereira Rde S1. J PinealRes. 2006 Oct;41(3):195-200.
  17. The potential therapeutic effect of melatonin in Gastro-Esophageal Reflux Disease.Kandil TS BMC Gastroenterol. 2010 Jan 18;10:7. doi: 10.1186/1471-230X-10-7.

  217 comments for “Traiter vos reflux d’acidité (RGO) par des méthodes naturelles (Partie 2/3)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.