Approche holistique du cancer Partie 5 : Gérer son stress et transformer ses émotions négatives en forces positives.

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Partie 1 : Diète anti-cancer, jeûne et détoxification

Partie 2 : Soutenir son microbiote et renforcer son immunité  

Partie 3 : Calmer son inflammation et son stress oxydatif

Partie 4 : Eviter la propagation du cancer et équilibrer ces hormones

>Partie 5 : Gérer son stress et transformer ces émotions négatives en forces positives

Partie 6. Recommandations pratiques et exemple de prise en charge

Gérer son stress

Le stress est vraisemblablement un des plus puissants carcinogène imaginable. Le stress augmente l’inflammation, affaiblit le système immunitaire et perturbe la régulation de la glycémie. Il existe un stress physique ou émotionnel. Ainsi une diète riche en sucres cause un stress chronique de la part du corps, ainsi que l’exposition à un environnement riche en toxines. Notre rythme de vie effréné, considéré comme normal, génère beaucoup de stress physique et psychologique et une personne sur quatre s’avoue très stressée dans la vie. Pour nous adapter à notre stress, nous sécrétons des hormones de stress comme le cortisol. Au long cours, la dérégulation de l’axe hormonal du stress va favoriser divers troubles comprenant des maladies métaboliques, ou des désordres thyroïdiens, de la fatigue chronique, une perte de libido et des états anxio-dépressifs.

De plus, le stress chronique va également favoriser l’insulino-résistance, augmenter la production de IGF-1 et de l’inflammation, affaiblir notre système immunitaire, altérer notre microbiote et concernant le cancer, stimuler l’angiogenèse et le processus de métastases (1).Tous les facteurs pro-cancer sont stimulés. En effet l’excès de cortisol va augmenter les taux de sucres dans le sang nourrissant encore plus les cellules cancéreuses. On assiste également, lors de stress, à une chute de nos cellules immunitaires anti-cancers (NK). De plus, le stress, en altérant le microbiote et la perméabilité intestinale, va permettre à diverses toxines de perturber notre système immunitaire et créer de l’inflammation, processus aidant le développement du cancer.

Si le cortisol est une hormone d’éveil, la mélatonine, quant à elle, nous permet de réguler notre rythme circadien et de récupérer la nuit en favorisant un bon sommeil. Diverses études ont montré des propriétés anti-cancer de cette molécule dans plusieurs cancers, ce qui amène la médecine à considérer de plus en plus cette molécule comme un agent anti-cancer prometteur (2-4). Notre addiction aux écrans (TV, smartphones, ordinateurs) a malheureusement un effet inhibiteur sur la sécrétion de la mélatonine, ce qui réduit son effet protecteur sur le cancer. Juste une nuit sans sommeil suffit à perturber notre horloge biologique et altérer notre immunité, nos hormones et notre système nerveux autonome (5). Dès lors, une vie stressante, un sommeil perturbé et la perte de nos rythmes veille-sommeil sont les éléments qui vont ouvrir la porte à l’apparition de problèmes cardio-vasculaires et du cancer. Mais comment inverser cette tendance destructrice, c’est ce que nous allons voir maintenant.

Mettre en place une vie saine respectueuse de ces biorythmes

L’alimentation

Toutes les recommandations alimentaires proposées jusqu’à présent nous aident à mieux gérer notre stress. En effet, il faut en premier lieu éviter une alimentation riche en sucre et en calories qui entretient un état de stress. Cela s’explique par le fait que le cortisol contrebalance les effets de l’insuline, quand l’insuline est chroniquement haute, le cortisol aussi.

Une deuxième cause de stress d’origine alimentaire est la consommation d’aliments dont nous sommes intolérants ou allergiques. Les intolérances alimentaires sont de plus en plus fréquentes principalement concernant le gluten, la caséine, le soja, les œufs, les additifs artificiels, etc. Cela provoque une réaction chronique de notre système immunitaire plaçant nos surrénales dans un stress chronique.

Une 3ème cause d’origine alimentaire qui affaiblit nos surrénales est la consommation d’une alimentation pauvre en graisses. Il ne faut pas oublier que nos hormones de stress et nos hormones sexuelles proviennent du cholestérol. Dès lors la combinaison d’apports faibles de gras alimentaire et un stress chronique affaiblit nos surrénales et la production de nos hormones sexuelles. Dès lors, éviter de manger des aliments riches en cholestérol comme les oeufs, l’agneau ou le foie est loin d’être une bonne idée.

A contrario, une alimentation pauvre en sucres, riche en légumes et fruits ainsi que des bonnes graisses soutient notre système de stress. Des phytonutriments comme le resveratrol (peau du raisin bio, pistache), le sulforaphane (crucifères), la curcumine (dans le curcuma), la capsaicine (piment) ou l’allicine (dans l’ail) activent nos cellules pour les rendre plus fortes contre le stress (14).

Importance d’un bon sommeil

Les troubles du sommeil sont extrêmement fréquents en relation avec nos modes de vie stressante. Pour la plupart des gens, l’antidote de ces difficultés d’endormissement est le somnifère dont le plus connu est le zolpidem (stilnox). Toutefois selon une étude du British Medical Journal de 2012, les chercheurs ont constaté que ceux qui prennent régulièrement des somnifères étaient plus à risque d’avoir un cancer. Le risque de cancer semble augmenter chez ceux qui dorment mal ou peu (5). En effet, nous avons besoin d’environ 8 heures de sommeil, durant cette période notre corps sécrète des hormones réparatrices, stimulent les processus de détoxification et rebooste notre système immunitaire. Le manque de sommeil altère notre régulation de l’insuline et augmente nos niveaux de IGF1. Pas assez de sommeil diminue la sécrétion de leptine et augmente nos taux de ghréline, ce qui favorise l’appétit et la prise de poids, en plus la ghréline semble associée également à la progression du cancer (6).

Une bonne hygiène de sommeil fait donc partie intégrante de la prise en charge du cancer. Des conseils importants pour notre sommeil comprennent de manger le soir tôt et assez léger, éviter l’alcool et des stimulants comme la caféine le soir, faire de l’exercice la journée, pratiquer de la relaxation, aller au lit toujours à la même heure et faire de sa chambre une oasis de paix. Rappelez-vous que les écrans de TV, smartphones et ordinateur empêchent la sécrétion correcte de la mélatonine et il est préférable de les arrêter au moins 2 h avant d’aller se coucher ou comme alternative de porter des lunettes ambres filtrant la lumière bleue. La prise de mélatonine à faible dose (0.5 à 3 mg) peut aider à améliorer le sommeil. Rappelez-vous qu’un bon sommeil permet une production adéquate de mélatonine qui a des effets anti-cancers puissants. En effet, la mélatonine est une hormone clé qui intéresse de plus en plus les médecins. Des études montrent que la mélatonine à haute dose (20 à 40 mg/j) peut fonctionner à part entière comme agent anti-cancer seul ou associée à de la chimiothérapie (7-9).

Respecter ces biorythmes

La société nous stimule constamment à vivre des vies effrénées, à consommer sans relâche, à nous immerger dans un mode virtuel à travers nos écrans, nos Facebook, Twitter, Snapchat, etc.. Il est temps de réfléchir à notre façon de vivre et de tenir compte des besoins de notre corps qui sont liés aux biorythmes de l’environnement et de la terre. Ainsi, en plus d’un sommeil réparateur, nous avons besoin d’être en contact régulier avec la lumière du soleil, non seulement en raison de la vitamine D, mais en raison d’autres fréquences lumineuses (telles que les infrarouges) qui nous rechargent en énergie. Avant, nous passions l’essentiel de notre temps dehors. Aujourd’hui il devient difficile de passer une demi-heure dehors.

Il est également important de respecter nos besoins de repos et nos moments récréatifs. Après des périodes d’actions et de stress, notre système nerveux autonome se régénère et récupère pendant les moments de repos, de jeux et de plaisir. Nous avons créé un culte au travail et souvent, pendant les pauses, de nombreuses personnes continuent à être actives, à régler des problèmes, répondre à leurs emails, sans prendre le temps de s’amuser ou de se détendre. Cela affecte profondément les capacités de régulation de l’organisme et favorise l’épuisement de nos réserves mentales et nerveuses. Réfléchissez quand est-ce la dernière fois que vous avez ri, que vous vous êtes senti vraiment heureux, reposé, que vous avez dégusté un repas avec plaisir. Prenez le temps de marcher pieds nus dans la nature. En effet, le fait de marcher pieds nus aurait de nombreux effets positifs sur la santé (10,11). Cela s’expliquerait par une nutrition au niveau électromagnétique de notre corps avec des effets physiologiques favorables.

Le contact avec la nature semble important pour notre bien-être et pourrait être une stratégie thérapeutique pour booster nos défenses immunitaires et notre santé. Ainsi, la marche en forêt dans un état contemplatif, appelé forest bathing ou Shinrin Yoku en japonais, a montré que cette pratique naturelle renforçait l’immunité anti-cancer avec augmentation des NK (natural killers), ainsi qu’une augmentation de protéines anti-cancers (12-13). Cet effet immunostimulant proviendrait de l’inhalation de substances volatiles (terpènes) dérivées des arbres telles que l’alpha-pinène et le limonène. Ces terpènes, produits par les plantes, sont connus pour leurs effets anti-inflammatoires, antitumoraux et neuroprotecteurs (14).

Soutenir les surrénales

Il y a certains nutriments importants pour les surrénales tels que la vitamine C, la vitamine E et le magnésium. En fait, plus vous sécrétez du cortisol, plus vous consommez de la vitamine C. Certaines plantes sont riches en vitamine C telles que le persil ou la bourrache et ont l’avantage de ne pas amener de sucres par rapport à certains fruits. Pour la vitamine E, de bonnes sources sont les graines de tournesol, l’huile d’olive, l’avocat, les feuilles de moutarde. Le magnésium peut se trouver dans la poudre de cacao, les sardines à l’huile, les fruits oléagineux, etc.

Les plantes adaptogènes sont une catégorie de plantes médicinales qui sont capables de nous protéger contre les effets du stress et soutenir l’axe hypothalamo-surrénalien. Les plus connues pour le stress sont le ginseng, la rhodiole, l’ashwaganda, la réglisse et le basilic sacré. Non seulement ces plantes exercent un effet antistress, mais ont également des effets positifs sur le cancer. Par exemple, la rhodiole a montré des capacités à soutenir notre système immunitaire et réduire la croissance du cancer de la vessie (15). Ces plantes peuvent être prises quotidiennement sous forme de comprimés, mais également sous forme de thé ou de tonic. Le ginseng (panax, sibérien ou américain) est un des plus puissants adaptogènes, stimule le système immunitaire et réduit la fatigue associée au cancer. Le basilic sacré a également montré des propriétés anti-cancer, certains de ces composés ont montré la capacité à inhiber la prolifération et la migration des cellules cancéreuses du pancréas (16). La racine de réglisse est une des meilleures plantes pour soutenir les surrénales. Elle régule le cortisol et augmente l’énergie et la vitalité. Elles possèdent des lignanes qui ont la capacité de moduler le métabolisme des oestrogènes, ce qui est important dans les cancers hormono-dépendants.

Transformer ses émotions négatives en forces positives

Ce chapitre est vraisemblablement le cœur de l’approche holistique du cancer. En effet, malgré le fait d’améliorer tous les aspects discutés jusqu’à maintenant, cela ne marchera pas si votre esprit n’y croit pas. Cela provient du fait que nos émotions et nos schémas de pensées ont non seulement la capacité d’influencer notre système nerveux, nos hormones, notre système immunitaire, notre microbiote, mais également ils ont le pouvoir de déterminer l’expression de nos gènes (épigénétique) soit vers la maladie soit vers la guérison. Il est connu qu’en changeant notre façon de penser ou de ressentir la maladie, on peut nettement améliorer les résultats aux traitements et même pour certains obtenir des régressions spontanées ou des rémissions de cancer (17). C’est ce qu’ont constaté de nombreux chercheurs qui se sont intéressés au pouvoir de l’esprit sur le corps. Ils ont remarqué que la plupart des guérisons spontanées de maladies graves proviennent d’un changement de nos pensées et de nos émotions.

Le Dr Joe Dispenza dans son livre « le Placebo c’est vous » répertorie et explique de nombreux cas de guérisons de maladies graves par un changement radical de notre être. Beaucoup de thérapeutes sont intimement convaincus que nous ne pouvons pas guérir notre corps sans l’aide de notre esprit. Malheureusement, de nombreuses personnes sont prêtes à subir des traitements lourds, certaines peuvent même s’engager dans des changements radicaux de leur alimentation, faire de l’exercice, prendre des compléments alimentaires, mais en même temps fermer la porte à leur ressenti, à tout ce qui touche la sphère des émotions et des pensées. Et pourtant une branche peu connue de la médecine, appelée Psychoneuroimmunologie, étudie depuis de nombreuses années comment nos émotions telles que l’anxiété, la peur, la colère, la tristesse ou la culpabilité impactent notre organisme en affaiblissant notre système immunitaire et dérègle notre système hormonal, ce qui au final peut créer ou aggraver la maladie. Le Dr Carl Simonton, Médecin oncologue réputé, a été le pionnier dans la recherche sur la relation entre psyché et cancer. En utilisant des exercices de visualisations positives et en modifiant les croyances, il a montré que des cancers avancés pouvaient non seulement s’améliorer, mais également se mettre en rémission. De nombreux scientifiques, chercheurs et même médecins constatent que des approches psychocorporelles comme la méditation, le yoga, des pratiques spirituelles, etc. peuvent diminuer le niveau de stress, améliorer l’immunité et réduire les processus inflammatoires liés au cancer (18). Le cancer est également un moment important pour s’occuper de soi de façon positive. Il ne faut surtout pas s’identifier à un malade cancéreux comme le répètent inlassablement certains médecins et organiser votre vie par rapport aux traitements.  Le Dr Nataha Winters pose souvent comme question à ces patients souffrant de cancer « What makes you tick ? », à savoir qu’est-ce qui vous fait plaisir ? Qu’est-ce qui vous éclate ? Quel est votre hobby préféré ? Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie ? Pour la Dr Natasha Winters, qui a elle-même souffert d’un cancer avancé et qui s’est guérie, le cancer est une opportunité de comprendre ce qui est important et vrai pour vous, de trouver une passion, un trip, un plaisir et d’y sauter à pieds joints.

L’impuissance et la peur, les antidotes engagement et amour

Même si la vie allait relativement bien sans stress évident, le diagnostic d’un cancer, puis les examens et les traitements lourds qui s’ensuivent suffisent pour mettre les personnes dans un état de stress post-traumatique. Beaucoup de patients peuvent se sentir impuissants et découragés devant la maladie, cela pouvant même mener à la dépression. Malheureusement ce sentiment d’impuissance pourrait accélérer la progression de la tumeur et favoriser la récidive (19). La première étape est de s’engager activement dans le processus de traitement. En effet, les études montrent que les personnes qui s’engagent activement dans leur maladie, qui posent des questions sur les traitements, demandent même un 2ème ou un 3ème avis, qui ont le courage d’exprimer clairement leurs attentes, leurs besoins ou leurs doutes, ces personnes ont un meilleur taux de survie et un meilleur taux de récupération que ceux qui restent passifs devant la maladie.

La deuxième étape est de dépasser la peur de la maladie. En effet, la peur de mourir, de souffrir ou la peur de la récidive sont des émotions perturbantes et destructrices pour notre corps et notre esprit. L’approche médicale classique ne fait qu’entretenir ces émotions négatives en mettant la pression sur le patient, en parlant de bataille, de combat ou de guerre contre le cancer. Quand la personne pense comme cela, en réalité, elle se bat contre elle-même sans comprendre que le cancer fait partie d’elle et qu’il exprime un déséquilibre de notre corps physique et psychique. Certains auteurs pensent que le cancer nous enseigne quelque chose et bien qu’il s’agisse d’une expérience émotionnelle difficile, la maladie reste également une invitation à la transformation. C’est aussi l’occasion de réfléchir à ce qui n’allait pas dans sa vie ; un travail qui ne nous rend pas heureux, une relation affective malheureuse, un traumatisme du passé non réglé, etc. Selon le psychologue, Lawrence LeShan, auteur du livre « Cancer as a turning point », cette maladie apparaît souvent comme une résolution finale de quelque chose vécu antérieurement, le plus souvent entre 6 mois et 2 ans avant l’apparition de la maladie.

Il est important de changer son émotion négative en une force positive. Pour cela, il faut stimuler l’antidote de la peur, à savoir l’amour. En effet, quand notre corps sécrète les messagers chimiques produits par le sentiment d’amour, nous nous sentons connectés à soi-même et aux autres, confiant et capable de faire face à l’adversité. De nombreux auteurs et thérapeutes ont écrit sur l’importance de l’amour, de se connecter à quelque chose de plus grand que nous.

Un médecin et auteur a passé sa vie à explorer la capacité incroyable de l’amour à favoriser les processus naturels de guérison. Il s’agit de Dr Leonard Laskow, dont je ne peux qu’inviter à lire son livre « Guérir par l’amour ». Il s’agit ici d’apprendre un processus de guérison qui commence par se débarrasser des charges émotionnelles associées à nos souffrances du passé, puis à apprendre à s’aimer et s’accepter tels que nous sommes et permettre à l’amour de favoriser un processus de guérison. De nombreuses personnes ont pu guérir de maladies graves grâce à ces processus de guérison.

Dans son dernier livre, Gregg Braden, célèbre instructeur spirituel, affirme que la clé est de créer les conditions qui rendent la guérison possible, toutefois, pour cela, il faut en premier lieu avoir confiance en la capacité de notre corps à s’autoguérir.

Dr. A. D’Oro

Références:

  1. Myrthala MS « Impact of stress on cancer metastasis » Future Oncology 6 No 12 Decembre 2010
  2. Griffin F « Therapeuthic potential of melatonin for breast cancer radiation therapy patients » Int J Radiat Biol. 2018 Mar 14 ;1-6
  3. Talib WH « Melatonin and cancer hallmarks » Molecules 2018 Feb 26 ;23(3)
  4. Kubatka « Melatonin and breast cancer : evidences from preclinical and human studies » Crit. Rev Oncol Heatol. 2018 Feb ;122 :133-143
  5. Daniel F « Hypnotics association with mortality or cancer » BMJ Open 2, no 1, Feb 2012
  6. Lisa Chopin « Ghrelin and cancer » Molecular and cellular Endocrinology 340, no 1, june 2011
  7. Mortezae « Human hepatocellular carcinoma : protection by melatonin » J Cell physiol. 2018 Apr 19
  8. Qu H « Melatonin inhibits osteosarcoma stem cell by suppressing SOX9-mediated signaling » Life Sci 2018 Apr 21
  9. Lee JH « Melatonin promotes apoptosis of oxaliplatin-resistant colorectal cancer cells through inhibition of cellular prion protein » Anticancer res. 2018 Apr ;38(4)
  10. Sinatra ST « Electric Nutrition : the surprising health and healing benefits of biological grounding » Altern Ther Health Med 2017 Sep ;23(5) :8-12
  11. Oschman JL « The effects of grounding on inflammation, the immune response, wound healing and prevention and treatment of chronic inflammatory and auroimmune diseases » J Inflamm Res. 2015 Mar 24 ;8 :83-96
  12. Li Q « A forest bathing trip increases human natural killer activity and expression of anti-cancer proteins in female subject » J Biol Regul Homeost. Agents 2008 Jan-Mar ;22 (1) :45-55
  13. Li Q « Visiting a forest but not a city increase human natural killer activity and expression of anti-cancer proteins » Int J Immunopathol Pharmacol 2008 Jan-Mar ;21(1) :117-27
  14. Mark Mattson « Neurohormetic phytochemicas : Low-dose toxins that induced adaptative neuronal stress reponse » Trend in neurosciences 29, no 11, novembre 2006.
  15. Liu Z  « Rhodiola rosea extracts and salidroside decrease the growth of bladder cancer cell lines via inhibition of the mTOR pathway and induction of autophagy » Mol Carcinoq 2012 Mar ;51(3) :257-267
  16. Tomohiro Shimizu « Holy Basil leaf extract decreases tumorigenicity and metastasis of aggessive human pancreatic cancer cells in vitro and in vivo » Cancer Letters 336, Aug 2013.
  17. Thomas Jessy « Immunity over inability : the spontaneus regression of cancer » Journal of natural science, biology and medecine Janv 2011 :43-4914145).
  18. Moraes LJ « A systematic review of psychoneuroimmunology-based interventions » Psychol Health Med 2018 Jul ;23(6) :635-652
  19. A. Visintainer « Tumor rejections in rats after inescacapable or escapable shock » Science 216, no 4544 :437-39
Dr. A. D'Oro

Dr. A. D'Oro

Dr Antonello D’Oro Consultations en Micronutrition et Alimentation Santé Tel: +41.22.301.63.38 Email: secretairedoro@gmail.com 

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