L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 1: Symptômes, signes cliniques et examens biologiques

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Introduction

thyroide-1-1Selon l’association américaine des endocrinologues, 27 millions d’Américains souffrent de dysfonctionnement de la thyroïde, dont la moitié n’est pas diagnostiquée. La majorité des cas d’hypothyroïdie est due à la thyroïdite d’Hashimoto, alors que dans les pays en voie de développement, la cause principale est due à une carence en iode. En cas d’hypothyroïdie, la substitution en hormones thyroïdiennes reste la stratégie principale du corps médical, sans tenir compte des causes qui ont favorisé le problème. Pourtant, on sait que de nombreux facteurs peuvent perturber la thyroïde et que, d’autre part, les mécanismes de transformation des hormones thyroïdiennes dans le corps ne sont pas pris en compte par la médecine actuelle. C’est pourquoi souvent le fait de donner des hormones ne suffit pas à calmer les symptômes, car on ne tient pas compte de la relation complexe de la glande avec l’ensemble du corps. De plus, de nombreux cas d’hypothyroïdie cliniques ne sont pas diagnostiqués par les tests sanguins habituels et nous verrons pourquoi. Avant de comprendre cela, un peu d’explications sur la fonction de la thyroïde reste nécessaire.

Le rôle de la thyroïde

La thyroïde est une glande localisée au niveau du cou, et qui produit des substances appelées hormones thyroïdiennes. Son rôle est essentiel et complexe sur le métabolisme du corps, agissant pratiquement au niveau de toutes les cellules du corps. Son rôle principal est de nous aider à adapter notre métabolisme à notre environnement. Elle est sensible à la moindre altération du corps.

thyroide-1-2Prenons un exemple pour mieux comprendre le fonctionnement de la thyroïde. Imaginez que vous vous promenez par temps frais, peu habillé. Le corps se refroidit, cela est détecté par l’hypothalamus, qui est une glande du cerveau responsable de la régulation de nombreuses fonctions vitales. L’hypothalamus va stimuler l’hypophyse qui est une glande intermédiaire jouant un rôle clé régulateur dans de nombreux processus (lactation, croissance, reproduction, stress). Cette glande dans la situation qui nous intéresse va sécréter une hormone appelée TSH afin d’activer la thyroïde. Nous verrons plus tard que le niveau de TSH est un indicateur majeur de la fonction de la thyroïde. Si le niveau de TSH est élevé, cela indique souvent que la thyroïde a besoin d’être surstimulée, suggérant ainsi que quelque chose ne fonctionne pas bien avec la thyroïde. La plupart des médecins se contentent d’évaluer la TSH pour évaluer la fonction de la thyroïde.

La thyroïde, quant à elle, va produire de l’hormone T4 en grande majorité et environ 10 % de T3. La T4 est une hormone de réserve qui circule dans le sang et se retrouve également dans certains tissus, toutefois elle ne peut pas rentrer dans la cellule et l’activer. C’est l’hormone T3 qui est l’hormone active qui agit sur les cellules. Selon les besoins du corps, l’hormone T4 se convertit en T3.

Ces deux hormones sont transportées dans le sang par des transporteurs, principalement la TBG (thyroxin binding globulin). En fait, 99 % des hormones circulantes sont liées à une protéine. En arrivant à la cellule, les hormones sont libérées sous leurs formes libres, il s’agit surtout de T4. Le taux de TBG peut influer sur la fonction thyroïdienne. Ainsi, en cas d’augmentation anormale de cette protéine, trop d’hormones sont liées à ces protéines et cela peut favoriser une hypothyroïdie en raison d’une diminution des hormones libres. Nous verrons qu’un excès d’oestrogènes peut favoriser une augmentation de la TBG et par conséquent influencer l’activité de la thyroïde.

Par la suite, selon les besoins du corps, l’hormone T4 doit être convertie en T3 qui est la forme active. Cette conversion se fait en grande partie dans le foie, mais également dans d’autres organes (cœur, muscles, cerveau, etc.). Pour convertir l’hormone T4 en sa forme active T3, on utilise une enzyme appelée la 5 déiodinase qui enlève une molécule d’iode. Nous voyons dans le schéma ci-dessus qu’une bonne transformation de l’hormone T4 en T3, par l’enzyme déiodinase, nécessite suffisamment de micronutriments comme le sélénium, le zinc, certaines vitamines B, la vitamine A et D. D’autre part, divers facteurs peuvent diminuer cette transformation tels que le stress, les carences en micronutriments, des traitements à base d’œstrogènes, l’obésité, des problèmes hépatiques, l’excès de café ou d’alcool, certains médicaments (beta-bloquants, cordarone, lithium) ou certains toxiques (métaux lourds, pesticides, PCB, etc.). De plus, encore 20 % d’hormones T4 deviennent actifs dans l’intestin lorsque la flore intestinale est de bonne qualité. Il est intéressant de se rappeler plus tard que 20 % de l’activité des hormones thyroïdiennes dépendent d’une bonne santé de l’intestin.

Pour que l’hormone T3 puisse bien rentrer dans la cellule, elle est aidée par le cortisol. Nous verrons qu’il existe un lien étroit entre la fonction de la thyroïde, les surrénales et le stress. Après que l’hormone T3 est entrée dans le noyau de la cellule, elle active un gène on-off, responsable de l’activité métabolique de la cellule au niveau de la mitochondrie. Dans ce cas, le but est de produire plus d’énergie pour réchauffer le corps.

Les symptômes et signes cliniques de la baisse de la fonction de la thyroïde

Comment savoir si votre thyroïde ne fonctionne pas bien ? Les plaintes cliniques restent un bon indicateur d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Il faut comprendre que les hormones thyroïdiennes agissent de façon complexe, pratiquement dans toutes les activités métaboliques du corps avec des conséquences multiples. Ainsi l’hypothyroïdie ralentit l’ensemble du métabolisme et diminue la capacité de brûler les graisses. L’incapacité à métaboliser les graisses en énergie contribue à un état de fatigue chronique et favorise des compulsions aux sucres et aux féculents. L’hypothyroïdie est également accompagnée par des dérégulations de la température corporelle, avec frilosité, mais également des bouffées de chaleur ou des transpirations nocturnes pouvant être confondues avec des signes de ménopause.

Les symptômes les plus fréquents sont caractérisés par:

  • Une fatigue généralisée, persistante,
  • Un besoin excessif de sommeil
  • Une prise de poids anormale alors que l’alimentation reste inchangée
  • Une frilosité surtout aux extrémités
  • Un ralentissement des fonctions cérébrales avec troubles de la mémoire, de la concentration, voir dépression
  • Une constipation avec ou sans ballonnements avec des troubles digestifs divers (dysbiose, candidose, intolérances alimentaires, inflammation de la vésicule biliaire avec calcul, etc.)
  • Au niveau neuromusculaire : des crampes, des spasmes musculaires
  • Une plus grande susceptibilité aux infections

Les signes cliniques importants sont :

  • Une peau qui peut être froide, sèche, pâle, épaisse ou infiltrée (rétention d’eau)
  • Un visage bouffi avec gonflement des paupières et des lèvres, surtout le matin
  • Des phanères abîmés avec ongles cassants, cheveux secs ou chute de cheveux.
  • Une température corporelle légèrement basse.

Focus sur les troubles digestifs liés à la thyroïde

Acidité de l’estomac et reflux

L’hypothyroïdisme peut favoriser l’hypochloridrie, une condition qui réduit la sécrétion d’acide de l’estomac. Quand les aliments ne sont pas bien digérés par les acides cela favorise une fermentation ainsi qu’une mauvaise vidange de l’estomac vers l’intestin grêle, avec comme conséquence un reflux d’acidité vers l’œsophage. Au niveau de l’intestin, ces aliments mal digérés favorisent l’inflammation ainsi que la perméabilité intestinale. Nous verrons donc plus tard, pourquoi des suppléments à base de HCL doivent être pris en considération pour améliorer la fonction de l’estomac, ceci le temps de traiter la thyroïde.

La digestion des graisses

La digestion des graisses dépend en grande partie de la vésicule biliaire qui à travers les sels biliaires permet d’émulsifier les graisses. L’hypothyroïdie est reliée fréquemment à une dysfonction de la vésicule biliaire, souvent épaissie, distendue, se contractant difficilement. Une vésicule paresseuse peut surcharger le foie en ralentissant les capacités de détoxification. Il est, dès lors nécessaire lors de la prise en charge de l’hypothyroïdie, de stimuler la vésicule biliaire et le foie.

Constipation et flore intestinale

L’hypothyroïdie ralentit le transit intestinal, résultant fréquemment par une constipation, pouvant s’accompagner d’une inflammation de l’intestin et d’une dysbiose. Il faut se rappeler aussi que 20 % des bonnes bactéries permettent la conversion des hormones thyroïdiennes T4 en T3 active. Une dysbiose intestinale ne favorise pas cette transformation et dès lors réduit la quantité d’hormones. De plus, lors d’une inflammation de l’intestin avec leaky gut, l’augmentation des fragments bactériens intestinaux (LPS) passant dans le sang agissent sur le métabolisme de la thyroïde de diverses façons en réduisant autant la formation des hormones thyroïdiennes ainsi que la conversion des hormones T4 en T3.

Les examens utiles pour évaluer la thyroïde

La médecine actuelle se focalise uniquement sur la valeur de la TSH et éventuellement sur le dosage de l’hormone thyroïdienne T4 qui est l’hormone de réserve. Quelquefois, un malade se rendant chez le médecin avec des signes d’hypothyroïdie (prise de poids inhabituelle, fatigue, constipation, dépression, etc.) s’entend dire que sa thyroïde fonctionne bien, souvent sur la base d’un simple dosage de la TSH. Le médecin peut évoquer éventuellement un état de fatigue lié au stress, prescrire un antidepresseurs en cas de dépression, ou prescrire des hormones chez une femme ménopausée. Le problème de base ne sera pas réglé et les plaintes seront même aggravées dans certains cas, puisqu’autant les antidépresseurs que les hormones peuvent impacter négativement la thyroïde. Pour comprendre comment on peut sous-évaluer le diagnostic d’une hypothyroïdie débutante, il faut quelques explications un peu techniques sur les dosages de sang.

Le dosage de la TSH, un critère quelquefois mal interprété

La TSH est une hormone hypophysaire commandant la fonction thyroïdienne. Son dosage reste le critère médical pour déterminer s’il y a un problème thyroïdien ou pas. Dans l’hypothyroïdie primaire, un taux élevé de la TSH est souvent un signe qu’il n’y a pas suffisamment d’hormones T4 dans le sang, cela signifie que la production de T4 de la thyroïde baisse. Pour compenser cette baisse, l’hypophyse synthétise davantage de TSH afin de stimuler la thyroïde. Si la TSH est élevée, on procède au dosage de la T4 libre pour confirmer ou non la présence d’une hypothyroïdie. Le plus souvent donc, l’augmentation de la TSH est due à une diminution de la production des hormones thyroïdiennes, la cause la plus fréquente étant la thyroïdite d’Hashimoto. Quelquefois, toutefois, l’hypothyroïdie est reliée à une baisse de la TSH lorsque l’origine provient d’une dysfonction de l’axe hypothalamo-hypophysaire-thyroidien et souvent ces valeurs basses de la TSH sont mal interprétées.

La TSH des valeurs de référence un peu floue

Le problème du dosage de la TSH provient des valeurs de références qui varient beaucoup selon les laboratoires souvent se référant à des valeurs anciennes . Afin de clarifier ces normes, plusieurs consensus de spécialistes américains ont revu à la baisse les valeurs limites supérieures de la TSH. « L’American Association of clinical endocrinologists » a proposé en 2002 des valeurs de références entre 0.3 et 3 alors qu’un an plus tard « The National Academy of Clinical Biochemistry » recommande de baisser la valeur limite de 5.5 à 4.1. Ce même groupe a estimé que 95 % des sujets en bonne santé et euthyroïdien ont une TSH entre 0.4 et 2.5 mUI/L et que tous patients ayant une TSH au-dessus de 2.5 doit être suivi régulièrement en raison d’un risque de dysfonctionnement débutant de sa thyroïde d’autant plus si des anticorps antithyroïdiens sont positifs. En réalité, la valeur référence de la TSH est une cible mouvante, un compromis empirique calculé sur une population générale souffrant elle-même d’atteintes subcliniques ou de carence d’iode. Dès lors, il est discutable d’écarter le diagnostic d’une hypothyroïdie sur la base d’une TSH qui est dans la norme alors que le sujet présente de nombreux symptômes d’hypothyroïdie.

Le dosage des hormones T4 et T3 libre sanguines

Ces dosages sont utilisés pour évaluer s’il existe une hypo ou hyperthyroïdie. En mesurant la TSH et la T4 libre, souvent on mesure la même chose puisque la TSH ne s’élève qu’en cas de T4 abaissée. La T4 toutefois n’a pas d’activité propre et elle se borne à être surtout une source de T3 active. Il semblerait plus logique de demander le dosage de la T3 libre, ce que peu de médecins font, car on estime que le dosage de la T4 libre suffit à évaluer l’action de la thyroïde puisque cette hormone se transforme automatiquement en T3 selon les besoins du corps.

La conversion des hormones T4 en T3 oubliée par la médecine

Un taux de TSH normal et un taux de T4 normal peuvent cacher un problème relativement fréquent, à savoir une mauvaise conversion de la T4 en T3. Nous avons vu que cette conversion s’effectue mal dans diverses situations comme lors de la prise d’oestrogènes, d’un stress mal géré, d’une inflammation chronique ou lors de certaines carences micronutritionnelles. Récemment, la recherche médicale semble heureusement s’intéresser de plus en plus à l’importance de cette conversion T4 en T3 et du rôle de l’enzyme déiodinase responsable de cette conversion. Plusieurs études scientifiques récentes confirment l’impact de divers facteurs perturbateurs de cette conversion tels que l’inflammation, le stress oxydatif, l’âge ou la présence de polymorphismes de ces enzymes. Cela peut expliquer dans un certain nombre de cas, l’inefficacité de la substitution hormonale T4 . De plus, la présence d’une hormone T3 libre basse, isolée, semble être associée à un plus grand risque de complications et de mortalité dans diverses pathologies cardio-vasculaires ou autres (1,2).

Dans certains cas, lorsque la valeur de T3 est basse, on peut être amené à doser la T3 inverse (rT3) qui est un isomère inactif de l’hormone T3. Dans certaines conditions telles qu’un jeûne, un stress, un diabète insulinique ou certaines carences (par exemple B12), le corps peut préférer convertir la T4 dans une forme inactive de T3 (rT3). On pense que cette conversion en rT3 est un phénomène de préservation de l’espèce lors de famine. Lorsqu’il y a peu de nourriture, le ralentissement du métabolisme et la baisse de température peuvent préserver l’individu.

Il peut exister dans certains cas, une résistance des tissus aux hormones thyroïdiennes. On constate, dès lors, des hormones thyroïdiennes normales, voire même assez hautes, alors que la personne souffre cliniquement d’hypothyroïdie. La recherche évoque un problème génétique particulier (3,4) , il semble toutefois que certaines carences en vitamines (vitamine D et A), un grand stress, ou certains toxiques de l’environnement peuvent favoriser cette résistance cellulaire aux hormones thyroïdiennes.

Le dosage des anticorps anti-TPO et anti-TG

Le dosage des anticorps antithyroïdiens est important pour déterminer la présence d’une maladie auto-immune de la thyroïde. Dans la maladie d’Hashimoto, on retrouve dans le sang des auto-anticorps dirigés contre des enzymes contenues dans les cellules thyroïdiennes, soit contre la peroxydase thyroïdienne (anticorps anti-TPO) et/ou des anticorps dirigés contre la thyroglobuline (anticorps anti-TG).

Dosage de micronutriments importants pour le bon fonctionnement de la thyroïde et du système immunitaire

Divers micronutriments sont importants dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (iode, fer, sélénium, zinc etc..). Ainsi, par exemple, l’enzyme TPO (thyroïde peroxydase), responsable de la formation des hormones thyroïdiennes, nécessite de nombreux cofacteurs (sélénium, zinc, cuivre, magnésium, vitamines B). L’iode et la tyrosine sont des nutriments importants pour la formation des hormones thyroïdiennes. La vitamine A est nécessaire pour l’activité de la thyroïde et elle influence le fonctionnement des récepteurs hormonaux au niveau cellulaire. Nous avons également déjà vu que la conversion de l’hormone T4 en T3 active, par l’enzyme 5 déiodinase, nécessite de nombreux cofacteurs (zinc, sélénium, vitamine D, A, vitamines B, etc.). C’est pourquoi il est intéressant de rechercher ces déficits micronutritionnels afin de prévoir une supplémentation si nécessaire. Les micronutriments à rechercher comprennent :

  • l’iode (5)
  • la ferritine (6)
  • le sélénium (7)
  • le zinc (8)
  • la vitamine A
  • la vitamine D (9)
  • l’homocysteine et vitamine B12 (10)
  • le magnésium

En conclusion

Nous avons vu que le simple dosage de la TSH pour déterminer une hypothyroïdie peut être insuffisant. Les normes actuelles sont reconnues comme trop larges, certaines valeurs limites, considérées comme encore normales, peuvent déjà signaler une dysfonction de la thyroïde. De plus, les tests de laboratoire indiquent des valeurs hormonales dans le sang, mais ne permettent pas une appréciation réelle au niveau cellulaire ni d’évaluer correctement la qualité de la conversion des hormones T4 en T3 surtout si l’on dose seulement la TSH et la T4 libre. Il est dès lors important de tenir compte des symptômes et des signes cliniques pour rechercher un problème thyroïdien. Une fatigue, une prise de poids anormale, une certaine frilosité, une peau sèche, des cheveux fins, l’amincissement de la partie externe des sourcils, des ongles cassants, une thyroïde un peu élargie, etc., doivent faire suspecter une hypothyroïdie. Dès lors, un bilan complet est nécessaire comprenant la TSH, la T3 et T4 libre, les anticorps antithyroïdiens (anti-TPO et anti TG) et éventuellement des micronutriments (iode, fer, zinc, sélénium, B12, etc.).

Dr. A D’oro

L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 2:  Prise en charge globale et interconnectée de l’hypothyroïdie

L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 3 : Focus sur la thyroïdite d’Hashimoto

Références :

  1. Daswani R « Association of thyroid function with severity of coronary artery disease in euthyroid patients » J Clin Diagn Res 2015 jun ;9(6)
  2. O’Keefe LM « Thyroid hormones and functional outcomes after ishemic stroke » Thyroid Res 2015 Jul 4 ;8 :9
  3. Rivas AM «  Thyroid hormone resistance and its management » Proc (Bayl Univ Med Cent) 2016 Apr ;29(2) :209-11
  4. Tylki-Szymanska A « Thyroid hormone resistance syndrome due to mutations in the thyroid hormone receptor alpha gene » J med Genet 2015 May ;52(5) :312-6
  5. Deshad H « Inadequate iodine nutrition of pregnant women in an area of iodine sufficiency » J Endocrinol Invest 2016 Jul ;39(7) :755-62
  6. Veltri F « Prevalence of thyroid autoimmunity and dysfunction in women with iron deficiency during early pregnancy ;it’s altered » Eur J Endocrinol 2016 :175(3) :191-9
  7. Wilchman J « selenium Supplementation Significantly reduces thyroid autoantibody levels in patients with chronic autoimmune thyroiditis : a systemic review and meta-analysis » Thyroid 2016 Nov 2
  8. Mahmoodianfard S « Effects of zinc and selenium supplementation on thyroid function in overweight and obese hypothyroid female patients : a randomized double-blind controlled Trial » J Am Coll Nutr 2015 ;34(5) :391-9
  9. Arslan MS « Isolated vitamin D deficiency is not associated with nonthyroidal illness syndrome, but with thyroid autoimmunity » ScientificWorldJournal 2015 ;239815
  10. Collins AB « Prevalence of vitamine B12 deficiency among patients with thyroid dysfonction » Asia Pac J Clin Nutr 2016 ;25(2) :221
Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé, site: http://www.plomed.ch, Email: secretairedoro@gmail.com,Tel: +41.22.301.63.38, 

  33 comments for “L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 1: Symptômes, signes cliniques et examens biologiques

  1. Avatar
    Pierrette
    7 avril 2018 at 15 h 09 min

    Bonjour, je suis avec la thyroïde hashimoto depuis 2007, suivis comme je peux par un généraliste souvent me pas bien au réveil le matin c jamais le top je dors mal obligée de prendre un inopisant (noctamide 2mg) depuis 10ans antidépresseurs je voudrais des conseils pour doser les nutriments qui sont essentiels dans mon cas. Je souffre avec une vésicule biliaire défaillant, je ressens des brûlure dans l’abdomen, tout cela me gache l’existence déjà avec cette pathologies je suis d’humeur changent et pessimiste je suis dégouté de ne pas aller mieux, votre article explique très bien cet pathologies, mais vous ne dites pas comment faire pour allez mieux ni qui consultez les endocrinologues ne prennent en compte la T3, le cortisol la calcémie, les vitamines du groupe D et B et encore moins les micro nutriment.

    • Dr. A. D'Oro
      8 avril 2018 at 21 h 19 min

      Bonjour,
      Je ne sais pas si vous avez lu la Partie 2 et la partie 3 de l’hypothyroïdie qui donne plus de pistes
      de prise en charge ?
      Je comprend votre découragement, bien entendu il existe des médecins nutritionnistes qui ont une vision plus globale de ces problèmes thyroïdiens intégrant l’alimentation, l’environnement, les carences nutritionnelles,
      le microbiote, le stress etc. Malheureusement, je ne peux pas vous proposer de nom, les endocrinologues ne sont souvent obnubilés que par les tests sanguins de la TSH au mieux de la T4 libre. Ils ne tiennent pas compte du problème de l’auto-immunité souvent relié à l’intestin, au microbiote ou à des intolérances alimentaires dont la plus fréquente est le gluten.

      Je vous conseille de continuer à chercher dans votre région et vous souhaite le meilleure pour votre santé.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

    • Avatar
      Vilas
      16 mai 2019 at 21 h 15 min

      Bonjour Pierrette
      J ai exactement le même problème et symptôme !
      Ou en êtes vous ?? Je prend aussi noctamines que je souhaite arrêter on ne peux pas vivre comme cela …
      Courage à bientôt

  2. Avatar
    joman
    8 octobre 2018 at 0 h 30 min

    Bonjour
    Je me permet de vous ecrire.j’ai consulté votre article sur la thyroide que je le trouve tres detaillant ..bon courage..et j’aimeria bien s’orienter pour la maladie de ma fille
    Je suis une mere d’une petite fille agé de 3 mois et demi. Neé a terme avec declenchement par voie basse de taille et poids normale.a eu un ictere apres 24 h de vie et mise sous phyto 48h..nourit par le sein et selles normale et quotidiennent.
    Apres la sortie du maternité j’ai remarqué que ma fille tire sa langue .trop calme.et prise de poids remarquable.. ( visite chez pediatre et rien d’alarme)
    A l’age de d’un mois a eu la constipation et toujours calme ..l’age d’un de 2 mois visite chez un autre peditre qui a constaté les signes d’hypothyroidie congenitale.et a demandé des analyse.
    Tsh et t3 normale
    T4 un peu bas(.9.13)
    Debut du levothyrox 50ug/j en 2 prise.
    Controle apres 3 semaines
    ses hormones sont basculé vers l’hyperthyroidie .
    T4 58
    Tsh presque zero
    Arret de traitement immediat
    Controle apres 02 semaine
    T4 8.76
    Tsh 1.5
    Et encore debut de traitement 20ug/ j
    Autre analyse cortisolemie.calcemie.fer.thyroglobuline.anti tpo.pth.phosphoremie tout est normale
    IRM cerebrale normale
    Echographie cervicale normale
    Radio du genou normale
    Je me sens que le problème de ma fille est mal diagnostiqué et elle est pas dans les bons mains ..(je suis en algerie)
    J’ai besoin d’une orientation de votre part pour sauver ma petite puce de ces symptomes ambiguie malgres la prise des hormones. ( dort beaucoup..prise de poids. Tire la langue..constipation)

    N.B
    Leger Hydramios en 7eme mois (FI 22)et le gygy ma dit que peut etre due au intestin dilaté ( echographie specialisé)
    Grossesse vecu en altitude 2500m.
    je vous remercie
    Cordialement

    • Dr. A. D'Oro
      11 octobre 2018 at 22 h 04 min

      Bonjour

      Je suis désolé d’apprendre ce qui arrive à votre fille.
      Je comprend votre désarroi, toutefois l’histoire médicale de votre fille
      indiquent que les médecins investiguent et essaient de traiter le mieux qu’ils peuvent
      votre fille. Je compléterais peut-être avec un dosage de l’iode urinaire et contrôlerait les
      autres minéraux comme le sélénium et éventuellement le zinc. Des probiotiques ne peuvent pas faire de mal et il faut se rappeler que 20% de l’activité de la thyroide dépend du microbiote.
      D’autre part il est difficile d’exclure l’effet de produits de l’environnement
      tels que pesticides ou halogènes (fluor, clore etc.).

      Je souhaite vraiment que l’on trouve des solutions pour votre fille
      avec affection

      Dr A. D’oro

  3. Avatar
    Fernand
    3 janvier 2019 at 20 h 04 min

    Bonjour Docteur je suis un peu perdue, je perds mes cheveux , suis tres fatiguee, j ai une preménopause précoce à 39ans, j ai les extrémités des doigts toujours froids, problème de digestion le ventre toujours ballonné, flatulences, une langue avec dépôt blanc qui vient de la digestion difficile j en suis sur, je suis toujours irritable, cheveux et ongles secs et cassants, carrence en vitamine D et Fer,peau hypersensible, grasse, constipation.. Un minuscule microkyste au niveau de la thyroide 3mm, je suis allée voir l endocrinologue
    il m a prescrit des tests TSH T4 libre ferritine ACTH et cortisol à 8h du matin , je lui ai demandé si je devais venir le voir avec le resultats, il m a dit non, que s il y avait quelque chose mon medecin generaliste le previendrais, le medecin qui me dit que je n ai rien , voici mes résultats, pouvez vous me confirmer qu il n y a rien? Je n ose plus aller voir l endocrinologue

    Avril 2018

    T4 libre 0.90ng/dl (0.93-1,70)
    11.6pmol/l. (12.0-21.9)

    TSH. 3.620mUi/l. (0,270-4,200)

    Cortisol le matin a 8h15. 8.46ug/dl (6,24-18)
    233 nmol/l (172_497)
    ACTH 27,1 ng/l. (5.0-60,0)
    6,0 pmol/l. (1,1-13,2

    FERRITINE. 32ng (15-150)

    Juin 2018

    T4 libre 0.98ng/dl (0.93-1,70)
    12.6pmol/l. (12.0-21.9)

    T3 libre 3.04pg/ml (2.00-4.40)
    4.67pmol/l. (3.07-6.76)

    TSH. 3.580mUi/l. (0,270-4,200)

    Cortisol le matin a 7h45. 10.44ug/dl (6,24-18)
    288 nmol/l (172_497)

    Octobre 2018 après cure de 3 mois de tardiferon et acide folique

    TSH Ultrasensible 1.800 mui/l  (0.270-4.200)

    Anticorps anti Thyroperoxydase 7iu/ml  (<34)

    Plaquettes 214 giga/l (190-440)

    Ferritine 74ng/ml (15-150)

    Bien à vous
    Julie

    • Dr. A. D'Oro
      9 janvier 2019 at 18 h 02 min

      Chère Madame,

      Il est difficile de faire le point uniquement sur la base des éléments indiqués dans votre message.
      Effectivement, on aurait pu penser à une hypothyroidie fonctionnelle devant la présence de
      symptômes comme la fatigue, perte de cheveux, extrémités froides, constipation etc..
      A 2 reprises votre TSH est un peu élevée avec une T4 un peu limite basse. En octobre la TSH toutefois semble mieux.
      Il serait interessant de doser l’iode urinaire de 24 h à la recherche d’une carence pouvant favoriser un ralentissement de la thyroide.
      Prenez votre température basale au levé avant de vous lever, thermomètre au mercure sous le bras pendant 10 min,
      faites plusieurs mesures, si la température en moyenne est en dessous de 36.6 ou 36.8, cela peut indiquer une hypothyroidie fonctionnelle même si les valeurs sont plus ou moins normales. On peut également chercher des carences de iode, zinc, sélénium, vitamine A et B12 qui peuvent impacter sur la fonction de la thyroide. En dernier recours un essai d’hormones T4 à petite dose
      pourrait être tenté pour voir si ça améliore les symptômes.
      Les troubles digestifs que vous décrivez peuvent être en relation avec un SIBO peut-être en lien avec la thyroide.
      Un test respiratoire au lactulose pourrait éventuellement confirmer le diagnostic, toutefois ce test se fait rarement en france.

      Il serait préférable de trouver un médecin nutritionniste qui s’y connaisse un peu dans ce domaine.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Fernand
        13 avril 2019 at 14 h 58 min

        Bonjour Dr,

        Je vous ai envoyee un message hier concernant ma température qui est aux alentours de 35.8 le matin
        J ai les cheveux secs cassants, ongles cassants, les mains et pieds froids, des grincement au niveau de l epaule droite, des ballonnements, constipation, flatulences, langue blanche…
        On m a dit qu il y avait une hypothyroïdie fruste sans besoin de traiter
        Je viens de recevoir mes analyses, je me sent tres fatiguee et j ai l impression que ma vue se trouble.
        Qu en pensez vous ?
        Analyses avril 19

        Glycémie à jeun. 1.07g/l. (0.74/1.06)
        Cholestérol total 2.23g/l (<2.00)
        TGP ALAT. 7u/l. (10-35)
        TGO ASAT 17U/l (10-35)

        Tsh. 2.710 mui/l. (0.270-4.200)
        T3L. 2.86 pg/ml (2. 00-4.40)
        T4L. 0.83ng/dl. (0.93-1.70)

        • Dr. A. D'Oro
          23 avril 2019 at 16 h 36 min

          Bonjour,

          La T4 est un peu basse avec une TSH limite supérieur de la norme.
          Votre température corporelle est basse et pourrait indiquer un problème d’hypothyroidie
          (si la Temp. a été bien prise) même si les valeurs des hormones sont encore limites.
          L’ensemble des symptômes pourrait être compatible avec une hypothyroidie frustre,
          je me rappelle pas si vous aviez testé les anticorps anti TPO et TG et recherché une carence en iode?

          Je pense qu’essayer une hormonothérapie à dose progressive avec contrôle sanguin pourrait être essayée.
          En premier avec une T4 synthétique (exemple Tirosint) et si la conversion T4-T3 se fait mal, une forme mixte
          T4-T3 pourrait être essayée soit une forme naturelle (Armour thyroide) soit synthétique. Il faut trouver le médecin qui va bien vous suivre tant au niveau des symptômes, des signes cliniques et des valeurs sanguines.

          Sincèrement

          Dr A. D’oro

  4. Avatar
    Caline
    26 janvier 2019 at 17 h 36 min

    Bonjour Docteur, je suis désespérée car depuis 3 ans j’ai de gros problèmes : fatigue, froid, constipation, pression dans la tête, peau sèche qui brûle, rétention d’eau (impression d’être épaissie de partout avec dépôt de graisse et cellulite que je n’avais pas avant), vieillissement comme accéléré, relâchement rapide peau visage, bras, jambes et corps, perte subite des sourcils en juillet 2018, perte de cheveux, ongles striés etc….
    Mon Médecin pense que j’ai un problème de thyroïde mais ne sait pas trop comment agir car ma TSH est dans les normes ainsi que la T4 libre par contre la T3 libre est trop basse. Il m’a prescrit l-thyroxine 25 mg depuis juillet 2018 mais je vais toujours aussi mal. J’ai vu un endocrinologue mais il ne veut entendre parler que des résultats de la TSH donc pour lui tout est bien.
    Voici quelques résultats d’analyses :

    Janvier 2018:
    TSH 2,57 mUI/l
    T3 libre <2,3 pmol/l
    T4 libre 11,7 pmol/l

    Octobre 2018
    TSH 1,03 mUI/l
    T3 libre 4,1 pmol/l
    T4libre 14,8 pmol/l

    Décembre 2018
    TSH 1,53 mUI/l
    T3 libre 4,9 pmol/l
    T4 libre 13,6 pmol/l

    J’ai fait une prise de sang le 22 janvier mais pas encore les résultats.
    Que pensez-vous de tout cela.
    Cordialement.

    • Dr. A. D'Oro
      28 janvier 2019 at 21 h 31 min

      Bonjour,

      Effectivement vous présenté des symptômes évocateurs d’une hypothyroidie.
      La TSH de janvier 2018 est légèrement haute avec une T3 basse et une T4 limite.
      Toutefois, la prise de T4 synthétique de juillet 2018 semble avoir fait un effet
      puisqu’en octobre et en décembre 2018, la T3 et T4 libre sont beaucoup mieux. Mais cela ne s’est pas manifesté
      par une amélioration de vos symptômes si j’ai bien compris.
      Il faut alors explorer d’autres hypothèses, y-a-t-il une insuffisance de vos surrénales,
      avez-vous pour cela doser votre DHEA sulfate et fait un profil de cortisol salivaire sur une journée?
      Il serait intéressant de doser l’iode urinaire sur 24h.
      Après certains nutritionnistes soutiennent que si les valeurs de la thyroide sont normales mais que vous avez des
      signes d’hypothyroidie, il pourrait s’agir d’un problème au niveau des récepteurs cellulaires aux hormones thyroidiennes.
      La prise régulière de la température basale peut renforcer l’hypothèse d’une hypothyroidie si elle est basse.
      C’est plus compliqué de traiter dans ce cas, car il faudrait donner des hormones thyroidiennes à dose croissante en se fiant à l’amélioration des symptômes sans tenir compte des valeurs sanguines, mais il faut vraiment trouver un médecin qui connait son sujet.

      Je vous souhaite de trouver une solution à tous vos problèmes de santé

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Caline
        30 janvier 2019 at 19 h 10 min

        Bonjour Docteur, voici mes résultats du 22 janvier :
        TSH : 2,00 mUI/L ( N : 0,27 à 4,70)
        T4L : 13,9 pmol/L (N : 10,6 à 19,4)
        T3L : 4,4 pmol/L (N : 4 à 8,3)
        FSH : >110.00 UI/L

        Mon médecin me dit qu’il ne doit pas s’agir d’une hypothyroïdie mais une T3L basse, il m’a donc supprimé la L-Thyroxine 25 mg et prescrit du Cynomel 0,025 mg.
        Qu’en pensez-vous ?

        Cordialement.

        • Dr. A. D'Oro
          10 février 2019 at 23 h 48 min

          Une forme T3 est plus difficile à gérer,
          à voir et restez attentive aux effets

          • Avatar
            Fernand
            30 avril 2019 at 15 h 23 min

            Bonjour Docteur,

            J ai pris en compte vos conseils, j ai demandée à mon medecin de me prescrire une analyse pour voir s il y a une carence en iode, elle a été surprise mais m a quand même prescrit une analyse sanguine et pas d urine, je viens de recevoir les résultats :
            Iode total − (ICP MS) #
            41 µg/L
            323 nmol/L
            Valeurs de référence: 40−80 ug/l
            315−630 nmol/l
            Concernant la température corporelle le matin, j ai achetée un nouveau thermomètre et fait bien attentionà bien l utiliser et je suis à 35.8° le matin

          • Dr. A. D'Oro
            12 mai 2019 at 18 h 25 min

            Bonjour,

            Le iode sanguin est pas très fiable, le test le plus fiable serait un dosage de 24h du iode urinaire ou au minimum un spot urinaire sur une 2ème urine du matin.
            Une T à 35.8 est théoriquement trop basse (prise le matin avant de se lever, 10 min. sous le bras avec un thermomètre fiable au mercure),
            il faut la prendre régulièrement et faire une moyenne sur deux à 3 semaines, la T normalement doit se situer entre 36,6 à 36,8.
            Des valeurs en dessous indiquent un métabolisme bas donc une possible hypothyroidie.

            Sincèrement

            Dr A. D’oro

  5. Avatar
    snoopy
    11 février 2019 at 16 h 30 min

    Bonjour Docteur,

    Voici mes résultats d’analyses.
    T3L 2.15 pg/ml, T4L 1.16 ng/dl et TsSH 2.02mUI/L. Seule la t3L est basse. Est ce que cette donnée isolée peut être significative d’une hypothyroidie sachant que je presente un certain nombre de symptomes depuis une dizaine d’année mais c’est la première fois que ma t3L est dosée.

    Fau-il tenter un traitement?

    Merci

    • Dr. A. D'Oro
      20 février 2019 at 20 h 43 min

      Bonjour,
      C’est difficile de répondre sur ces quelques valeurs. Il existe bien entendu le syndrome de la T3 basse
      qui est assez peu connu même par les endocrinologues. Dans un premier temps, j’essayerais d’améliorer
      la conversion T4-T3 et l’activité thyroide. Il faut pour cela corriger les carences que l’on trouve (zinc, sélénium, B12, fer, iode etc.), améliorer la fonction du foie par une détox douce ( les saunas sont aussi un bon moyen de détox) et améliorer le microbiote (prébiotiques, probiotiques). Certaines plantes peuvent aider comme le commiphora mukul
      Après, si ça marche pas, comme la T4 libre est assez basse, on peut essayer de donner un peu de T4 et voir si ça se converti. Les hormones naturelles à base d’extrait glandulaire pourrait être une solution mais peu de médecins
      les prescrivent en france. En dernier recours de la T3 synthétique ou combinaison T3 et T4 peuvent être essayé mais avec un médecin qui s’y connait vraiment.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

      • Avatar
        snoopy
        1 avril 2019 at 11 h 08 min

        Bonjour docteur,
        Merci pour votre réponse.
        ferritine 45ng, B12 479pg/ml, zinc 14,89 umol/l,

        Il manque juste le dosage de l iode.

        j ai des douleurs partout et perd beaucoup mes cheveux. Que faire concrètement?

        Merci pour votre aide

        • Dr. A. D'Oro
          13 avril 2019 at 9 h 52 min

          Bonjour

          Il n’y a pas réellement de carences sur les valeurs que vous indiqués.
          Je ne peux me prononcer facilement dans votre cas. Il faudrait avoir une évaluation approfondie de votre terrain.

          Sincèrement

          Dr A. D’oro

          • Avatar
            snoopy
            23 avril 2019 at 15 h 25 min

            comment procéder?pouvez vous lz faire?

          • Dr. A. D'Oro
            23 avril 2019 at 15 h 29 min

            Bonjour

            Pouvez vous préciser la question

            Sincèrement

            Dr A. D’oro

          • Avatar
            snoopy
            24 avril 2019 at 14 h 44 min

            Bonjour Docteur,
            Comment procéder pour faire une évaluation approfondie de mon terrain, ce que vous préconisez.
            Merci

  6. Avatar
    Brigitte Boisson
    26 février 2019 at 10 h 31 min

    Merci!

  7. Avatar
    Laurianne B
    15 avril 2019 at 8 h 47 min

    Bonjour,
    J’ai une hypothyroïdie depuis 2014, apparue après la mise en place d’un implant contraceptif nexplanon, qui m’a fait prendre du poids brutalement. Seule la TSH est élevée (6.84 mUI/L à la première prise de sang en mai 2014)
    Ma TSH avait été contrôlée auparavant : 2.41 mUI/L en décembre 2011. L’échographie est normale.
    Thyroxine libre (T4L): 1,11 IU/ml
    Anticorps anti-thyroperoxydase : 8 IU/ml
    Anticorps anti-thyroglobuline : 16 IU/ml
    Anticorps anti-récepteur de la TSH : <0,30
    Au bout de 3 mois sans amélioration, on m'a prescrit du levothyrox 50. J'en prend encore aujourd'hui, et probablement pour le reste de ma vie.
    Savez-vous ce qui a pu causer ces problèmes et si cela peut être réversible ? Si certaines analyses pourraient aider ? Moi je pense que ce sont les hormones contraceptives qui ont tout chamboulé, mais cela fait maintenant plusieurs années que je ne prend plus de contraception hormonale, et cela n'a rien changé au niveau de ma thyroïde. Les médecins ne savent pas d'où viennent ces problèmes de thyroïde, moi j'aimerais bien savoir.
    En vous remerciant,

    Laurianne

    • Dr. A. D'Oro
      23 avril 2019 at 16 h 01 min

      Bonjour,

      Si j’ai bien compris vous avez développer une hypothyroide qui n’est pas liée
      à une auto-immunité. La prise de contraceptifs peut effectivement réduire l’activité
      des hormones thyroidiennes circulantes en augmentant la TBG circulante (Thyroid bending globuline).
      Toutefois cela n’explique pas tout puisque vous n’êtes plus sous contraceptifs.

      On peut regretter de ne pas avoir les valeurs de la T3 libre pour apprécier la conversion T4-T3.
      Et maintenant je ne sais pas comment vous allez sous levothyrox? et est-ce que vos symptômes et votre poids
      vont mieux, est-ce que la TSH est normalisée?
      Quelques fois il est difficile de comprendre ce qui affecte la thyroide, on peut toutefois rechercher et corriger les carences micro nutritionnelles, améliorer son microbiote (20% de l’activation des hormones thyroidiennes est faite dans l’intestin) et la fonction hépatique (le foie joue un rôle important dans la conversion ) de plus les diverses toxines de l’environnement peuvent perturber notre thyroide (perturbateurs endocriniens) sans négliger l’importance du stress chronique.

      Il est facile de donner un médicament mais améliorer son terrain est une approche de santé holistique plus complexe.

      Sincèrement
      Dr A. D’oro

      • Avatar
        Laurianne
        23 avril 2019 at 16 h 12 min

        Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse,
        J’ai essayé, sous suivi endocrino, de réduire progressivement la dose de levothyrox, j’ai réussi à passer de 75 à 37.5 mais je suis remontée à 50 car je n’étais pas bien à 37.5. En dehors de ça, avec le traitement, ma TSH est normale.
        Je n’ai pas perdu le poids que j’ai pris, mais je suis relativement stable. J’ai un rythme de vie plutôt sédentaire (beaucoup de route + travail de bureau) et ne suis pas sportive de nature, ce qui n’aide pas. Malgré tout j’essaye de manger sain, j’ai fortement limité les sucres dans mon alimentation.
        Au niveau du foie, il y a sans doute quelque chose qui cloche. Mes gamma GT sont elevés (55 UI/L sur une analyse toute récente). Rien d’anormal sur l’échographie du foie prescrite après ce bilan sanguin. Je ne fume pas, je bois occasionnellement et modérément.
        Comment faire pour améliorer mon microbiote ? Je pourrais essayer. J’ai essayé l’homéopathie, cela n’a eu aucun effet…

        Bien à vous,

        Laurianne

        • Dr. A. D'Oro
          12 mai 2019 at 18 h 05 min

          Bonjour,
          Pour améliorer le microbiote, je vous invite à lire les articles sur le sujet,
          le plus souvent il s’agit d’avoir une alimentation sans produits transformés riche
          en polyphénols (végétaux et fruits de toutes les couleurs), de prébiotiques et de produits lacto-fermentés.
          Une cure de détox du foie peut comprendre des plantes comme le radis noir, le chardon marie, artichaut etc..
          Sincèrement

          Dr A. D’oro

          • Avatar
            Laurianne
            5 juin 2019 at 16 h 20 min

            Connaissez-vous un médecin en France qui soit expérimenté sur ce sujet et qui pourrait m’accompagner ? Je suis convaincue que quelque chose ne va pas que j’ignore et qui fait que j’ai une hypothyroïdie mais quand j’en parle aux médecins et endocrinos que j’ai pu voir, ils me disent qu’il n’y a rien à faire… Je suis désespérée, je voudrais tellement trouver une solution, mais seule c’est compliqué… Je me sens livrée à moi-même. Si ma TSH est normale avec le levothyrox se peut-il qu’il y ait un problème de conversion ou d’assimilation des hormones thyroïdiennes quelque part ? Quand je n’en prend pas, je me sens mal (fatigue, dépression…) c’est donc que mon corps en a besoin. Personne n’a été capable de m’expliquer pourquoi il n’y a que la TSH qui ne soit pas normale chez moi, j’aimerais au moins savoir ce que j’ai exactement.

          • Dr. A. D'Oro
            7 juin 2019 at 18 h 19 min

            Bonjour,

            Je comprend que cette situation est difficile.
            Actuellement en endocrinologie on ne tient compte que des valeurs sanguines de la TSH et éventuellement de la T4 libre.
            La T3 est rarement dosée et la conversion T4-T3 peut étudiée. De plus, il existe des personnes qui présentent des problèmes
            uniquement au niveau des récepteurs cellulaires avec des hormones normales, récepteurs qui sont influencés par les hormones de stress (cortisol bas),
            les niveaux de vitamine A et D. De plus, souvent l’hypothyroidie est due à une thyroidite auto-immune, auto-immunité qui n’est pas pris en charge.
            C’est pourquoi, il semble plus logique de tenir compte des symptômes également et ne pas se concentrer uniquement sur des résultats de labo.
            Il faut favoriser également une approche plus holistique en corrigeant les carences nutritionnelles, améliorer la fonction du foie et du microbiote.
            Je suis certains que pour cela, il y a de nombreux nutritionnistes et micronutritionistes en France qui peuvent vous aider

            Sincèrement
            Dr A. D’oro

  8. Avatar
    MF VEBER
    23 avril 2019 at 9 h 08 min

    Bonjour et merci pour cet article que j’ai lu attentivement et que je trouve riche d’enseignement . Pouvez -vous également donner des conseils pour l’hyperthyroidie SVP ? Merci beaucoup .

  9. Avatar
    Laurianne
    23 avril 2019 at 15 h 59 min

    Bonjour,
    Avez-vous déjà rencontré des cas d’hypothyroïdie où seule la TSH est un peu élevée (anticorps et t4 normaux) ? Comment l’expliquer quand il n’y a pas d’antécédents et qu’on est une jeune femme ? Cela dure depuis plusieurs années, je cherche des réponses.

    • Dr. A. D'Oro
      12 mai 2019 at 18 h 00 min

      Bonjour,
      cela est possible mais assez rare. Il peut s’agir d’un dysfonctionnement des récepteurs des hormones thyroidiennes
      au niveau cellulaire.
      Toutefois, il faut être prudent car traiter une hypothyroidie clinique avec des hormones dans la norme est très délicat et peut être
      dangereux. Il faut vraiment que la personne présente de nombreux symptômes et signes cliniques compatibles avec une hypothyroidie
      dont une baisse de la Température corporelle pour suspecter cela.

      Sincèrement

      Dr A. D’oro

  10. Avatar
    pascal mirindi
    21 août 2019 at 16 h 39 min

    je vous remercie sincèrement pour ces renseignements scientifiques qui m’ajoutent pas de connaissances en matières de Nutrition et Santé
    Je suis nutritionniste Diététicien
    Cordialement

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