Troubles digestifs, Partie 2 : Approche naturelle et holistique

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Troubles digestifs, Partie 1: le microbiote sous la loupe

Nous allons voir maintenant que malgré une certaine complexité, une approche pragmatique et nutritionnelle permet de d’améliorer de nombreux troubles digestifs chez une majorité de personnes. En préliminaire, avant d’envisager une approche nutritionnelle des troubles digestifs, il faut tenir compte de certains éléments pouvant être alarmants (drapeaux rouges) qui doivent amener à consulter un médecin spécialiste. Il peut s’agir une perte de poids importante non expliquée, la présence de sang dans les selles ou une histoire familiale de cancer du côlon ou de colite inflammatoire

Après avoir écarté une maladie plus grave, il est temps de se pencher sur une prise en charge nutritionnelle, dont le but est de retrouver un intestin en bonne santé en corrigeant les causes profondes perturbatrices. La première partie de la prise en charge s’articule sur quatre points importants qui, ensemble, permettent dans la majorité des cas de gérer efficacement le côlon irritable.

  1. Débuter par une diète FODMAP
  2. Assainir le microbiote intestinal
  3. Optimiser la digestion
  4. Gérer le stress et les émotions

A.   Commencer par une diète FODMAP

La diète pauvre en FODMAP est une approche nutritionnelle du côlon irritable dont de nombreuses études médicales ont montré sa grande efficacité. Cette diète consiste à éliminer certains aliments (FODMAP) qui augmentent les fermentations dans votre intestin, ce qui permet ainsi à votre écosystème intestinal de se reposer. Les aliments évités seront ensuite réintroduits progressivement, permettant de détecter ceux que vous tolérez mal. Chez les personnes souffrant d’un dérèglement de leur microbiote (dysbiose) ou surtout d’une pullulation bactérienne (SIBO), ces sucres fermentescibles provoquent un excès de gaz responsable de nombreux symptômes caractéristiques du côlon irritable. Les FODMAP sont divisés en plusieurs groupes de sucres, dont les principales sources sont reprises dans le tableau ci-dessous avec quelques exemples d’aliments.

 

FODMAP Principales sources
Fructo-oligosaccharides (FOS) Céréales contenant du gluten, oignon, ail, poireaux, etc…
Galacto-Oligosaccharides (GOS) Légumineuses (pois chiches, lentilles)
Lactose Lait, yaourts, fromages à pâte molle
Fructose Miel, pomme, poire, mangue…
Polyols (dont sorbitol) Poire, prune, chewing-gum, bonbons sans sucre, etc.
Polyols, dont le mannitol Champignons, chou-fleur, bonbons, etc..

 

Il existe actuellement de nombreux ouvrages sur cette diète, ainsi que des applications sur Smartphone, et également des sites consacrés à ce sujet. Il est toutefois recommandé d’être suivi par une personne formée à cette diète, car cette diète reste subtile dans son utilisation et la phase de réintroduction est délicate, car il est important de connaître la quantité tolérable des aliments ainsi que les effets cumulatifs entre divers FODMAP.

L’intérêt de la diète FODMAP est multiple. En premier lieu, c’est une diète efficace dans le côlon irritable, à tel point que de nombreux auteurs la proposent en première intention (1). De plus, les études les plus récentes montrent qu’elle agit globalement sur la santé de l’intestin, pas seulement au niveau de la réduction de la fermentation intestinale, mais également sur la qualité du microbiote, la perméabilité intestinale et l’inflammation (2). Du même coup, elle permet d’exclure momentanément deux perturbateurs de l’intestin que sont le lactose et surtout les céréales à gluten, en raison de leur richesse en fructanes. Après quelques semaines d’exclusion, lors des phases de réintroductions, la réaction symptomatique aux différents groupes FODMAP permettra de clarifier ce qui est nocif de ce qui est toléré.

Quand faut-il aller plus loin dans la diète d’exclusion

En cas d’échec du FODMAP, une des questions que l’on se pose est de savoir s’il faut aller plus loin dans la diète exclusive, en suspectant que d’autres aliments surtout certains glucides (céréales, féculents, etc.) continuent à nourrir des bactéries intestinales pathogènes. Certaines personnes peuvent nécessiter momentanément de mettre au repos leur intestin de façon plus drastique. Des diètes plus exclusives, telles que la diète paléolithique, la SCD (specific carbohydrate diet) ou la diète GAPS ont montré une efficacité lors de troubles digestifs divers. Ces diètes doivent être limitées dans le temps et il est toutefois préférable d’être bien accompagné dans ce type de diète pour éviter des carences.

B.   Assainir le microbiote intestinal si nécessaire

Durant la diète FODMAP, selon le niveau de fermentation, il est conseillé de prendre des plantes antimicrobiennes ou des huiles essentielles afin d’accélérer l’assainissement des bactéries pathogènes intestinales. Pour rappel, dans le côlon irritable, on constate fréquemment une dysbiose ainsi qu’une pullulation bactérienne de l’intestin grêle (SIBO). Dans une étude sur ce sujet, on a montré que sur 202 cas de personnes souffrant de côlon irritable, environ 78 % des personnes avaient une pullulation bactérienne confirmée (SIBO). Le traitement de la pullulation bactérienne par des antibiotiques avait permis une régression des symptômes dans 48 % des cas (4).

Des alternatives naturelles, avec des plantes anti-microbiennes, des huiles essentielles ou des probiotiques se sont montrées aussi efficaces pour traiter un SIBO ou améliorer les symptômes du côlon irritable (5). Les huiles essentielles conseillées pour assainir l’intestin sont nombreuses et peuvent comprendre le thym, la menthe, le clou de girofle, la cannelle, le gingembre, le tea tree et l’origan. La berbérine est une plante également très intéressante pour sa capacité d’assainissement, antibactérien et antifongique. De plus, des études ont montré une capacité d’améliorer la motilité intestinale et la sensibilité viscérale dans un modèle de côlon irritable (6,7). D’autre part, l’huile essentielle de menthe a démontré une certaine efficacité comme antispasmodique dans le côlon irritable, l’effet semble toutefois à court terme en cas de crampes abdominales (8,9).

C.    Optimiser la digestion

Si l’on veut améliorer les symptômes du côlon irritable, il est nécessaire de comprendre que les aliments mal digérés sont souvent une cause importante de troubles digestifs. En effet, les aliments doivent être correctement transformés et digérés, avant d’arriver dans l’intestin pour y être assimilés. Sinon, ces aliments, insuffisamment transformés ou mal digérés, vont favoriser des processus de fermentation ou de putréfaction au niveau intestinal.

Repérer une mauvaise digestion des protéines

Des facteurs comme un régime déséquilibré (diètes hyperprotéinées), une mauvaise mastication, un stress chronique, la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons, ou des infections à Hélicobacter pilori peuvent favoriser une mauvaise digestion des protéines pouvant générer une dysbiose ou un SIBO se manifestant entre autres par des reflux gastro-oesophagiens, des lourdeurs digestives, des douleurs abdominales, une constipation, une haleine fétide ou des gaz malodorants.

Afin d’améliorer la digestion des aliments, il est important de manger avec conscience, en mâchant suffisamment vos aliments (entre 10 à 25 X chaque bouchée). De plus, manger en étant émotionnellement calme. Il faut être conscient que la digestion est optimale lorsque l’on est dans un état détendu. Le simple fait de faire quelques respirations profondes avant de manger améliore déjà considérablement la digestion.

Conseils en micronutrition

Dans le syndrome du côlon irritable, il est souvent nécessaire d’envisager des compléments pour permettre une digestion optimale afin de réduire les risques de fermentation intestinale.

  • Lors de lourdeur digestive, afin d’améliorer les processus de digestion au niveau de l’estomac, des alternatives simples peuvent être essayées telles que la prise de vinaigre de pomme avant ou après les repas, l’utilisation de plantes amères stimulant la fonction gastrique telles que la gentiane, l’artichaut, etc. Le gingembre ainsi que la consommation de prunes Umeboshis peuvent être des stratégies également efficaces pour soutenir la fonction gastrique.
  • Dans certains cas, la prise de bétaïne HCL peut être nécessaire pour optimiser la digestion, surtout lors d’un côlon irritable avec lourdeur gastrique. Il s’agit de prendre un comprimé de bétaïne HCL (650 mg avec adjonction de pepsine) pendant un repas riche en protéines (viande par exemple), puis de voir si la digestion s’améliore indiquant une baisse de la sécrétion acide de l’estomac. Si vous ressentez des brûlures d’estomac, vous avez suffisamment d’acidité. Sinon continuez à en prendre. Selon le besoin, on peut augmenter jusqu’à 2cp à chaque repas. Continuer à prendre la bétaïne HCL tant qu’elle vous aide. Si à un moment, vous ressentez des brûlures, c’est que vous n’en avez plus besoin et qu’il est préférable d’arrêter.

Repérer une mauvaise digestion des  graisses

La bile produite par notre foie nous aide à absorber les graisses, mais également à éliminer des déchets métaboliques. Lorsqu’on souffre d’une insuffisance hépatobiliaire, par exemple si notre foie est surchargé, ou notre vésicule biliaire est congestionnée, ou encore lors d’un stress chronique qui épuise nos réserves de bile, nous avons de la difficulté à digérer les graisses. Cela peut entraîner divers troubles digestifs tels que ballonnements, diarrhées, selles molles et collantes ainsi que des sensations de nausées, des migraines, etc.

Conseils en phyto et micronutrition

Au niveau nutritionnel, on peut envisager :

  • la prise de taurine (500 mg 3x par jour) qui favorise la conversion du cholestérol en sels biliaires,
  • de lécithine (une cuillère à soupe/j), c’est un gras soluble qui aide à émulsifier les graisses.
  • En cas de besoin, il est même nécessaire, un certain temps, de prendre des sels biliaires sous forme de complément (Ox bile) afin d’améliorer la qualité de la bile.

Au niveau de la phytothérapie, les choix sont nombreux, on pensera à ;

  • l’artichaut qui est une plante amère qui améliore la digestion et à un effet cholagogue et favorise la protection du foie.
  • au chardon marie (sylimarine) qui est une des herbes les plus puissantes pour le foie, qui aide à éliminer les dépôts de gras du foie.
  • au radis noir qui est cholérétique et diurétique, et qui aide à traiter les troubles digestifs résultant d’une mauvaise circulation biliaire.
  • On peut également opter pour la berbérine qui a une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. Il existe bien entendu de nombreuses plantes dans ce domaine telles que la dent de lion, la boldo, le curcuma, etc.

D.   Gérer le stress et les émotions

Pour beaucoup de médecins, le syndrome du côlon irritable est une affection psychosomatique, l’intestin étant considéré comme un organe influencé par les émotions et le stress, via une connexion cerveau-intestin importante de 100 millions de neurones. En effet, les émotions sont capables de déclencher un orage neurologique provoquant une hypersensibilité viscérale, expliquant une partie des symptômes digestifs. Dès lors, on comprend mieux que des approches de gestion du stress et des émotions telles que l’hypnose, la méditation ou la sophrologie sont utilisées afin de calmer les symptômes digestifs.

Dans notre pratique, notre choix s’est porté en premier lieu sur la pratique de la cohérence cardiaque. Cette approche permet, entre autres, de réguler nos émotions et notre système nerveux autonome. Il s’agit d’un outil simple et puissant de la gestion du stress.

C’est une forme de méditation dont la respiration est induite selon un rythme bien précis de 6 respirations par minutes. Ce rythme imposé permet au système cardiaque et au système respiratoire d’entrer en résonnance à une fréquence de 0,10 Hz. Cette harmonisation du système cardiaque et du système respiratoire provoque un rééquilibrage du système nerveux autonome, entre le système sympathique (action, stress) et parasympathique (récupération détente).

En rééquilibrant le système parasympathique, la digestion se fait plus naturellement et surtout cela évite une suractivation du système sympathique, qui est responsable du maintien d’une hypersensibilité viscérale et des spasmes douloureux de notre intestin.

Plusieurs études médicales ont démontré que les patients souffrant de côlon irritable ont un dérèglement du système nerveux autonome, caractérisé par un déséquilibre entre le système sympathique et parasympathique (10-12). Ces dérèglements du système nerveux autonome expliquent en grande partie l’hypersensibilité viscérale amplifiant les douleurs abdominales.

La pratique de la cohérence cardiaque permet de réguler le système nerveux autonome, avec comme conséquence une amélioration des troubles digestifs. Ainsi, une publication médicale de 2014 a montré une rémission complète des symptômes, après une pratique régulière de cohérence cardiaque, chez 70 % d’un groupe d’enfants souffrant de côlon irritable (13). Dans notre pratique, nous avons pu observer, depuis déjà 4 ans d’expérimentation, les résultats étonnants de cette approche, combinée à une prise en charge nutritionnelle.

Après que la guerre soit gagnée, il faut construire la paix

Le maintien d’une diète pauvre en glucides fermentescibles (FODMAPS) devient à la longue contre-productif, car elle est difficile à suivre à long terme, et la réduction prolongée de certaines fibres (prébiotiques) peut appauvrir la diversité de la flore intestinale, ce qui est le contraire du but recherché. Après environ un à 3 mois maximum d’une diète FODMAP, et après une période de réintroduction progressive des groupes d’aliments exclus, il est temps de fertiliser son écosystème intestinal avec des bactéries amies et des aliments nourrissant le microbiote. Il est conseillé de continuer à éviter la malbouffe (frites, patates sautées, etc..) et les céréales raffinées en excès. C’est le moment de réintroduire progressivement, selon tolérance, des végétaux riches en fibres prébiotiques, afin de nourrir nos bonnes bactéries (artichauts, poireaux, avoine, etc.) et surtout c’est la bonne période pour adjoindre des aliments fermentés (choucroute crue, kimchi, kombucha, miso, etc.) riches en probiotiques pour réensemencer notre microbiote avec des bactéries amies. Cette phase de réensemencement doit se faire de façon très progressive et adaptée à votre tolérance digestive. La guérison du microbiote peut prendre du temps et il ne faut pas brûler les étapes, mais le jeu en vaut la chandelle puisqu’au bout du tunnel se trouvent la santé et une relation paisible avec vos intestins.

Dr. A. D’oro

Références :

  1. Halmos EP «  A Diet low in fodmaps reduces symptoms of irritable bowel syndrome » Gastroenterology 2013 Sep 24
  2. Eswaran « Low Fodmap in 2017 : lessons learned from clinical trials and mechanistic studies » Neurogastroenterol Motil 2017 Apr ;29
  3. Hustoft TN « Effects of varying dietary content of fermentable short-chain carbohydrates on symptoms, fecal microenvironment, and cytokine profiles in patients with irritable bowel syndrome. » Neurogastroenterol Motil 2017 Apr ;29
  4. « Eradication of small intestinal bacterial overgrowth reduces symptoms of irritable bowel syndrome » Am J GAstroenterol 2000 Dec
  5. Shipradeep« Development of probiotic candidate in combination with essential oils from medicinal plant and their effect on enteric pathogens: a review. » Gastroenterol ResPract. 2012 ;457150
  6. Chen C « Berberine Improves Intestinal Motility and Visceral Pain in the Mouse Models Mimicking Diarrhea-Predominant Irritable Bowel Syndrome (IBS-D) Symptoms in an Opioid-ReceptorDependent Manner. » PLoS One 2015 Dec 23 ;10(12)
  7. Chen C « A Randomized Clinical Trial of Berberine Hydrochloride in Patients with Diarrhea-Predominant Irritable Bowel Syndrome » Phytother Res 2015 Nov ;29(11) :1822-7
  8. Khanna R « Peppermint oil for the treatment of irritable bowel syndrome: a systematic review and meta-analysis. » J Clin Gastroenterol 2014 Jul :48 :5050-12
  9. Alam MS « Efficacy of Peppermint oil in diarrhea predominant IBS – a double blind randomized placebo – controlled study. » Mymensingh Med J 2013 Jan ;22(1) :27-30
  10. Mazurak « Heart rate variability in the irritable bowel syndrome: a review of the literature » Neurogastroenterol Motil 2012 Mar ;24(3) :206-16
  11. Cheng P « Autonomic response to a visceral stressor is dysregulated in irritable bowel syndrome and correlates with duration of disease » NeurogastroenterolMotil 2013 Oct ;25(10)
  12. Liu Q « Autonomic functioning in irritable bowel syndrome measured by heart rate variability: a meta-analysis. » J Dig Dis 2013 ;14(12) :638-46
  13. Stern MJ « HRV biofeedback for pediatric irritable bowel syndrome and functional abdominal pain : a clinical replication series » Appl Psychophysiol Biofeedback 2014 Déc :39(3-4) :287-91
Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  7 comments for “Troubles digestifs, Partie 2 : Approche naturelle et holistique

  1. Avatar
    26 juillet 2017 at 11 h 25 min

    Bravo pour l’article, c’est très intéressant.

  2. Avatar
    lesperance
    19 mars 2018 at 18 h 57 min

    Voilà qui est intéressant; mais encore mieux si il y avait des adresses de médecin car je pense qu’il n’est pas prudent de s’auto médicamenté même avec des HE.

    • Dr. A. D'Oro
      19 mars 2018 at 23 h 21 min

      Bonjour
      Bien entendu il s’agit de possibilités thérapeutiques documentées par des études.
      Je ne pense pas que les médecins soient généralement compétents dans la prescription d’huiles
      essentielles. On peut se faire conseiller par un aromathérapeuthe ou une pharmacienne formée.
      Il s’agit d’un blog d’information, je ne peux pas donner de traitements précis car chaque personne est différente avec une sensibilité unique.

      Sincèrement
      DR A. D’oro

  3. Avatar
    Sabrina
    2 novembre 2018 at 21 h 46 min

    Bonjour,

    Pourriez vous me donnez votre avis?
    Comment savoir si c’est plutôt mon foie ou bien ma vésicule biliaire qui est en cause dans mon soucis de digestion des graisses?
    J’ai également une perméabilité intestinale .Ma tentative de régime FODMAP(durant6 mois ) a été sans succes. Je pense commencer le régime GAPS.
    Pensez vous que ce régime(principalement constitué de graisses) puisse être délétère pour mon foie ou pancréas étant donné que ma digestion de gras est difficile?Auriez vous un praticien à me conseiller dans cette approche GAPS, je suis de Bourgogne.
    Cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      18 novembre 2018 at 21 h 46 min

      Bonjour

      La qualité de la bile dépend du foie, la vésicule concentre la bile et permet de doser
      la quantité de bile nécessaire pour émulsifier vos graisses.
      Si vous avez un doute sur votre vésicule, une échographie peut contrôler si vous avez une boue biliaire
      ou un calcul.
      La diète FODMAP est efficace lors de fermentations intestinales, l’absence d’amélioration indique que votre problème ne
      provient d’une maldigestion de sucres fermentescibles. Il peut être interessant d’essayer une autre diète, je suis
      pas spécialement adepte du GAPS qui a été surtout mise au point pour des maladies psychiques ou l’autisme. Certains aliments
      indiquer dans le GAPS sont contre indiqués dans les fermentations digestives.
      Je ne peux pas trop vous conseiller sur la base des peu d’éléments à ma disposition.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

  4. Avatar
    Sébastien
    30 juillet 2019 at 18 h 03 min

    Bonjour Docteur D’Oro,
    Je vous écris car je suis handicapé suite à une prise antibiotique, j’ai 40 ans et j’ai la force physique d’une personne très âgé en mauvaise santé. Je ne peu plus avoir de vie active, ne peu plus me déplacer trop loin de chez moi, je suis énormément épuise.
    Je voulais savoir si vous aviez quelques conseils à me donner. J’aimerai prendre rdv avec vous, mais je dois attendre d’avoir de l’argent, ce qui se fera peut être à la rentrée.
    Pour résumer :
    j’ai des problèmes gastriques importent depuis 2010 suite après avoir mangé des fraises sans les laver. Suivis de mots de ventre et diarhées et digestion difficile.
    En 2010 J’ai eu eu une suspicion de la maladie de lyme. On m a prescrit de l amoxiciline et pendant 6 a 8 mois sans pauses ( hors protocole ) plus un mélange d’huiles essentiels a haute dose (40/50 goutes /jour).
    – 2008/2010 Infection derrière la gorge, poche pleine de pue, grosse fatigue
    Traitement à base de lavement de bouche de bêtadine pendant un an
    J’ai finis par avoir les urines bleues
    un an après on m’a percé cette poche et je me sentais moins fatigué.
    -2013 prise de cyflox, réaction brutale sur trois jours. Mes selles étaient jaune puis verte et enfin blanche plâtre le troisième jour. Suite à ça je suis devenu incontinent, malaises, évanouissement, transpiration er j’urinais non stop. Je n’arrivais plus à boire ni manger. ( quelques cuillères de riz par jour et boire un demi verre d’eau par jour était extrement difficile pour mois ceci pendant plusieurs mois)
    – 3/4 mois après régime sans résidu et ce pendant 5 ans
    – Aujourd’hui je ne digère pratiquement rien
    Je mange plutôt sans résidu en introduisant quelques fruits et légumes
    Des compléments alimentaires m’aide un peu telle que les probiotiques :
    – probiotique du dr Ohhira’s (aux légumes et fruits fermentés pendant 3 ans)
    – probiotique Jarro-Dophilus EPS
    – psyllium
    – curcumin
    – glutamine
    – citruline
    – J’ai régulièrement des crises de diarhées. Généralement ça se traduit par de fortes remontes acides. Puis quelques jours après j’ai une douleur atroce en bas a gauche sous l’intestin et je vais plusieurs fois a la selle jusqu’a que j expulse des glaire et parfois si sang. Ensuite en général mon transit se calme. Et les poussés se calmes
    Il y a 4 mois j’ai expulsé 100 fois en deux jours des glaires et du sang, avec une douleur aigu bas gauche, j’avais l’impression que quelque chose c’était ouvert ou déchiré lorsque je suis allé à la selle la première fois. Après avoir mangé deux soir de suite des pattes avec de la crème fraîche et des lardon fumées ( aliments que je ne mange jamais ). Juste avant j’avais arrêté le psylium depuis dix jours et je sentais plus d’inflammations dans mon corps.
    Suite a cette crise Je ne faisais qu’un repas par jour pour réduire la digestion et la douleur.
    Douleur forte très forte en continue bas gauche et plus encore lorsque je tenais quelque chose.
    Lorsque j’ai eu cette crise mes globules blanc étaient élevés
    – puis Coloscopie 3 semaines après, rien de significatif sur celle-ci.
    – il y a 2 ans avant on m avait trouvé lors d’un entero scanner, conclusion : “on note par contre quelques anomalies coliques et notamment un infiltration graisseuse de la sous muqueuse au niveau recto sigmoïde et colique gauche ainsi que quelques signes d’hyperhémie du méso colo. C’est différents aspect seront à confronter à la coloscopie optique ( existe t’il des signes d’inflammation muqueuse aiguë ou chronique ? ”

    – test genome du microbiote montre que j’ai une dysbiose il me manque des bacteries essentielles comme l’akkermensia par exemple
    – prolactine légèrement haut.
    – zonuline montre que l’intestin est poreux
    -immunoglobuline A qu’il y a une inflammation de la muqueuse
    – j’ai pris 30kg depuis quelques années
    – problèmes hormonaux
    – prengnenolone
    – cortisol haut ou bas
    – infectieux ( abcès sur le corps a répétition)
    – ne supporte presque aucun traitement
    – énormément de remontes acides
    – candidose +++
    – mycoses tête et entre jambe
    – dents ronges et déchaussés
    – nez bouché. mouche et crache jaune
    – je m essoufle très vite même pendant une conversation
    – j’ai du mal a monte des marches
    – je m’épuise vite ( j’ai du mal à faire toutes les taches simples de la vie, ou par exemple monter quelques marches)
    – ma respiration siffle parfois
    – Toux depuis 15 ans surtout après les repas
    – récupère très mal
    – je suis épuisé
    – teint pâle et jaunâtre ainsi que dans les mains pieds
    – Une grande quantité de poils ont poussés partout mon corps depuis 2/3 ans.

    Mon alimentation se réduite a 5/7 aliments.
    Je fais tout pour ne pas irriter mes intestins et mon colon, mais malgré ça je n’y arrive pas et a la longue cela devient très compliqué et je pense aussi que de ne pas manger varié est négatif à long terme pour mon corps et ma santé globale
    Je suis juste épuisé et surtout handicapé suite a une prise d’antibiotique. Je cherche juste une solution pour retrouver un semblant de vie.
    Je voulais juste rajouter qu’il y a 6 ans j’ai vécus dans un logement insalubre, avec de la moissures, des centaine de berlingot en decomposition juste en dessous de ma chambre… je me demande si tout ceci n’a pas joué sur ma santé aussi, mais je ne sais pas qu’elles recherches il faut faire pour les problèmes d’intoxications.
    Je vous remercie d’avoir lu ce message.
    Bien à vous
    Sébastien

    • Dr. A. D'Oro
      21 août 2019 at 22 h 02 min

      Bonjour

      Je ne peux pas répondre à un message si long,
      merci de me poser une question plus courte

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