MIGRAINE 1ère partie: Contrôler les facteurs déclenchant

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Introduction

La migraine est une maladie neurologique fréquente qui se caractérise le plus souvent par des céphalées unilatérales intenses à caractère pulsatile. Ces douleurs sont souvent accompagnées de nausées et d’une sensibilité au bruit et à la lumière. Un certain nombre de migraines sont accompagnées de troubles neurologiques divers, on parle de migraines avec aura.

Les personnes souffrant de migraines décrivent fréquemment des facteurs déclenchant en relation avec certains aliments, alcool, exposition à la lumière, sons ou odeurs fortes. Les facteurs déclenchant sont considérés comme des stimuli qui excitent les neurones hypersensibles et initient une chaine d’évènements qui mène à la crise de migraine. Les preuves scientifiques concernant ces facteurs déclenchant restent discutables et sujet à débat. Toutefois, pour beaucoup de spécialistes de la migraine, une des premières choses à faire pour réduire les crises de migraine est d’identifier les facteurs personnels qui déclenchent les crises.

Nous allons voir ci-dessous les facteurs le plus souvent impliqués dans la migraine. Il existe des facteurs non modifiables sur lesquels nous ne nous attarderons pas puisque nous ne pouvons pas agir dessus. Ces facteurs comprennent une prédisposition génétique (histoire familiale) ou des changements hormonaux, en effet chez les femmes, la baisse des hormones féminines avant et pendant les règles peut être accompagnée de migraines.

L’environnement peut également influencer la survenue de crise. Ainsi certaines personnes sont sensibles aux changements liés aux fluctuations de la pression barométrique. Les fortes odeurs (parfums, solvants etc…) ou une lumière vive, particulièrement brillante, peut être également un déclencheur (1,2,3,)

Les facteurs modifiables liés à l’alimentation

Probablement, les facteurs déclenchant les plus controversés sont ceux liés à notre nourriture. Il ne s’agit pas dans ce cas d’allergie alimentaire puisqu’il n’y a pas de réaction du système immunitaire. Vraisemblablement les neurones hypersensibles réagissent à des composés alimentaires, des produits chimiques ou des additifs. Divers composés chimiques dans les aliments ont été évoqués comme facteurs déclenchant possibles (tyramine, sulfite ou histamine). Toutefois, les preuves scientifiques sont loin d’être probantes. (4. Ci-dessous, nous allons évoquer les aliments les plus fréquemment répertoriés dans les études et chez les migraineux.

  • L’alcool

L’alcool peut être un puissant déclencheur, dépendant du type d’alcool et de la quantité. Le vin rouge semble plus impliqué chez certaines personnes (5). Toutefois cela reste très variable d’une personne à l’autre. En effet, une étude récente dans un centre de la migraine a montré que seulement 5% des patients avec migraine avaient décrit l’alcool comme facteur déclenchant. (6)

Nous n’avons pas d’explication biologique claire pour comprendre cette relation entre l’alcool et la migraine. Il a été démontré que des doses d’éthanol (équivalent à 3-4 verres de vin) provoquaient chez le cochon de guinée une vasodilatation et une inflammation au niveau des vaisseaux méningés via la libération de neuropeptides, c’est une piste qui pourrait être intéressant d’explorer. (7)

  • La caféine (café, thé, soda etc.)

Certaines personnes trouvent que la caféine aide lors du traitement de la crise migraineuse. D’ailleurs, plusieurs médicaments contre la migraine contiennent de la caféine. En contre partie entre les crises, l’excès de café peut augmenter le risque de survenue d’une crise. Ainsi certains migraineux supportent une à deux tasses de café le matin mais pas l’après-midi.

La consommation de soda à base de caféine peut également favoriser les céphalées ou les migraines. Ainsi dans une étude de 2003, on a sélectionné 37 adolescents consommant de bonnes quantités de soda avec caféine (cola, redbull) et qui souffraient de maux de tête. Après l’arrêt progressif des sodas, les maux de tête ont disparu chez 33 adolescents. (8)

D’autre part, la diminution ou l’arrêt brusque de consommation de café peut favoriser également les crises migraineuses. Le cas le plus documenté sont les crises de migraine du week-end chez les personnes qui réduisent leur consommation durant cette période. (9, 10)

  • Le chocolat

Le chocolat est fréquemment indiqué comme facteur potentiellement déclencheur chez certaines personnes. Toutefois ce fait est souvent contesté scientifiquement. Dans une publication récente, l’auteur a repris toutes les études analysant la relation entre le chocolat et la migraine pour conclure que cette relation reste extrêmement anecdotique et qu’actuellement il n’y a pas de preuves scientifiques pour retenir le chocolat comme un facteur déclenchant. (11)

  • Le glutamate monosodique

Le glutamate est souvent utilisé comme exhausteur de goût dans de nombreux aliments. C’est un ingrédient que l’on retrouve souvent dans la nourriture chinoise. Le glutamate est un additif fréquemment utilisé si vous achetez des aliments transformés comme les soupes, bouillons, sauces, charcuteries sous vide, biscuits, snacks. Il est utilisé car il renforce le goût des ingrédients présents dans l’aliment et agit comme un excitant sur les papilles et surtout sur le cerveau. En concentrations excessives, le glutamate déclenche un processus dit d’excitotoxicité, délétère pour les neurones. Il faut attentivement lire la liste des ingrédients sur l’étiquette. Il peut avoir des dénominations multiples qu’il faut connaître ; E621, glutamate de sodium, monosodium glutamate, GMS ou MSG. Il peut prendre des pseudonymes beaucoup moins scientifique telles que assaisonnement naturel, épices protéines hydrolysées etc…

Le MSG reste un sujet très débattu et controversé. Les études médicales ne semblent pas trouver de lien évident (12). Toutefois, le glutamate monosodique est souvent incriminé comme facteur déclenchant dans la migraine et de nombreux thérapeutes proposent de réduire sa consommation. Plus récemment, un gêne en relation avec la migraine à été découvert, il s’agit du gêne TRESK qui est activé par le glutamate, ce qui pourrait expliquer comment le glutamate monosodique peut causer des migraines chez des personnes qui ont une variation de ce gêne. (13)

  • Les aliments transformés

En général, tout aliment transformé qu’on peut acheter et manger sans le cuire en premier est à risque, il peut s’agir d’aliments comme le salami, le jambon etc… Les aliments fumés sont aussi à risque en raison peut être de leur teneurs en nitrites ou en histamine. Il est préférable d’avoir une alimentation bio de type méditerranéenne afin d’éviter divers contaminants néfastes (antibiotiques, additifs, colorants, pesticides) Cette alimentation est riche en légumes et en fruits ainsi qu’en céréales complètes, en viandes et poissons non transformés.

  • Les produits laitiers

Certaines personnes sont sensibles au lait d’autant plus s’il est écrémé, probablement en raison d’une intolérance au lactose. Chez d’autres personnes les fromages vieillis à pâte dure sont mal tolérés peut être en raison de leur teneur en tyramine ou en histamine. Bien que la réduction ou l’exclusion des produits laitiers soit régulièrement proposée, aucune étude médicale sérieuse ne permet de confirmer cette relation.

  • La famille des citrus (grapefruit, orange, citron etc…)

Le citron, les oranges ou le grapefruit en fruit entier ou en jus peuvent augmenter le risque de migraine. Cela est d’autant plus problématique lorsque ces produits sont consommés seuls, le ventre vide. La famille des citrus est fréquemment reconnue comme un facteur déclenchant par de nombreux thérapeutes et fait partie des restrictions souvent proposées. Dans une publication médicale analysant les facteurs déclenchant de 490 migraineux, 11% des personnes incriminaient la famille des citrus comme facteur déclenchant de leurs migraines (14).

Une explication possible serait en relation avec la capacité de certains aliments comme le jus d’orange à inhiber certains enzymes (SULT1A) qui nous protègent contre l’accumulation excessive de neurotransmetteurs (catécholamines) pouvant avoir des effets perturbateurs (palpitations, migraine etc…) (15).

  • Les bananes

Certaines personnes sont sensibles aux bananes. Cela peut provenir du fait que la banane est un fruit riche en sucres facilement assimilables. Bien qu’on retrouve fréquemment ce fruit dans les listes d’aliments à éviter, on ne trouve pas d’étude médicale confirmant cette relation.

  • Les oignons et les végétaux fermentés

Les oignons consommés crus peuvent augmenter le risque de crise, les aliments fermentés comme la choucroute sont également incriminés.

  • Les oléagineux

Les noix telles que les amandes, pistaches, noix du Brésil etc. peuvent être des déclencheurs chez certaines personnes. Toutefois aucune étude ne permet de le confirmer.

  • Le gluten

Plusieurs études montrent que l’on retrouve plus fréquemment une maladie cœliaque chez les personnes souffrant de migraine (16, 17, 18). Certains auteurs se posent même la question si un dépistage d’une maladie cœliaque silencieuse ne devrait pas être effectuée chez tout migraineux.

En dehors de la maladie cœliaque, il semble également exister une corrélation entre la sensibilité au gluten et la migraine. On peut retrouver dans ce cas d’autres symptômes associés à la sensibilité au gluten comme les troubles digestifs (ballonnements, diarrhées) une fatigue chronique, une anémie inexpliquée etc…

On peut également retrouver une sensibilité au gluten se manifestant principalement par une atteinte neurologique comme la migraine (19).

  • Les sucres artificiels

Il s’agit principalement de l’aspartame et de la saccharine qui sont fréquemment utilisés dans divers aliments et boissons sucrés artificiellement. L’aspartame peut affecter les niveaux d’excitabilité des neurotransmetteurs. Un lien entre l’aspartame, fréquemment retrouvé dans les sodas, et les migraines chez les enfants et adolescents a été documenté. L’aspartame une fois ingéré est oxydé en formaldéhyde dans divers tissus pouvant se manifester entre autres par des crises de migraines (20). Des études de cas ont mis en évidence des migraines déclenchées par la consommation de chewing-gum sans sucres ou de médicaments contenant de l’aspartame (21, 22).

Les facteurs liés au style de vie

  • Le stress

Il est bien reconnu que les stress émotionnels ou physiques augmentent de façon significative les risques de déclencher une crise migraineuse. Le stress reste probablement un facteur déclenchant majeur. Il y a deux états émotionnels qui souvent aggravent l’état de stress, à savoir la dépression et l’anxiété. Des études ont montré que les femmes migraineuses souffrant d’une dépression ou d’un état d’anxiété même modéré répondaient moins bien aux traitements de la migraine

Dès lors, mieux gérer les facteurs stressants de sa vie est primordiale pour contrôler sa migraine (23).

  • La faim, l’hypoglycémie

Jeûner, sauter ou retarder un repas est reconnu pour être un facteur de risque pour déclencher une crise. Les mécanismes de la migraine induits par le jeûne sont encore peu clairs. Des recherches récentes sur le métabolisme du cerveau tend à montrer qu’une baisse du glucose cérébral peut provoquer une intense activité des synapses créant un déséquilibre entre les terminaisons nerveuses excitatrices et inhibitrices avec pour conséquence des perturbations neurovasculaire et inflammatoire pouvant être responsables de la migraine (27).

Il est conseillé de minimiser les fluctuations du glucose sanguin en mangeant régulièrement des repas équilibrés sans sauter de repas et sans consommer des aliments trop sucrés (28).

Une erreur fréquente est de répondre aux maux de tête liée à la faim en mangeant quelque chose de sucré, par exemple une banane ou un jus d’orange, ce qui ne fait qu’aggraver le risque de crise.

  • Les perturbations du cycle de sommeil

La qualité du sommeil est une clé fondamentale chez les personnes souffrant de migraine (29). En effet, les personnes migraineuses estiment fréquemment que la perturbation de leurs habitudes de sommeil est un facteur déclenchant d’une crise.

Il peut s’agir de se lever de façon inhabituelle trop tôt ou trop tard, de dormir moins ou plus que d’habitude, des horaires postés exigés professionnellement et aussi du décalage horaire.

Un sommeil fractionné avec réveils fréquents dans le cadre d’une maladie chronique ou dû à la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil peuvent également être des facteurs déclenchant. Le bruxisme (grincement des dents durant la nuit) représente également un facteur perturbateur à gérer (30).

De nouvelles recherches se penchent sur la connexion entre les troubles de sommeil et la migraine. On commence de mieux en mieux à comprendre les relations entre les rythmes circadiens, la fonction de l’hypothalamus et la mutation de certains gènes régulateurs chez le migraineux (31).

On comprend de plus en plus qu’il est important de maintenir une bonne qualité de sommeil en ayant suffisamment d’heures de sommeil et de se coucher à une heure régulière.

  • La déshydratation

Diverses publications médicales estiment que la déshydratation est un facteur déclenchant de la crise migraineuse (24,25). Dans une étude de 2005, environ 40% des migraineux interrogés estimaient qu’un état de déshydratation était chez eux un facteur déclenchant d’une crise (26). En été avec la chaleur ou lors d’un exercice intense, la déshydratation peut être un facteur déclencheur. L’alcool et le café sont également des boissons favorisant la déshydratation.

Etant donné que la déshydratation peut augmenter le risque de crise, il est conseillé de boire au minimum 6 à 8 verres d’eau par jour.

  • Les exercices intenses

Des exercices intenses et prolongés peuvent représenter un facteur déclenchant important pour certaines personnes alors que d’autres migraineux ne sont pas gênés (32).

D’autre part, des études randomisées récentes montrent que la pratique régulière d’exercices est bénéfique pour la prévention des crises migraineuses. Toutefois l’intensité, la fréquence et la durée des exercices doivent être adaptées à la personne souffrant de migraines (33).

  • Les rapports sexuels

Un petit nombre de migraineux expérimentent des céphalées pendant ou juste après l’orgasme (orgasmic headache) (34). Certaines personnes sont aidées par la prise d’aspirine ou un AINS juste avant un rapport. Toutefois, on ne retrouve pas d’études médicales spécifiquement sur le rapport sexuel comme facteur déclenchant d’une migraine. En contre partie, les études montrent que les femmes souffrant de migraine sont affectées dans leur sexualité (35).

  • L’excès de médicaments contre la migraine

De façon paradoxale, la prise trop fréquente de médicaments peut augmenter le risque de crise avec installation d’une migraine chronique. Actuellement c’est probablement une des difficultés principales dans la prise en charge de la migraine (36). Dans une étude récente de 2013, on a effectué un suivi sur 5 ans de 9000 personnes souffrant de migraines épisodiques. On a évalué que chaque année en moyenne 2% de ceux qui prenaient régulièrement des anti-inflammatoires (AINS) développaient une migraine chronique et 3% pour ceux qui prenaient des Triptans (37). Le pourcentage était proportionnel à l’importance de la consommation médicamenteuse. La prise en charge de ces migraines par surconsommation de médicaments passe par une période de sevrage avant d’envisager un nouveau traitement prophylactique (38,39).

Stratégies pour réduire les crises : diminuer les facteurs déclenchant modifiables

Style de vie

  1. Préserver un sommeil de bonne qualité, en se couchant à heure régulière et en dormant suffisamment par rapport à ses besoins personnels.
  1. Manger des repas réguliers et équilibrés afin d’éviter des fluctuations de la glycémie
  1. Gérer son stress, par exemple apprendre des techniques de gestion du stress comme la méditation, la cohérence cardiaque, etc…

Alimentation

  1. Reconnaître et éviter les facteurs déclenchant alimentaires,

Le journal de bord

migraine-journal

Pour reconnaître et réduire les facteurs déclenchant, il faut tenir un journal de bord, il existe deux stratégies :

  1. Chaque fois qu’une crise de migraine survient, on marque sur un journal de bord les conditions particulières (se référer aux facteurs déclenchant décrits ci-dessus)
  2. On élimine tous les facteurs déclenchant décrits ci-dessus et on les réintroduit un par un pour évaluer les effets.

Le risque d’une approche uniquement diététique est d’incriminer un aliment alors que d’autres facteurs parallèlement ont joué un rôle déterminant (manque de sommeil, tabac, odeurs agressives etc…)

L’illusion d’un facteur déclenchant unique : la notion de seuil

La migraine est rarement causée par un facteur déclenchant unique. Le plus souvent il s’agit de la cumulation de divers facteurs de risques jusqu’au moment ou un seuil est dépassé provoquant une crise migraineuse.

Par exemple, une personne constate l’apparition d’une crise de migraine après avoir bu un jus d’orange. Elle peut conclure que le jus d’orange est le déclencheur de sa crise. Toutefois, probablement ce jus d’orange n’a été que la goutte qui a fait déborder le vase.

La personne a peut-être négligé l’impact du stress qu’elle était entrain de vivre ainsi que ses rythmes de sommeil perturbés. D’autres personnes ne vont pas réaliser que l’utilisation fréquente de médicaments contre la migraine va augmenter le risque d’une nouvelle crise.

Cela permet de comprendre la complexité des facteurs impliqués dans la crise migraineuse. La recherche d’un facteur déclenchant précis devient souvent décevante et illusoire. Certains migraineux qui ont fréquemment des crises n’arrivent souvent pas à isoler clairement un facteur déclenchant.

La réalité est que tous ces facteurs déclenchant sont probablement importants pour l’ensemble des migraineux. Il est clair qu’éviter l’ensemble de ces facteurs n’est pas toujours faisable ou réaliste. Toutefois connaître ces facteurs déclenchant permet de mieux gérer le seuil critique de la crise migraineuse. Par exemple, une personne qui a eu une journée particulièrement stressante ou un sommeil de mauvaise qualité a augmenté son niveau de risque, dès lors il évitera le jour suivant de consommer de l’alcool au repas ou de boire un jus d’orange à jeun le matin.

Pour une personne migraineuse, il est important de maintenir son niveau de risque le plus bas possible.

Références :

  1. « Odorant substances that trigger headaches in migraine patients »
    Silva-Neto R, Cephalalgia, 2013
  2. « Noise as a trigger for headaches : Relationship between exposure and sensitivity » Martin PR,Headache 2006 ; 46 :962-972
  3. « Increased limbic and brainstem activity during migraine attacks following olfactory stimulation » Stankewitz a. Neurology, 2011 ; 77 :476-482
  4. « Alimentary trigger factors that provoke migraine and tension-type headache» Schmerz 2006 Apr ;20(2) :151-9
  5. « Red wine as a cause of migraine » Littlewood JT. Lancet 1988 ; 1 :558-559
  1. « Alcoholic Drinks as Triggers in Primary Headaches » Panconesi A. Pain Medecine, 2013
  2. « Ethanol causes neurogenic vasodilatation by TRPV1 activation and CGRP release in the trigeminovascular system of the guinea pig » Nicoletti P. Cephalalgia. 2008 ;28 :9-17
  3. « Caffeine-induced headache in children and adolescent » Hering-HAnit. Cephalalgia 2003 Jun;23(5):332-5.
  4. « Influence of caffeine and caffeine withdrawal on headache and cerebral blood flow velocities. » 1997 May;17(3):188-90.
  5. Weekend attacks in migraine patients: caused by caffeine withdrawal? »Couturier, Cephalalgia. 1992 Apr;12(2):99-100.
  1. « Chocolate and migraine: the history of an ambiguous association »Acta Biomed, 2014 Dec 17;85(3):216-21
  1. « Reconsidering the effects of monosodium glutamate: a literature review. »
    J Am Acad Nurse Pract. 2006 Oct;18(10):482-6.
  2. « Functional analysis of a migraine-associated TRESK K+ channel mutation ». J Neurosci. 2013 Jul 31;33(31):12810-24. doi:
  3. The prevalence of diet-induced migraine. Peatfield RC
  4. « Toxicological effects of red wine, orange juice, and other dietary SULT1A inhibitors via excess catécholamines ». Eagle K. Food Chem Toxicol. 2012 Jun;50(6):2243-9
  5. «  Prevalence of migraine in patients with celiac disease and inflammatory bowel disease » Dimitrova AK 2013 Feb;53(2):344-55
  6. « A migraine as initial presentation of celiac disease » Benjilali L. Rev Neurol (Paris). 2012 May;168(5):454-6.
  7. «  A comparative study of celiac disease in children with migraine headache and a normal control group. » Inallo S Turk J Gastroenterol 2011 Feb;22(1):32-5
  8. « The gluten syndrome: a neurological disease. » Ford RP, Med Hypotheses. 2009 Sep;73(3):438-40
  9. «  Formaldehyde, aspartame, and migraines: a possible connection » Jacob SE. Dermatitis. 2008 May-Jun;19(3):E10-1
  10. «  Migraine MLT-down: an unusual presentation of migraine in patients with aspartame-triggered headaches » Newman LC, 2001 Oct;41(9):899-901
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  12. « Migraine is it related to hormonal disturbances or stress » Rachna Parashar. International Journal of Women’s Health 2014 :6 921-925
  13. « More on water and migraine » Martins IP 2007 Apr;27(4):372-
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  15. « Water deprivation: a new migraine précipitant» Brau JN 2005 Jun;45(6):757-9.
  16. « How does fasting trigger migraine » Dalkara T. Curr Pain Headache Rep. 2013 Oct ; 17 (10) :368
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Marilyn
Marilyn
6 années il y a

Merci pour ce nouvel article qui est très intéressant et permet de bien comprendre la migraine. Vous êtes super bravo et merci. Salutations.
Marilyn

Docteur Zacharie
5 années il y a

Je dirais également merci pour cet article, ca aide beaucoup à comprendre mieux, tous les origines de la migraine.

Karine
5 années il y a

Merci Cher Docteur pour votre intérêt.
Cordialement,