La digestion et l’intestin

Approches nutritionnelles des maladies inflammatoires de l’intestin (MICI)

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Les personnes souffrant de maladies inflammatoires des intestins se posent souvent des questions au sujet de l’impact de l’alimentation sur leurs symptômes. Les recherches scientifiques récentes nous donnent déjà des réponses en insistant sur le fait qu’une dysbiose intestinale induite par une alimentation inadéquate favorise l’apparition des maladies inflammatoires de l’intestin (1). L’alimentation peut être un ange ou un démon, en effet des études ont montré que la consommation excessive de sucres, de farines raffinées, de produits transformés, de viande rouge et de graisses animales ainsi qu’une réduction de la consommation de fibres est un facteur de risques de MICI (2). A contrario une alimentation riche en fibres solubles (prébiotiques), en fruits et en légumes est plutôt favorable pour l’intestin (3). Une alimentation saine est fortement conseillée dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Pourtant lorsque la maladie est en phase active et symptomatique, ce sont plutôt certains régimes restrictifs qui ont montré une bonne efficacité sur le contrôle de l’inflammation intestinale.

Guérir l’anxiété, Rôle du stress et du microbiote, focus sur les psychobiotiques.

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En médecine, le modèle théorique classique pour expliquer l’anxiété se base sur un dérèglement des neurotransmetteurs du cerveau. La solution médicale la plus utilisée est d’augmenter la production de molécules cérébrales calmantes agissant sur les récepteurs GABA. Parmi elles, les benzodiazépines restent les molécules les plus prescrites. Les effets sont rapides, mais s’accompagnent de nombreux inconvénients (somnolence, troubles de la mémoire, troubles de l’équilibre). De plus, ces médicaments produisent à la longue un phénomène d’accoutumance et de dépendance, raison pour laquelle ils devraient n’être pris que pendant de courtes périodes. Dans l’ensemble, ces approches médicamenteuses symptomatiques ne nous permettent pas d’appréhender les causes réelles de l’anxiété. Pour prendre en charge l’anxiété, il est nécessaire de s’interroger sur ce qui nous perturbe. Nous allons voir qu’il existe de nouveaux éclairages pour comprendre les racines de l’anxiété.

Peut-on encore douter de la sensibilité au gluten ?

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Concernant l’intolérance au gluten, aujourd’hui encore, beaucoup de médecins continuent à ignorer la sensibilité au gluten et ne reconnaissent que la maladie coeliaque. La maladie coeliaque est maladie auto-immune caractérisée par une réponse immunitaire contre le gluten entraînant des lésions de la muqueuse intestinale, pouvant aller jusqu’à l’atrophie de la muqueuse et provoquer un syndrome de malabsorption.
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Toutefois, récemment est apparu le terme de « sensibilité au gluten » (non-celiac wheat sensitivity). Ce terme est apparu à la suite de l’observation d’individus qui expérimentaient des symptômes à l’ingestion du blé ou du gluten et dont les symptômes disparaissent à l’arrêt du gluten. Ces symptômes impliquent le plus souvent la sphère digestive, mais peuvent également provoquer des états de fatigue ou des troubles neurologiques.

Le microbiote, Partie 2 : Conseils pratiques

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Le microbiote, Partie 1: Annonce d’une nouvelle médecine Introduction Hippocrate aurait dit il y a 2 000 ans, « toutes les maladies commencent dans l’intestin ». Ces 20 dernières années, la recherche a mis en évidence une relation étroite entre la santé de nos intestins et de nombreuses maladies telles que le diabète, l’obésité, la dépression ou l’arthrite…

Le microbiote, Partie 1: Annonce d’une nouvelle médecine

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La relation entre l’équilibre des bactéries intestinales et notre santé est de plus en plus étudiée. Des publications médicales récentes montrent que le microbiote d’une personne sur quatre contient 40 % d’espèces de bactéries en moins. Cet appauvrissement entraîne un déséquilibre important permettant aux bactéries pathogènes de prendre le contrôle de nos intestins, au détriment des bactéries amies. Ce déséquilibre s’appelle une dysbiose intestinale et a pour conséquence d’exposer la muqueuse intestinale qui est ainsi moins bien protégée. Les parois de l’intestin deviennent poreuses et laissent passer des molécules toxiques, créant un état inflammatoire chronique qui peut engendrer des maladies chroniques, mais aussi des troubles psychiques.

Surpoids et obésité, et si c’était l’intestin

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Pourquoi grossit-t-on ? En premier lieu, on pourrait accuser l’industrie agro-alimentaire de nous proposer en abondance des aliments caloriques gras, sucrés et addictifs. On pourrait également reprocher à certaines personnes une vie trop sédentaire ne permettant pas de brûler leurs excès de calories. Beaucoup de personnes, dont de nombreux médecins, ont encore cette idée simpliste que l’on grossit parce que l’on mange trop de calories par rapport à celles consommées. Il s’agit d’une formule simple tenant compte de l’apport calorique entrant et sortant. En résumé, ce que nous n’arrivons pas utiliser nous le stockons.